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comme à Kiel. Ce système est aujourd'hui adopté à peu près partout. Afin d'éviter que la solidité des parois ne soit compromise par cette succession pour ainsi dire ininterrompue de trous extrêmement rapprochés les uns des autres, on peut les percer en alternant, sur deux files parallèles, ou mieux, comme les bois
!l. On aura bien soin d'avoir toujours en magasin une provision de tablettes supplémentaires. On peut, en effet, en avoir besoin à chaque instant, soit pour des changements, soit pour une augmentation de
Pavnne
qu'on emploie pour les casiers ne sont pas, en général, ! résistants, dans des liteaux en bois dur ou en métal encastre l'aide d'une entaille dans toute la hauteur des panneaux.
Les clavettes réalisent incontestablement un progrès consi rable sur les crémaillères. Le maniement en est beaucoup p facile et plus rapide que celui des tasseaux et cependant, de : jours, on a trouvé ce système encore trop compliqué et L long. En admettant que tout marche bien, dit Esrann, il : encore six mouvements à faire pour changer de place un rav on doit, en effet, soulever alternativement la tablette à droits à gauche et enlever les quatre clavettes. Mais ce n'est pas en c principalement que réside la vraie difficulté. Pour pour déplacer les deux clavettes du fond, il faut qu'il ÿ ait sou: tablette un espace assez grand pour qu'on puisse y glisser l'ava bras, or cela n'est possible que si, dès le début, on'a laissé en les rayons un intervalle considérable et représentant une énor perte de place; dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsque rayons sont très rapprochés les uns des autres, on se trouve for pour atteindre les clavettes en question, de débarrasser le ra situé immédiatement au dessous de tous les livres qui y sont r: gés. Et ces désagréments ne sont pas les seuls; pour retirer clavettes, l'appariteur chargé du travail est obligé de soulever de soutenir le rayon chargé de livres et généralement assez Jour La fatigue qui en résulte est supportable lorsqu'il ne s'agit q de monter ou d'abaisser quelques rayons, mais il n'en est pas mème lorsqu'on entreprend une transformation profonde entr nant de nombreux changements, et l'on se voit alors oblige débarrasser de tous leurs livres les rayons que l'on veut déplact
Il faut bien reconnaître que ces inconvénients sont sérieux. c'est pour v remédier que bibliothécaires et constructeurs se so: ingéniés depuis quelque temps à trouver des modèles nouveau: Récemment on a mis au jour. particulièrement en Allemagn un grand nombre d'inventions ayant toutes pour but le rempl: cement des clavettes actuelles par un autre système rendant pli facile le déplacement des ravons. Dans un travail qui vient paraître sous le titre : Die modernen Systeme von Büchergestel mit verstellbaren Legebwden. Leipzig, Spirgatis, 1895 (Samnl aa bihliothekswissenschaftlicher Arbeiten herausgegeben ron KW Dziarzko, 9. Heft,, le D' Paul Jürces de la bibliothèque una
de Marbourg décrit et compare entre eux les différents 1es proposés. Nous nous contenterons donc ici de les énu-
ns mobiles, système Sanson.
Fig. 51. Ra,
‘en donnant quelques renseignements sur les plus imporet en renvoyant pour les autres à l'ouvrage que nous d'indiquer.
146 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
l'amour de l'ordre, celui du travail et l'amabilité. À vrai dire. levé, quelle que soit sa position, devrai pos-
mbler bizarre, au premier
tout homme bien
séder ces qualités: il peut done
Jobn Deus parle, lui aussi, du bibliothécaire et de ses devoirs. C£. « Jolin Duries « Reformed Library Keeper » and its authors name aa librarian», The Library. vol. IV, 1802, p. KI-49. et J. Kewxe, Ribliographisches, Centralblatl, f. B.. X, 1493, p. 121- tons aunsi le discours latin qui mérite toujours d'être lu. prononcé il y a plus de cent ans par l'abbé J. B, Cortex vis Horssaves à l'occasion de sa nomination comme bibliothécaire de la Sorbonne : Oralio habila in com generalihus sacietalis Sorhonicæ die ?3 decembr. 1780. Parisiis, 1781 ‘chez Ph. D. Piennes . — aTEr-Dvriessis en a publié une traduction française, 1439, Paris *Techener, reproduite dans le Bulletin du Bouquinisle, 1457, 1° sept. qui en fit un tirage à part : J. B. Corrox pus Housvavus, Des devoirs el des qualités du bibliothicaire. Discours prononcé dans l'assemblée générale de la Sorbonne le ?3 décembre 1380. Traduit du latin en français avec quelques notes par Gratel-Duplessis, Paris, Le « Book-lore », vol. Il, n°7, en a publié une traduction anglaise, et l'Anseiger de Prrenorvr, 1885, n° 1%06, une traduction allemande.
Cf. en outre : « Bibliothekarische Briefe », dans l'Anseiger de Prrenoue 1453, n°1: — J, Permounr, Aus den Erfahrungen ährigen Bibliotheklebens », ibid., 1863, n° 356:
senblalt f. d. deutschen Buchhandel, an. 15, IK3K, ne 47, p. 766-768, ne 53, p. 8T#-4R0: — Giuseppe Amexoux, Dell ufficio del bibliotecario. Napoli. 1879 {20 p..; — J. D. Muuuxs, « The Bibrarian and his work ». Transactions and proceedings of {he 3. annual meeting of the Library Association U. K. London, 181, p. 69-76: — HR. Bowaën, « The work of the nineteenth-century librarian for {be librarian of the twentieth », ibid. 4 and 5, annual meelings, London. AXE p. 149-152: — Tueomnasres junior, « Of librarians » The Library, vol. D IKK0, p. — IL. Mimwonri, « The duties of a librarian the readers ». The Library. vol. V. 1893. p. 130-135. I est inutile de dire qu'au delà de l'Océan, dans les États-Unis def l'Amérique du Nord, l'importante question qui nous préoccupe # étudiée avec le plus grand soin. On «est surtout placé, toutefois, au de vue des bibliothèques publiques libres, qui ne poursuivent pas, général, comme nos grandes bibliothèques européennes, un but rij sement et uniquement scientifique. Néanmoins les différents articles travaux qui ont été publiés dans ce pays sur ce sujet méritent de notre attention. Nous citerons entre autres : Lloyd P. Sur, « Alle, tications of a librarian », Library Joarnal, vol. 1, 1877, p. “1 S Guerx. « Personal relations between librerians
reproduit dans le B
rd, que nous Îles présentions comme étant particulièrement >< au bibliothécaire, mais quiconque est au courant des foncs que celui-ci a à remplir conviendra avec nous, que ces lités lui sont plus nécessaires qu'à tout autre. Nous pourrions qu'elles lui sont même plus indispensables que les connais- “es bibliographiques; sans ces connaissances, en effet, un iothécaire peut, malgré tout, être passable, tandis que s'il ne sède pas les qualités dont nous parlons, il lui sera impossible, lépit de sa science, de rendre aucun service.
oici ce que dit Eserr au sujet de l'ordre !, et certainement : les bibliothécaires expérimentés seront de son avis : « Celui n'aime pas l’ordre manque de l'une des qualités les plus ntielles à un bon bibliothécaire et n'est nullement apte à en plir les fonctions, puisque celles-ci exigent précisément que apporte en tout, et jusque dans les détails en apparence les ; insignifiants, la plus grande précision et le plus grand -e ». Et de fait, l'ordre est en quelque sorte le fondement de ‘administration des bibliothèques ; sans ordre, la bibliothèque lus riche, et celle-là encore plus que toute autre, ne pourra ré toute la science des bibliothécaires ni se développer d'une n normale, ni exercer au dehors l'influence que l'on serait en t d'attendre d'elle. A l'amour de l'ordre doit naturellement oindre celui du travail. Les occupations des bibliothécaires ‘ent, même lorsqu'elles sont, ainsi que cela arrive souvent, ‘émement ennuyeuses, une attention soutenue que nulle autre fession ne réclame au même degré. Cet amour du travail aura
1, 1877, p. 74-81; — KR. B. Pooes, « The librarian and his constituents», … vol. XI, 1886, p. 229-232 ; — F. M. CruxDex, « Business methods in iry management »,ibid., vol. XII, 1887, p. 335-338 ; — « Being a librar- », ibid., vol. XV, 1890, p. 201-202, 231-232, 261-265, 294-296, 330-332; [. E. GReex, « Library experts, their rights and duties », ibid., vol. XV, .n° 12, p. 15-18 ; — L. H. Srgixen, « Should uniformity mark the ngement and administration of our public libraries, or should indilits be permitted to assert itself in each »., ibid. vol. XVI, 1891, n° 12, 1-61: —« What is the librarian for », tbid., vol. XVIII, 1893, p. 40-41; . M. Cauxves, « The librarian as administrator », tbid., vol. NIX, pp. 45-47.
Ssiru, L. c., dit à ce propos : « His ( the librarian's) motto should be : ace for every thing and every thing in its place ».
comme conséquence nécessaire une assiduité infatigable qui, s'unissant à une probité professionnelle scrupuleuse, pourra seule donner au bibliothécaire le courage de conduire à bonne fin les travaux les plus insignifiants avec le même soin que ceux de grande importance. Enfin, dans tous les travaux qu'il entreprendra, le bibliothécaire devra toujours faire montre de la plus grande précision, de la plus grande netteté et de la plus grande clarté. Mais pour qu'il satisfasse à toutes ces exigences, il faut qu'il ait véritablement la vocation de son métier; quelque assidu et quelque actif qu'il soit, en effet, ce n'est pas lui, mais les hommes d'étude auxquels il prépare la voie, qui profitent du résultat de ses travaux ! , et, d'autre part, il faut bien avouer que ce n'est pas la considération, encore aujourd'hui généralement modeste qu'on lui accorde, qui peut suffire à le payer de son abnégation. Les réflexions d'Esenr à ce sujet sont toujours justes : « Tandis que certains travaux, dit-il, plus faciles et plus intéressants procurent à ceux qui s’y livrent applaudissements el succès, le bibliothécaire, lui, ne peut trouver la récompense de ses efforts que dans le sentiment élevé, mais intime, d'avoir accompli son devoir. »
La troisième qualité : l'amabilité, est celle qui, au point de vue des relations avec le public, est la plus importante. L'afsbilité, la complaisance, le savoir-vivre, la politesse, le tact, une éducation parfaite, sont incontestablement nécessaires au bibliothécaire pour qu'il puisse, dans la mesure de ses forces, contnbuer à ce que la bibliothèque atteigne son but, c'est-à-dire à ce que les livres qu'elle contient soient largement consultés. En dépit des trésors considérables qu'elle pourrait renfermer et de
l'organisation la plus parfaite, une bibliothèque ne tarderait pes, .
en effet, à se voir abandonnée d'une partie du public si le bibliothécaire ne possédait pas ces qualités précieuses. Ce n'est donc pas trop exiger que de lui demander de se mettre à la dispos
tion des travailleurs et, autant que cela est compatible avec #8 :
1. Hanrwic dit à ce propos ‘Centralblatt f. B., I, 45) : « Le bibtiothé= :
caire est l'homme qui, en raison même de sa profession, est le plus dév aux besoins scientifiques de ses semblables et leur rend les services plus nombreux. »