III
De la mise en place et du numérotage des livres
Lorsque l'on a achevé la transcription sur cartes des titres de is les ouvrages el terminé la rédaction des différents catalogues, aut, sans plus tarder, s'occuper de la mise en place des livres.
Il faut que l’on puixse se fier de la façon la plus complète à un cataie imprimé : aussi doit-on apporter à sa publication l'exactitude la plus ipuleuse.— « If you are troubled », dit le célèbre bibliographe Henry vexx « Indexes to periodicals », Library Journal, I, 1877, p. 359-363) ith the pride of accuracy, and wish it completely taken out of you, it a catalogue.»
Souvent, du reste, el particulièrement dans les bibliothèque peu importantes, où le classement se fait progressiveme: section par section, les opérations de cataloguage et de mi place sont en quelque sorte simultanées. Mais comment p les livres ? C'est là une question qui, en dépit de sa simpl apparente, ne laisse pas que de présenter certaines difficult. la preuve en est qu'aujourd'hui encore les bibliothécaire sont nullement d'accord entre eux sur la solution qu'il con de lui donner, et que toutes les méthodes proposées jusqu'ic trouvé des adhérents non seulement pour les défendre au] de vue théorique, mais encore pour les appliquer expérimen ment.
Tout le monde connaît le fameux aphorisme de Kar: « Qu'un livre soit placé ici ou là, cela n'a aucune importan Partant de ce principe, un grand nombre de bibliothéconom tant anciens que modernes ont proclamé que la seule chose on devait se préoccuper était de faire de bons catalogues mettant de trouver facilement et rapidement les livres qt bibliothèque possède et indiquant avec exactitude la cote assi, à chaque ouvrage.
Certes, ce n'est pas nous qui nierons l'importance des c logues! Ils rendent d'autant plus de services qu'ils sont plus] faits et plus commodes à consulter, et cela quelle que si méthode que l’on adopte pour la mise en place des livres: ma nous sera bien permis cependant de nous demander avec Es pourquoi, alors que l'on adopte pour le classement des galeries tableaux, des collections de monnaies ou d'histoire naturelle ordre rationnel, on refuse aux bibliothèques la même faveur, * le fallacieux prétexte que les livres étant classés méthodiques dans le catalogue systématique, il n'y a aucun inconvénient à mettre sans ordre sur les rayons. L'ordre n'est-il donc nécemt que dans les catalogues”? Personne n'oserait le soutenir. En” lité, lorsque le bibliothécaire a terminé la rédaction de ses @ logues, il n'a accompli que la moitié de sa tâche. Lesbrt en tant que livres, demandent, au même titre que les catalogt à être classés dans un ordre logique, clair et facile à compresé Mais quel est cet ordre, et sur quel princine est-il basé ?
Il serait tout à fait absurde, par e: , ‘vouloir classer
res chronologiquement, géographiquement ou d'après le nom des iteurs qui les ont publiés ! Ainsi que l'a fait remarquer Dewey, | original pourrait alors tout aussi bien avoir l'idée de les ranr d'après la couleur ou la matière de leur reliure ou mème iprès leur prix ou leur valeur. Nous n'avons pas naturellent à discuter ici de pareilles méthodes, si peu scientifiques, ou ur mieux dire si puériles, qu'il suffit de les signaler pour en re Justice.
\ première vue, le système le plus simple pour la mise en ice des livres est celui qui consiste à les ranger sur les rayons uns à la suite des autres dans leur ordre d'entrée. De cette son, l'on évite toute interruption dans la série des cotes, et l'on 1 jamais besoin d'exposants. En outre, quelle que soit la rapidité accroissement de la bibliothèque, on ne se trouve pas obligé de insposer ou de changer les numéros; enfin, le registre d'entréeventaire lient lieu de catalogue topographique, ce qui simplifie travail d'autant, ct l'intercalation des acquisitions nouvelles milieu des autres livres se fait de la façon la plus simple du onde.
Ce sont là des avantages séduisants sans doute, mais qui ne ‘uvent malheureusement compenser les graves inconvénients ie présente le système en question. Sans même insister sur ce it que le numérolage continu aboutirait promptement dans les andes bibliothèques à des chiffres fantastiques {ce qui, entre renthèses, rendrait difficile la recherche des livres et pourrait mner lieu aux plus grossières erreurs dans la transcription des tes:, il faut bien reconnaître que le classement par ordre d'en- ‘ena absolument rien de méthodique. N'y a-t-il même pas elque ironie à employer les mots d'ordre et de classement ur désigner une semblable manière de faire! Quel ordre que ‘UI qui consiste à mettre au hasard, sur les ravons, à côté des vrages parus d'hier de vieux traités achetés chez les anti- Rires! Quel classement que celui qui permet de mélanger semble théolosie, jurisprudence, médecine, sciences naturelles, toire. et de les confondre dans un pèle-mèle sans nom avec la Josophie, la philologie et toutes les autres sciences, au point 1] devienne impossible, aussi bien aux employés qu'aux travailrs, de trouver un livre quelconque sans avoir continuellement
296 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIR
recours au catalogue! Une bibliothèque dans laquelle les ont élé mis en place d'après leur ordre d'entrée est donc. a le dire, un véritable chaos : le visiteur n'y voit qu'un am: fus d'éléments hétérogènes, et c'est avec raison que Dr: compare à un livre dont toutes les phrases auraient été imp sur des feuilles séparées que l'on aurait ensuite reliées au | n résumé, la mise en place par ordre d'entrée va direc contre le but que doit se proposer tout classement ratiai qui est de rendre la recherche des livres si facile que l'on: jusqu'à un certain point, se passer de consulter les catal n'a-t-elle pas, en effet, comme résultat immédiat de fa divers emplovés de la bibliothèque de véritables esclaves d logue ? Sans le catalogue, impossible de se reconnaître au des magasins transformés en un véritable dédale; c'est à ! faut avoir recours chaque fois qu'un travailleur vient der un livre, el que l’on envisage un instant combien ces rect multiples représentent au bout de l'année de temps inuti perdu !
Un certain nombre de bibliothécaires, convaincus comm que la méthode que nous venons d'examiner était antis fique ct radicalement défectueuse, ont adopté pour la n place des livres de leurs bibliothèques l'ordre alphabétiq: système présente exactement les mêmes avantages que | logue alphabétique lui-même; tous les ouvrages d’un mèm vain étant réunis ensemble, il devient très facile de trou: livre quelconque, à condition, bien entendu, qu'on en con l'auteur. D'autre part on peut, sans inconvénient aucun, : ser de catalogue topographique proprement dit, puis catalogue alphabétique lui-même en tient lieu. Rien n'em] rait méme de remplacer le catalogue alphabétique détail une simple liste alphabétique et de se servir des cartes su quelles on a transcrit intégralement les titres des ouvrage: en former un catalogue méthodique sur fiches, à moins qu'a: préféré le rédiger sous forme de volumes. — Le placeme livres dans l'ordre alphabétique est-il donc recommant Nous répondrons sans hésiter que non. Il a comme le sy précédent un inconvénient capital qui est de ne tenir compte du sujet des ouvrages, et le semblant de classemen
ente est purement superficiel, puisqu il laisse épars, sur tous avous de la bibliothèque, des ouvrages qui devraient, en raile leurs aflinités, se trouver réunis. Ce serait donc, croyons- , une très grave erreur d'appliquer à des collections tant soit importantes et surtout à des collections d'ouvrages scientis le placement par ordre alphabétique ; mais, par contre,nous anaissons qu'il peut rendre d'utiles services aux petites biblioues qui, soit pour des raisons financières, soit parce qu'elles lhisposent pas du personnel voulu, ne se trouvent pas en ire de posséder un catalogue méthodique.
v aenfin une troisième méthode pour la mise en place des s et, à l'inverse des deux autres, cette dernière se rattache tement au système de classement adopté pour le catalogue odique, établissant une concordance aussi parfaite que ble entre la place occupée par les ouvrages sur les rayons Ile qui leur a été assignée au catalogue. Cette méthode n'est seulement la plus naturelle, mais aussi la plus logique, et tous les cas la plus utile; elle est un auxiliaire précieux mémoire et contribue ainsi pour une large part à rendre ainistration de la bibliothèque plus facile et plus féconde ui permettant d'obtenir des résultats qu'elle ne pourrait ndre à l'aide de la classification purement théorique des ogues, Grâce au placement systématique, plus de désordre » confusion, tous les livres consacrés à l'étude d'une même ce sont réunis ensemble, et lorsque l'on désire consulter ace, dans les magasins, les ouvrages que la bibliothèque de sur un sujet quelconque, il suflit d'en trouver un (ce qui pas bien difficile, si l'on a eu soin d'étudier, au préalable, talogue méthodique adopté) pour avoir immédiatement sous ain tous ceux dans lesquels la question à laquelle on s'inse a été traitée. En délinitive, le système que nous précoici n'est que l'application pratique du catalogue méthoe; les livres y gagnent d'être placés dans un ordre précis, nsemble des collections constitue par le fait un tout harmoe, distribué selon des principes scientifiques rigoureux, c'este suivant un plan uniforme dans lequel chaque science présentée par une seclion spéciale et possède pour ainsi dire blinthèque particulière.
tte méthode, déjà recommandée par Nauné, a donné lieu,
298 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE | tant dans le passé que de nos jours, à de vives et de multiples critiques. On a tout d'abord fait remarquer qu'on ne pouvait l'appliquer sans qu'il en résultât une perte de place considérable. Il faut en elfet prévoir les accroissements futurs, réserver à la suite de chacune des divisions méthodiques un espace suffisant pour l’intercalation des acquisitions ultérieures, et l'on voit, a-t-on dit, où cela peut conduire lorsque le système méthodique qu'il s'agit d'appliquer esl un tant soit peu détaillé. La mise en place par ordre alphabétique présente du reste le même inconvénient puisqu'elle oblige à laisser de nombreux espaces libres, non seule ment entre les différentes lettres, mais encore entre les noms commençant par la même lettre, lorsque ceux-ci sont fréquenment portés et communs à plusieurs écrivains.
N'a-t-on pas cependant exagéré l'inconvénient que nos venons de signaler. Qu'il ait présenté dans le passé un réel carsctère de gravité, c'est indéniable ; mais en est-il de même aujour d'hui que l'on est arrivé (grâce à l'application dans la plupart des constructions nouvelles du « système à magasins », grâce ausa à l'adoption pour ainsi dire générale des rayons mobiles en remphcement des ravons fixes et à la substitution dans le classemesl des livres du format apparent au format réel) à tirer complète lement parti de tout l'espace disponible et à pouvoir sans dif culté aucune changer de place les collections? Quant à nous, ne ne le pensons pas, et nous estimons que dans les condition actuelles le reproche de gaspiHage de place que l'on fait au} ment méthodique n'est pas sérieusement fondé. Le serait-il, # reste, que nous n'en persisterions pas moins dans notre n de voir! car, en définitive, nous ne pensons pas nous moni trop exigeant en demandant que l'on accorde aux biblioll ce qu'onn'a jamais songé à refuser aux musées ou aux é ments analogues, c'est-à-dire la place suflisante pour y convenablement les collections.
1] v a encore une autre objection que l'on fait assez fréc ment à la méthode systématique. Elle oblige, dit-on, à € très souvent les livres de place, et à modifier par conséquent { temps à autre le classement de chaque groupe, ce qui ex pour la mémoire une cause perpétuelle de confrisian. Cette cbijfi lion n'est vraiment pas sérieuse. Si l'on « pris , dès le dé
ne pas trop serrer les livres les uns contre les autres, mais que n ait au contraire laissé entre eux l'espace voulu pour pouvoir ntercaler un nombre de volumes assez considérable, on ne se rra pas de si tôt obligé de déplacer, pour quelques acquisitions uvelles, des rayons entiers. Nous ne voulons pas aflirmer du te que l'éventualité en question ne puisse se présenter, mais n v serail aussi bien exposé avec le système alphabétique. On us fera observer, il est vrai, que dans ce dernier système et en son même du classement alphabétique des ouvrages, l'incontient qui en résulterait ne serait pas sensible ; mais nous ferons narquer à notre tour qu'il suflit, pour mettre à ce point de vue svstème méthodique sur pied d'égalité avec le système alphaique, d'indiquer, à l'aide d'une étiquette placée sur chaque ier, à quelle section du catalogue se rapportent les livres qui trouvent réunis. De cette façon, ainsi que le remarque avec son CUTTER, la mémoire ne peut plus en quelque sorte s'attar, si l'on peut s'exprimer ainsi, à un endroit quelconque de la liothèque, à un certain nombre de rayons déterminés, et les quettes en question deviennent son seul guide au milieu des 'érentes classes dont elle se rappelle bien vite, du reste, l'emcement respectif.
Jeux svstèmes ont été proposés pour le placement des livres : is le premier, que nous appellerons « système fixe », chaque re porte l'indication du rayon sur lequel il a été placé et avec uel il fait pour ainsi dire corps, tandis que dans le second sysne ou « système mobile », les livres sont indépendants des rons et peuvent être déplacés à volonté. — De nos jours, on a andonné à peu près complètement le système fixe pour le sysne mobile. Le système fixe, employé surtout dans les biblio- ‘ques américaines, présente en effet les plus graves inconvénts. Dès que les rayons, au début à moitié vides, sont au com- 4, nous dit Curter, les diflicultés commencent. Comme chaque lon ne dispose que d'un nombre de rayons limité, on se trouve ntôt contraint de mettre double rangée de livres sur chaque "on — mais après? Îl arrive fatalement un moment où tout ipace disponible étant occupé, on se voit acculé à l'inéluctable ‘essité de déplacerles livres ct obligé, par conséquent, de chansur chacun d'eux, aussi bien que sur les catalogues, les indi-
cations de ravons devenues fausses par le fait de la tra mation subie, travail qui, même abstraction faite du temps la peine qu'il coûte, est la cause de nombreuses erreurs: afin de remédier à cet inconvénient, certaines bibliothèque elles préféré scinder en deux les classes trop nombreuses et niser pour chacune d'elles, dans les lncaux vacants qu'elle sédaient encore, une seconde division reproduisant la cl cation de la section principale. C'était là, on en conviend remède pire que le mal, et de fait, il en est résulté une st: sections parallèles, source perpétuelle de confusion et de méf On a alors proposé un troisième moyen qui consiste à laisse le début, des vides dans le‘ numératage des rayons, à saut exemple de 3 à 5, de 7 à 10, etc.. de façon à pouvair e utiliser les numéros non employés pour l'intercalation di veaux ravons. Au « Harvard College », cette disposition adoplée partout, l'on a même prévu, dans ce but, la con tinn d'annexes spéciales, avec raison du reste, car la prin objection que l'on peut faire à ce procédé est précis d'exiger une place considérable. Mais que de complication tiles' et combien le svstème mobile est plus simple ! Les r sont-ils pleins? il suflit de repousser un peu les livres, au | d'empiéter un peu sur la place réservée à la classe voisine. e est de nouveau en ordre! |
La mise en place systématique et mobile est donc, cro nous, le meilleur des systèmes pour le classement des livre les rayons !. En vain nous objectera-t-on qu'il oblige asse quemment à avancer ou à reculer les livres et les expose. conséquent, à être facilement détériorés, étant donné que «à vail de remaniement est fait par des employés subalternes. . répondrons qu'un bon garçon n'abimera pas plus les livn faisant cette opération, qu'il ne les abîme lorsqu'il les chaque jour pour le service de la salle de lecture. Quant à | des livres dans chacune des classes, il sera strictement conf à celui adopté pour le catalogue méthodique, par conséq sénéralement chronologique, mais parfois aussi alphabétique résumé, le placement des livres ne sera en quelque sorte q
pratique du catalogue méthodique qu'il reproduira aussi ns ses détails que dans ses grandes lignes. Malgré tout, et un fait regrettable, il ne peut y avoir entre eux concorbsolue. Rien ne serait plus facile que d'établir cette cone. si tous les livres étaient du même format et si l'on pas à tenir compte, pour leur mise en place, de particupéciales, inhérentes à quelques-uns d'entre eux (rareté prix élevé de l'autre.., etc...). Il suffirait alors de dispoivres sur les rayons en suivant exactement l'ordre adopté classement des fiches de dépouillement destinées à la on du catalogue méthodique. Ce travail pourrait se faire idement, grâce aux numéros provisoires portés tout à la * les livres et sur les cartes: en outre, toutes les cartes ce moment, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut, de leurs cotes définitives, 1l serait très facile, par la même 1, de transcrire ces cotes directement sur les ouvrages. reusement, les dimensions essentiellement variables des d'une part, et d'autre part l'obligation dans laquelle on se le séparer de l'ensemble des collections les ouvrages d'une particulière, sont un insurmontable obstacle à l'harmonie qui devrait régner entre le rangement des volumes sur ns el le classement du catalogue méthodique. On a bien le procéder à la mise en place des livres, sans tenir compte différence de format !, mais c'était là une tentative confatalement à l'insuccès, car, sans insister sur les mille nients que présenterait une pareille méthode, il suffit de r un instant à la perte de place véritablement insensée occasionnerait pour se convaincre qu'il serait absolument ble de l'appliquer d'une façon suivie. Que l'on songe, en il faudrait donner comme hauteur minima à tous les ‘ans exception une hauteur suffisante pour qu'on puisse y »s plus grands in-folios! On s'est donc vu obligé de cher-
Bibliothèque impériale et royale de Vienne, nous dit EnrrT, Laxwait mis ce système en pratique et placé tous les livres sur les ans tenir aucun compte de leur différence de format; mais -sseur, Daniel von NEsser, professant à ce sujet des idées absoluosées, fit modifier le placement et rétablir la division par format.
cher, pour le rangement deslivres, un autre procédé. et voici quel est celui qui, après expérience, a été reconnu le meilleur : on commence tout d'abord par séparer du reste des collectians tous les ouvrages qui, en raison de leur valeur ou de leur rareté, demandent à être classés à part, ainsi que les livres d'un format trop considérable pour qu'il soit possible de les placer sur les rayons, puis on groupe tous les autres volumes suivant leur taille, en trois classes, correspondant : la première aux in-f°, la seconde aux in-4°, ct la ‘troisième aux in-8°, in-12. etc., et l'on rang ensuite dans chaque casier les livres de ces trois séries parallèles sur Îles rayons qui leur sont réservés, en suivant (dans la mesure du moins où le permettent les divisions par format que nou venons d'indiquer) l'ordre du catalogue méthodique, sans y rien changer, et surtout en s'abstenant de substitutions arbitraires dans le genre de celle qui consiste à remplacer le classement chronologique par le classement alphabétique, sous prétexte que ce dernier offre plus de commodité.
Les trois classes de formatsquenous venons d'indiquer sont-elles suffisantes? Nous le crayons, et ce serait à notre avis une erreur que de vouloirséparer des in-8 les in-12 et les formats plus petits pour en faire une quatrième classe. Cette dernière division, es clfet, rendrait à peu près impossible la concordance relative qe le groupement en trois formats permet encore d'obtenir entre k rangement des livres et le catalogue méthodique. Quant à l'écenomie de place qui en résulterait, elle serait à peu près iongs fiante. Si l'on en arrivait, du reste, à prétendre que toute df: férence entre les formats justifie la création d'une classe spéciak, on pourrait tout aussi bien soutenir qu'il faut sépare in-{° raisin des in-f° jésus, ou les in-8& carré des in-8° œw lier. En réalité, il importe fort peu que des livres de différents. soient mélangés ensemble, et il n'y aurait aucun incssvénient, par exemple, à placer un grand in-8 à côté des in# où un grand in-f° avec les in-f°, car, au point de vue de la #3 en place des livres sur les rayons, le format réel n'a, asian nous l'avons dit, aucune importance. « Ce dont il faul compte pour le rangement des volumes, dit M. V. Moerer, €! plutôt de la différence de faille que de la différence de formé car il s'agit uniquement d'utiliser le mieux p: } la place
ispose, en groupant sur les mêmes rayons les volumes qui xactement ou à peu de chose près la même hauteur. » — du reste là une question que nous avons déjà traitée en parlus haut et sur laquelle il est inutile que nous insistions iement". On pourra donc adopter pour le petit format ntimètres comme hauteur maxima et 35 centimètres pour le ‘n format; puis, afin de prévenir toute confusion et toute r, on indiquera sur chaque livre, aussi bien que sur Îles S qui Île représentent au catalogue, la série à laquelle :il rüent. Certains bibliographes ont proposé de remplacer les classes de format dont nous venons de parler par deux séries entionnelles, comprenant : la première, tous les livres avant s de 29 centimètres de haut; la seconde, tous ceux ayant de 45 centimètres, en mettant à part Îles in-f° de dimensions tionnelles qui dépassent 45 centimètres ?. Mais en général, reconnu que l'on perdait moins de place avec le système des classes, qui est du reste aujourd'hui le plus universellement ove.
spéralion de la mise en place des livres se fait ordinairement mmençant par les rayons inférieurs de chaque casier, c'este que les premiers in-f° se mettent sur le rayon le plus bas de qui sont réservés aux in-f°, les premiers in-4° sur le rayon le bas de ceux qui sont réservés aux in-{£°, etc... C'est du reste je habitude el non une règle. Rien n'empècherait, par iple, de commencer le rangement des volumes par les rayons haut : 11 semble même que ce serait plus logique puisque hisons de haut en bas. Par contre, on doit toujours placer vres dans la même direction, c'est-à-dire en allant de gauche
Uf. encore à ce sujel: STAENDER, « Das Einheitsmaass für die Raumhnung », Centralblall f. Bauveriwaltung, Bd. XIE, 1899, p. 150-158 ; GinenT, « Die Fassungskraft des Magazins der Greifswalder Lniverbibliothek », Centralblatt [. B.. IX, 1892, p. 417-335; — E. STEFFENx. Üeber den Einfluss [est bestimmter Grüssenklassen der Bücher Haumansnülzung in Bibliotheken: Kiel, 1K92 (Centralblatl [. B., 48, —- Evaann und Wosrr, « Raumausnützung in Magazinbiblions, Centralblatt f. HR. X, 1895, p. 270-271.
FE EF. NV. ZaNGEMEISTER à appliqué cette division à la bibliothèque ‘rsitaire de Heidelberg.
PE
304 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE à droite (fig. 66), parce que c'est précisément dans ce sens qu nous sommes accoutumés à lire. On a, il est vrai, proposé, sous prétexte qu'il en résullerait une notable économie de temps, d'adopter, pour la mise en place des livres, la méthode serpentante, qui consiste, ainsi que le montre la figure 67 à ranger les volumes du premier ravon, de gauche à droite; ceux du second: de droite à gauche; ceux du troisième, de gauche à droite, etc... : mais c'est là une manière de faire qui doit être absolument interdite, car ce perpétuel changement de direction serait fatalemen,
Fig. 66. -— Placement des livres Fig. 67. — Placement des livres suivant la méthode normale. suivant la méthode serpes-
tante.
pour les garçons chargés de remettre sur les rayons les ouvrages communiqués au public, une cause d'erreurs journalières. Inutile d'ajouter qu'il faut commencer en même temps le ment des trois séries de format ct s'abstenir, dans tous les cas, mettre en place les in-fe ou les in-8° avant les in-4°, que classe de format doit former un tout homogène et suivi, que k trois formats doivent être autant que possible groupés enfin que les différentes sections scientifiques doivent ärei quées par des étiquettes. Ainsi que le dit Srerrexuaces !, ce
1. Cf. E. STEFFENHAGEN, Ueber Normalhôhen, etc., p. 4-5; — ou Die neue Aufslellung der Universitäts-Bibliothek su Kiel: Kiol, 1063
es vérités évidentes et sur lesquelles il est inutile d'inr..
1 doit aussi veiller soigneusement, si l'on ne veut pas uver plus tard de difficultés pour l'intercalation des acquisi- ; nouvelles, à ce que les volumes ne soient pas trop serrés. us les points de vue, c'est là, du reste, une mesure excel- *, car, outre qu'elle prévient tout frottement nuisible entre eliures, elle permet à l'air, si nécessaire à la conservation des s, de circuler librement, et facilite, par le fait même, le serdes garçons chargés de prendre et de remettre sur les ns les ouvrages demandés, en leur évitant les difficultés es que présente cette opération, en apparence très simple, ; les bibliothèques où les livres sont pressés les uns contre utres d'une façon exagérée. Ce mode de placement présente efois un léger inconvénient : les vides réservés aux ouvrages entreront par la suite étant forcément assez nombreux, cer- « volumes se trouvent momentanément isolés et risquent, i, de perdre leur aplomb et de s'affaisser sur le côté. Afin de naintenir dans leur position normale, on comblait auparavant les vides à l'aide de planchettes en bois dont les dimen-
Fig. 68. Modèles d'appui-livres.
15 et la forme correspondaient, en général, à celles des umes; mais, de nos jours, on leur a substitué, et avec rai- . les appuilivres fig. 68) en métal, qui joignent au mé ile re très pratiques celui d'être fort bon marché. — Üne fois les es mis en place, il faut coller, à la partie supérieure de chaque er et, si possible, sur des plaques de fer blanc disposées, ad . des étiquettes indiquant la section à laquelle appartiennent ouvrages qui s'y trouvent classés.
Gnarsrz — Manuel de HRibliothécnnomie. 20
Quelle règle suivre enfin pour les livres d'un format exceptionnel, tels que les grands atlas, les albums de planches, etc. ? Il faut, si la disposition des lieux s'y prête, s'eflorcer de rapprocher les tables-comptoirs, dans lesquelles ils sont conservés, des casiers où l'on a placé les ouvrages de la branche scientifique dont ils font partie.
Quant aux volumes précieux que l'on a l'intention d'exposer dans des vitrines, on doit les disposer de telle sorte, que le visiteur puisse immédiatement se rendre compte de ce qui les rend remarquables ou curieux.
Nous aurions maintenant terminé l'examen des principales questions qui se rapportent à la mise en place des livres, si noes n'avions pas encore à envisager un cas qui se présente malhevreusement assez fréquemment, et qui a pour résultat immédial de troubler l'unité et l'harmonie générale de tout le classement : nous voulons parler des donations et legs faits à la bibliothèque, sous cette condition résolutoire que les ouvrages ainsi donnés, os légués, devront être placés à part et former-en quelque sorte use bibliothèque distincte. Cette condition une fois acceptée sera ks pierre d'achoppement contre laquelle viendront se briser toss les efforts que pourra faire le bibliothécaire, pour donner à l'es semble des collections l'homogénéité voulue; aussi est-ce à ki de mettre tout en œuvre, pour obtenir l'annulation de ceti clause néfaste et l'autorisation de réunir aux autres ouvrages ceux dont on a bien voulu faire don à l'établissement qui dirige. — Mais que faire lorsque le donateur persiste dans prétentions, ou lorsque la condition dont nous venons de park: se trouve inscrite dans un testament ? Il faut alors, à mom bien entendu que le donateur ne s'y oppose formellement, sde ter, pour le classement et la mise en place des ouvrages ai reçus, le même système que pour le reste des collections. manière de faire n'est pas seulement la plus rationnelle, ele # aussi, et à un autre point de vue, la plus pratique. Sait-os effet ce que réserve l'avenir? Ne peut-on par exemple prén moment où, à la suite de quelque circonstance fortuite, la tion résolutoire mentionnée plus haut deviendra caduque, et, 1 cas où cette éventualité se réaliserait, ne voit-on pes quelle lité l'on aurait, grâce à la concordance de cl tion que
réconisons, pour fondre dans la bibliothèque proprement dite collection jusque là séparée ?
Jl peut aussi arriver que les ouvrages ainsi donnés sous condion soient tous consacrés à l'étude d'une science spéciale, peu 1 pas du tout représentée dans la bibliothèque. Rien de plus ile alors que de tourner la difliculté et de conserver aux colclions leur unité, tout en respectant la volonté du donateur. Il iffit, en effet, de réunir aux ouvrages en question ceux que la bliothèque possède déjà sur le même sujet, ou dont elle fera lus tard l'acquisition.
Nous terminerons ce chapitre par quelques considérations sur numérolase des livres. On a prétendu que le numérotage était utile, et l'on a cité à l'appui de cette thèse nombre de biblio- ‘ques dans lesquelles les collections, bien que n'étant pas amérotées, sont parfaitement en ordre ; 1l n’en reste pas moins :e ces bibliothèques sont dans un état d'infériorité manifeste s-à-vis des établissements similaires dans lesquels le numéroze est appliqué. Outre qu'il constitue en effet la meilleure les iranties contre les désordres qui pourraient s’introduire dans le assement, le numérotage présente encore cet avantage de perettre à la personne la plus inexpérimentée de trouver, sans up férir, au milieu des collections les plus considérables, l'ourage dont elle a besoin. À quoi bon discuter du reste? le meil- ‘ur argument en faveur du numérotage ne réside-t-il pas dans e fait que pas une seule des bibliothèques qui l'ont adopté n'a asqu'ici songé à sen défaire, tandis qu’au contraire une quanté de bibliothèques ont, après expérience, résolu à leur tour de appliquer.
Il y a plusieurs systèmes de numérotage : chacun d'eux corespond à l'un des modes de placement que nous avons énuméés et lui est en quelque sorte subordonné. Nous avons déjà parlé lus haut du système de placement fixe préconisé par ZoLLer sous * nom significatif de « système de clouage » (Festnagelungs- Yyslem), et indiqué quels en étaient les inconvénients : il est onc inulile d'y revenir ici; qu'il nous suflise d'ajouter aux bservations déjà faites à ce propos, qu'à chaque fois qu'on rait obligé de déplacer les livres, on se verrait, par le fait même, >ntraint d'en modifier complètement le numérotage. Suivant
ahes n — 308 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE
une autre méthode, qui présuppose l'existence d'un catalogue méthodique en volumes, il faudrait, après avoir inscrit sur chaque livre l'indication de la classe à laquelle il appartient, lui donner comme numéro celui de la page du catalogue sur laquelle il se trouve inscrit! Comme chaque page du catalogue porte les titres de plusieurs ouvrages et qu'il peut même arriver, nous l'avons vu, que ces ouvrages soient de formats:différents, il suffit de réfléchir un instant pour se convaincre que cette manière de procéder compliquerait énormément les recherches et serait une cause permanente d'erreurs. À priori, du reste, on peut dire que le fait de donner la même cote à plusieurs ouvrages a quelque chose d’anti-scientifique. Le système le plus simple, en mêm temps que le plus rationnel, est donc toujours celui que nous avons préconisé plus haut : le système mobile. Grâce à lui, les livres ne sont pas fixés d’une façon immuable et définitive sur un rayon déterminé et l’on n'a plus, d'autre part, à tenir compte, pour leur cote, du chiffre de la page du catalogue sur laquelle ils onPété inscrits : leur numérotage est alors déterminé uniquement par le rang qui a été assigné à chacun d'eux au cataloge méthodique, et, suivant que tel ouvrage a été classé par exemple le premier, le second, le troisième, le millième, il reçoit les numéros À, 2, 3,... ou 1000.
Lorsque les différentes classes du catalogue méthodique # trouvent divisées en séries parallèles correspondant aux dimessions des formats, il faut établir, pour chaque série, une numérelation particulière partant toujours de 1 ; au contraire, lors l'on a inscrit les ouvrages au catalogue en suivant l'ordre stnictsment méthodique et sans tenir compte des différences de kr: mats qui les séparent (voir tableau 11, p. 227), il ne doit et peut y avoir qu'une numérotation unique, que cette n tion soit suivie ou non. Dans tous les cas, et afin de toute erreur, il est bon d'ajouter à la cote de chaque l'indication du format auquel il appartient, en employant exemple les signes suivants : O ou 8° pour les in-octavo, Qes pour les in-quarto, F ou 2° pour les in-folio.
Il nous reste maintenant à traiter, à propos de la n quelques questions spéciales. On peut se demander par si l'on doit, dans chaque série de form ,nt ter les
suivant une progression constante ou, lorsque les formats sont mélangés, adopter pour l’ensemble de la bibliothèque une numérotation unique et indéfinie ?
Dans les petites bibliothèques, qui ne possèdent que quelques entaines ou quelques milliers de volumes, la numérotation contiaue peut être employée et présente même, au point de vue pralique, certains avantages; mais il en est différemment dans les >ibliothèques importantes, où le nombre des livres se chiffre par entaines de mille et quelquefois par millions. Qu'arriveait-il, en effet, si l'on voulait adooter dans ces établissements le iumérotage indéfiniment progressif ? Au bout de très peu de emps on aurait besoin de quatre, cinq, six ou même sept chiffres jour exprimer la cote d'un ouvrage, ce qui serait très incommode t rendrait difficile, dans certains cas même impossible, l’incription de la cote en question sur le dos du volume. Les grandes nbliothèques ont donc tout intérêt, selon nous, à adopter pour ‘hacune des classes principales, si ces classes sont trop imporantes, pour chacune des sous-classes et dans certains cas nème pour chacune des sections, une numérotation distincte commençant toujours par 1; mais alors, et pour prévenir toute rreur, 1} faut que chaque livre porte, en même temps que son auméro de série et la désignation du format qu'on lui a reconnu, l'indication aussi claire et abrégée que possible de la classe, sous-classe et section à laquelle il appartient. Les classes s'indiquent à l'aide des lettres capitales romaines employées dans € catalogue méthodique ; pour les sous-classes, on se sert de “aractères minuscules, et, pour les sections, de caractères grecs. Dn évitera, dans tous les cas, l'usage des signes plus ou moins Ftranges (mathématiques, astronomiques, etc.) ainsi que l'em- »loi des chiffres romains trop compliqués et trop longs et qui exprimant en lettres capitales romaines pourraient être parfois ‘©onfondus avec les mêmes lettres destinées à indiquer les classes, ‘u vice-versa. D'une façon générale, il ne faut employer pour & numérotation que des chiffres arabes.
La seconde question qui se pose est celle de savoir s'il faut onner un numéro spécial à chacun des volumes d'un même Uvrage ou adopter un seul numéro pour l'ouvrage entier. Le sys- $me le plus naturel et le plus avantageux est celui qui consisle à
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considérer chaque ouvrage comme un tout indivisible et donner, par conséquent, un numéro unique. L'autre méthode une source de difficultés infinies.On ne peut, par exemple. to: savoir, lorsqu'un ouvrage commence à paraître, de comb volumes il se composera, et, lorsqu'il s'agit de périodiqu d'encyclopédies, on ne le sait jamais. Même avec le svsti numérotation non suivie il serait très difficile de dor chaque volume un numéro propre; dans les grandes | thèques, où l'accroissement est extrêmement rapide, les inc nients qui en résulleraient seraient particulièrement sen: et il suffirait d'un événement imprévu, telle que l'acquisit bloc d'une collection tant soit peu importante, pour Je trouble dans les catalogues et empêcher qu'ils ne soient rt rement continués.
Examinons maintenant comment :il faut numérote ouvrages destinés à prendre place dans les armoires vitrines et de quelle façon on doit rédiger les diverses indic qui entrent dans leurs cotes. Le mieux, croyons-nous, est traiter comme des ouvrages ordinaires et de donner pur et simplement à chacun d'eux la cote qui lui aurait été attr: s'il eût été classé avec les autres livres : 1l suffit ensuite de lionner, en quelques mots, sur le catalogue que tel ouvrage trouve pas placé sur les rayons avec les autres livres, mais en raison de sa rareté ou de sa valeur, mis dans une vitri: une armoire, puis, et afin qu'il n'y ait pas de lacune d: numérotation, on remplace sur les rayons l'ouvrage man par une planchette indicatrice destinée à rappeler où trouve conservé. Cette manière de procéder toutefois n 3 d'absolu, et, dans une bibliothèque qui posséderait par ex une quantité de livres précieux relativement considérable, il drait mieux les réunir ensemble et en former une collectio Uincte.
Sur quelles parties du livre faut-il appliquer la cote, cot nant. comme nous l'avons vu, le numéro donné à l'ouvrage que les indications de la classe et du format auxquels il a lient? Sur celte question tout le monde à peu près est d'ac La cote doit être appliquée à l'aide d’une étiquette gommét d'abord extérieurement sur le dos de chaque livre (soit d:
partie supérieure du dos, soit dans sa partie inférieure et, lorsqu'il s’agit de plaquettes très minces, sur le plat extérieur du volume aussi près que possible du dos), puis, de crainte qu'avec le temps la cote extérieure ne se perde ou ne devienne illisible, on la met encore une fois, par mesure de précaution, sur l’un des plats intérieurs du livre, soit au commencement, soit à la fin. Les étiquettes dont on se sert sont tantôt rondes, tantôt oblongues ou carrées et plus ou moins simples ou élégantes. On les choisit parfois de teintes différentes correspondant chacune à l'une des classes, ce qui permet de s'orienter plus rapidement au milieu des collections !. Comme les in-f° sont généralement placés dans les magasins sur les rayons les plus bas, on a pris l'habitude de coller les étiquettes destinées aux livres de ce format sur la partie supérieure du dos, de telle façon qu'on puisse lire facilement la cote sans être obligé de se baisser; pour les in 4° et les in-8, au contraire, les étiquettes se placent sur la partie inféricure du dos ?. Dans certains établissements aussi ona choisi, pour chaque format, une étiquette de forme différente, afin de prévenir entre eux toute confusion.
À quel moment doit-on inscrire sur les livres leurs cotes définitives ? Ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut, c'est au moment où l'on procède à la mise en place des volumes sur les rayons, à l'aide des cartes qui ont servi à la confection du catalogue méthodique. Afin de ménager ces cartes, on a, dans certains établissements, recopié les titres des ouvrages de façon à en former des listes ? sur lesquelles se trouvent indiquées, en même temps que les cotes provisoires ou les anciennes cotes, les cotes
1. Un certain nombre de petites bibliothèques ont, afin d'atteindre le mème but, donné aux livres de chaque classe une reliure de couleur différente. C'est ainsi qu'à la bibliothèque ducale de Cobourg (cf. G. M. AxTuon, Cobury und seine U'mgebungyen, p. 36-37), où les livres sont divisés en quatre grandes classes correspondant aux quatre facultés, tous les ouvrages de philosophie sont reliés en jaune, ceux de théologie en noir, ceux de droit en rouge et ceux de médecine en vert.
2. Currer, dans le Library Journal, III, 251, conseille de placer les étiquettes des in-4° à 5 cm. au-dessus de la coiffe inférieure et celles des àn-$o à 7 cm.