I . A. lluber, o. c, p
'2. I)aiis les Fontes rerum auslriacarum (t. xii-xiv des AA. ol MI)., se (rouvr
— A celle Colleclion, relativement médiocre*, tut attaché de bonne lieiirc un organe périodique, VArchiv fiw Kunde œsterreichischer Geschichlsquellen, qui prit en 1865 le nom à'Archiv filr œslerreichische Gescitichte.
En 1849, Palacky mit en avant « un ])rojet de nature à attirer sur l'Académie l'attention du monde savant » : une édition des Actes des Conciles du \\^ siècle, en particulier du Concile de Bàle; et Chmel, un projet « non moins important », une Collection de pièces pour servir à l'histoire de la maison impériale de Habsbourg depuis 1476 jusqu'à 1576. — La a Commission des Conciles », élue eu 1850, fit paraître en 1857 le t. I*"'" des Actes du Concile de Bàle (MonumenUi Conciliorum generaliuin sœcuU decimi quinli. Concilium Basileense. Scriptorum tomus I), qui a été suivi de deux autres (Jean de Ségovie). — Des Monumenta habsburglca il n'a été publié, de 1855 à 1858, que 4 vol. ; depuis la mort de Chmel, cette publication a été abandonnée.
En 1859, le baron v. Mimch-Bellinghausen demanda à l'Académie de s'intéresser au Catalogue des manuscrits latins de la Bibliothèque impériale de Vienne : Tahulœ codicum mss. prœter yrœcos et orientales in Bihliolheca palattria Vindobonensi asservatorum. Cet ouvrage, dont les principaux rédacteurs ont été les académiciens Th. G. V. Karajan et J. Haupt, a paru de 1864 à 1897 eu 9 vol. in-8.
L'année 1864 vit naître deux grandes entreprises nouvelles. On nomma deux Commissions permanentes, l'une j)our préparer une Collection des Weisthinner d'Autriche, l'autre pour réunir les éléments à'unCorpus des Pères de l'Eglise latine. — C'est seulement en 1870 que la Commission des Weisthumer fut en mesure de [)ublier un t. I'"' (Die sfdzbiirgischen Taidinge); 7 autres vol.,
îiussi un ouvrage très important, qui n'a plus rion d'aulricliion : G. L. Fr. TaCei ot G. M. Thomas, Urkunden zur àlleren llandels- und Staatsgeschichte der Hepuhlik Venediq mil hesondercr Ueziekiunj auf Bijuinz und die Lcvanlc, fdc 8Li à 1290). Vienne, 1850-1857, 5 vol. in-8.'
1. « Man konntc wolil die Eragc aufvvcrren, ob es nicht bosser gevvesen wiire, «lie fur die Pflegc der vaterliindisclien Gescbichtc zur Verfugung geslellten Miltel zur Forderung grosser zusammcnhangcnder Unlernehmungen zu vcrvvenden, slalt sic l'iirdie llerausgabe der J)unleslen Quellen zuzersplittern, welclic theilweise von gcringerer ^Yicbligkeil sind. » 'A. llul)er, o. c. p. 120). "' J' '■
((ui concernent le Tyrol, la Styrie, la Carintliic et la Basse-Autriche ont paru depuis lors jusqu'à 1890. — La « Commission zur lleraus^ahe kritisch bericlitifrtcr Texte der lateinischen Kirchenscliriftsteller )) (Corpus acriptorum ecclesiasticormn IcUinorinn) ;i [tublié, de 18Ô6 jusqu'à présent, ({uarante volumes environ de textes* et des enquêtes sur les manuscrits patristiques d'Italie, d'Ksiairne et d'Angleterre-. Quelques-uns des premiers volumes de cette Collection ont été exécutés avec troj) de hâte et seront recommencés; la plupart des derniers volumes sont, à tous é^rards, des modèles.
A. Conze lit décider le 112 mars 1875, par l'Académie, la publication d'un lîeciieil des bas-reliefs funéraires grecs. La o Commission lùr die Veranstaltung einer Gesammtausgabe der griechischen Grabreliefs » a j>iib!ié, de 189U juscju'à présent, une série de fascicules relatifs à l'Attique.
A coté de ces Commissions déjà anciennes l'Académie de Vienne en a récemment institué beaucouj) d'autres :
« Commission fïir archtTologische Erforschungen Kleinasiens » (mars 18110). Lne fondation du prince de Liechtenstein a permis à l'Académie d'entreprendre l'exploration archéologique de l'Asie Mineure, et notamment la préparation d'un Corpus des inscriptions de Cilicie, de Carie, de Lvcie, etc. La création d'un Institut archéolo-
1. Ont paru notamment Arnobe, saint Augustin en partie . Cassien, saint Cyprien, Laclance, Minucius Félix, Orosc, et le commencement d'un Recueil, foruiant une sous-série, des Poêlas christianimi nores . — « La Collection du C.S. E. L. est un monstre biblio^rapliifjue, car deux numérotations des volumes qui la composent ont été sucees-ivement adoptées. Dans la première, chaque écrivain avait un seul numéro : saint Augustin, par exemple, était le tome xu. divisé en aiifanl de sections et de parties quil était nécessaire, aucun principe ne réglant d'ailleurs la succession des numéros. Maintenant les volumes sont numérotés dans l'ordre de
publication Il n'y a à tenir, dans les rél'érences. aucun compte de ces chiffres.
(jui n'ont que la valeur de repères » lievue d'hintoire et de litlrraliire relitfieifses. I, 1896, p. 99,.
2. Bihliotheca patruni lalinorum Italica. Ilispaiiieiifii.s, Britannica... par v. Reifferscheid, Lôwy-Hartel, R. Béer, H. Schenkl et G. Mercati. — d Mit der Zusammenstellung eincs Verzeichnisses sâmmllicher Ribliotheken. die Handschriften lateinischer Kirchenschriftsteller entliallen. wunle W. \Veinb<'rger hetraut f> ^Ahnanach der k. Akademic der Wissenschafleii, LI 1901. p. 509).
;iiquc autrichien à Vienne (1898), dont une des premières œuvres ont été les fouilles d'Ephèse, a donné à cette entreprise un soutien précieux : les com|)tes rendus des explorations autrichiennes en Asie Mineure paraissent régulièrement dans les Jahreshefte des œstcrreichischen avchaologuchen institutes in Wien. — Ajoutons que Mommsen ayant fait réserver par l'Académie de Berlin ce qui concerne l'Asie Mineure dans le futur Corpus nummorum à l'Académie de Vienne, la plupart des recherches qui ont trait à celte partie de l'ancien monde sont aujourd'hui centralisées en Autriche.
« Commission fur die Herausgabe von Quellenschriften der indischen Lexicographie » (juillet 1891). Le t. IV de ce Recueil, <pii paraît à Vienne et à Bombay, est daté de 1901.
(( Commission fur die historisch-archîEologische und philologisch-ethnographische Durchforschung der Balkanhalbinsel » (février 1897). La section philologique de cette Commission a commencé à publier des études sur les dialectes serbo-croates et albanais {Schriften der BaJkan Commission. Linguistische Abtheilung. 1, Sudslavische Dialeldsludien, 1900). La section archéologique a entrepris l'exploration de la Bulgarie et de l'Albanie.
« Commission zur Untersuchung der orientalischen, zumeist arabischen Uebersetzungen griechischer Literaturwerke » (février 1897). On s'est occupé d'abord des traductions arabes et syriaques d'Aristote.
(( Commission zur Herausgabe der Bibliothekskalaloge des Mittelalters » (lévrier 1898). Le programme des travaux de cette Commission se trouve dans l'ouvrage bibliographique de T. Gottlieb sur les catalogues de bibliothèciues du moyen âge qui ont été conservés (ci-dessus, p. 80, n. 1). Travaux en cours d'exécution.
(( Commission zur Erforschung des romischen Limes, zuniichst im Gebiete von Ober-und Nieder-Œsterreich » (février 1897). Travaux en cours d'exécution. Cf. § o9!2.
a Commission zur Erforschung amerikanischer, asiatischer und afrikanischer Sprachen » (février 1897). On a commencé par l'exploration linguistique et épigraphicjue de l'Arabie du Sud, de Socotora et du Pays des Somalis.
(( Commission zur Herausgabe eines historischen Atlas der Alpenlander Œsterreichs » (juillet 1899).
ALLEMAGNE, AUTRICHE ET SUISSE. 4o«)
11 faut ajouter à ces Commissions histori(iues de la a Class-^ jjliilosophicohisloricjue )> celles qui comprennent des membres d-^ toutes les classes de l'Académie : « Commission zur Forderung voi' prgehistorischen Forscimngen und Ausgrabungen auf osterreichisclioirt Gebiete » (1886-87), qui a un organe périodi(|ue, les MillheUungen der prœhiHorkchen Commission ; et la « Commission lur die (Iriindung eines plionogra[)biscben Arcliivs » (1899).
On a laissé de côté, dans l'énumération qui précède, les entreprise*; que l'Académie de Vienne poursuit en commun avec d'autres corp< savants (§401). — La liste (par ordre al[)hal)étique des noms d'auteur) des ouvrages dont l'Académie a encouragé la publiuatioi^ sans en prendre la responsabilité directe, est dans VAlmauacli der k. Akademie der Wissenschaften, U (1901), pp. 2'2\)-%\7). — i! n'y a [)as de table générale des Sitzungsberichte (lio vol.) et de^ Denkschriften (68 vol.) de l'Académie.
398. — L'Académie royale des Sciences de Bavière a été dotée en 1858 par le roi Maximilien II. grâce à riniluence des historien- Uanke et Sybel, d'une « Commission histori([ue » qui n'a pas lardé A devenir et qui reste un des foyers les plus actifs de l'érudition en Allemagne ^
Cette Commission s'est chargée d'un grand nombre d'entrepriseimportantes pour l'histoire générale de l'Allemagne, si bien que Sun œuvre est en quebjue sorte complémentaire de celle de la Société des Monumenta Germanise hislorica. On |)eut ranger ces entnprises sous trois rubriques ; recueils de te\tes, regestes et répertoire-. — Les recueils de textes sont la Collection des Deutsche l{eichstag>^aklea (deux séries, dont les points de départ sont respectivement l'avènement de Wenceslas et celui de Cbarles-(juintj; celle dr- (]hroniken der deutschen Stddte (xiv-wi'" siècle); celle des Ilanscrezes^ie ( \ 256-1 550 ) ; la Wiitelsbacliische Corres/tonden z- ( trois séries ; les Briefe und Akten zur Geschichle des dreissigjd/triyen Kriegs:
1. [H. V. Sybol et \V. v. Gioscbrcclit], l)ie /lisfnrisrfie CommUiiion bei der t.. b lyerischeii Akademie der Wissenscha/ten, 1858- INS."). Einc Dcnkachrif: (Mûnclicn, 1885). CF. Karl A. v. ZiUel. Hucliblick auf die Gniuduay und du Knlwickelung der k. bdijeri^ichen Akademie der WisHenscliaflen im \\\ Jahvlivndert (Mûnchcn. 1899 .
iU) LES ÉTUDES HISTORIQUES AU XIX<- SIECLE.
les « Cliants populaires do l'Allemagne » (Die historhchen Volkslieder dev Deul&chen vom Jo bis 16 Jahrhundert, p. [».. \\. de fjiliencron de 1865 à 1869). On travaille en outre à un [Recueil de la Correspondance des humanistes de l'Allemagne du Sud jusqu'au milieu du \\\^ siècle. — Les Jahrbiicher der deutschen Gescliic/ite, à partir de 714, commencés en 1866, qui sont parvenus aujourd'hui à la lin (In \iii'' siècle, iorment une collection unique au monde d'Annales jiationales suivant l'ordre chronologique. — Enfin on doit à la Commission deux répertoires célèhres, Y AUcjemeine denlsc/ie liioyrapJiie sous forme de dictionnaire alphahétique (g 140) et la Gesckichte der Wissensehaflen in Deutschland sous l'orme de monogra})hies groupées en série (^ ^2^2) '.
Outre sa « Commission historique », l'Académie de Bavière nomme une a Commission zur Herausgabe der Momnnenta boica » '^ et, depuis 1804, une (( Commission zur ErlbrschungdcrLrgeschichte Bayerns ».
Il sera question plus loin (§ 401) des entreprises qu'elle poursuit en commun avec d'autres corps savants. — La dernière table deê SilzuiH/sberichte de la Classe philosophico-pliilologiqne et historique (1886-99) est datée de 1900.
399. — Le « K. Sâchsische Cesellschaft der Wissenschaften » de Leipzig a célébré son cinquantenaire en 1896'' et fait paraître à cette occasion une Table générale des Abliandlungen et des Berichte
1 \,' Alnuinach de l'Acadrmic de Bavière ne conlieiit pas, coiume celui de l'Académie de Vieiuie, la çlironicitie aiiiiuelle des travaux acadéini(|ues. — Voir l'élal aclu(;l d(!S Collections procurées i)ar la Commission historique da«s le Veriacjfihafalof/ fier k. bayerUcken Akademic der Wissensehaflen. — Les derniers comptes rendus des travaux de la Conniiission historique de Bavière sont dans le KonespondcnzblaU des (lesanimlveeeins der deulsehen Gesehi'chis- und AUerl/iiinisvereinr, 1002, pp. 3'2-5i. 202-204, cl dans les Milfheilunf/efi des Insliluls fur œslerreichische Gese/uchfsforschiinfj, XXIII (1002), p. 71"».
Les ForsehiuKjen zur deutscken (iesc/iichle, organe périodique de la « Commission liislorique », ont cessé de paraître après le tome XXVI (1886).
2. \,'Index (jeueralls in M. B. volumina I-XXJ'II (1887) s'applicpie à l'ancixinnc Colh-clion des Moniunenla boiea, commencée! en 1705. closi; en 1820. La <( Collectio nova » conumence au tome XXVIII (1820).
3. Ziir fun fzigja.hr if/en Jubelfcier der h. Sâchsisehen Gescllschafl. der Wissensehaflen am 1 Juli 180(3 (Leipzig, s. d., in-4).
(II' sa Classe philologico-liistoriquc depuis 1841) jusqu'à 1805 (Leipzig, 1898, in-A).
Cette Société s'intéresse pratiquement à la publication du Corpuîi (/lossnriorum latinorum (p. p. G. Lœwe et G. Gœtz), et du Corpus niiicripùonum etruscarum (éd. 0. A. Daniclsson et C. Pauli) dont le I" vol. a paru de 1895 à lt>Ol>.
400. — La « K. Gesellschaft der Wissenschaf'ten » de Gottingen a célébré en novembre 1901 le cent cincjuantième anniversaire de sa fondation.
Sur la proposition de P. Kehr, celte Société a décidé en 1^9(> d'entre})rendre une œuvre comparable aux plus vastes de celles (|ui jbnt honneur aux Académies de Berlin, de Vienne et de Munich, capitale pour l'histoire de la Chrétienté au moyen âge : l'édition criticiuc des Diplômes pontificaux jusqu'au règne d'Innocent III'. Sa '.( Commission fur die Herausgabe derâlteren Papsturkunden » rend com|)te depuis six ans des travaux préparatoires (ju'elle lait exécuter en Italie, en Allemagne, en France et en Espagne.
401. — Les cinq principales Académies ou Sociétés allemandes de Prusse, d'Autriche, de Bavière, de Saxe et de Hanovre dont il a été question plus haut se sont fédérées entre elles pour des entreprises communes.
L'initiative de cette fédération remonte à 1892, date où l'Académie de Vienne, après avoir ])ris connaissance d'un Mémoire de W. v. Martel sur la coo|)ération iiiteracadémi(jue, nomma pour la jiremière lois sa (( Verband-Commission wissenschaftliclier K6r[)('rschaften » *. Le temps parut alors venu, pour éviter les rivalités et pour augmenter l'efficacité des forces scientifi([ues en les coordonnant, de provoquer une entente entre les cin([ Académies. Telle est l'origine de l'Associiition, ou Cartel!, des Académies allemandes, dont la première session fut tenue à Leipzig en 1895.
La première œuvre à laquelle le Cartell a accordé son patronage moral et financier est le Thésaurus linguœ latinœ. Le plan d'un Thésaurus de ce genre avait été conçu dès 1857 par l'Académie de
\. Cf. Archivio slorico italiano, .V séno, XX 1807). p. l'2G : XXX = 1902'. p. !()! . 2. A. llubcr, 0. c. p. 149.
lîavière. M. E. v. Wolfllin, de Munich, le rajeunit en 1884 et fonda à cet effet, pour se préparer des collaborateurs rompus à sa méthode, im périodique intitulé Archiv fur laleinische Lexicographie, (l'est à la demande de Munich que le Cartell, d'accord avec la maison Teubner, a pris en main ce gigantesque ouvrage. Les premières livraisons du Thésaurus, qui sera, dit-on, complet en '2 volumes environ, ont paru en 1900*. Les fiches qui ont servi et servent à le constituer sont centralisées à Munich.
Les cinq Académies défraient et dirigent aussi une grande Encijklopœdie der mathematischen Wii'senschafïen, qui comporte une partie historique.
L'expérience acquise pendant la préparation du Thésaurus linguir laLinœ a conduit, en 1897, les Académies de Derlin, de Munich, de Gœttingen et de Leipzig à commencer, d'après la même méthode, un « Dictionnaire de la langue égyptienne » {Wôrterbuch der cegyptischen Sprache), qui est en préparation.
Beaucoup d'autres idées ont été mises sur le tapis dans les conférences du Cartell interacadémique : entre autres celle du Corpus nummorum (§597) pour lequel Berlin serait disposé à accepter de nouveaux collaborateurs, et celle d'une Collection d'Actes et Diplômes byzantins que Munich recommande vivement depuis longtemps ^ Mais ces derniers projets sont de ceux qui ont été portés aussi devant
1. Sur les premières livraisons, voir M. Broal, dans le Journal des Savants, 1901, p. 137 : « Il y a eu un temps où l'auteur d'un dictionnaire amassait autani (|ue possible ses notes lui-même, les classait selon l'opinion qu'il s'était faite, coiisliluait ainsi l'histoire des mots et en indiquait, soit au commenccmcnl, soit à la (in de l'article, l'origine qu'il croyait la plus probable, la plus en harmonie avtn: l'hislorique. Le dictionnaire devenait dès lors une œuvre bien personnelle; un nom d'auteur y restait attaché : Henri Estienne, Forcellini, Frcund, Liltré. Ici, nous nous trouvons en présence d'une; sliicte application du pi'incipe de la division du travail. Les notes colligées en cinquante endroits dillerents ont été livrées à un directeur qui en a fait le classement qu'il jugeait le plus convenable. Un autre tollaboraleur — toujours le môme — a fourni l'étymologie. Ce sont les procédés de l'industrie moderne, qui emploie les forces d'une masse de travailleurs, qui «ordie l'ajustage à des spécialistes, et qui, pour mettre le tout à la mode du jour, s'adresse à un décorateur. »
1. Cf. K. A. v, Zittel, Ziele iind Aufgaben der Akadeniien ini 20. Jahrhundert (Mûncheti. 1001).
ALLEMAGNE, AUTRICHE ET SULSSE. 4i5
l'Association internationale des Académies dont il sera question jtlns loin (g -498).
402. — On pense bien que dans un pays où les ajjpétits philologiques et historiques sont aussi développés <)u'en Allemagne, les grandes Académies ne sont (jue les premières dans une foule de Sociétés savantes. Mais, chose singulière, il est assez difficile de se tenir au courant des travaux des Sociétés de second ordre et même de s'en procurer la liste. L'ouvrage de J. Millier, Die wl^sensclwftlichen Vereuie und Gesellschaf'ten Deutscidamk (1888)' a vieilli. On n'a pas, pour <;hacun des pays allemands, une étude dans le genre de celle d'E. v. Borries sur les Sociétés histori(iues de l'Alsace {Die Wivksamkeit der GeschichU- und AUerthumsve reine ini Elsass, dans Korrespondenzblatt des Gesammtvereins der deuUchen Ge- ^chichlH- vnd AUerthunisvereine, XLWl (1890), pp. 147-155) ou du llr. Albert sur les Sociétés badoises [Die Geschichla-und AUerlluuns' rereine Badens, ib., 1902, pp. 1-7), ni, pour chaque Société, ur»e monographie biobibliographique dans le genre de celle qu'il. Ermisch a fait paraître sur Der k. Sdclisische AUertumsverein, 1825-1900 (Oresden, 1900, in-8). Les répertoires de Koner et de Walther (g§ 157, 158) sont interrompus depuis 1850, et on délibère toujours sur l'opportunité de les continuer-.
Comme celles de partout, les Sociétés savantes histori«jues d'Allemagne se répartissent en deux catégories, suivant (|u'elles s'intéressent |)rincipalement, ou non, à l'histoire régionale ou locale.
I. — Au premier rang des Sociétés ijui s'intéressent à l'histoire générale se [)lace la Gœrres-Gesellschafty fondée par les Catholiques ;illemands en 1876 à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du célèbre polémiste Gœrres (| 1854). Sa revue historique, \'Histori^clie>i Jahrbuch'', est depuis 1880 une des principales d'Allemagne, et elle a l'ondé à Home un « Institut » (jui rivalise avec ceux des Gouvernements prussien et autrichien. Cet Institut a été
1. Cf. 5^ ^"2. — Une nouvelle édition de cet ouvrajje est en préparation (1905 , l'dur paraître eii l'JU5 (Coininnnicaliou di; M. J. Millier .
2. Korrcsponden-Matt. 1900. p. 180; ef. 1901, p. 8-9; 190'2, p. t>8 ; etc.
3. A V llistorisc/tes Ja/trhucli est annexée une l]il)liolliè(|ue d(! monographies : Sludieii mut Darxtcllungeii ans; dein Gebirte der Ccschirhtc — (1901).
in LES ETUDES IIISTOIIIQUES AU \l\' SIÈCLE.
jjssocié à l'œuvre de la |)ul)li('ation des Nuntlaturberichte ans Deulschland (y. il 9); il s'est imposé la tâche de procurer une Collection des Sources de l'histoire du Concile de Trente {Acta Tvidentina) ; il puhlie un Stanfslexicon (2^ éd., 1901 ) ; et il alimente des publications périodiques {Que lien und Forschungen nus de)ïi Gebiete der Geschichte, Hômiscfie Quartalschrift)^ — La Leo- Geselhchaft, fondée en 1892 pour être en Autriche ce que la Gœrres- Gesellschaft est en Allemagne, s'est consacrée davantage à la propagande [)oliti(jue et conlessionnelle ^.
L'Hislorische Gesellschaft (Berlin, 1870) s'est spécialisée de bonne heure dans la confection du Répertoire annuel des travaux historiques (J(diresberichte der GeschicJitswissenschoft); voir plus haut, p. 175.
Les principales Sociétés (jui s'intéressent à un domaine limité de l'histoire universelle sont :
\j'd Berliner Geselhcliaft fur Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte (Berlin, 1870), (jui puhlie la Zeitschrift fur Ethnologie; et la Deutsche Gesellschaft fiir Anthropologie^ Ethnologie und Urgeschichte (Siège variable, 1 8 70) , (|ui publie VArchiv fiir Anthropologie ;
La Deutsche morgenlàndische Gesellschaft (Leipzig, 1845)^;
La Deutsche Gesellschaft zur Erforschung vaterlàndischer Sprache und Alterthiimer (Leipzig, 1824); la Gesellschaft fiir deutsche Philologie (Berlin, 1877); \e Litterarischer Verein de Tiibingen, puis de Stuttgart, qui a publié depuis 1859 une célèbre Bibliothèque d'ouvrages inédits ou rares, germani(jues et romans;
La Litteraturarchivgesellschaft (Berlin, 1891), dont le but est de « recueillir et de classer les reliques des savants et des poètes » ;
La Gesellschaft fiir Kirchenrechlswissenschaft (Gœttingen, 1880) ;
La * Gesellschaft fiir deutsche Erziehungs und Schulgeschichte rtierlin, 1888), 1res florissante, qui publie, entre autres choses, les
1. Voir, sur la Gœrrcs-GcsellschaCt, des notices circonslaiiciccs dans le Bulletin m tique (1895) et dans le compte rendu du (longrès bihiiograptiiquc intentalional (lUOO), p. 4'.0-4r)7.
2. Congrès bibliographique inlernalionnl, ib., p. 458. Elle alimente cependant, depuis quelque temps, un Recueil : Quellen und Forscliungen zur Crschictite, Lilleralur und Spraclie OEslerreichs und seiner Kronlànder.
3. Voir Die deulscfie morgenlandisclie Geselluchafl, 1845-1895. Ein Ueberblick (Leipzig, 1895, in-8).
Monumenla Germanise pœdagogica (t. \XV, Berlin, 1905, in-8)';
Ij'Archœolocjische Gesellschaft (Berlin, 1841); la Numismatischc GeselUcliaft (Berlin, 1845); la Baijerische ninnismalische Gesellschaft (Mnnicii, 1882); le Verein fiir historUclie Waffenkunde (Dresde, 1897) ; la A', li. Iieraldisclie Gesellschaft « Adler » (Vienne, 1870); la Deutsche Gesellschaft fin' christliche Kunst (Freiburfi i.B.,d892);
Le *Verein fiir ReformationsgeschicJile. qui publie VArchiv fin'
Reforrnationsgeschichte (1905); le Deutscher Iluguenollen-Verein
(Berlin, 1890); la Gesellschajt fur die Geschichte des Protestan-
tismiis in Œsterreich (Vienne, 1880); le Deutscher Palàstina
Verein (1870);
\jGEkolampadius Fej'em (Weinsberj^s 1871); la De?//s(?/ie Dante Gesellschaft (Dresde, 1865); la Deutsche Shakespeare Gesellschaft (VVeimar, 1864); la Gœthe Gesellschaft (Weimar, 1885).
On remarquera que quelques-unes de ces Sociétés se consacrent, comme Vliistoi-ische Gesellschaft, à l'inventaire crilico-bibliogra- |)hi(|ue des publications qui paraissent chaque annt'e dans leur domaine : ainsi })rocèdent notanunent la Gesellschaft fur deulsche Philologie, qui dresse le J ahreshericht de la Philologie germani(|ue (^ 255), et la Gesellschaft fiir deulsche Erziehungs- iind Schulgeschichte, (pii fait paraître annuellement, depuis 1898, le répertoire intitulé : Das gesammte Erziehungs- und Liiterrichtsvjesen in den Ldndeni deutscher Zunge. Bibliog raphisches Verzeichnis der bilcher... zur deutschen Erziehungs- und Unterrichtswissenschaft.
11. — Les Sociétés d'histoire régionale ou locale sont très nombreuses-. Plusieurs sont très ])uissantes. Le type le plus élevé en est représenté par la Société dhistoire nationale suisse, (|ui tient lieu d'Académie historique en Suisse, VAllgenieine Geschichtsforschende Gesellschaft der Schiueiz (1811) : cette Société a publié, outre des Bévues (Archir, puis, en 1870, Jahrbuch et Anzeiger fiir schweizerische Geschichte), la grande collection des Quellen zur Scliiueizer Geschichte, un Recueil d'Urkunden zur Schweizer Ge-
1. Voir, sur cette Société. \ Encyldopâdisclics Ilandbucli der Pàdagogili (\v W. Rein, II!1896 , p. 8U0.
2. Voir le livre précité de J. Millier et l<.'s fahh^s du Knrrespondenzbtall.
44t) LES ÉTUDES HISTORIQUES Al XIX-^ SÈCLE.
sclùchte aus œsterreich'iachen Archiren et une série d'Inventaires d'archives en appendice à son AnzeigerK — Grâce à leurs Sociétés d'histoire régionale la plupart des })ays allemands ont maintenant, en cours d'exécution, outre des inventaires de leurs archives et des répertoires de leurs monuments archéologiques, des recueils de leurs Scriptores et des Urkundenbûcher de leurs villes et de leurs églises. Citons seulement : Die preusmchen Gcschichtssc/ireihev dea XVI nnd xvii Jahrhunderls (Verein fïir die Geschichte der Provinz Preussen) ; Scriptores rerum silesiacarum et Codex diplomaticus Silesiœ (Verein fiir Geschichte und Althertum Schlesiens); Regesta Imloriœ Westfatiœ, Westfâlisches Ur/tundenbuch, Codex Iraditioniim westfalicannn (Verein liir Geschichte und Alterthumskunde Westfalens); Thiiringische Geschichtsquellen, Régenta diptomatica necnon epistolaria historiœ Thuringiœ (Verein lur thûringische Geschichte und Altertumskunde) ; et la magnifique Golleclion des Schriften des Veieins fur die Geschichte Berlins.
Les Sociétés savantes d'Allemagne ont l'habitude de s'unir pour des travaux en commun. Nous l'avons vu pour les grandes Académies (§ 401); c'est aussi le cas des Sociétés de second ordre. — 11 s'est formé, par exemple, une Association particulière, en vue de recherches déterminées, des Sociétés de l'Allemagne du Sud et de l'Ouest {Verband west-u. sûd-deutscher Vereine fiir r()misch-germanische Altertumsforschung)'-. — Il existe en outre, depuis 1855, une Fédération générale (Gesammtverein der deutschen Geschichls- und Aller ihumsvereine) . L'organe de cette Fédération [Korrespondenzblatt), en même temps qu'il contient la
1. MUislorische und (inliquarische Gesellscha/'l zu Basrl a publié, do s(»ii (ôlé, les Ac/a ponliflciim helvelica. Quellcn sc/tirciierisc/ier Geschichte aii.s (lem pop.sllichen Archiv in Rom (1891). — Biblioi^rapliic sommaire des publications de ces Sociétés (ot de foutes les autres Sociélcs suisses d'histoire locale jusqu'à '18<SG) dans l'opuscule précité (§ 59i, iv) de G. Meycr v. Knonau. !>e même auteur a traité dereclief le sujet dans l'ouvrapi^e publié par P. Sei[)()cl, Die Schweix im iiewnehntoi Jalirhundert, t. II (nern-Lausanne, lUOOj, p. '270 et suiv. CI', l'exposé, par II. Thommen, des tentatives qui ont été faites, depuis la Renaissance, pour créer des associations en vue de recherches en commun sur l'histoire de la Suisse, dans Basler Zeilschrifl fur Geschichte und Aller Ihumshunde, I (1902 .
'2. Voir le compte rendu de la première session [Verbandstag] dans le Korlespondenzblall, 1901, p. 90; cf. ib., 1902, p. 228, et 1905, p. 154.
ALI.EMA(;>E. AUTRICHE ET SUSSE. 4i7
( lironi({ue courante dos Sociétés affiliées (plus de cent), rend compte des réunions annuelles où leurs délégués échangent des vues ou font des communications. Là comme ailleurs, on discute copieusement sur L' rôle théorique des Sociétés savantes dans l'œuvre scientifique et l'on produit à jet continu des projets d'organisation'.
403. — Enfin, c'est ici le li^ni de mentioimer les assises ou ("-ongrès itinérants (Wanderversaiinnlinificn) (\ue tiennent, en Allemagne, les adeptes de certaines spécialités et les membres de certaines professions scientifiques pour « établir entre eux des relations personnelles », pour délibérer sur les problèmes qui intéressent leur corporation, adopter des règles techniques et exprimer des v(i ux. Les « Yersammlungen deutscher Philologen und Schulmànner » se tiennent depuis 1858^ Il y a un Deutscher Juristev- Idg depuis 1860 et un Deutacher Geographentag depuis I88i. Les
Né(t[)hiloIogues » ont aussi leur assemblée annuelle depuis 188(). lia paru convenable, plus récemment, d'instituer aussi des « Congrès d'historiens » allemands. Le j)remier Hktorihertag, auquel ont été invités à la fois des professeurs d'Université et des professeurs de gymnase, des archivistes et des bibliothécaires, des « Mitarbeiter ^vissenschaftlicher Unternehmungen », des étudiants, des journalistes et des libraires, s'est réuni à Pâques ISO.!, a afin de discuter des questions relatives à l'enseignement de l'histoire et à l'organisation des recherches originales » ^.
Le Bureau de la (( Versammlung deutschi-r Hisloriker » a publié jusqu'à présent les Comptes rendus de sept assises respectivement
1. Enorme littérature théorique sur ce point depuis le mémoire de Knapp, l'rher dan Wirken der iiistorischni imd aiiti(piariftchcn Vereine iu Uezufj nnf die W issenschaf l . S. 1., 1845. Voir surtout G. Bossert. Die liistoriachev Vereiiic vor dem Tribunal der ]V issenschaf t (Heilbronn. 1S85) et la Collection ilii KorrcspondcmbUttt . Cf. E. Bernlieim, Lelirhuch... -Tv éd.). p. GO, note.
'J. Le tome I des Verhandluucjcn der l'ersanimlioiffen deutscher Philologeii l'ud Srhulmànner contient les slatuts de r.\ssocialion. Depuis le tome XLIIl (1805), le format in-8 a été substitué à rin-4. l'ne table générale des sessions l-\\V (18Ô8-07) a paru en 1809.
ô. Voir Feslgabe zur Versammlung d/ntlscher Historiker in Miinchot, Oxicrn 1895 (Leipzig, 1895). Cf. Deutsche Zeilschrift fur GeschichisivissrnschafI, 1894, p. 186 et suiv.
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Umucs à Munich ( 1895), Leipzig (1894), Francfort sur-le-Main (189r)), Innsbruck (1890), ^urcmher- (1898), Halle a. S. (1900), lleidclberg (190")) ^ On trouvera en note le relevé, d'après ces documenis, des « thèmes » qui ont été mis sur le tapis à partir de la 2*^ session'-. l/impression que suggère la lecture des comptes rendus est, d'ailleurs, que le Congrès des historiens allemands, d'abord annuel, puis tenu tous les deux ans, et qui n'a j)as eu lieu en 1902 sous prétexte de ne pas faire double emploi avec le Congrès international des historiens à Rome, — lequel s'est réuni seulement en 1905(^497),^ — est une institution languissante. Dès le début, les avertissements n'ont pas manqué^ : les assemblées de ce genre, dont le champ d'action n'est
1. Berichl ûber die.... Vcrsammlung deutscher llisloriker... in.... (Leipzig, Diuicker u. Humblot). — Ces Rapports sont indépciulants des Festgabeii publiés à l'occasion dos Congrès, qui contiennent de courtes monographies sur des points particuliers d'histoire.
'2. Programme de la session de Leipzig : « 1. Die Stellung der altcn Geschichte im gelehrien Unterrichl; 2. Stand und Bedeutung der landesgeschichtlichen Studien, insbesondere l'iber die Arheitsgebiefe der landesgeschichtlichen Publikalionsgesellschal'ten; 5. Grundsiitzc, welclie hci der Ilerausgabe von Aktenstiicken zur neueren Gcschichte zu bcfolgen sind ».
Session de Francfort : « 1. Die Anlage des hislorischcn Studiums auf der Tniversitiit; 2. Grundsiitze, welche bel der Herausgabe von Aktenstiicken zur neueren Geschichle zu befolgen sind ».
Session d'innsbruck : « 1. Welche Wiinsche haben die llistoriker gegeniiber den Archiv-Verwaltungen auszusprechen? ; 2. Ucbcr die Anlage cines historischen Atlas der Alpenliinder ; 3. lîeber die Entstehung der Landstiinde; 4. Ueber Individualismus und Sozialismus in der Geschichtsschreibung ; h. Welche gcschichtlichen Aufgaben verdienen von Akademien geHirdert zu werden? » [Cf. G. lUondel, Le Congrès det^ historiens allcnuind.s à Innsbnick et la science de l'histoire en Allemagne, dans la Revue historigne. nov.-déc. 1897, p. 525].
Session de Nuremberg : « 1. Deutsche Kolouisation des Ostens in Mittelalter; 2. Yorbildung und Pnifung der Geschichtslehrer an Mittelschulen; 5. Entstehung (1er Grundherrschaft in Deutschland ; 4. Anregung und Veranstaltung kulturgeschichtlicher Quollenveroffentlichungen ».
A la Session de Halle, aucune question générale n'a été mise en délibéré. Les congressistes ont entendu des communications sur des sujets tels que : « Das Kinlreten der nordischen Miichte in den dreissigjiihrigen Krieg (D. Schiller) ; Die neueren Ergebniss(ï der Pai)yruslorschung (L. Mitteis) ; Das Verhiillniss von Staat iMid Kirche in Byzanz (H. (îelzer) », etc.
Compte rendu sommaire de la session d'IIeidelberg (1005) dans la lievnc historique, LXXXII, p. 5G2.
5. Deutsche Zeitschrifl fur Gesrhichtsn'issenschaffj XI, p. 203; XII, 36i et suiv.: nouv. série, I, p. 251.
pas très bien défini, dégénèrent aisément; le temps s'y perd, trop souvent, lorsqu'il s'agit de questions générales, en discussions oiseuses, ou hâtives et confuses, et qui n'aboutissent pas^; ou bien elles ne servent qu'à Iburnir l'occasion de se produire à des monograpliies spéciales qui n'ont pas trouvé de débouché réguher, et à des personnalités encombrantes.
Une décision prise à la session de Leipzig (1894) de la a Versammlung deutscher llisloriker » a conduit à la création d'un autre (Congrès périodi(jue, a die Konlerenz von Verlrelern landesgeschicht- Hcher Publications-Institute ». Dès 1898, cette Conférence rassemblait les représentants de Sociétés telles que les a (Commissions historiques » de Bade, de Wurtemberg, de Thuringe, de Saxe, de Styrie, la (( Commission royale d'histoire de IJelgifjue », etc. Elle est l'âme d(* l'entreprise bien connue des Gnaidkarten, ou « Cartes hisloricostatistiqnes » de l'Allemagne, dont les résultats sont maintenant centralisés à Leipzig, avec l'approbation et l'appui du Gouvernement saxon, sous la direction de K. Lamprecht-. Klle a nommé en outre une Commission chargée de diriger les travaux préparatoires en vue de la publication d'une Géographie historico-ecclésiaslique de l'Allemagne (Ristorkch-kirchliche Géographie Deutschlands)'^.
Les archivistes allemands, (pii avaient pris part en assez grand nombre aux jiremières sessions de la « Versannniung deutscher llisloriker »,ont maintenant un Congrès professionnel à eux. Le premier Archivtag s'est tenu à Strasbourg en septembre 1899^.
11 se tient aussi, depuis 1900, un Congrès annuel des Monuments
1. Voir, par exemple, les discussions relatives à larl. 5 du programme de la Session de Leipzig, qui (»nl été recommencées sur nouveaux liais à la Session <le Francfort art. 2).
2. Voir la 4)rocliun; dll. Erinisch. p. p. la « 1\. Siiclisisclie Kommission l4ir Geschiclile » : Erlàuicrungen :,ur liislorisrh-statinlisclicii Grundiiarte fur Deuts- (liland (1899). Cf. L. Gallois, Les Grundkarten d Allemagne, dans la lievuc fiiatori(jiœ,\.\\\ (1899), p. 89; et surtout Kolzsclike, DieCeittraisleHefûrGrundharlen lu Leipzig, dans le KoriespoiidrtrMalt. 1902, p. 125-l."i,el th., 1903. p. 7(3.
5. D'autres projets de la ConCérence sont cnuniéres dans le Berichl itber dir vierle Versannniung deutscher Hislori/œr {leipûfr, 1897), p. 03.
4. Knrrespondrnzblatt..., 1899, p. 166. — Thèmes traités à la Session d«; Strasbourg : « I . Die wissenscliaflliche Vorhildung des Arcliivars; 2. lehfr Arcliivhenutzungs-Ordnungen: 3. Die Beziehungen der Staatsarchive /u de;- Regislraturen und Arcliiven der Verwaltiings- und Juslizbeliorden ».
450 M-S KTl'DKS HISTOlUOrES AU XIX' SIK<;i.i;.
historiques (Ta g fur Denkmalpllege]\ en relations avec le « Gesaninilvcrein (1er deulschen Gesehiclils- uncl Alterllmmsvereinc » dont il a élé question |)lus haut (jj 40!2).