Cf. O. HanrwiIG, Schema. elc., p
définitives. Ce procédé permet d'effectuer le placemer livres, sans quil soit besoin d’avoir les cartes constammen la main, et facilite en outre le travail dans une certaine m
La cote définitive annule, il est à peine besoin de le d cote provisoire; mais est-il nécessaire d'effacer cette de tout à la fois sur les cartes et sur les livres? Nous ne le cr pas et, pour tout dire, nous ne le conseillons pas. Outre « serait là un travail extrêmement long et pénible, il serait di de le mener à bien sans endommager par Île grattage les p parfois très minces sur lesquels certains ouvrages sont imp Lorsque la cote provisoire a été mise à l'encre {et la plup temps on l'inscrit au crayon), il suffit, afin d'éviter toute : sion, d'employer pour la cote définitive une encre de «: différente. Ajoutons enfin que la présence de la cote pro\ peut dans certains cas servir à redresser les erreurs qui s glissées dans la rédaction de la cote définitive.
S. IV
De la conservation des livres.‘
Lorsque le bibliothécaire est arrivé à assurer aux collec dont on lui a confié la garde, un home tout à la fois élégant fortable et pratique ; lorsqu'il s'est efforcé d'activer leur dé pement et qu'il a pris toutes les mesures nécessaires pour q accroissements futurs puissent s'effectuer sans encombre; qu'enfin il a classé avec soin tous les livres, qu'au moyen de catalogues il les a rendus accessibles aux travailleurs, qui placés soigneusement sur les rayons et les a numérotés, peut encore cependant considérer sa tâche comme achevée œuvre d'organisation, il est vrai, est à peu près terminée; n s'agit maintenant pour lui de veiller, avec une attention nue,avec un zèle infatigable, à ce que l'ordre établi soit sc lceusement maintenu et observé jusque dans ses plus minu détails, et à ce que rien ne vienne troubler la marche norms l'établissement qu'il a mission de diriger. De nombreux du, en effet, menacent le bon ordre et même l'existence du pr dépôt, dont on lui a confié l'entretien. Sans | 1rler de l'actioo
ents, de la poussière, des insectes, des vers, etc., le fait e que les livres sont appelés à être consultés, à être comiqués en lecture et en prêt, en un mot à être utilisés, est eux une cause de désordre et de destruction *. Si une biblioue n'était destinée, comme un musée d'arts décoratifs ou galerie de tableaux, qu'à être visitée et offerte en spectacle curiosité du public, rien ne serait plus facile que de la mainen ordre et de prévenir tout dégât de la part des visiteurs ; le but dernier de toute bibliothèque est, au contraire, d'être à la disposition immédiate des travailleurs qui désirent en iter les richesses, et il n’est pas besoin de longues réflexions comprendre que plus le nombre des personnes qui fréquenla bibliothèque sera grand, plus la communication des livres importante, plus aussi les dangers auxquels sont exposées les ctions seront eux-mêmes redoutables et menaçants. Ces dansont de deux sortes: le premier est que l'ordre ne soit troublé a sortie ou par la rentrée des livres, le second que les ouvrages nèmes ng soient détériorés ou perdus par lesemprunteurs, ce rrive assez fréquemment, surtout lorsqu'on les prête au rs. Nous étudierons plus loin, dans le chapitre consacré à e de la bibliothèque, les mesures qu'il faut prendre contre cteurs ou les emprunteurs négligents, el parfois malveil- : mais, pour le moment, nous allons examiner quel est le n qui permettra au bibliothécaire de se rendre compte des ‘dres qui se seraient glissés dans les collections, de s'aperir des disparitions qui viendraient à se produire (et qui doivent signeusement indiquées dans un État des ouvrages dispade constater enfin les dommages quelconques que la biblioue pourrait subir : ce moyen c'est le récolement. rlains bibliothécaires, peu nombreux heureusement, consinl le récolement comme un travail tout à f#it secondaire ou, ‘nueux dire, superflu, et les jours qui lui sont consacrés me une période de repos et de vacances, sinon pour la totadu moins pour une partie du personnel. S'il en était ainsi, S naurions pas besoin de nous appesantir longuement ici —
Cf. l'article intitulé « How we protect rare and illustrated books », ery Journal, vol. XV, 1890. p. 104, 133-134.
300 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE n
cations de rayons devenues fausses par le fait de la transformation subie, travail qui, même abstraction faite du temps et de la peine qu'il coûte, est la cause de nombreuses erreurs: aussi, afin de remédier à cet inconvénient, certaines bibliothèques ontelles préféré scinder en deux les classes trop nombreuses et organiser pour chacune d'elles, dans les locaux vacants qu'elles possédaient encore, une seconde division reproduisant la classifcation de la section principale. C'était là, on en conviendra, remède pire que le mal, et de fait, il en est résulté une série de sections parallèles, source perpétuelle de confusion et de méprises. On a alors proposé un troisième moyen qui consiste à laisser, dès le début, des vides dans le’numérotage des rayons, à sauter ps exemple de 3 à 5, de 7 à 10, etc., de façon à pouvoir ensuite utiliser les numéros non employés pour l'intercalatiaon de nosveaux rayons. Au « Harvard College », cette disposition a été adoptée partout, l'on a même prévu, dans ce but, la construction d'annexes spéciales, avec raison du reste, car la principek objection que l'on peut faire à ce procédé est précisémesl d'exiger une place considérable. Mais que de complications inetiles! et combien le système mobile est plus simple ! Les rayoss sont-ils pleins? il suffit de repousser un peu les livres, am besoin d'empiéter un peu sur la place réservée à la classe voisine, et tou est de nouveau en ordre ! |
La mise en place systématique et mobile est donc, croyces nous, le meilleur des systèmes pour le classement des livres s# les rayons !. En vain nous abjectera-t-on qu'il oblige assez fr quemment à avancer ou à reculer les livres et les expose, pe conséquent, à être facilement détériorés, étant donné que ce tr vail de remaniement est fait par des employés subalternes. Nes répondrons qu'un bon garçon n'abimera pas plus .les livres # faisant cette opération, qu'il ne les abime lorsqu'il les soi chaque jour pour le service de la salle de lecture. Quant àr des livres dans chacune des classes, il sera strictement à celui adopté pour le catalogue: méthodique, par généralement chronologique, mais parfois aussi alphabétique. résumé, le placement des livres ne sera en quelque sorts
1 pratique du catalogue méthodique qu'il reproduira aussi ins ses détails que dans ses grandes lignes. Malgré tout, et un fait regrettable, 1l ne peut y avoir entre eux concorabsolue. Rien ne serait plus facile que d'établir cette conce, si tous les livres étaient du même format et si l'on pas à tenir compte, pour leur mise en place, de particuspéciales, inhérentes à quelques-uns d'entre eux (rareté . prix élevé de l'autre.., etc...). H suflirait alors de dispohvres sur les rayons en suivant exactement l'ordre adopté ‘classement des fiches de dépouillement destinées à la ion du catalogue méthodique. Ce travail pourrait se faire pidement, grâce aux numéros provisoires portés tout à la r les livres et sur les cartes; en outre, toutes les cartes ce moment, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut, : de leurs cotes définitives, il serait très facile, par la même n, de transcrire ces cotes directement sur les ouvrages. ireusement, les dimensions essentiellement variables des s, d'une part, et d'autre part l'obligation dans laquelle on se de séparer de l'ensemble des collections les ouvrages d'une particulière, sont un insurmontable obstacle à l'harmonie e qui devrait régner entre le rangement des volumes sur ns et le classement du catalogue méthodique. On a bien de procéder à la mise en place des livres, sans tenir compte différence de format !, mais c'était là une tentative con- * fatalement à l'insuccès, car, sans insister sur les mille énients que présenterait une pareille méthode, il suffit de ir un instant à la perte de place véritablement insensée occasionnerail pour se convaincre qu'il serait absolument ible de l'appliquer d'une façon suivie. Que l'on songe, en ul faudrait donner comme hauteur minima à tous les sans exception une hauteur suffisante pour qu'on puisse ÿ les plus grands in-folios! On s'est done vu obligé de cher-
a Bibliothèque impériale et royale de Vienne, nous dit ÉnenT, Lauavail mis ce systéme en pratique et placé tous les livres sur les sans tenir aucun compte de leur différence de format; mais “esseur, Daniel von Nesser., professant à ce sujet des idées absolu- ‘posées, fit modifier le placement et rétablir la division par format.
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tant dans le passé que de nos jours, à de vives et de multiples critiques. On a tout d'abord fait remarquer qu'on ne pouvait l'appliquer sans qu'il en résultât une perte de place considérable. Il faut en cffet prévoir les accroissements futurs, réserver à la suite de chacune des divisions méthodiques un espace suffisant pour l'intercalation des acquisitions ultérieures, et l'on voit,a-t-oa | dit, où cela peut conduire lorsque le système méthodique qu'il s'agit d'appliquer est un tant soit peu détaillé. La mise en place par ordre alphabétique présente du reste le même inconvénien! puisqu'elle oblige à laisser de nombreux espaces libres, non seukment entre les différentes lettres, mais encore entre les noms commençant par la même lettre, lorsque ceux-ci sont fréquexment portés et communs à plusieurs écrivains.
N'a-t-on pas cependant exagéré l'inconvénient que nos venons de signaler. Qu'il ait présenté dans le passé un réel carsctère de gravité, c'est indéniable : mais en est-il de même aujour d'hui que l'on est arrivé (grâce à l'application dans la plupart des constructions nouvelles du « système à magasins », grâce ausa à l'adoption pour ainsi dire générale des rayons mobiles en remplcement des rayons fixes et à la substitution dans le classemest des livres du format apparent au format réel) à tirer complète: tement parti de tout l'espace disponible et à pouvoir sans diff culté aucune changer de place les collections? Quant à nous, no ne le pensons pas, et nous estimons que dans les conditiosk actuelles le reproche de gaspiHage de place que l'on fait au places ment méthodique n'est pas sérieusement fondé. Le serait-il, reste, que nous n'en persisterions pas moins dans notre maniè de voir! car, en définitive, nous ne pensons pas nous rx trop exigeant en demandant que l'on accorde aux bebliothè ce qu'on n'a jamais songé à refuser aux musées ou aux établi ments analogues, c'est-à-dire la place suffisante pour y convenablement les collections.
Il y a encore une autre objection que l'on fait assez ment à la méthode systématique. Elle oblige, dit-on, à € très souvent les livres de place, et à modifier par conségsent{ temps à autre le classement de chaque groupe, ce qui const pour la mémoire une cause perpétuelle de nnnfnaing, Cette lion n'est vraiment pas sérieuse, Gil «a dub
e pas trop serrer les livres les uns contre les autres, mais que ait au contraire laissé entre cux l'espace voulu pour pouvoir tercaler un nombre de volumes assez considérable, on ne se a pas de si tôt obligé de déplacer, pour quelques acquisitions “elles, des rayons enliers. Nous ne voulons pas aflirmer du * que l'éventualité en question ne puisse se présenter, mais v serait aussi bien exposé avec le système alphabétique. On : fera observer, il est vrai, que dans ce dernier système et en nn méme du classement alphabétique des ouvrages, l'inconent qui en résulterait ne serait pas sensible ; mais nous ferons irquer à notre tour qu'il suffit, pour mettre à ce point de vue stème méthodique sur pied d'égalité avec le système alphaque, d'indiquer, à l'aide d'une étiquette placée sur chaque r, à quelle section du catalogue se rapportent les livres qui rouvent réunis. De cette façon, ainsi que le remarque avec on CUTTER, la mémoire ne peut plus en quelque sorte s'atta- , si l'on peut s'exprimer ainsi, à un endroit quelconque de la othèque, à un certain nombre de rayons déterminés, et les iettes en question deviennent son seul guide au milieu des rentes classes dont elle se rappelle bien vite, du reste, l'emment respectif.
>ux svstèmes ont été proposés pour le placement des livres: le premier, que nous appellerons « système fixe », chaque porte l'indication du rayon sur lequel il a été placé et avec el il fait pour ainsi dire corps, tandis que dans le second sys- * ou « système mobile », les livres sont indépendants des nset peuvent être déplacés à volonté. — De nos jours, on a donné à peu près complètement le système fixe pour le sys- * mobile. Le système fixe, employé surtout dans les biblioues américaines, présente en effet les plus graves inconvéts. Dès que les rayons, au début à moitié vides, sont au comnous dit CurTER, les diflicultés commencent. Comme chaque on ne dispose que d'un nombre de rayons limité, on se trouve tôt contraint de mettre double rangée de livres sur chaque n — mais après? Îl arrive fatalement un moment où tout ace disponible étant occupé, on se voit acculé à l'inéluctable ssité de déplacerles livres et obligé, par conséquent, de chansur chacun d'eux, aussi bien que sur les catalogues, les indi-
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à droite (fig. 66), parce que c'est précisément dans ce sens qu nous sommes accoutumés à lire. On a, il est vrai, proposé, sou: prétexte qu'il en résulterait une notable économie de temps d'adopter, pour la mise en place des livres, la méthode serpentante, qui consiste, ainsi que le montre la figure 67 à ranger le: volumes du premier ravon, de gauche à droite; ceux du second: de droite à gauche; ceux du troisième, de gauche à droite, ele... : mais c'est là une manière de faire qui doit être absolument inter dite, car ce perpétuel changement de direction serait fatalement,
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Fig. 66. — Placement des livres Fig. 67. — Placement des livres suivant la méthode normale. suivant la méthode serpeslante.
pour les garçons chargés de remettre sur les rayons les ouvragt communiqués au publie, une cause d'erreurs journalières. Inutile d'ajouter qu'il faut commencer en même temps le ment des trois séries de format ct s'abstenir, dans tous les cas, mettre en place les in-fo ou les in-8° avant les in-4°, que classe de format doit former un tout homogène et suivi, que trois formats doivent être autant que possible groupés enfin que les différentes sections scientifiques doivent être quées par des étiquettes. Ainsi que le dit Srerrexnagen !, ce
1. Cf. E. STEFFENHAGEN. Ueber Normalhôhen, etc. n. 43: — sc Die neue Aufslellung der L'niversitäts-Bibliothek su : Kiel, 1082
vérités évidentes et sur lesquelles il est inutile d'in-
oit aussi veiller soigneusement, si l’on ne veut pas r plus tard de difficultés pour l'intercalation des acquisiuvelles, à ce que les volumes ne soient pas trop serrés. les points de vue, c'est là, du reste, une mesure excelar, outre qu'elle prévient tout frottement nuisible entre res, clle permet à l'air, si nécessaire à la conservation des le circuler librement, et facilite, par le fait même, le sers garçons chargés de prendre et de remettre sur les les ouvrages demandés, en leur évitant les difficultés que présente cette opération, en apparence très simple, s bibliothèques où les livres sont pressés les uns contre es d'une façon exagérée. Ce mode de placement présente s un léger inconvénient : les vides réservés aux ouvrages ‘eront par la suite étant forcément assez nombreux, cervlumes se trouvent momentanément isolés et risquent, e perdre leur aplomb et de s'affaisser sur le côté. Afin de tenir dans leur position normale, on comblait auparavant vides à l'aide de planchettes en bois dont les dimen-
Fig. 68. Modèles d'appui-livres.
L la forme correspondaient, en général, à celles des s: mais, de nos jours, on leur a substitué, et avec raiappui-livres itig. 68: en métal, qui joignent au mé ile rés pratiques celui d'être fort bon marché. — Une fois les ns en place, il faut coller, à la partie supérieure de chaque , si possible, sur des plaques de fer blanc disposées, ad s étiquettes indiquant la section à laquelle appartiennent rages qui s'y trouvent classés.
nursesz — Manuel de Biblinthéronomnie. 20
Quelle règle suivre enfin pour les livres d'un format exce nel, tels que les grands atlas, les albums de planches, e! faut, si la disposition des lieux s'y prête, s'eflorcer de rapp: les tables-comptoirs, dans lesquelles ils sont conservé: casiers où l'on a placé les ouvrages de la branche scien dont ils font partie.
Quant aux volumes précieux que l'on a l'intention d'e: dans des vitrines, on doit les disposer de telle sorte, que le v puisse immédiatement se rendre compte de ce qui le: remarquables ou curieux.
Nous aurions maintenant terminé l'examen des print questions qui se rapportent à la mise en place des livres, « n'avions pas encore à envisager un Cas qui se présente m reusement assez fréquemment, et qui a pour résultat ‘mr de troubler l'unité et l'harmonie générale de tout le classer nous voulons parler des donations et legs faits à la bibliot} sous cette condition résolutoire que les ouvrages ainsi donr légués, devront être placés à part el former en quelque sor! bibliothèque distincte. Cette condition une fois acceptée : pierre d'achoppement contre laqualle viendront se brise: les efforts que pourra faire le bibliothécaire, pour donner ; semble des collections l'homogénéité voulue; aussi est-ce de mettre tout en «uvre, pour obtenir l'annulation de clause néfaste et l'autorisation de réunir aux autres ou: ceux dont on a bien voulu faire don à l'établissement dirige. — Mais que faire lorsque le donateur persiste da: prétentions, ou lorsque la condition dont nous venons de se trouve inscrite dans un testament ? Il faut alors, à : bien entendu que le donateur ne s'y oppose formellement, ter, pour le classement et la mise en place des ouvrage: reçus, le mème système que pour le reste des collections. manière de faire n'est pas sculement la plus rationnelle, el aussi, et à un autre point de vue, la plus pratique. Saiteffet ce que réserve l'avenir? Ne peut-on par exemple pré moment où, à la suite de quelque circonstance fortuite, la c Lion résolutoire mentionnée plus haut deviendra caduque, « cas où celte éventualité se réaliserait, ne voit-on pas quelle lité l'on aurait, grâce à la concordance de classification que
préconisons, pour fondre dans la bibliothèque proprement dite la collection jusque là séparée ?
Jl peut aussi arriver que les ouvrages ainsi donnés sous condition soient tous consacrés à l'étude d'une science spéciale, peu ou pas du tout représentée dans la bibliothèque. Rien de plus facile alors que de tourner la difliculté et de conserver aux collections leur unité, tout en respectant la volonté du donateur. Il suffit, en effet, de réunir aux ouvrages en question ceux que la bibliothèque possède déjà sur le même sujet, ou dont elle fera plus tard l'acquisition. |
Nous terminerons ce chapitre par quelques considérations sur le numérotage des livres. On a prétendu que le numérotage était inutile, et l'on a cilé à l'appui de cette thèse nombre de bibliothèques dans lesquelles les collections, bien que n'étant pas numérotées, sont parfaitement en ordre ; il n'en reste pas moins que ces bibliothèques sont dans un état d'infériorité manifeste vis-à-vis des établissements similaires dans lesquels le numérolage est appliqué. Outre qu'il constitue en effet la meilleure les garanties contre les désordres qui pourraient s’introduire dans le classement, le numérotage présente encore cet avantage de permettre à la personne la plus inexpérimentée de trouver, sans coup férir, au milieu des collections les plus considérables, l’ouvrage dont elle a besoin. A quoi bon discuter du reste? le meilleur argument en faveur du numérotage ne réside-t-il pas dans ce fait que pas une seule des bibliothèques qui l'ont adopté n’a jusqu'ici songé à s'en défaire, tandis qu’au contraire une quan- Lité de bibliothèques ont, après expérience, résolu à leur tour de l'appliquer.
Il y a plusicurs systèmes de numérotage : chacun d'eux cor- “wÆæspond à l'un des modes de placement que nous avons énuméés et lui est en quelque sorte subordonné. Nous avons déjà parlé 2lus haut du système de placement fixe préconisé par ZoLLer sous e nom significatif de « système de clouage » (Festnagelungsryslem), et indiqué quels en étaient les inconvénients : il est lonc inutile d'y revenir ici; qu'il nous suflise d'ajouter aux bservations déjà faites à ce propos, qu'à chaque fois qu'on ærait obligé de déplacer les livres, on se verrait, par le fait même, ‘Ontraint d'en modifier complètement le numérotage. Suivant
laissé envahir par eux. Toujours d'après TAscHEXRERG, | qui n'ont séché que lentement ou qui se sont trouvés ex l'humidité avant d'être travaillés ou après, sont particulii expoxés à être attaqués par les vers, tandis que ceux
séché rapidement, et sont toujours ensuite restés secs. on les chances d'en être préservés, surtout si l'on a eu soit enduire d'un vernis quelconque ou de les imprégner d'u: tion antiseptique. Lorsque le bibliothécaire aura besoin veaux ravons, 1} devra donc, avant de les commander, vei que Île bois qui servira à les faire soit parfaitement sain. fois les rayons terminés, exiger du fabricant qu'il les peisn passe au vernis à l'huile. S'il rencontrait dans de vieux ra1 trous isolés, il pourrait, ainsi que le conseille Tascuext contenter de les boucher avec du mastic, mais si au con reconnaissail à la quantité des trous que les rayons sont lement infestés d'insectes, 1l ne devrait pas hésiter à les
immédiatement et, par mesure de précaution, à les détruire.
d'autres observations, l'A nohium aime beaucoup la colle d et dépose volontiers ses œufs dans le bois de hètrei d'après qu uns aussi dans le bois de chêne). Se basant sur ces donnée dans quelques bibliothèques. employé. et avec succès, par: procédé suivant pour la destruction des vers ‘. On place. dans certains endroits de la bibliothèque. des morceaux d recouverts d'une légère couche de colle d'amidon, sur lesq insectes viennent aussitôt pondre leurs œufs. La sortie d n'avant lieu qu'en hiver, on diffère jusqu'à cette saison l' des pièges. Si. après les avoir visités, entre janvier et n reconnait que certains d'entre eux sont vermoulus ou c de petites excroissances dénotant la présence des vers. on et l'on arrive ainsi à se débarrasser à peu près complèter l'Anobium. Mais ce n'est pas seulement au bais que s'attaq vers de bois, et, pour arriver à se fraver un passage jusqu a dont ils veulent se nourrir, ils n'hésitent pas à traverser
volume. en laissant un trou rond comme trace de leur pa: encausantainsiautant dedégâtsqueles vers destructeursdu
au premier rang desquels il faut, d'après BLapes, citer