‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 48 sur 114 · V.Cousin, Tom. I, Il. Paris · texte numérisé non relu

V.Cousin, Tom. I, Il. Paris

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Tableau 1V. Modèle de catalogue alphabétique en volumes.

s font des recherches se placent à un point de vue purement alphabétique et que ce mélange de formes ne manquerait pas de les induire très fréquemment enerreur. C'est pour cette raison également que lorsqu'on a affaire à des noms latinisés ou traduits dans suc langue étrangère, on les classe malgré tout sous leur forme >riginale. Font exception à cette règle les noms pour lesquels la ‘orme sous laquelle ils ont été traduits est devenue la plus fréguemment adoptée.

Lorsque la traduction a altéré le nom d'un auteur d'une façon sensible, 1! faut faire un renvoi de la forme traduite à la forme >nginale. Pour les noms des classiques grecs, c'est la forme æatne qui doit être adoptée, et pour les noms des écrivains ætins la forme sous laquelle ils nous sont parvenus; quant aux Oms des auteurs orientaux on les classe sous la forme acceptée rénéralement. Pour les écrivains du moyen âge, comme il arrive Ourent que le nom de famille manque ou est remplacé par un aa bstantif indiquant le lieu d'origine, on les catalogue sous leurs koms de baptème.

Certains noms allemands très portés tels que Franke, Hof- Paann, Schmidt, Schultz, Schwartz s'écrivent d'un si grand Ombre de façons, ont une orthographe si incertaine qu'il le vient parfois extrêmement difficile de les retrouver au cata- Bgue alphabétique et de se procurer rapidement et sûrement #& ouvrages auxquels ils correspondent. Bien plus, lorsqu'il &git d'un ouvrage ancien, ces noms sont fréquemment latinisés . al arrive alors qu'on ne peut, même avec l'aide des répertoires tbliographiques, les restituer sous leur forme originale, et

der par exemple si Schwartius doit se traduire par Schwarz & Schwartz, Schwarze ou Schwartze. Cette forme, originale

du reste, est souvent elle-même très variable chez les aut anciens; elle change d'un ouvrage à l'autre ct il n'est pas : lorsqu'un ouvrage a eu plusieurs éditions, de trouver le d'auteur orthographié chaque fois d'une façon différente, ce complique encore considérablement le travail de classer Ajoutons à cela que la plupart du temps ces noms sont en plus ou moins altérés sur les bulletins de demande remis pa lecteurs, et il en résulte que pour trouver tel ouvrage dem: l'employé chargé des recherches scra obligé de procéder tâätonnements et de perdre un temps infini à parcourir tou titres rangés par exemple sous les noms de Franck, Fran Frank, Franke, Franckius, Francus, etc., etc.

En raison des inconvénients que nous venons d'énumért dans un but pratique, il serait bon, pour les noms cités plus et quelques autres analogues, d'adopter une forme orthc phique unique. Cette forme pourrait être soit celle qui se sente la première dans l'ordre alphabétique, soit celle qu employée le plus communément, et il suffirait alors d'y renv toutes les autres. Cette mesure qui constitue une excepti toutes les règles ordinaires a été reconnue comme excellente tout où elle a été mise en pratique, mais son application exi plus grande prudence, et il faudrait bien se garder par exe d'apporter une modification quelconque à des noms d'au différents qui, à l'oreille, semblent se confondre, mais qui, a chacun leur orthographe propre et certaine, doivent pour ! raison même être classés séparément.

D'une façon générale, il n'est pas tenu compte des surnc les noms composés, tant allemands que français, se mettent nairement au premier nom qui est presque toujours le employé, tandis que les noms composés anglais se calalog au second, le premier n'ayant été souvent adopté que F honorer la mémoire d'un ami de la famille, d'un bienfaiteur, ( et jouant en quelque sorte le rôle d'un nom de baptême.

Il arrive parfois qu'un écrivain fait paraître ses œuvres:

1. Cf. E. E. Cuankr. « Women in litcrature at the fair, from the # point of a librarian and a cataloguer », Library Journal, vol. XIX. p. 47-49.

‘ux noms absolument dissemblables: dans ce cas, il faut choisir mme mot d'ordre le dernier nom qu'il a employé et faire un nvoi pour le premier. Certains bibliographes, il est vrai, ont nseillé de prendre le premier nom lorsqu'on avait affaire à un iteur vivant, sous prétexte que celui-ci pouvait, par la suite, lopter un troisième nom; mais cette méthode serait une cause rmanente de complications : chaque fois qu'on aurait à catagucr l'ouvrage d'un écrivain rentrant dans la catégorie dont vus nous occupons, il faudrait en effet s'assurer d'abord s'il est vant ou mort: puis on serait obligé d'avoir, dans chaque blinthèque, une liste des auteurs vivants qu'il serait nécessaire * contrôler de temps à autre, afin de pouvoir, en cas de décès de in d'eux, reporter au second nom toutes les fiches cataloguées ovisoirement au premier. Él est si rare du reste qu'un écrivain ‘enne un troisième nom que nous pouvons sans crainte nous spenser d'envisager plus longuement cette éventualité. 2° Le nom indiqué sur le titre de l'ouvrage n'est pas le vrai, A it qu'on ait affaire à un nom supposé ou pseudonyme, B soit ail s'agisse d'un nom traduit, c'est-à-dire d'une métonomasie. A. Nom supposé ou pseudonyme. — Dans ce cas, on peut, lorsa'on arrive à découvrir le vrai nom, procéder de deux manières ou en accepter le faux nom comme mot d'ordre et mettre à la te le vrai nom entre crochets carrés en faisant une carte de nvoi pour ce dernier, ou bien adopter la méthode contraire, est-à-dire prendre comme mot d'ordre le vrai nom, mettre à la te le faux entre crochets carrés, et renvoyer alors du nom 1pposé au nom véritable.

C'est cette dernière manière de faire qui a été en général suivie, t avec raison selon nous, parce qu'elle est plus conforme à ce rand principe qui veut que tous les ouvrages d'un même auteur “ent autant que possible réunis sous son vrai nom, qu'ils aient aru sous Ce Vrai nom, sous un nom supposé ou même sous le Dile de l'anonymat. Certains bibliographes, il est vrai, ont pré- Mdu qu'il valait mieux accepter les pseudonymes tels quels et 8 prendre toujours comme mots d'ordre. Comme il arrive très “uvent, disent-ils, que dans l'impossibilité où l'on se trouve de Sütuer le vrai nom, on est obligé de cataloguer les ouvrages us le nom supposé, il est préférable, par mesure d'unité et

pour éviter une certaine disparate, de faire de cette obligation | occasionnelle la règle générale. Mais pour être logique, il faudrait alors cataloguer également tous les anonymes d’après les mots d'ordre des titres, au lieu de chercher, à l'aide des répertoires bibliographiques !, à en trouver les auteurs, puisque très sovvent, ainsi que pour les pseudonymes, il est à peu près impot sible de découvrir les véritables noms des écrivains; or, en agisant ainsi, on irait directement contre le but que doit se proposer tout catalogue alphabétique et qui est précisément de chercher à réunir sous le nom de chaque auteur tous les ouvrages qui ki appartiennent. Le mieux, par conséquent, est de restituer le vrai ].

1. Voici quels sont les principaux répertoires bibliographiques auxquels on peut avoir recours :

J. M. Quérann, Les supercheries litiéraires dévoildes, % éd., par G. Bar xer et P. Jaxxer, t. [-III, Paris, 1869-70: G.: Bronxr, Dictionnaire é# ouvrages anonymes; suivi des supercheries littéraires. dévailées. Sep À plément à la dernière édition, Paris, 1892; A. A. Barman, Dictionnain des ouvrages anonymes, 3° éd., t. I-IV, Paris, 1872-79.

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G. M{erzu], Dizionario di opere anonime e ‘pseudonime ‘di a Là italiani o,come che sia aventi relasione all f'talia,t. 1-1ÏI, Miléno, 1: 5 G. Passaxo, Disionario di opere anonime 6 pséudvnime, Ancone. {

E. Rocco, Anonimi e pseudonimi italiani. Supplemento .al Melsi-e:al I sano, Napoli, 1888. .

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1, atomes, à:

nom chaque fois qu'on est en mesure de le faire et bien que dans certains cas les plus patientes recherches n'aboutissent à aucun résultat. Toutefois, pour les écrivains qui ont fait paraître tous leurs ouvrages sous le même pseudonyme, on peut à son choix adopter la première ou la seconde des règles indiquées plus baut: par contre, s'il s'agissait d'un écrivain ayant publié ses ouvrages tantôt sous son vrai nom, tantôt sous un pseudonyme, il faudrait, dans tous les cas où l'on aurait affaire au nom supposé, restituer le vrai nom, de crainte que les deux noms enregistrés au catalogue ne puissent faire croire à une double personnalité, ce qu'il faut éviter à tout prix.

On a fait encore au système que nous défendons une seconde objection. Il oblige, a-t-on dit, à apporter de fréquentes correclions au catalogue, soit qu'on veuille, à la suite de recherches nouvelles, reporter au nom véritable des titres catalogués précédemment sous un pseudonyme, soit au contraire qu'il s'agisse de remettre sous le nom supposé un ouvrage attribué par erreur à tel ou tel écrivain. L'autre système, ont ajouté nos adversaires, présente du moins ce grand avantage qu'il rend tous ces changements et transcriptions absolument inutiles puisque tout se réduit à de simples réclames d'un nom à l'autre, du nom véritable au pseudonyme ou vice versa. Nous devons avouer que si l'on envisage particulièrement le catalogue alphabétique en volumes, cette objection a une certaine valeur bien que les corrections ne puissent pas être très fréquentes lorsqu'on se donne la peine, dès le début, d'apporter aux recherches bibliographiques les soins et l'attention nécessaires; mais elle n'a par contre aucune valeur en ce qui concerne le catalogue sur cartes, puisqu'il suffit alors, quand une crreur se présente, de faire une carte nouvelle ct d'annuler l'ancienne carte reconnue défectueuse.

B. Nom traduit ou métonomasie. — Il faut bien se garder de confondre les noms traduits avec les pseudonymes, car, à la différence de ces derniers, ils ont été généralement adoptés d'une façon si unanime par le monde savant, que l'on a fini par oublier peu à peu les noms véritables dont ils sont la traduction : c'est ce qui est arrivé par exemple pour les noms de MELAxcuTHoNx, mgnifiant SCHWARZERD, NEANDER, NEUMANN ; AGRicOLA, Bauen, etc. Il serait par conséquent absurde et contraire à tous les usages

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de cataloguer les ouvrages de MELAxcHTHoN sous le nom inconnu de ScnwarzEerp; chaque fois que l'on a affaire à un cas de ce genre, il faut prendre le nom traduit comme mot d'ordre en renvoyant du nom véritable à la traduction !.

3° Le titre de l'ouvrage ne porte que les initialeg du nom de l'auteur.

La première chose à faire est alors de chercher au moyen des bibliographies à restituer le nom dans son entier; lorsqu'on r , parvient, on inscrit entre crochets carrés, à la suite des initiales. : la partie du nom qu'on a découverte. Toutes les recherches sonlelles restées vaines ? il y a deux moyens de cataloguer les livres. Le premier consiste à prendre une des initiales comme mol d'ordre; mais laquelle choisir ? Les avis sont partagés à ce sujet. En règle générale, on donne la préférence à la dernière, sous prétexte qu'elle doit, d'après les plus grandes probabilités, être l'initiale du nom patronymique, et l'on y renvoie toutes les autres. C'est là, 1l faut en convenir, une manière de faire absolument arbitraire, car, très souvent, la dernière initiale peut correspondre par exemple à un titre honorifique quelconque. Certains bibliographes ont, pour cette raison, conseillé de choisir la première initiale, mais on aurait ainsi encore moins de chances de tomber juste, car dans la plupart des cas, cette initiale se rapporte au nom de baptème. Quoi qu'il en soit, cette méthode pré sente un caractère d'incertitude regrettable; aussi a-t-on propos de la laisser de côté ct de considérer tous les ouvrages dont nous nous occupons comme de véritables anonymes. Il ne resterail plus alors qu'à les cataloguer comme tels en suivant Îles règles que nous indiquerons plus loin et en faisant pour chaque initiale les réclames nécessaires. Pratiquement, ce système a de grands avantages, car il est bien rare qu'on retienne les initiales sous ler quelles a paru tel ou tel ouvrage et qu'on les cherche au caislogue alphabétique : l'expérience de tous les jours, en effet, nous montre que le public assimile absolument les ouvrages de ©

1. Certaines bibliothèques ne se conforment pas à cette règle. « Ls Bibliothèque nationale de Paris, par ex., porte toujours l'auteur à st nom véritable, MecaAxcHTON à ScHwWanzsno, ctc. ». Cf Grande Encgclept die, Art. Bibliographie, par E. D. Cnaxv. Tome VI, p. 599 à 641.

enre aux véritables anonymes. Dans tous les cas, si l'on adopte e premier système et qu'on catalogue l'ouvrage sous l’une ou ‘autre des initiales, il ne faudra pas négliger d'y renvoyer le mot Jrincipal du titre, celui qui eût été considéré comme mot d'ordre »n supposant qu'on se fût décidé à classer le livre parmi les ano- 1vmes.

4° Le titre de l'ouvrage porte deux ou plusieurs noms d'aueurs.

Il faut d'abord commencer par examiner si l'ouvrage forme un out homogène, ou bien s'il est composé d’une série de travaux ‘unis ensemble en raison de leurs affinités communes, mais qui en sont pas moins indépendants les uns des autres.

Dans ce dernier cas, l'ouvrage est généralement considéré ‘omme anonyme et classé comme tel. On pourrait, il est vrai, e cataloguer sous le nom de l'éditeur : mais ainsi que nous ‘avons déjà fait observer, ce nom ne doit jouer aucun rôle dans e classement alphabétique ; il vaut donc beaucoup mieux, nous e répétons, ranger l'ouvrage en question parmi les anonymes, juitte à faire pour chaque nom propre une carte de renvoi au not d'ordre choisi.

Si, au contraire, le livre qu'on a devant les yeux constitue un Juvrage d'ensemble composé en commun par plusieurs écrivains, >n prend comme nom d'auteur le premier de ceux qui sont mprimés sur le titre et l'on y renvoie tous les autres.

Lorsqu'il s'agit d'un ouvrage commencé par un seul écrivain, nais continué par un ou plusieurs autres, le mieux est de le ‘ataloguer sous le nom du premier auteur en faisant des cartes le renvoi aux noms de ceux qui ont terminé le travail. De nême une édition nouvelle d'un ouvrage ancien, revu, annoté et ublié par un érudit quelconque, se classe toujours au nom de ‘auteur véritable. Toutefois, lorsque cette édition nouvelle a été omplètement transformée, lorsque la forme et le fond ont subi les modifications tellement profondes (modifications générale- Rent signalées dans le titre) que l'on a pour ainsi dire affaire à un uvrage entièrement nouveau, 1} faut alors cataloguer l'ouvrage Ous le nom de l'auteur de cette seconde rédaction et faire une arte de renvoi au nom du premier écrivain.

Examinons maintenant de quelle façon on doit procéder lorsque Gnatsss. — Manuel de Bibliothéconomie, 16

le nom de l'auteur n'est pas indiqué sur le titre du livre, c'est-à dire lorsqu'on se trouve en présence d'un ouvrage anonyme Et d'abord faut-il considérer un livre comme anonyme quand le nom de l'auteur se trouve imprimé soit dans la dédicace, soit dans la préface, soit dans un endroit quelconque du texte, soit à la fin ? ‘Beaucoup de bibliographes ne le pensent pas et ils ont jusqu'à un certain point raison; mais pour éviter toute confusion, nous commenccrons par établir ici, et d'une façon très nette, la différence qui sépare une bibliographie purement scientifique d'un catalogue rédigé dans un but pratique.

Plaçons-nous au point de vue du bibliographe et prenons comme exemple le bibliothécaire occupé à la confection du catslogue. En général il a devant lui le livre qu'il s'agit de classer: le nom de l'auteur se trouve-t-il soit dans la dédicace, soit dass la préface, il n'a alors nul besoin de le chercher dans les répertoires bibliographiques, et peut à bon droit, dans la plupart des cas, ne considérer comme véritables anonymés que les ouvrage dans lesquels le noi de l’auteur n'est mentionné nulle part.

Mais le travailleur qui consulte le catalogue n'est pas dans ls; même situation que le bibliothécaire: il cherche le livre au bei de l'avoir entre les mains et, dans ces conditions, il ne peut savoif si le nom de l'auteur se trouve indiqué autre pait:que sar le tit à son point de vue, par conséquent, il vaudrait mieux que l' vrage fût classé parmi les anonymes, et c'est là un -desidereis dont le bibliothécaire est obligé de tenir compte. Bien loin à restreindre la signification du mot anonyme, il devra donc à prendre au contraire dans son acception la plus large; et mès lorsque ses recherches lui auront permis de restituer le vrai nf de l'auteur et de cataloguer l'ouvrage sous ce nom, il sera bi néanmoins qu'il fasse une carte de renvoi au mot d'ordre qe! aurait choisi dans le titre, pour être mis en vedette, si le non: l'auteur lui fût resté inconnu. sb A

Les publications périodiques, les documents oide, n'ont pas d'auteur au sens propre du mot, et se vlassènt, ec les ouvrages anonymes, d'après leur mot d'ordre. 1. 4

Reste à savoir quel est le mot qu'on doit: eboisér-coœme 4 d'ordre, pour arriver à cataloguer d'une ? eçour normale

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