‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 125 sur 186 · Les Universités de langue allemande oui occupe au · texte numérisé non relu

Les Universités de langue allemande oui occupe au

MX*" siècle le premier rang parmi les Universités du monde pour deux raisons : parce qu'elles étaient établies dans des pays où la science éliût plus estimée qu'ailleurs; }>arce que, dans ces même pays, il était de tradition qiu^ la vie scientifique et la vie universitaire fussent i ! 1 ti m em en t a ssociées .

Il suffit de constater ici, sans se demander pourquoi, (jue la science spéculative a joui en Allemagne, au xix*" siècle, d'une considération exceptionnelle. L'opinion publique, en Allemagne, a tenu longtemps l'activité scientifique pour la seule qui lut digne des intelligences d'élite, alors que, ailleurs, les esprits distingués étaient sollicités par une foule d'autres vocations, plus rémunératrices et plus a brillantes », ou re(juis pour d'autres services. — ('ette manière de voir est, du reste, de celles (]ui sont susceptibles de changer. Des transformations politiipies et économiques ont eu pour conséquence (jue la force allemande s'est appliquée, depuis trente ans, à toutes sortes d'objets nouveaux. Dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les carrières scientifiques ont déjà cessé d'être l'ambition presijue exclusive delà jeunesse bien née.

Or, le peuple allemand, qui est pénétré de respect pour la science, identifie volontiers le savant, celui (|ui fait des recherches et des découvertes, avec le professeur d'Université. - Les Universités peuvent être considérées a priori, soit comme des endroits où l'on enseigne les connaissances nécessaires à l'exercice de certaines \m>fessions prati(pies (juridi(|ue, médicale, pédagogique, etc.), soit connue des ateliers où les jeunes gens appreiment à se servir des méthodes scientifitpies sous des maîtres qui se sont montrés et se mo?itrent experts à les manier. L'Lniversité allemande s'acquitte de

1. [•rogramiiKi de la première Session, tenue à Dresde : c 1. lichcr Gesetzjicliiin? zum Scliutz der Denkmaler; 2. Invenlarisirung der Denkm.ïlcr ; 7». Die Giundsiilze hei Restaurirungiar})eilen; 4. llcrausgabc e'mes llaiidi)ucli('s der (leuLsclien ïnventarisationen ». — Le 4'' « Taji" ITir Dcnkmalpileg^e » doil avoir cil l»en à r>liirt en se|)l. 19!)5.

l'un et l'autre olfice, mais du second avec une prédilection singulière, |)rincipalement dans les Facultés de philosophie auxquelles il appartient de distrihuer l'ensei^jnement historico-philologique. De là, ces traits caractéristiques : en principe, pas de professeur d'Université (jui ne soit, par cela même, un investigateur; les résultats de la science sont enseignés par des hommes qui contribuent à en augmenter la niasse (Einheil von Forschung vnd Lehré). Mais il y a plus : en Allemagne, les professeurs d'Université sont, suivant l'opinion commune, les chefs du mouvement scientifique, au point qu'il • est difficile à quiconque n'est pas « professeur » d'être reconnu pour un savant de premier ordre. II s'ensuit que presque tous les savants de premier ordre sont, en effet, professeurs. Tandisque, dans d'autres pays, une foule d'érudits illustres n'ont jamais exercé de fonctions dans l'enseignement supérieur, l'immense majorité des érudits allemands appartiennent à une Université. « 11 y a, bien entendu, des exceptions, dit M. Fr. Paulsen; Wilhelm et Alexandre de Humboldt n'étaient pas prolésseurs ; et, d'autre part, on peut citer des professeurs d'Université qui, comme érudits, n'ont rien laissé d'important; mais, chez nous, les termes de la grande règle n'en sont pas moins interchangeables : Aile Universitàtslehrer sind eigenlliche Gelehrle; aile eigeiillichen Gelehrten sind Universitàtsprofessoren »'. Ce régime a des avantages et des inconvénients; mais on conçoil que le premier effet en a été de développer puissamment l'activité des Universités allemandes. Pendant un siècle, toute l'élite intellectuelle d'un grand peuple a passé par ces Universités, sans être écrémée, comme en France, par des « Écoles spéciales ». Là, elle a été soumise — surtout dans les Facultés de philosophie — à un dressage scientifique, sous l'influence des savants les plus célèbres, par le moyen de ces conférences privées (ou a Séminaires ») qui permettent les relations personnelles et directes entre le maître de méthode et les étudiants-apprentis. Dans ces Universités, une organisation administrative et un système d'examens, très simf)Ies et très souples, garantissaient d'ailleurs, au lieu de l'entraver, la liberté d'enseigner et d'apprendre {Lehr- und Lernfreiheiiy . Comment, dans

1. Fr. Paulsen, ilans ^V. Lexis, Die deutschen Univert^itâten 1893), p. 6.

2. Voir, sur l'organisa lion des éludes dans les Universités allemandes, Fr. Paul-

i.V2 LES ETUDES HISTORIQUES AU XÏX'' SIÈCLE.

ces conditions, les Universités allemandes n'auraicnt-elles pas été les admirables foyers d'études qu'elles ont été en effet?

On peut juger de ce qui a été accompli au xix^ siècle dans les Inivorsités allemandes, pour chacune des branches de la Science, ^rràce aux Rapports spéciaux, préparés pour l'Exposition universelle de Chicago, que W. Lexis a réunis sous ce titre : Die deutî^chen UniversUaten (Berlin, 1895, !2 vol. in-8)^ L'ensemble de ces Bap- |)orls équivaut pres({ue à une Histoire sommaire des études historiques en Allemagne au xix^ siècle.

lîibliographiquement, on peut dire que les Universités allemandes contribuent aux progrès de la Science de trois njanières : |)ar les publications de ceux qui y enseignent-, par les thèses (essais d'apprentis) (|ui sont rédigées pour l'obtention des grades"*, enfin par les Périodiques ou les Collections de monographies en fascicules qui sont édités pour servir d'organe à un Séminaire ou pour recueillir les dissertations exécutées sous la direction d'un ou de plusieurs maîtres. — 11 n'existe, cà notre connaissance, aucune liste satisfaisante des travaux de cette dernière catégorie, (t nous ne saurions prétendre ici à en donner une. Mais voici

sen, Die deulschcn IJniversitatcn iind das UnivenùliUssludiam (Berlin, 190!2 .

— De très nombreux rapports sur le fonctionnement des séminaires historiéephilologiques des Universités allemandes ont été publiés par des missionnaires étrangers, tels que P. Fredericq (o. r., p. 50); A. D. While, Ihuopean Schooh (if history and polilics Ballimore, 1887); Hevue inlernalionalc de l'enseignement, 1881 (Ch. Seignobos) et 1888 (A. Lefranc). — Doit paraître on 1904 : \V. Krmanel E. Ilorn, Bihliograpliie der deulschcn UniversiUilen. Systcmalisrh- (/eordnetes Vcrzcic/inis der his Ende 189^) gedrucklen liihher n. Avfsâl:r nher'das deutsche Unircisiliilsivesen.

I. Le tome I'"'' contient les Rapports suivants : Tukoi.ogie. Alttestamentlichc Exegee (E. Kautzsch et G. Hoberg) ; Neutestamentliche Exégèse (E. Haupt et J. Felten ; Kirchengeschichte (F. Loofs et B. Fechlrup; ; Kirchenrecht 'F. X. Heiner). — Drou . i'.omisches Recht ^E. Eck): Deutsches Rechl (H.Brunner); Kirchenrecht (R. Sohm .

— Pini.osopiuK. Klassische Philologie ;'U. v. AVilamowitz-Mollendorn) ; Germaiiischc Philologie (Iv. ^Veinhold; ; Eiiglische Philologie (A. Brandi); liomanischc Philologie (A. Tobler) : Orientalische Philologie (E. Sachau); Indische Philologie

F. Kielhorn); Keltischc Piiilologie (11. Zimmer) ; Minière und neuere Geschichic Th. Lindner) ; Kunslgeschichte (H. Grimni) ; Wirthschaftsgeschichte (E. Golhein,. '2. RenseigncîmenLs bibliograpliiques sur les travaux des professeurs allemands dans le liibliocjraphisches Ja/ubuch de R. Kukula, précité 'p. lOG). 5. Cf. ci-dessus, pp. 47 et Gl.

AM.EMAGNE. AUTKICHE ET SUSSE. ih',

i|iu'l(|ues-unos des principales séries, suivant l'ordre niélhodique : l'iiii.OLor.iE CLASSIQUE. — Dii<serlaliones jj/iilologicce Ilaleuse.i ilS73-i9()2, Ifi vol.). — AcUi Seminarii p/tilologici Erlangemis il. Millier, Woelfllin. Luelis: 1878-91, 5 vol.j. — Leipz-if/er S/ndien :wr classisc/ien Vlùlologie (G. Curlius, L. Lange, (J. Uibbeck. 11. Lipsius, C. Wachsmuth, 1878-1902, 20 vol.). — Dissertationes /iliilologicœ Argeuloraten.^esiielecLT (1879-86, 10 vol.). — Abliandlinigen des arrh.-cpigrapli. Seminares der l'niversildl Wien (1880-190Ô, li vol.». — Commenlatione^ jdiilologicœ leneuses; et So'iplores sacri el profani (Edd. seminarii philologorum lenensis niagistri et cpii olini sodales fuere ; depuis 1881 et 1897 respectivement). — Berliner Sfudien 'fur classisrhc Philologie nnd .4 7-c//cTo/o^<e (depuis l88ôj. — Prager p/tilologisc/œ Studien, continué par Prager Studien aus dem Gebiele der classischen Altertumswisaenschaft (depuis 1887). — Breslauer p/iilologisehe Abliandlungeu (R. Forster, 1887-1902, 9 vol.j.

Philologiks MODtn.NEs. — Quellen nnd Forscliuuf/en zur Sprachund CuUurgeschicJite de)- germa nischen Vôlker (B. ten Brink, W. Schereret d'autres, depuis 1874). — Ausgaben und Abhandlungen aus dem Gebiefe der romanischen Philologie (K. Stengel. 1881-99, 98 \ol.). — Erlanger Beilrdge zur englischen Philologie (plus tard : ) und vergleicheiiden Liiteraturc/eschichte iH. Varuliagen, depuis 1889). — Miinchener Beitrage zur romanischen und englischen Philologie iW. Breymannet E. Kœppel, depui> 1890). — Wiener Beitrage zur englischen Philologie {L Schipper, 1895). — Palipafra. Unfersuchungen und Tecte aus derdeutsche/t und englischen Philologie (A. Brandi. K. Srlimidt, depuis 1898).

— Bonner Beitrage zu)- Anglistik (M. IVautniaini, depuis 1898). Histoire. — Tc.rte und Unfersuchungen zur Geschichle der

altchristlichen Liferatur (0.\. Gebhardt, A. Harnack, depuis 1885).

— L'ntersuchungen zur deutschen Staals-und Bechtsgeschichtr (U. Gierke, depuis 1878). — Kirchengeschichtliche Studien (Kriopfler, Schrors, Sdralek, depuis 1891). — Berner Studien zur Philosophie und ihrer (îeschichte (L. Stein, depuis 189l>). — Beitrage zur Geschichte der Philosophie des Mittelalters (C. Bâumker et G. von Hertlinjî. depuis 1891).

Hallesche AhhandUiugea zur neuerea Geschivhie (G. Droysen, etc. ; 1S74-1902, 41 vol.). — Historische Studien (W. Arndt, C. v. Noorden, J. Weizsâcker et d'autres; 1880-85, 15 vol.). — Giessener Studien aus deni Gehiete der Geschichte (1881-99, 10 vol.). — Mùnsterische Beitrâge zur Gesckichtsforsc/mng (Th. Lindner, depuis 1882). — Historische Ahhandlungen ans dem Miinche?ier Seminar (K. Th. Heigel, H. Grauert, depuis 1891). — Ilallische Beitràge zur GeschichUforschung (Th. Liudner, depuis IS92). — Leipziger Studien aus dem Gebiet der Geschichte (K. Lamprecht et E. Marcks, depuis 1894); Ahhandlungen aus dem staatswissenschaftlichen Seminar zu Sti'asshurg (G. F. Knapp, depuis 1886); Staals- iind Socialwissenschaftliche Forschungen (G. Schmoller, depuis 1878).

405. — L'Institut fur œsterreichische Geschichtsforschung de Vienne doit être mentionné à part. Il a été fondé en 1854, à Tiniitation de l'Ecole des chartes de Paris, pour former, par l'initiation systématique aux « Sciences auxiHaires », des érudits en état de contribuer au progrès des études sur l'histoire nationale, et subsidiairement des archivistes. Rattaché à la Faculté de philosophie de l'Université de Vienne, il en est un membre indépendant. De bons esprits soutiennent que la discipline d'un Institut de ce genre, avec son cours d'études prudemment combiné, obligatoire et sanctionné par des examens, est meilleure, pour la plupart des jeunes gens, que cette pleine a liberté d'apprendre », sans programmes et presque sans limites, dont les étudiants jouissent, et mésusent quelquefois, dans les Universités k l'allemande. Quoi qu'il en soit, ï Institut fur œsterreichische Geschichtsforschung, réorganisé en 1874 sous la direction de Th. Sickel, a, pendant la seconde moitié du xix*^ siècle, rendu en Autriche les mêmes services que l'École des chartes en France. Son organe périodique, les Mittheilungen des Instituts — (I, 1880), qui accepte, du reste, des collaborateurs étrangers à l'établissement, est au premier rang des publications relatives à l'histoire du moyen âge dans les pays allemands*.

1. 0. Rediich, Vel>er dus Inslilut fur œsterreichische Ceschichtsforschunq in Wien. dans Berichi lïber die vierte Versatnnilung deuisrher Hislori/cer (Leipzig, 1897), pp. 8-16.

ALLEMAGNE, AUTIUCHE ET SUISSE. 'w.)

406. — La Lil>rairie allemande est la plus puissante du mond<\ ¥à non seulement c'est elle qui produit la jtlus «grande (juanlit(i divolumes par an*, mais la proportion des ouvrages « sci(;nti(i([u<'s )» dans la production totale est beaucoup plus considérahlc en Allemagne (ju'ailleurs. Cela tient, en première ligne, aux i^oùls particulièrement studieux du public allemand, cet incom(»arable consommateur, mais aussi, dans une large mesure, aux traditions et à l'excellent outillage du commerce local des livres. Les éditeurs allemands, contents de bénéfices modestes, ne font tirer des ouvrages scientifi(jues (ju'ils éditent (|ue le nombre d'exemplaires (pi'ils se savent en mesure d'écouler rapidement. L'admirable organisation du commerce de détail {Sortimenfsbtichhandel} dans les plus petites villes lacilite la rapidité du débit. Ainsi s'explique l'activilé extraordinaire cjui jette continuellement dans la circulation des livres nouveaux ou des rééditions revisées; la concurrence ne permet à auctm Hecueil ni à aucun Traite' de vieillir en possession du marché : ils se recouvrent les uns les autres avec une promptitude qui donne la plus forte impression de la Science en mouvement.

407. — La Librairie allemande a publié des Recueils de textes qui rivalisent avec les grandes Collections académiques. On pense aussitôt, à ce propos, à la Bibliotheca scriptoruui griecorum et latinorum Teubneriana (Teubner, Leipzigj, et à ses annexes plus ou moins heureusement amorcées : Bihliotheca scriptoriaii ' l(i(inorum] medii ievi Teuhneriana, Bihliotheca scriptorum latinorum recentiorim œlalis^, Sammlung wisi^en^cJia fit i cher Coinnienlare zii griechischen und romischen Sckriftstellern'". Il eu a été commencé bien

1. Cf. ci-<lcs>iis. p. 6, note 1. Le nomltie annuel s'est élevé <le 5550 >-:\ iNdO à près lie 24000 en lUOO.

Sur la librairie allemande, voir les pul)li(;ationsdu " Brirsenve-rciiuler «Iciitsclicn Butlihiintller o : Bnr>;enhl(ilt.ovgnniiC\uolu\icn à l'usage «les libraires \.\rrliiv fur dir Crscfiiclite (tes deitisclirn fiucliliamtet.s. depuis 1878. Cf. K. Fr. IMau, Lrxf'ron des denlsclien Buciiltandela der (iegcntrcirl Leipzig, 1890 ; \{. Sclimidt, Drulschc liuth/iniuiler... Ueiliàge zu einer Firmengeschir/ite dcr deutschen lincfif/ewer- />PS 'Berlin. lîM>2.T. r% A-D.'. Excellente l>il)lingrapliie -péciale riansie AV//a/n<y dtr BiblioUieli des liorsenvrrcins der deuls( lien liuclilinndter [\.Q\\ay^, 1 880-! 002. •

2. Cf. Lateinisclie Litteraturdenlinuiler d. XV u. XVl .Uiltrli.. ■^u\^. ileninann, Szamatôlski et Ziegicr (Weidmaini'.

5. Voir le dernier Verzeiclinis des Ver/ags von B. Ci. Teuhner in Leipzig

d'autres, avec des l'orliines diverses (quelques-uns n'ont pas dépassé le premier ou le second fascicule) : Keitinschriftliche Bibliotheh (neutlier); As^jjriologische Bihliothek (llinriclis) : Rornanischc HihliotheU (Niemcyer) ; Alffranzôsische Bihliothek (iU^island) ; Altdeuisclie Bihliothek (ISicmeyer) ; Altnordische Sagahihliothek (le même); Bihliotheca normannica (le même); Bihliothek der angelsnchsischen Prosa et Bihliothek der angelsdchsischen Poësic (Wigand); Bihliotheca philosophoriim niediœ œtatis (Wagner); CorpuH grammaticorum medii œvi (Kôbner) ; etc.

Ce sont surtout les Traités ou livres de référence, destinés à présenter Tctat des connaissances acquises, que la Librairie allemande excelle à multiplier. Ces synthèses provisoires, exécutées d'ordinaire par des spécialistes associés, ont la forme, soit de Dictionnaires disposés suivant l'ordre alphabétique, soit de Manuels (Handhilcher, Lehrbiicher, Grnndrisse) disposés suivant l'ordre méthodique, soit d'exposés narratifs ; mais toutes celles dont il s'agit ici, qui sont à l'usage du public savant ou très lettré, ont le caractère commun d'être munies d'un appareil de preuves plus ou moins développé. C-itons, parmi les plus usuelles, pour les principales périodes et les principales branches de l'histoire ancienne et du moyen âge : le Griindriss der indo-arisichen Philologie, publié sous la direction de G. Buhler, puis de F. Kielhorn (Trûbner) ; le Grnndriss der iiani:ichen Philologie, publié sous la direction de V\. Geiger et E. Kuhn (Triibner) ; 0. Schrader, Beallexicon der indogennanischen Allerthumskunde (Trûbner) ; la Collection des Uandbiicher der alten Geschicfiie (F. A. Pertbes) ; Ed. Meyer, Geschichte des Alterthuma (Cotta); A. Pauly et C. \Yissowa, Real-Encyclopœdie der klassiachen AUerlhinmwissenschaft (Cotta) ; Handbuch der klaasischen AUerthumsvnas^enschafï, publié sous la direction de I. v. Millier (Heck); K. F. Hermann, Lehrhuch der griechischen StaaUalterthiimer (J. C. W. Mohr) ; Marcjuardt et Mommsen, Handbuch der rômischen Allerlhiimer (Uirzcl) ; Grundriss der romanischen Philologie, publié sous la direction de G. Grober (Trûbner) ; Grundriss der germanischen Philologie, pul)lié sous la direction d'H. Paul

ouf dem Gebielc insbesondere der hlassischen Philologie. Cf. les Catalogues officinaux de Weiflmann et de Perlhes.

(Triihner); Grundriss (1er iheologischen WissensclKiften (J. C. B. Molir) ; Sammliing theologischcr Lchrbûcher (Herder); H. Brunner, Grundzûge der deuhchen Rechlsgesc/tichte (Dunckcr cl lliimhlot ); W. Schrôder, Lehrhuch der denlschen Rechtsgeschichte (Vcil).

li'cnsemble de riiistoire universelle est traité, d'une manière très inégale et sans appareil eritique, dans VAUgemeine Geschichte in E'mzeldamtelbnigen, publiée sous la direction d'Oncken (Grote) ; l'histoire de chacun des Etats européens dans la Geschichte der europdischen Staaten, ([u'ont dirigée successivement Ileeren et Uckert, W. von Giesebrecht et K. Lamprecht (Perthes), et dans la Htaatengeschichle der neuesten Zeit (Hirzel)*; l'histoire de l'Allemaiine dans la Bibliothek deutscher Geschichte, publiée sous la direction de H. v. Zwicdineck-Siidenhorst (Cotta). — G. v. Below et Fr. Meinecke annonceni un Uandbuch der mittelalterlichen nnd neueren Geschichte (B. Oldenbourg), symétri((ue au liandbnch d"l. v. Mùller^ — Le Handwôrterbuch der Staatswissenschaften (G. Fischer) est un ouvrage de référence capital pour l'histoire moderne et contemporaine.

Les monographies sont innombrables. Plusieurs éditeurs allemands en ont créé des séries sous des titres généraux, tels (jue Ilistorischr Studien (E. Ebering), Lilterarhistorische Forsc/iungen (E. Felber), Forschungen ziir neueren Litteratiirgeschichte (llaushalter), Studien zur Geschichte der Théologie nnd der Kirche (Dieterich), Stnatsivissenschaftliche Studien (G. Fischer), Studien zur deutschen Kun^t(jeschic}ite (J. II. E. Heitz), etc. Gl". ci-dessus, p.' -455. — Voir la Collection des Catalogues officinaux de la I^ibrairie allemande (g 47) et les Bépertoires indiqués au ^ 46.

1. Sous la direclion Lamprecht, l'ancienne Collection llcercn et Uckert doit être transformée. I)'alx)rd. on y adjoindra une Collection dhisloires des États non européens, pour lui donner un caractère universel. On y annexera ensuite une Collection d'Iiisloires locales des diverses réii^ions de l'Allemagne et de l'Autriche. Cette dernière Collection sera sous-dirigée par A. Tille, l'éditeur des Deutsche Gescluclilsblàlter créées en 1899 « pour s'occuper d'établir les relations nécessaires entre l'histoire locale et l'hisloini générale ». Exposé des projets de la nouvelle direction dans le Korrespoiidenzblalt des Cjcsammtvereins, 1900, p. 64.

2. Le i*"' fascicule (A. Schultz, Das hausliclie Leben itn Mit(elaller), qui fait partie de la ¥ section de ce Uandbuch (I. Allgeraeines. II. Politisclie Geschichte. III. Yerfassung. Recht. Wirtschaft. IV. Hilfswissenschaften und Alterthiimer) vient de paraître (1905).

408. — l.n l.il)rairie allemande ûiit les frais d'une centaine de publications périodiques, ou Revues, qui intéressent les sciences historicophilologiques. Il ne se passe guère de mois qu'il ne s'en fonde, ou qu'il n'en meure, quel<[u'une. Nous adoptons pour l'énumération des principales \ qui suit, des dispositions similaires à celles du§ o8S hii;, relatif aux publications périodiques de la Librairie française.

A. - Embrassent le domaine entier de l'histoire universelle : VHistorische Zeihchrift (1S58) ci Y Hulorische Vierteljahrsfichrift (1890), qui continue la Deutsche Zeilschrift fur Geschiclitsivissenschaft (1889). Les Neue Jahrbûcher fur das klassische AllerUium, Ge^chlchte und deutsche Litleratur und fur Pcidagogik (1898) se rattachent à cette section.

B. — Les revues spéciales pour l'ensemble ou des parties de Ihistoire ancienne (orientale et classique) sont :

Zeltsclirift fiir œgyptische Spraclie und Aller lumskunde (1865) ; la Zeilschrift fiir Asiiijriologie und verwandte Gehiete (1886); la Zeitachrift fiir die alUeUiDuentliche Wissenschaft ( 1 881 ) ; les Indogermanische Forschungen . Zeilschrift fiir indogermanische Sprachund Aller tumskunde (1891); Wiener Zeilschrift fiir die Kunde des Morgerlandes (1887).

W Hernies. Zeilschrift fiir classische Philologie (1866); le Hheinisches Muséum fiir Philologie ( 1 855) ; le Philologus. Zeilschrift fiir das classische Aller Ihum (1840); Wiener Studien. Zeilschrift fiir Idassische Philologie {1^10) ; Beitrdge zur alten Geschichte (1901) ; YArchiv fur Papyrusforschung und verwandte Gebiele (1900)-.

C. - Revues spéciales ])our les diverses philologues autres que les philologies orientale; et classiques :

1. Énumcralion complète, jusqu'en 1892, dans le Verieicluils dcr in Deutschlancl ersi-.hienenen ivissenschaf'lUchen Zeitschriflen (Berlin, 1893). Cf. Liste fier Zeitschriflen, en tèlc du t. X (1902) de la Bihliocj rapide dcr deutschcn Zeitschriflen de Dietricli. — Ilappelous (jue les Sociétés savantes qui alimentent des publications périodiques ont été mentionnées plus haut '.^ 402).

2. En outre, les grandes Revues pédagogiques pour l'enseignement secondaire (humanistiquc) contiennent d'importantes contributions à l'étude de l'antiquité • lassique : Zeilschrift fiir das Gymnasialwesen (1847) ; ZeitscJirift fiir die icsterreichischen Gymnasien [lH^)i)); JUatter fur das baycrische Gymnasialsckulwesen ( 1 865) .

ALLEMAGNE, Al'TIUCIlE ET SUISSE. 459

Zeilschrifl fiir ccllisc/ie Pliilolojie (1896).

Germania. Vierteljalir.'ischrif'l fur deutsche Aller Ihumskunde (IS5()); ZeUsc/ii'if't fur deulac/tea AlterLhum 'und deutscJic Litleratur (1841); Zeitschrift fur deutschc Philologie (1868;; Beitrâye zur Geschichte der deulsc/ien Sprac/ie und Litteralur (1874); Anglia. Zeitschrift fiir cnglische Philologie (1877); Englische Studien (1877).

Romanische Forscliungen (188'2); Zeitschrift fiir romani^che Philologie (\S,11); Zeitschrift fiir franzosiscJie SpracJie und Litteralur (1^19).

ArcJiiv fiir slavische Philologie ( 1876j.

Bgzantinische Zeitschrift (1892).

Archiv fiir dus Studium der neueren Sprachen und Lileraturen (1846); Arcliiv fiir Litteraiurgeschichte (1870); Zeit><c1irift fiir vergleichende Litteraturgeschichte und Renaissance- Litteralur (1887); Euphorion. Zeitschrift fiir Literaturgeschichte (1894).

D. — Se placent à des points de vue spéciaux : Archiv fiir ReligionsvAssenscliaft (1898j.

Zeitschrift fur neutestamenllicJie Wissenschaft und die Kunde des Urchristeutwns (1900); Zeitschrift fiir Kirchen geschichte (1877, évangclique); j Archiv fiir Literalur und Kirchengeschichle des Mitlelalters (p. p. II. Denifle et F. Fhrhs 1885-92) ; Deutsche Zeitschrift fiir Kirchenrecht (1892).

Repertorium fiir Kunstwissenschaft (1876); Archiv fiir chrislliche Kunst (1880); Zeitschrift fiir christliche Kunst (ïi^SS); Zeitschrift fiir Numismatik (1873).

Archiv fiir Geschichte der Philosophie (1885).

Zeitschrift fiir KuUurgeschichte (.Nouvelle série, 1891).

Vierteljahrsschrift fur Social- und Wirtschaftsgeschichte (1902), ([ui continue, sous une forme nouvelle, la Zeitschrift fiir Socialund Wirtschaftsgeschichte (1895).

E. — 11 existe enfin (piehjues Revues d'histoire réf^ionale et locale qui sont publiées dans les mêmes conditions que les précédentes. Alemannia. Zeitschrift fiir Sprache, Kunsf und Alterfum, hesonders des aleniannisch-schwàbischen Gehiets (1875) appartenait à cette catégorie avant de devenir Torgane de la u Gesell-

m) LKS ÉTIDES mSTOfUOlES AT \1\^ SlÈCLi:.

schall fur Grschichtskiindr » de Fribourg-en-Brisgau (1000). Plusieurs Revues sont si florissantes qu'elles sont en mesure d'employer le surplus de leurs recettes à publier des « Bibliothèques » de documents ou de monographies, à l'état d' « Erganzungshefte ». Telles, par exemple, VHistorische ZeifscJirifl et jla WeddetiUchr ZeU^chrift fur Geschichte nnd Kunst.

409. — On ne s'attend pas à trouver, comme conclusion de ce cha- ])ilre, un « jugement » sur le mouvement des études historiques en Allemagne au xix* siècle. — Dans ce chapitre, ainsi que dans tous ceux du présent Livre, la littérature historique, c'est-à-dire les écrils des écrivains que le public considère comme les a historiens » par excellence, n'est pas envisagée ; nous n'avons donc pas à caractériser les (( écoles historiques » qui ont fleuri en Allemagne pendant le siècle dernier, comme Lord Acton a naguère essayé de le faire dans un opuscule singulièrement incohérent et confus'. De même qu'il n'a été question précédemment ni de Guizot (si ce n'est comme organisateur des études), ni de Thiers, ni de Michelet, nous n'avons pas à parler ici des « historiens » de l'Allemagne nouvelle, les Niebuhr, les Uanke, les Mommsen, les Sybel, les Treitschke, les Lamprecht,en tant que littérateurs, c'est-à-dire à montrer comment les œuvres de ces hommes accusent des personnahtés intéressantes, soit des dons d'expression, soit de la vigueur philosophique, ou reflètent les modes et les passions, les préoccupations successives du siècle où ils vécurent : romantisme, hégélianisme, nationalisme, impérialisme, socialisme ou pseudo-socialisme, sociologisme. Ce vaste sujet, qui reste à traiter, est tout à fait hors de notre cadre^. — Quant aux résultais positifs, impersonnels, incorruptibles, obtenus au xtx® siècle, en

1. liOrd Acton, German schooh of fiis/ory, dans English historical revicw, I (1886), p. 7-42. Cet opuscule a clé traduit on allemand (1887).

2. Voir sur ce point A. Guilland, L'Allemagne nouvelle et ses historiens [de Niehulir à Treitschke] (l'aris, 1900, in-8). Cf. Gii'scbrccht, Die Entivickelunq der inodernen deulsrhen Geschichtswissenschaft. dans VUislorische Zeilschrifl de 1859, et K. Lamprccht, Ueber die Entivickelungsstufen der deutschen Geschichtswissenschaft , dans la Zeitschrift fur Kullurgeschichte. — 11 laut

Allemagne, par la méthode d'investigation dans les disciplines historiques, des érudits fort attentifs à ne rien négliger de ce qui peut faire honneur à la « science allemande » se sont chargés de l'exposer (voir plus haut, ^ 322); il serait impertinent de suhstitucr ou de joindre à lindication de leurs travaux des réflexions (jui ne ^auraient être que superficielles.

(Cependant il est impossible de ne pas dire (juc ICrudition allemande du xix'^ siècle a mérité la réputation de supériorité dont elle jouit. Pour deux raisons. D'altord, une grande partie des initiateurs (pii, par le perfectionnement des méthodes ou par des découvertes capitales ont ouvert aux sciences philologie [ues et liistoriques des horizons nouveaux, ont été, en ce siècle, des Allemands : qu'il suffise de rappeler les noms de Wolf, de Bopp, de l'xpckh, de Lachmann, de (Irimm, de Diez, de Strauss. D'autre part, depuis (pie les méthodes historiques, parvenues à leur plus liant degré de précision, d'efficacité et d'élégance, se sont universalisées et (jue les horizons des sciences philologiques et historiques ont été circonscrits, lAllemagne a jeté sur tous les points des domaines à ex[)lorer dinnomhrahles travailleurs, lahorieux, disciplinés, exacts, capables et satisfaits des besognes les plus obscures. La production scientifique de l'Allemagne contemporaine a quelque chose d'accablant, à ce jtoint que les spécialistes les plus diligents des autres pays s'avouent, par moments, débordés. On se console en pensant que. dans ce flol énorme et sans <esse grossissant, tout n'est pas à retenir. II y a beaucoup de déchet, de peines dépensées en vain et de publications telles qiie la science et le monde n'auraient rien perdu si elles n'avaient [»as été faites. Doctiores (juam saniores, comma disait Cobet. — Tout mis en balance, l'œuvre historique de l'Allemagne moderne^ rominande l'admiration et le respect.

renoncer à indiquer les innomtjrajjles ilisserlalions île K. Lamprcclil et de sts disciples sur les nouveautés qu'ils croient avoir introduites dans la manière il'écrir'^ l'histoire. Voir E. IJernlieim, Lehrbiich dev Instoiinclœn Méthode (5* éd.) et nos Questions d'/iistoire et d'enseignrmnif, cli. V|[.

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