‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 49 sur 114 · VAE · texte numérisé non relu

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ivres sans noms d'auteurs que WHraATLey appelait « les parias le la littérature » ‘.

Certains ont conseillé de prendre comme mot d'ordre celui qui st le mieux caractérisé pour représenter la totalité du titre, le not typique : mais on se verrait ainsi entraîné à dépasser les imites du catalogue alphabétique, sans compter que dans beauoup de cas on se trouverait dans l'impossibilité de trouver un not réunissant les conditions voulues. Examinons par exemple le itre suivant : Études d'histoire, de littérature et d'art, titre fort imple en comparaison de certains autres infiniment plus complijués ; quel serait le mot que l'on pourrait de préférence choisir our représenter le titre complet ? Celui, dira-t-on, qui indique e plus clairement, le plus nettement quel est le sujet traité dans ‘ouvrage; mais ces éfudes ont pour objet l'histoire, la littéraare et l'art, c'est-à-dire trois sujets absolument distincts et qui 1e peuvent être évidemment représentés par un seul mot. Il n'y urait qu'un moyen de résoudre la difficulté, ce serait de cataoguer l'ouvrage sous chacun des trois mots : histoire, littérature t art, pris successivement comme mots d'ordre; mais que l'on éfléchisse à la confusion qui en résulterait surtout lorsqu'on turait affaire à des titres embrassant un nombre de sujets encore lus considérable! 11 n'est pas besoin d'une longue démonstraion pour prouver qu'une pareille méthode occasionnerait une rte de temps véritablement énorme aussi est-ce à peine si on ut la considérer comme rentrant dans le domaine du possible.

Mais le catalogue alphabétique exige-t-il réellement, soit en aison de sa nature, soit en raison du but qu'il se propose, que e mot d'ordre soit toujours, comme on a voulu le prétendre,

1. Sur la manière de cataloguer les anonymes, cf. entre autres : « Zur nordnung von Titeln anonymer Schriften in alphabetischen Katalogen »- .nzeiger de Perzuorvr, 1861.n° 410 ; Henry B. Wuearzey, « On the alphaetical arrangement of the titles of anonymous books », Library Journal, OÙ, 11. 1838, p. 186-187 ; Albert Romer Frey, « The cataloguing of anonym- Us and pseudonymous literature, Library Journal, vol. XII, 1887, p. 192- D£: Kevssen, Centralblati, Il, p. 15-16; Mecxrexnuro, Centralblatt, II, - 369-3x2 {il conseille de choisir comme mot d'ordre celui qui a la signifition la plus étendue)? Dziarzxo, Instruction..…, etc., p. 15-22; Curren, &rées, etc., $ 52 et suiv. (2° éd., $ 68 et suiv.).

le représentant adéquat du titre ? En aucune façon. A quoi en effet servir le catalogue alphabétique ? Uniquement à se re compte le plus rapidement possible si tel ou tel livre déter se trouve à la bibliothèque; or une telle recherche suppose demment que le titre du livre est déjà au moins en partie cc En choisissant comme mot d'ordre, à l'exclusion de tout a celui qui indique le mieux quel est le sujet traité dans l'ouv on arriverait promptement à confondre le catalogue alphabé des noms d'auteurs avec le catalogue alphabétique des mat: bien qu'ils diffèrent l'un de l'autre du tout au tout. Le cata alphabétique des matières a en effet pour but de présenter l'ordre alphabétique les principaux sujets traités dans Îles rents ouvrages ; or si le catalogue alphabétique propremer devait rendre le même service, il ne resterait plus qu'à le f dans le catalogue alphabétique des matières et à classer toi livres, qu'ils soient anonymes ou non, d'après le mot d'ordre quant le sujet traité, en faisant abstraction complète des d'auteurs. On tomberait ainsi dans la plus grave erreur, car les bibliographes sont d'accord pour reconnaître que lors r qu'il existe déjà un catalogue alphabétique des matières, le logue alphabétique des noms d'auteurs n'en est pas moins i pensable et doit dans tous les cas conserver son individi propre. — Quelle est donc la règle qu'il faut suivre dans le des mots d'ordre pour le classement des anonymes ? La voici doit loujours prendre comme mot d'ordre le premier subs! nominatif du titre ou le mot qui en tient lieu.

Cette règle n'est soumise qu'à deux exceptions, au sujet quelles nous sommes pleinement d'accord avec Dziarzxo, Ke: et les autres bibliographes. Première exception : lorsqu'o trouve en présence de deux substantifs au nominatif juxta] l'un à l'autre et dont le premier sert à préciser le sens du se c'est le second qu'il faut choisir comme mot d'ordre. Deux exception : si le premier substantif désigne les parties, édi ou réimpressions de l'ouvrage, si c'est un des mots suivi livre, volume, appendice, supplément, etc., on doit pre comme mot d'ordre le complément de ce substantif.

Dans tous les autres cas, il faut s'en tenir à la règle éno plus haut, même — et ici nous sommes en désaccord

Iz1ATZKo — lorsque le premier substantif est un mot très comun et parfois un peu vague comme Mémoire, Traité, etc. rendre dans le reste du titre un mot d'ordre plus précis, ainsi ue le conseille Dzrarzko, serait s'exposer à être très souvent bligé de donner gain de cause à ceux qui veulent que le mot ‘ordre personnifie en quelque sorte le sujet indiqué dans le titre.

N'y a-t-il aucun substantif au nominatif, on en prend un au cas blique, et s'il y en a plusieurs on choisit, comme le dit très bien EYSSER, le substantif le plus indépendant, celui qui, en quelque rte, régit les autres; dans tous les autres cas, c'est le premier at du titre qui joue le rôle de mot d'ordre, à condition, bien itendu, que ce ne soit pas un article.

Parmi les érudits qui se sont occupés de bibliothéconomie, uelques-uns, et en première ligne Currer, ont conseillé d'adopter ujours ce premier mot comme mot d'ordre!, et c'est ce qui a lé fait dans bon nombre de bibliothèques; toutefois, comme ce remier mot est très fréquemment insignifiant, il vaut mieux, rovons-nous, ne le prendre que lorsqu'on se trouve dans l'imwssibilité de faire autrement.

L'objection la plus ordinaire faite par nos adversaires à la règle ue nous préconisons est qu'il est plus facile de retenir un mot ésumant le sens général du titre que le premier substantif de ce tre 4, et ils insistent sur ce point qui est en effet d'une grande nportance, puisque, lorsqu'on a oublié le mot d'ordre, il devient res difficile de retrouver au catalogue l'ouvrage dont on a besoin. \ cela on peut tout d'abord répondre que si la mémoire conserve

1. Voici de quelle façon Crrrerx s'exprime à ce sujet : « Make a firstvord entry for all anonymous works, except anonymous biographies, vhich are to be entered under the name of the subject of the life. »

2. Mecxt.exstaa s'est fait le champion de cette opinion, dans son article u Centralblatt signalé plus haut. HsacraLix, dans son étude déjà citée, onweille de ne jamais prendre, comme mot d'ordre d'un ouvrage anonyme, m substantif abstrait, mais toujours un substantif concret, c'est-à-dire le not du titre qui indique de la façon la plus spéciale le sujet à l'étude luquel l'ouvrage est consacré. Un {railé anonyme sur les maladies du erreau devrait ainsi être classé au mot cerveau, mais cette manière de wocéder offrirait mille inconvénients et serait une cause perpétuelle l'inconséquences et d'hésitations, sans compter qu'en agissant ainsi on mpiélerait sur le domaine du catalogue méthodique.

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plus facilement une idée qu'un mot, ce qui n'est pas douteux, elle n'en oublie pas moins le mot qui sert à exprimer celle idée tout aussi bien qu'elle aurait oublié le premier mot venu: on doit en outre remarquer que le catalogue alphabétique n'est pas fait pour qu'on puisse y rechercher les livres dont on ne connaît que vaguement le titre quand on ne l'a pas oublié tout à fait: danses cas, en effet, et pourvu qu'on se souvienne du sujeb de Mouvrage que l'on désire, il sera Loujours possible de le retrouver au alias logue méthodique. En résumé, lorsqu'on veut chercher un livre au catalogue alphabétique, il faut au moins connaître d'une façon positive les données principales du titre de ce livres faute de quoi on ne pourra s'en prendre qu'à soi-même si la peiné que l'on s'est donnée n'aboutit qu'à un résullat négatif. Ces remarques générales u fois failes, nous présen encore quelques observalio nm ves aux variantes def de certains mots, par exemple: ri ge el Beytrâge en istoria, hisloria et storia en italien, coutumes, costumes, tumes en français, ete. ; il est bon ou pour mieux dire nécessaire d'adopter pour chacun de ces mots une orthographe wmil celle qui est la plus répandue et plus généralement acceptée” ce serait en effet un non-sens d fer que chaque se souvint des particularités orthi raphiques les plus fiantes des titres qu'il désire trouver. Pour la même raison, tains livres, formant des groupes] nilement homogènes, classés ensemble, bien que ne po il pas exaclement be titre: tous les missels, par exemple, :ront réunissous in Missale, bien que les uns soient intitulés Missale etles Ordo Missalis ; de même les éditions multiples de La Farc Pathelin seront loutes rangées sous la rubrique ; Pathelin, Certains mots composés étrangers, tels que lesmots all Franziskanerorden, Assekuranzgesellschaft, peuvent 4 ainsi que nous venons de le faire, en un seul mol, ou en deux mots Franziskaner-Orden, Assekural Comme on ne peut exiger que le lecteur se rappelle si, dans le titre qu'il a eu sous les yeux, ces mots étaient graphiés d'après la première où d'après la seconde Meme” mieux est de les laisser Loujours rém is ensemble 4 au catalogue d'après les initiales du pr

leur composition, par conséquent dans le cas présent à Franziskaner et à Assekuranz. Supposons que l'on veuille suivre le procédé contraire, c'est-à-dire réduire chaque mot composé en ses éléments, nous classerions alors les deux expressions ci-dessus à Orden et à Gesellschaft; mais on voit à quels résultats abouürait une pareille méthode : à séparer parfois l'un de l'autre deux termes que l'usage a réunis au point qu'ils n'en forment plus qu'un seul, et l'on ne saurait bientôt plus quelles limites assigner à cette décomposition factice des mots.

Il nous reste maintenant à étudier les règles suivant lesquelles doit se faire le classement alphabétique des noms d'auteurs ou des mots d'ordre choisis pour représenter les titres. C'est là une source de discussions infinies, et le nombre des cas douteux qui peuvent se présenter est tellement considérable qu'il nous serait impossible de les examiner tous, même superficicilement, sans donner à ce chapitre une étendue démesurée et sans risquer de nous perdre dans des détails par trop minutieux. Il sera donc suffisant, croyons-nous, de passer en revue les cas principaux et de montrer comment il faut procéder pour chacun d'eux si l'on veut que le catalogue alphabétique rende de véritables services aux travailleurs.

Et d'abord quelques observations relatives à la valeur de cer- Eaines lettres. Les voyelles infléchies ä, 6, ü ne doivent pas être æssimilées aux voyelles fondamentales à, o, u dont elles dérivent : Aôhler et Kohler, par exemple, sont deux noms parfaitement différents et qu'il faut se garder de confondre! ; de même l'u et le æ, qui dans les anciens ouvrages sont constamment pris l'un pour “autre, ne doivent pas cependant être mélangés ? ; l'/s ou /z et l'ss Font équivalents ; les catalogues allemands considèrent également “omme tels le 7 et li, qui au contraire sont distincts en français. our les lettres étrangères à notre alphabet, on admet que ln srec correspond à notre é, 95 à ou, elc.; & danois —a, 8—6),etc;

1. La distinction que nous établissons ici entre ä, 6, d et a, o, u est de Egle dans les bibliothèques allemandes. Par contre, un assez grand nombre æ bibliographies allemandes, entre autres celles de Heixaus, Hixricns, LAISER, etc., ne l'admettent pas.

2. C'est ainsi qu'il faut cataloguer le mot rerum, par exemple, à la lettre - mème sil est écrit uerum.

le hollandais 1} ne répond pas à l'y comme beaucoup le pens la forme irlandaise abrégée M° compte toujours pour Mac, e

Lorsque plusieurs auteurs portent le même nom, on les cl d'après leurs noms de baptème. Si les prénoms sont égaler les mêmes, on peut régler l'ordre de succession des noms d'après l'année de la naissance de chaque écrivain, soit d'a le nom de la ville dans laquelle il est né, ou bien ajouter au de chaque autcur une qualification permettant de l'identifier titre honorifique par exemple, ou bien enfin indiquer le d de parenté qui existe entre les auteurs portant le même n Dumas (Alexandre) pére, Dumas (Alexandre) fils.

Dans les bibliothèques où l’ordre méthodique a été ad pour le placement des livres sur les rayons, on peut très classer, d’après leurs cotes, au catalogue alphabétique les c rents ouvrages d'un même auteur ou les cartes d'ouvrages nymes portant le même mot d'ordre‘. Cette méthode, r« mandée par le D" O. Harrwi1G, a été appliquée par lui à la bi thèque de Halle; elle facilite les recherches à ceux qui sontf liarisés avec les catalogues, puisqu'elle leur présente les ouvr classés au catalogue alphabétique d'après les mêmes princ qu’au catalogue systématique ; mais elle exige, répétons-le, q soit parfaitement au courant des divisions méthodiques d bibliothèque, divisions que le bibliothécaire doit, dans ce plus que dans tout autre, s'efforcer de mettre à la portée de t Celui qui les ignore ne peut en effet tirer aucun profit 4 méthode en question; bien au contraire, il éprouvera alors, de difficultés à retrouver sous certains mots tels qu'Arisi Journal, etc., les ouvrages dont il a besoin que si l'on adopté pour les classer la manière de faire ordinaire. Bien qu pirée par des considérations pratiques;' cette méthode const du reste une dérogation au principe strictement alphabétiqu doit être naturellement interdite aux bibliothèques qui ne: pas organisées méthodiquement. Quelles sont donc, dans ces nières bibliothèques, les règles à suivre? Il faut tout d'ab classer sous le nom de chaque écrivain les œuvres complètes d il est l'auteur. Pour ce classement on peut adopter l'ordre al}

1. Cf. H{anrwic!, dans le Centralblatt, IIT, 1886, p. 294, n° 4.

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bétique des titres, ou l'ordre chronologique en se basant alors sur la date de publication de chaque ouvrage : ces deux façons de procéder ont leurs partisans; les œuvres détachées viennent ensuite; quant aux éditions ou traductions des classiques anciens, on peut les ranger alphabétiquement, d'après les noms de l'éditeur ou du traducteur. Se trouve-t-on en présence d'ouvrages anonymes catalogués sous le même mot d'ordre, c'est d’après la partie du titre de chaque ouvrage qui suit le mot d'ordre en question que s'établit l'ordre alphabétique de classement.

Certains mots sont communs à plusieurs langues : le mot Journal par exemple; dans ce cas et en supposant que l'on ait plusieurs ouvrages en différentes langues à classer sous le même mot, il faudrait d'abord commencer par les distribuer en sections distinctes correspondant aux langues représentées, puis ensuite ordonner alphabétiquement chaque section d’après les règles énoncées plus haut. Dans le catalogue en volumes, une division de ce genre est parfaitement claire : il suffit en effet de l'accompagner d'une notice explicative; mais comment faire pour qu'elle ne prête à aucune confusion dans le catalogue sur fiches ? Le mieux, croyons-nous, est de faire précéder les cartes des ouvrages en question d'une carte spéciale indiquant le mode de classement qui a été adopté.

Il arrive assez fréquemment qu'on se trouve en présence d'ouvrages anonymes dans lesquels le premier substantif du titre, celui qui doit servir de mot d'ordre, est un nom de personne. Exemples : « Schiller oder Scenen und Charakterzüge aus seinem späteren Leben » Stendal 1805. Schiller, étant le pre- #mier substantif, doit jouer le rôle de mot d'ordre; mais dans ce Cas, lorsqu'on aura à classer la carte au catalogue alphabétique, A1 faudra avoir bien soin de la placer .avant les cartes portant œomme en-tête le nom de Friedrich von Schiller considéré Comme auteur. De même, dans l'ouvrage suivant : « Der lus- &age Bädeker » Bd. 1-6. Stuttgart (Schwabacher) 1888-90, €'est Bädeker qui jouera le rôle de mot d'ordre et la carte tie l'ouvrage en question devra précéder toutes les autres Cartes portant comme nom d'auteur le nom de Bädeker. E orsqu'un nom d'auteur est commun à plusieurs écrivains, Sn adopte pour l'ordre de succession des cartes les règles

suivantes : on met en tèle les cartes ne portant que le nom patronymique; puis à la suite, celles ou Île nom patron ymique est accompagné des initiales des prénoms et enfin, en troisième rang, les cartes, et ce sont les plus nombreuses, sur lesquelles sont indiqués en toutes lettres le nom et les prénoms, soit que ces derniers aient élé trouvés par le cartographe sur le titre même de l'ouvrage, soit que des recherches bibliographiques les lui aient fait découvrir. Ex. :

1° Friedrich. Die Jesuiten von Breslau. Berlin, 1852.

2° Friedrich, W. Blüten kindlicher Liebe. 5. Aufl., Berlin,

3° Friedrich, Wilhelm. l’eber Lessings Lehre von der Seelerwanderung. Leipzig, 1890.

Il est de la plus haute importance que tous les ouvrages de même auteur se trouvent réunis ensemble au catalogue alpbsbétique, mais pour y arriver, on éprouve souvent de grandes difficultés. La façon dont certains écrivains indiquent leurs pré noms est entre autres pour les bibliothécaires une source per manente d'erreurs. Tel écrivain, par exemple, négligera dans us ouvrage de faire connaître ses prénoms ou du moins ne les donnera que sous une forme abrégée ; sur le titre d'un second ouvrage, son nom se trouvera accompagné du prénom qu'on lai donne d'habitude; tandis qu'un troisième ouvrage portera im més tous ses prénoms. À celle cause de confusion s'en a) encore une autre, celle qui provient dans les ouvrages tradui de la forme nouvelle donnée par le traducteur aux prénoms l'auteur : Jasper traduit en français par Gaspard, Ralph Rodolphe, Dionigi ou Dionystus par Denis, Gennaro ou Jan rius par Janvier, etc. Certains prénoms, noms ou mots commu peuvent s'écrire en allemand soit avec un k, soit avec un c : À thilde et Chlotilde, Kato et Cato, Kupido et Capido, Konzerte Concert, etc. : afin de ne laisser place à aucune incertitude, mieux sera toujours de se conformer aux nouvelles règles graphiques adoptées depuis peu en Allemagne, et qui mandent dans tous les cas douteux de se servir du k. sur le Utre d'un ouvrage publié en latin par un écrivain on trouve les prénoms de cel écrivain latinisés, il faut les au catalogue sous leur forme originale. Il arrive encore pari

que dans l'impossibilité où l'on est de restituer le véritable nom d'un auteur on catalogue l'ouvrage sous son prénom; la carte portant ce prénom comme mat d'ordre se placera alors avant les cartes où ce même prénom jouera le rôle de nom patronymique : c'est ainsi, par exemple, qu'un ouvrage classé sous les prénoms de Gautrer ou Simon devra précéder au catalogue les ouvrages de Théophile Gautier ou de Jules Simon, (Gautier el Simon étant dans ces deux derniers cas pris comme noms de famille. Quant aux noms des écrivains du moyen âge, il faudra les relever sous la forme que ces noms affectent dans la languc maternelle des auteurs, mais en employant l'orthographe actuellement usitée ; les noms de l'antiquité pourront toutefois être relevés sous les formes françaises consacrées dans notre pays par un usage constant : Jérôme (Saint), au lieu de Hieronymus (Sanctus), Jore : Paul, au lieu de Giovio (Paolo), etc. Si plusieurs auteurs ont le même nom et le même prénom, il faut, nous l'avons déjà dit, ajouter une qualification qui permette de les identifier et Lenir comple de cette qualification pour le classement alphabé- Eique. Les indications du lieu de naissance ou de profession ; pour les souverains, la désignation des pays qu'ils ont gouvernés, ætc., sont autant de moyens de distinguer les homonymes.

En présentant les observations qui précèdent, nous sommes »Bartis de cette idée que le catalogue alphabétique de la bibliohèque formait un tout homogène et n'était pas, comme cela s'est kéjà vu, divisé en deux séries parallèles, l'une comprenant seuæment les noms d'auteurs et l’autre les œuvres anonymes. Cette Bavision, du reste, est, selon nous, parfaitement inutile, car elle à ‘a d'autre résultat que de rendre le travail des emplayés chargés le compulser le catalogue plus pénible et plus long.

Sous quelle forme rédiger le catalogue alphabétique ? On peut, ©mme pour les catalogues précédents, se servir de volumes sur Bsquels on copie les titres portés sur les cartes, ou bien se con- &nter de réunir les cartes ensemble et les classer ensuite alpha- Ætiquement pour en former le catalogue sur fiches. Certains #ands établissements disposant d'un personnel nombreux et de &ssources importantes possèdent ces deux genres de catalogue phabétique : mais la plupart des bibliothèques, dans l'impossi- Mité où elles sont de s'offrir un pareil luxe, doivent faire un

choix entre les deux. Quel est donc le plus avantageux? C d'eux a ses avantages et ses inconvénients. Le catalog volumes présente, ainsi qu'on l’a fait remarquer, une £g sécurité. Üne carte peut facilement se perdre, ou, ce quir presque au même, être mal intercalée, tandis qu'une fois ir dans le catalogue en volumes, les titres des ouvrages sont gistrés d'une manière définitive et ne peuvent être perdit autre avantage du catalogue en volumes est de facilit recherches en les rendant plus rapides. Avec le catalogu fiches, lorsqu'on a affaire à un auteur qui a beaucoup écrit, série d'homonymes, ou à des collections d'ouvrages cl sous le même mot d'ordre, on se trouve quelquefois obl feuilleter péniblement plusieurs douzaines de cartes av: trouver l'ouvrage qu'on cherche, tandis qu'avec un catalo, volumes, il suffit de jeter un rapide coup d'œil sur deux ot pages pour savoir si l'ouvrage dont on a besoin existe ou la bibliothèque. Le catalogue en volumes peut donc, di: nombreux cas, être considéré comme offrant plus de com: que le catalogue sur fiches ; maïs ce dernier a pour lui un tage précieux : la mobilité des cartes qui le composent, m qui permet, comme nous l'avons vu, de les classer tour. alphabétiquement, chronologiquement, ou de toute autre au lieu d’être obligé de s’en tenir à tel ou tel ordre déte: Grâce à cette mobilité, on peut également apporter à la s sion des titres toutes les transformations ou corrections saires, et ce avec la plus grande facilité, puisqu'il suffit de ger de place quelques fiches en en modifiant les numéros d' tandis que, pour atteindre le même résultat avec un cat: alphabétique en volumes, on se verrait obligé de transcrire: veau tousles titres, c'est-à-dire de se livrer à un travail aus: que fastidieux. Une autre supériorité du catalogue sur fiche: qu'il est toujours possible d'y intercaler des cartes de : chaque fois que le besoin s’en fait sentir, quitte ensuite à le primer lorsqu'elles sont devenues inutiles, tandis que, di catalogue en volumes, on ne doit faire, en raison du peu de dont on dispose, que les renvois absolument indispensables. façon générale, du reste, le développement continu du cat sur fiches présente beaucoup moins de difficultés que ce

catalogue en volumes. Le catalogue sur fiches, en effet, est doué d'un pouvoir extensible, pour ainsi dire indéfini ; le nombre de cartes à intercaler dans tel ou tel endroit n'est pas limité, et, en admettant même qu'à la suite d'un don, d'un legs ou de toute autre circonstance imprévue, une des parties de la bibliothèque s’accrût subitement dans des proportions considérables, il serait toujours très facile de tenir le catalogue au courant de cette nouvelle acquisition ; avec le catalogue en volumes, au contraire, on se verrait dans ce cas obligé de recopier non seulement des pages, mais des sections entières et parfois même de procéder à la refonte de plusieurs volumes. Le catalogue sur fiches se prête en outre très facilement aux corrections, chaque carte pouvant être séparément modifiée ou complétée ; enfin, il est beaucoup moins fragile et se détériore bien moins vite que le catalogue en volumes, puisqu'il suffit pour le conserver en bon état de remplacer les cartes abimées ou salies par des cartes nouvelles. Quelques observations maintenant au sujet de la rédaction du catalogue alphabétique en volumes {Tabl. IV), et disons tout d'abord qu'il ne faut pas se croire tenu de copier intégralement le ütre complet de chaque ouvrage : les titres trop longs peuvent parfaitement, comme dans les autres catalogues en volumes dont nous avons parlé, être transcrits sous une forme abrégée ; quant à l'intervalle qu il convient de laisser entre les noms des différents auteurs, il doit être, cela va de soi, suffisamment considérable pour que l'on puisse sans difficulté aucune y intercaler plus tard les noms des nouveaux auteurs qui entreront à la bibliothèque; enfin l'espace réservé à l'inscription des ouvrages de œhaque écrivain ne doit pas être lui-même trop parcimonieusement mesuré. Néanmoins et en dépit de toutes les précautions, £l arrive loujours un moment où certaiges pages sont tellement æncombrées qu'il est devenu impossible d'y inscrire un seul nom mouveau, pour parer à cet inconvénient, quelques bibliothèques Ont suivi l'exemple donné par la bibliothèque universitaire de Grattingue ! et réservé à chaque auteur un feuillet entier du cata-

1. Cf. I. Orsreneey, a Die Reorganisation der Universitäts-Bibliothek Eu Gôttingen », dans l'Anseiger de Pzrzhozvr, 1875, n° 871, p. 373-375

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