‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 37 sur 114 · PORT TT · texte numérisé non relu

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autres occupations, de leur prèter son concours et de les assister dans leurs études. Il devra, de même, accueillir avec amabilité les visiteurs ignorants, et, sans faire parade inutilement de son érudition, leur faire connaître les collections de la bibliothèque et leur en révéler les trésors, contribuant ainsi, peut-être, à faire germer en eux l'amour du travail. Tout ce que nous venons de dire montre que, par sa profession même, le bibliothécaire est tenu à de grands sacrifices envers le public : seule l'amabilité Jui permettra de les accepter de bonne grâce et sans ennui; que celle-ci vienne à lui faire défaut, au contraire, il ne tardera pas,

quelque passion qu'il ait pour son métier, à le prendre en aversion |.

1. Des Hovssayes dit : « Le directeur d'une bibliothèque devrait se montrer envers tous les visiteurs plein de prévenance, de politesse et d'amabilité, et le faire avec tant de tact que chacun d'eux püût attribuer à ses propres mérites l'accueil empressé qu'il a reçu. » (D'après une traduction parue dans l'Anzeiger de Perznocnr). De Suiru, c. !. : « The treatment which the stranger, as well as the habitué, receives should be that of a gentleman, and in his turn he will behave like a guest in a gentleman's house. » — De Samuel S. GREEN, Î. ©. : « A librarian should be as unwilling to allow an inquirer to leave the library with his question unanswered as a shop-keeper is to have a customer go out of his store without making a purchase. » — Du nèêxe, ibid. : « Receive investigators with something of the cordiality displayed by an old-time inn-keeper. Hold on to them until they have obtained the information they are seking, and show a persistency in supplying their wants similar to that manifested by a successful clerk in effecting a sale. » — De F. M. CRauxDEx, lc. : « The modern librarian must be a scholar and a gentleman; but, more than that, he must be a good business man. » Cf. aussi les observaüons de Henri BransHAw dans « The president's address at the opening of the 5. annual meeting of the Library Association U. K. Cambridge, Sept. 5, 1882» Transactions and proceedings of the 4. and 5.annual meetings, London, 1884) reproduites dans les Collected papers of Henry Bradshaw, Cambridge, 1889, p. 376-377, et « Impressions of twelve years cataloguing in a great library » par D. Hurrox dans les Transactions and proceedings of the 7. meeting of the Lihrary Association U. K., London, 1890, p. 45-50. Carxoex donne les amusants renseignements suivants sur l’idée que l'on se faisait, naguère, en Amérique, du bibliothécaire : « It is not many years since the popular mind pictured the librarian as an elderlÿ man of severe and scholarly aspect with scanty gray hair, bent form, and head thrust forward from the habit of peering through his spectacles along rows 6f books in search of some coveted volume. He was supposed always

Les qualités dont nous venons de parler sont absolument essentielles, indispensables, et c'est pour cette raison que nous les avons placées en première ligne, mais elles doivent être

to have led a stludious and ascetic life, to have had his boyhood and youth in a previous state of existence, and, since becoming a librarisn, to have lived wholly inthe worid of books, without eny knowledge, thought, or care regarding the worid of men and things. » Mais aujourd'hui, grâce au développement considérable qu'ont pris dans ce peys les bibliothèques publiques libres, le peuple lui-même considère le hibliothécaire de tout autre façon : The typical librarian of our generstios, écrit quelqu'un qui connaît bien les bibliothèques américaines (cité par M. J. CraxpaLz, « Duties of a librarian to its staff », Library Journal, vol. XVI, 1891, p. 105;, is a more active, constant, unselfish, conscientious, enthusiastic worker than his contemporaries of any of the learned professions, the clergy non excepted. He thinks, talks, acts, dreams, lives librery work. Ile gives to the public — from pure public spirit and love of his calling — double and treble the work he is paid for ». — En Amérique, ces bibliothèques publiques exercent une influence aussi considéreble qu'utilk sur les différentes classes populaires, et c'est ce qui fait qu'on assigne, dans ce pays, au bibliothécaire un rôle pédagogique important. « A library, dit Mervil Dewey (Library Journal, vol. 1, p. 6), is a school and the libre rian is in the highest sense a teacher. » Cf. à ce sujet : S. S. Gaanx, Lüraries and schools, New-York, 1883; — Dr uèxuz, « Libraries and schools», Library Journal, vol. XVI, 1891, p. 22-26; — « The librarians », ibid, vol. XV, 1890, p. 338 ; — W’. T. Hannis, « The function of the library and the school of education », ibid., vol. XV, 1890, n° 12, p. 27-33 — E. C. Ricanpsox, « Antediluvian libraries», ibid., p. 40-44; — W. À. Mowar, « The relation of the public library to education », ibid., vol. XVW1, 1981, p. 301-302 ; — E. M. Cos, « The relation of libraries to publie schools», ibid., vol. XVII, 1892, p. 193-194 ;: — H. P. Jauxs, « Libraries in reletiss to schools » : ibid., vol. XVIIL, 1893, p. 213-214.

Les bibliothèques publiques anglaises se proposent un but analogues à celui des bibliothèques publiques américaines et pourraient prenès: comme devise : The library is the people's university. Cf. 3. J. Onis, « The place ofthe free public libraries in popular education», The librerg vol. IL, 1891, p. 401-407 ; — W. E..A. Axox, « The place of libraries it. relation to elementary, secondary and higher education », ibid., vol. 1N93, p. 265-269 ; — F. Turxen, « The place of the public library in to elementary, secondary and higher education : being mainiy an of the work accomplished atthe Wolyerhampton Public Library T College », ibid., vol. VI, 1894, p. 168-176 ; — J. Y. W. Mac-Asswran «. plea for a closer connection between public libraries and ‘er public cational institutions », ibid., p. 207-210,

complétées par certains autres dons. 1l faudra, par , que le bibliothécaire soit doué d'une bonne mémoire ; partagé à ce point de vue, il était obligé, en effet, de en notes les mille détails sur lesquels son attention peut rnellement appelée, il serait, en vérité, « un homme digne >assion ; » Car, en dehors même des fatigucs du métier, il it perpétuellement accablé de soucis. Un jugement sain sendant lui sera en outre d'un grand secours pour se lans la confection du catalogue méthodique et dans le * nouvelles acquisitions; il devra enfin aimer les livres!, jui contribuera à l'attacher à sa bibliothèque, et être juscertain point animé comme le bibliophile de la passion des es; cette dernière ne le poussera pas seulement à concatalogues des bouquinistes, mais l'incitera encore à d'une façon raisonnée les lacunes qui peuvent exister collections 2.

ice que dit à ce propos,et avec juste raison, W. de M.HooPer dans y Journal, vol. XI, 1886, p. 225-228, sous le titre de « The evothe hobby » : « Above all must he (the librarian) have a hobby . While he is not a bibliapole, a book-seller, he must be a book- 4 must study the art; and to do that he must be a bibliophile in for books; a bibliognoste in his knowledge of title-pages, cololitions, etc. ; a bibliopegist in his knowledge of their exterior and forms, their bindings; a bibliographer, learned in the lore of ibjects. All these are necessary to his education as bibliologist ; must use his discretion and avoid the danger of becoming a he, — a hoarder and concealer of his treasures under glass Lin dark places, — a bibliothecal miser, in fact ; or a bibliolatrist, 4 into too great worship of them ; or a bihliomaniac, and coveting session too greatly. »

* terminer, nous rappellerans qu'en ces dernières années on a i déterminer, à l'aide de la statistique, quelle était la durée de la vie des bibliothécaires. Cornelius W'azronp a fait sur ce conférence, à la réunion mensuelle des bibliothécaires anglais, tre de : « On the longevity of librarians » ; elle a été reproduite brary Journal, vol. V, 1880, p. 67-71. Ses conclusions, basées sur ées fournics uniquement par la Grande-Bretagne (il n'en avait our les autres pays) sont rassurantes.

Passons maintenant à l'examen des connaissances que le bibliothécaire doit posséder !.

L'on a émis à ce sujet les idées les plus exagérées : c'est ainsi que de tout temps il y a eu des gens pour prétendre qu’un bon bibliothécaire devait être une véritable encyclopédie. Aujourd'hui il n'existe plus de Pic de La Mirandole, et cela est facile à comprendre, si l'on veut bien réfléchir un instant aux progrès immenses faits de nos jours par la science; lors même, du reste, que l'on pourrait trouver un homme capable d'embrasser ainsi toute l'étendue des connaissances humaines, il ne s'ensuivrait pas le moins du monde qu'il fût, par le fait, apte à remplir les fonctions de bibliothécaire. D'autres, tombant dans l'excès contraire, ont déprisé la profession de bibliothécaire en déclarant que tout homme instruit, mais ne sachant pas se créer une autre occupation, était capable de l'exercer.

Nous n'avons pas besoin de dire que ces deux extrêmes sont aussi loin l'un que l'autre de la vérité.

L'emploi de bibliothécaire n'exige pas seulement une instruction étendue et solide, et qu'il est assez naturel d'attendre de celui qui est préposé à la garde du dépôt où sont conservées les œuvres de la science, mais encore une préparation et des connaissances spéciales qui ne peuvent s'acquérir que par un long séjour et une pratique assiduc dans les bibliothèques. C'est en ce sens que nous pouvons dire que la bibliothèque est la véritable école du bibliothécaire.

Avant tout on est en droit de demander que le bibliothécaire possède des connaissances encyclopédiques suffisantes ? et ail des notions générales de chaque science; il ne s'agit pas pour hs

1. Cf. F. A. Enenr, Die Bildung des Bibliothekars, 2° ed., Leipaig, 183, petit livre dont on a dit avec raison qu'il valait son pesant d'or; P. À. Bus, Vorbereitungsludien für den angehenden Bibliothekar, Wien, 1834; MÈME : Vorschule für bibliolhekarisches Geschäftsieben, München, 1848.

2. Cf. E. C. Ricnanpsox, « Encyclopædia and librarians s, Librerÿ Journal, vol. X, 1885, p. 211-213 ; — Du uâux, « Why librarians know ibid., vol. XI, 1886, p. 205-208. — Tennen dit que le bibliothécaire avoir surtout an indezxing mind, c'est-à-dire un esprit qui, au Heu d'ense gasiner les connaissances, sache plutôt les enregistrer de facon à pourait jouer, au moment voulu, le rôle d'index, de répertoire.

‘e en état d'étonner les visiteurs de la bibliothèque par ndue de son savoir, non plus que d'être capable de discuter tel ou tel spécialiste, tel ou tel point spécial d'une science rminée. Ainsi que le dit Eserr, si l'on exige de lui des ons multiples, c'est afin qu'il s'intéresse également à toutes ranches des connaissances humaines et évite ainsi de se trer partial en formant les collections, et c'est aussi pour ait, sur le sujet, les divisions et les limites de chaque ice et sur les points de contact que les différentes sciences ntre elles, des idées précises qui puissent le guider dans Île ement méthodique des ouvrages. Ces connaissances ency- ‘diques servent en quelque sorte de lien, de trait d'union > Îles connaissances, d'ordre différent, que peut avoir le othécaire. Viennent ensuite les connaissances linguistiques sont également d'une importance capitale. Tous les biblioaires ne peuvent pas avoir naturellement à ce point de vue ‘nie de MezzoraxTi, mais 1l est raisonnable d'exiger d'eux s soient à même de comprendre, d'une façon satisfaisante, ingues étrangères représentées dans chacune de leurs biblioues respectives par le plus grand nombre d'ouvrages. Dans ibliothèques allemandes, par exemple, on exige la connaise des langues classiques, grecque et latine, ainsi que celle rançais, de l'anglais et de l'italien. Toute bibliothèque un importante possède, en effet, un nombre plus ou moins con- ‘able d'ouvrages écrits dans ces différentes langues. Il n'est ‘ment nécessaire cependant que le bibliothécaire ait fait de une de ces langues une étude approfondie et soit en état de arler: il suffit qu'il puisse les comprendre toutes à la lecet, s1l est capable de s'exprimer facilement soit dans l'une dans l'autre, cela n'en vaudra naturellement que mieux. it aux autres langues occidentales, à moins que des circon- “es particulières ne l'exigent, il suffira que le bibliothécaire se se tirer d'embarras à l'aide de la grammaire et du diction- . Les langues orientales ne lui seront pas en général non trés nécessaires, exeeption faite pour l'hébreu, dont il serait qu'il eût quelques notions.

devra, en outre, connaître l'histoire universelle, mais surl'histoire générale et particulière du pays dans lequel se

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trouve l'établissement qu'il dirige, et savoir enfin à fond l'histoire littéraire. Il ne devra pas négliger non plus de se livrer à une étude sérieuse de l'histoire des sciences et de l'histoire de l'art. La connaissance des manuscrits et de la diplomatique lui sera très utile, quant à celle de la bibliographie, elle est ainsi qu'on peut le comprendre absolument capitale. Il est vrai que le bibliothécaire n'aura pas, dans la plupart des cas, l'occasion d'appliquer ses connaissances paléographiques ou bibliographiques dès son entrée en fonctions, mais il est bon qu'il soit déjà initié à ces deux sciences; il ne lui restera plus ainsi qu'à s y perfectionner d'une façon pratique en étudiant avec soin dans la bibliothèque elle-même les manuscrits et les livres. Ainsi que le dit très justement Mozsscu, ce n'est que par un travail constant et une assiduité soutenue que le bibliothécaire arrivera non seulement à connaître pratiquement les livres et à se familiariser avec les multiples branches de la bibliogrephic!, mais encore à acquérir l'habileté et le talent qui lui sont nécessaires pour savoir adapter ses connaissances aux besoins d'une région et d'une bibliothèque déterminées. S'il ne connai pas encore l'histoire de l'imprimerie, il aura l'occasion de l'apprendre dans l'exercice de ses fonctions en même temps qu'il pourra se livrer à une étude plus approfondie de tout c qui se rapporte au livre ct à la reliure. Enfin quelques notions sur l'art de la gravure lui seront extrêmement utiles ; il arrive es effet que dans certaines bibliothèques, c'est le bibliothécaire ler Æ même qui est chargé de la conservation des estampes, et, abstrec- À tion faite de ce cas particulier, il ne faut pas oublier queles gravures constituent la partie, en quelque sorte essentielle, d'un très g nombre d'ouvrages.

Mais la connaissance de toutes ces sciences ne servira bibliothécaire, pour ainsi dire, que de préparation : c'est

1. G. Orrixo, Bibliografia, 2. edizione, Milano, 1892; — C. Dizsionario bibliagrafico, Milano, 1892; — W. T. Rocens, Manuel ef graphy being an introduction to the knowledge of books, li À ment and the art of cataloguing, London, 1890, new ed. 1891 ; — H, R. DER, « À few words on the study of bibliography », Transactions # proceedings of the 7. annual meeling of the L. A. U, K,, Loudoe,

> la science des bibliothèques! , et en particulier de la onomie, qu'il devra se consacrer ; cette science est en véritable domaine, et il est tenu de la connaître à fond ivre avec attention les progrès, en ÿ contribuant dans de ses forces. Un bibliothécaire qui n'aurait pas appro- € Science ne mériterait pas son nom.

minant ce chapitre, nous nous permettrons d'appeler n sur un point que l'on pourrait au premier abord conomme insignifiant et qui a cependant une très réelle ce : nous voulons parler de l'écriture. Une écriture d'une lecture facile est, on peut le dire, indispensable thécaire ?, et, s'il ne la possède pas, il doit faire tous s pour l'acquérir; ce n'est pas, en effet, pour lui seul t, mais pour tout le monde; ce n'est pas seulement pour lui ou pour demain, mais encore pour l'avenir; chacun être à même de le lire facilement : le contraire risqueiuser de graves erreurs ou de fâcheuses méprises.

S II iivers fonctionnaires de la bibliothèque en particulier.

‘enons d'exposer quelles sont les qualités et les connaisie doit posséder un bon bibliothécaire; il nous reste à ques mots du personnel? de la bibliothèque, c'est en

{ppendice III.

A good library hand » : Library Journal, vol. XV, 1890, p. 78. — nonyme du modèle d'écriture donné à cet endroit s'adresse en à ceux qui désirent écrire lisiblement : « Seck to give every istinct a shape that you could easily recognize it if it stood

. Mfcier, « Einige allgemeine Bemerkungen über Bibliothek- : in Bezug auf Personalverwaltung », Serapeum, an. Il, 1841, et Cowezz, Public library staffs, London, 1893. — La liste du des grandes bibliothèques et des bibliothèques universitaires connue annuellement à l’aide de la Minerva. Jahrbhuch der Welt, publié tous les ans depuis 1891-92 par R. KvxuzA et « et qui paraît à Strasbourg; nous avons en outre, en France, des bibliothèques; pour l'Allemagne, consulter « F, Aschericher Universitäts-Kalcnder », dans le Centralhlatt f. B., 1, 60, 154, 275 et sq. ; IT, 1X85, p. 23, 98 et sq. ; IV, 1887, p. 72 et ‘Allemagne et l'Autriche-Hongrie, tbid., VII, 1890, p. 29 et sq. ; e. ibid., IX, 1892, p. 274 et sq,

TOTTA

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apprenant à le connaître que nous arriverons à nous faire une idée exacte et claire de la façon dont marche l'établissement.

Le personnel tout entier dépend d'une autorité supérieure! qui a la haute main sur toutes les bibliothèques et de laquelle émane directement ou indirectement, toutes les lois, décrets, arrêtés, règlements et circulaires relatifs aux bibliothèques ou à leur personnel. C'est de cette autorité que dépendent entre autres les nominations des fonctionnaires ; elle exerce son pouvoir soit par les bureaux qui relèvent d'elle d'une façon immédiate, soit : par des commissions qu'elle nomme de temps à autre. Malheureusement, dans la plupart des cas, ni les bureaux ministériels, ni les commissaires choisis, ne connaissent les besoins réels des bibliothèques, aussi serait-il désirable, dans l'intérêt même d'une bonne organisation, que les instructions données par le pouvoir central ne fussent ni trop détaillées, ni trop restrictives. Le personnel chargé de l'administration y gagnerait de n'avoir plus les mains liées d'une façon aussi étroite, et ke. conservateur en chef, d'autre part, pourrait prendre les mesures qu'il jugerait utiles sans se sentir sous la dépendance d'une tutelle, en général aussi exagérée qu'irritante. Quoi qu'il es soit, le bibliothécaire préposé à la direction de la bibliothèque doit veiller à ce que tous les règlements soient exactement d strictement observés. Ainsi que nous l'avons déjà fait remar quer, ce point est absolument essentiel. Le personnel proprement dit est naturellement plus ou moins nombreux suivant} l'importance plus ou moins grande de la bibliothèque. Dans ls petites bibliothèques, le bibliothécaire peut, à lui seul, remplrstoutes les fonctions administratives, tandis que dans les grands} bibliothèques plusieurs employés sont nécessaires : certains ét

1. Dans les bibliothèques publiques libres des États-Unis, des « Tre Cf. C. Sous, « Trustees of free public libreries », Library J vol. XV, 1890, n° 12, p. 19-22; — J. C. Leanxen, « Library work from trustec's standpoint », ibid., p. 23-24; — S. S. Gaxzx, « The dalié trustees and their relations to librarians», ibid., p. 24-27 ; — H. M. 1 « Government, constitution, by-laws, and trustees », ibid., vol. 1893, p. 225-223 ; — R. R. Bowxer, « The trustees’' relation to the Hi ibid. vol. XVIIL, 1893, p. 227.

lissements exigent même un personnel très nombreux. Touteis l'on peut dire que, d'une façon générale, les bibliothèques ossèdent un personnel qui ne correspond ni à leur importance, i à la quantité de travail que leur organisation réclame. Cette tuation présente les plus graves inconvénients, et lorsqu'elle » prolonge, elle ne va pas sans causer des préjudices sérieux. n comparaison, notamment, avec les grandes bibliothèques de Amérique du Nord, nos bibliothèques européennes ont un ersonnel par trop restreint !.

Le personnel se divise généralement en deux classes : d'une art, les employés supérieurs : bibliothécaires et sous-bibliothé-

1. E. Reyer, « Amerikanische Bibliotheken » (Centralblatt f. B., II, 186, p. 121-129), déclare à ce propos qu'il est absolument nécessaire d'augenter le personnel de nos bibliothèques, en leur accordant des crédits en supérieurs à ceux dont elles disposent actuellement. « La majeure irtie de nos grandes bibliothèques :la Bibliothèque Nationale, par exemple", t-il, ont deux ou trois employés par 100.000 volumes, tandis que, pour le ème nombre de volumes, l'Astor Library de New-York et le British useum de Londres en ont dix, chiffre qui est encore dépassé d'un tiers à sston. La disproportion est par trop grande.Nos bibliothécaires ont déjà fort faire pour tenir la bibliothèque en ordre : aussi ne peuvent-ils, malgré ute leur bonne volonté,suflire au travail que la fréquentation de l'établisment leur impose. »

* Voici ce que dit M. L. Derisce au sujet de l’insuflisance du personnel : la Bibliothèque Nationale: « Le crédit annuel du personnel, fixé en 1869 353.000 francs, s'élève aujourd'hui à 436.000 francs seulement. Si l'on ifaique de cette dernière somme les dépenses répondant à des services ai n'existaient pas en 1869 (ouvertures de galeries d'exposition, surveilnce de nuit, etc.), on trouvera que le crédit affecté au personnel de la ibliothèque a été à peine augmenté d'un sixième depuis 20 ans, alors que travail s'est augmenté dans des proportions infiniment plus élevées. Le »mbre des lecteurs, qui était de 81.000 en 1869, a été de 165.790 cn 1890, est-à-dire qu'il a plus que doublé. De mème, le nombre des communicaons, qui était de 229.000 en 1869, s'est élevé à 192.000 en 1890, etc. Notre rsonnel est donc absolument iusuflisant pour accomplir d'une façon con- ‘nable la tâche qui lui est actuellement imposée. Il le serait encore bien ivantage s'il était question d'introduire des réformes dont l'utilité est sanimement reconnue et qu'exigent les conditions dans lesquelles s'exétent aujourd'hui les travaux littéraires et scientifiques. » Notes sur le fpartement des Imprimés de la Bibliothèque Nationale ‘septembre 1891; w L. Dæziscs, Paris, Champion, 1891, *

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