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Bibliotheca bibliographica, p. 476 cl suiv

2. La l"* éd. remonte à 1862. Un Supplément y avait été adjoint en

listes méthodiques et alphabétiques des collections imprimées, générales et particuhères, où figurent des chroniques du moyen âge (« Sammel' und Miscellanwei^ke der Geschichtsschreiber des Mittelalters », p. iii-cxlvii). La seconde partie est une liste, par ordre alphabétique, de toutes les œuvres historiques du moyen âge, avec l'indication des manuscrits, des éditions, des traductions et des commentaires (« Sonderausgaben und Nachweis der einzelnen geschichtlichen Schriften des Mittelalters in den angefûhrten Sammelwerken , alphabetisch geordnet. Nebst Uebersetziingen und Erlàuterungsschriften »). La troisième partie (Anhang) sera une sorte de table méthodique, intitulée, comme dans la \'^ édition : « Quellenkunde fur die Geschichte der europàischen Staaten xvàhrend des Mittelalters, » * — Comparez, pour les chroniqueurs arabes : F. Wiistenfeld, Die Geschichtsschreiber der Araber und ihre Werke^ dans les Abhandlungen der A:. Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen, 1882, t. XXVIIl et XXIX.

104. — Le travail auquel A. Potthast s'est livré sur l'ensemble des écrits historiques composés jusqu'en 1500, il est évidemment possible, sinon facile, de le faire pour d'autres parties de la httérature du moyen âge et pour les diverses parties des littératures modernes.

Il existe, en effet, une foule de « Bibliothèques » spéciales des auteurs qui ont écrit pendant le moyen âge, ou pendant le moyen âge et depuis, dans lés divers pays de l'Occident, sur la théologie, sur le droit canon, sur la médecine, etc. Mais ces vieilles « Bibliothèques », énumérées, pour la plupart, par J. Petzholdt et L. Vallée, sont maintenant aussi arriérées que les vieilles « Bibliothèques » de chroniqueurs, auxquelles le Wegweiser de A. Potthast dispense désormais de recourir. Il n'y a pas lieu d'en parler ici autrement que par prétention.

105. — D'un autre côté, on s'est attaché de bonne heure à faire la bibliographie de toutes les œuvres appartenant à tel ou tel (( genre littéraire » qui existent dans une littérature : œu-

1. Sur le plan et l'exécution de la Biblioiheca historica medii sevi^ voy. P. Meyer dans la Bibliothèque de VÉcole des chartes, XXIV, p. 513 et s.; cf. A. Vidier, dans Le Moyen âge, 1896, p. 73 et s.

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vres dramatiques, poésies, romans, etc. Les répertoires de ce type, c'est ce que J. Petzholdt appelle (Bibliotheca bibliographica^ p. 705) la « Belletristische Litteratur » . Or, les romans, les œuvres dramatiques, etc., sont des documents pour l'histoire, aussi bien que les chartes, les comptes, les formules, etc* La (( Belletristische Litteratur » intéresse donc les historiens au même titre que la Bibliographie des documents d'archives. Aux catalogues de pièces d'archives, tant inédites qu'imprimées (§ 88) ou imprimées seulement (g 89) correspondent les répertoires de vies de saints, de chansons, de romans, etc., où sont indiqués les exemplaires manuscrits et les éditions, ou les éditions seulement, de tous les documents littéraires d'une certaine espèce. Qu'il suffise de citer, à titre d'exemples, la Bi-^ hliographie des mazarinades, de C. Moreau (Paris, 1850-51, 3 vol. in-8; cf. le Cabinet historique, t. XXII), la Bibliographie des chansonniers français des xiii® et xiv<^ siècles, de G. Raynaud (Paris, 1884, 2 vol. in-8), la Bibliotheca hagiographica grœca seu elenchus vitarum sanctorum grsece typis impressaruniy publiée par les Bollandistes (Bruxelles, 1895, in-8).

106. — Les répertoires à'incipit sont au nombre des plus nouveaux et des plus précieux des répertoires d'anciens documents littéraires. Voici en quoi ils consistent.

Beaucoup d'œuvres littéraires anciennes, que les manuscrits nous ont conservées, sont anonymes ; beaucoup, qui sont anonymes dans certains manuscrits, ne le sont pas dans d'autres; mais il ne faut pas se fier aux attributions des copistes, car le même ouvrage n'est pas toujours attribué par les copistes au même auteur. Il y a des sermons, des hymnes, des traités qui ont été attribués à dix, à vingt auteurs différents. Pour discuter utilement ces attributions, la première chose à faire est évidemment de dresser la liste de tous les exemplaires de chaque ouvrage qui existent. S'agit-il de sermons du moyen âge? on dépouillera tous les recueils manuscrits de sermons du moyen âge qui ont été conservés et tous les livres où des sermons du moyen âge ont été imprimés depuis l'invention de l'imprimerie, en relevant sur des fiches Yincipit, c'est-à-dire les premiers mots de chaque sermon : cela fart, on classera les incipit par

ordre alphabétique, et l'on se trouvera en mesure de comparer tous les exemplaires manuscrits et toutes les éditions d*un même sermon. Voilà l'immense travail que les anciens bibliographes n'ont pas été en mesure d'entreprendre ou de bien faire pour les diverses catégories de documents littéraires, parce que les collections de manuscrits et de livres n'étaient pas suffisamment centralisées, inventoriées et ouvertes en leur temps; c'est parce qu'ils ne l'ont pas fait que tant d'œuvres du moyen âge ont été publiées pendant les deux derniers siècles sous de faux noms, et d'une manière fautive. Ayant exécuté ce travail, pendant de longues années, sur un très grand nombre de manuscrits et d'imprimés pour une partie considérable de la littérature latine du moyen âge, un érudit contemporain» M. B. Hauréau, a pu rectifier aisément un grand nombre d'erreurs commises par les auteurs de « Bibliothèques » nationales, régionales, corporatives ou spéciales, qui avaient écrit avant lui sans avoir effectué, comme lui, des dépouillements méthodiques. Il n'a pas publié, à la vérité, son catalogue à'incipit. Mais, en attendant que cette œuvre bibliographique de premier ordre soit mise à la disposition du pubhc, d'autres bibliographes se sont engagés, de leur coté, dans la même voie. — Ces bibliographes se sont, en général, contentés de dépouiller les imprimés : ils ont provisoirement négligé les manuscrits, parce que, faute de posséder les catalogues descriptifs complets de tous les dépôts où il s'en trouve (g 78), ils ne pouvaient pas les dépouiller tous. Leurs répertoires, ainsi limités, sont encore très utiles. On doit, en cé^ genre, à M. U. Ch^yalier nn Repertorium hymnologicum, Cata-logue des chants, hymnes, proses, séquences, tropes, en usage dans rÉglise latine depuis les origines jusquà nos jours (t. I, Louvain, 1892, in-8. Extr. des Analecta Bollandiana). W. Wattenbach a publié un répertoire bibliographique analogue des poésies latines profanes du moyen âge en vers rythmiques, suivant l'ordre alphabétique des incipit (au t. XV de la Zeitschrift fur deutsches Alterthum, p. 471-506).

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