‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 68 sur 114 · LAV.A HON · texte numérisé non relu

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lecteurs. C'est un axiome de droit que tout homme doit# priori, el lant qu'on n'a pas la preuve du contraire, cot comme un honnête homine. En théorie, c'est fort beau, t serait dangereux de s'y fier dans la pratique; aussi fe bien, croyons-nous, afin de prémunir la bibliothèque « des dangers possibles, de soumettre tousles lecteurs à une: lance courtoise mais stricte ‘. Les mesures d'ordre géné les employés ont à assurer l'exécution sont, du reste nombreuses: elles peuvent se ramener à trois, dont nous résumer en quelques mots la teneur : 1° il est interdit d4 dans la salle de lecture avec des pardessus ou des ms qui pourraient, le cas échéant, servir à dissimuler des

2° nul lecteur n'a, en principe, le droit d'apporter avec propres livres, de crainte qu'au dernier moment, et dans E du départ, il ne les confonde avec ceux de la bibliothèque les prenne les uns pour les autres. Si donc un travailleur a lument besoin d'introduire dans la salle de lecture des ot

lui appartenant, il doit les montrer à son arrivée et à son dé l'employé de service ; 3° il cest défendu de causer à haute voix déranger, de quelque façon que ce soit, les personnes &

vaillent. — Les lecteurs sont, en outre, tenus de se confo:

tout et pour tout aux dispositions réglementaires spéci

régissent le service de la salle d'étude de l'établissement fréquentent. Dans les grandes bibliothèques, les visite:

obligés de remplir certaines formalités pour obtenir com cation des livres qu'ils désirent. Toute personne doit,

entrée dans la salle, faire connaître à l'employé chargé surveillance son nom et sa condition: il faut ensuite «

1. Il ne faut cependant rien exagérer et éviter surtout de se soupÇçonneux à l'excès, ce qui blesserait le public et l'amènerait ; ment à déserter la bibliothèque. Ainsi que le dit avec raises P. Surru, dans un article du Library Journal, 1, p. 73, intitulé « The fications of a librarian » : « IL is better that a few books should be

than thatth visitor to a public library should feel he is looked thicf. »

pour chacun des ouvrages dont elle a besoin. un bulletin ande portant également son nom et son adresse. Ce bulleest ensuite rendu contre remise de l'ouvrage. * Voici, par >, à titre de document. de quelle façon le service des comions se fait à la Bibliothèque Nationale dans la salle ni: « Chaque lecteur reçoit. à son entrée dans la salle, ulletin personnel qu'il doit remettre à un emplové de u après y avoir mis en tête son nom, son adresse et le ro de la place qu'il choisit. C'est sur ce bulletin que t inscrits le titre et la cote des ouvrages qui lui seront tuniqués. Pour avoir un volume, autre que ceux mis à position dans les casiers de la salle. il devra remplir le lin de demande, qui lui sera délivré par l'un des biblioires et le lui remettra ensuite. Les volumes demandés lui t portés à son numéro de place. Au moment de partir, ra rapporter lui-même ces volumes au bureau. On lui a alors son bulletin personnel sur lequel on aura apposé, é de la mention de l'ouvrage communiqué, une estamportant le mot rendu. Le gardien de la salle ne le laissortir qu'après remise de ce bulletin personnel entièreacquitté !. »°

emier abord, ces mesures de contrôle peuvent paraître un utieuses; mais, si l'on veut bien v réfléchir un instant, on itra que, dans une bibliothèque importante et fréquentée nombre de lecteurs relativement considérable, il est absonécessaire de protéger par un règlement sévère l'intés collections. À ce point de vue, le système du bulletin de e est excellent. Qu'un livre vienne à manquer, en effet, thécaire s'en aperçoit immédiatement, et comme il a s mains le bulletin signé par l'emprunteur, et équivaà reçu, il possède tous les éléments nécessaires pour poura restitution de l'ouvrage disparu.

les petites bibliothèques, où le nombre des lecteurs est ré. et la surveillance par conséquent facile, on n'a pas cela va sans dire, de se montrer aussi rigoureux. Il

Art. « Bibliothèque Nationale », Grande Encyclopédie, t. VIT,

rs — Manuel de Bibliothéconomie. 26

sonnel, abordons ici une autre question. celle de la su: que les employés, chargés de ce soin, doivent exerci lecteurs. C'est un axiome de drait que tout homme c priori, el tant qu'on n'a pas la preuve du contraire.

comme un honnète homme. En théorie, c'est fort beat scrait dangereux de s'y fier dans la pratique: aussi bien, croyons-nous, afin de prémunir la bibliothèq: des dangers possibles, de soumettre tousles lecteurs à ut lance courtoise mais stricte ‘. Les mesures d'ordre gét les emplovés ont à assurer l'exécution sont, du r nombreuses: elles peuvent se ramener à trois, dont n résumer en quelques mots la teneur : 1° il est interd dans la salle de lecture avec des pardessus ou des

qui pourraient. le cas échéant, servir à dissimuler c 2° nul lecteur n'a. en principe, le droit d'apporter a propres livres, de crainte qu'au dernier moment, et da: du départ, il ne les confonde avec ceux de la bibliothé les prenne les uns pour les autres. Si donc un travaille lument besoin d'introduire dans la salle de lecture des lui appartenant, il doit les montrer à son arrivée et à so l'employé de service : 3° il est défendu de causer à haute déranger, de quelque façon que ce soit, les personne vaillent. — Les lecteurs sont, en outre, tenus de se cor lout et pour tout aux dispositions réglementaires sp« régissent le service de la salle d'étude de l'établissen fréquentent. Dans les grandes bibliothèques, les visi obligés de remplir certaines formalités pour obtenir

cation des livres qu'ils désirent. Toute personne dc entrée dans la salle, faire connaître à l'employé ch: surveillance son nom et sa condition: il faut ensu

1. Il ne faut cependant rien exagérer et éviter surtout de soupçonneux à l'excès. ce qui blesserait le public et l'amènera ment à déserter la bibliothèque. Ainsi que le dit avec n P. Surru, dans un article du Library Journal, 1, p. 73, intitulé fications of a librarian » : « [t is better that a few books shoul

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, pour chacun des ouvrages dont elle a besoin, un bulletin ande portant également son nom et son adresse. Ce bulle- Mi est ensuite rendu contre remise de l'ouvrage. * Voici, par ble. à titre de document, de quelle façon le service des comhations se fait à la Bibliothèque Nationale dans la salle brar! : « Chaque lecteur reçait, à son entrée dans la salle, bulletin personnel qu'il doit remettre à un employé de “eau après y avoir mis en Lête son nom, son adresse ct le béro de la place qu'il choisit. C'est sur ce bulletin que ont inscrits le litre et la cote des ouvrages qui lui seront hmuniqués. Pour avoir un volume, autre que ceux mis à disposition dans les casiers de la salle, il devra remplir le Hetin de demande, qui lui sera délivré par l'un des biblio- Jcaires et le lui remettra ensuite. Les volumes demandés lui pont portés à son numéro de place. Au moment de partir, Mevra rapporter lui-même ces volumes au bureau. On lui bdra alors son bulletin personnel sur lequel on aura apposé, kôté de la mention de l'ouvrage communiqué, une estam- Be portant le mot rendu. Le gardien de Ia salle ne le laissortir qu'après remise de ce bulletin personnel entièrent acquitté !. »°

h premier abord, ces mesures de contrôle peuvent paraître un minutieuses; mais, si l'on veut bien y réfléchir un instant, on mnaîtra que, dans une bibliothèque importante et fréquentée bn nombre de lecteurs relativement considérable, il est absobnt nécessaire de protéger par un règlement sévère l'intédes collections. A ce point de vue, le système du bulletin de jande est excellent. Qu'un livre vienne à manquer, en effet, bbliothécaire s'en aperçoit immédiatement, et comme il a Pe les mains le bulletin signé par l'emprunteur, et équivakà un reçu. il possède tous les éléments nécessaires pour pourre la restitulion de l'ouvrage disparu.

Bans les petites bibliothèques, où le nombre des lecteurs est kélevé. ct la surveillance par conséquent facile, on n'a pas bin, cela va sans dire, de se montrer aussi rigoureux. Il

… Cf. Art. « Bibliothèque Nationale », Grande Encyclopédie, t. VI Gnaesez — Manuel de Biblioth‘conomie. 2%

402 MANUEL DE BIBLIOTIHÉCONOMIE

suffit de prier les visiteurs, à leur entrée dans la salle, de leur nom et d'indiquer leur profession sur un registre

en leur recommandant, par la même occasion, de rappor mêmes, avant de partir, les livres qui leur auront été co qués, et de ne pas les laisser simplement sur la table. Ce spécial est-il véritablement utile? Sans doute, et il l'est un double titre. Tout d'abord il constitue une sorte dans lequel les générations futures retrouveront les n ceux qui ont fréquenté la salle de lecture, et les ont p1 dans la voie du travail et de l'étude, noms généralement il est vrai, mais parmi lesquels la bibliothèque pourra pe cependant, en signaler un devenu célèbre, et qui sera p comme un titre de gloire. En outre, ce registre a, au poin! statistique, une réelle importance; il permet de se rendn ment compte du nombre des lecteurs qui ont fréquenté de lecture pendant une période donnée et même, si l'on

précaution de signaler en abrégé à côté du nom de chaq: sonne le titre des ouvrages qu'elle a consultés, d'établ quelles proportions les diverses sections de la bibliothèc été respectivement utilisées.

La plupart des règlements contiennent, enfin, une s préceptes relatifs aux précautions que le public doit aj dans le maniement des livres, à l'interdiction, dans certai de se servir d'encre, à la défense de décalquer les gravures cartes, elc., etc.

Faut-il prohiber, d'une façon absolue, l'emploi de l'enc: la salle de lecture? Nous ne le croyons pas. À vrai dir mesure de cette nature serait inutile, parce qu'elle serait : plète. Pour être conséquent avec lui-même, le règlement d en effet, interdire aux emprunteurs de se servir d'encr eux! Or, nous ne voyons pas trop comment le bibliothécaire rait s'y prendre pour faire respecter cette dernière clause. se montre sévère envers toute personne, sans exceplio lache un livre, qu'on l'oblige à remplacer l'ouvrage à se ou du moins à payer une indemnité proportionnée aux qu'elle a commis, rien de plus juste; mais qu'on n'édic des prescriptions qui ne peuvent avoir aucune sanction un cas cependant où l'usage de l'encre doit être formel

éfendu, c'est lorsqu'il s'agit de la consultation d’un ouvrage récieux ou d'une collection d'estampes ou de cartes, etc. u'on ne pourrait que très difficilement, et peut-être même pas u tout, remplacer et dont il faut, par conséquent, assurer la onservation par tous les moyens possibles, La défense de rendre des calques d'estampes ou de gravures quelconques est arfaitement justifiée, car l'on risque toujours en décalquant ne gravure de l'abimer. On doit enfin interdire sévèrement 1x lecteurs d'écorner les feuillets des livres sous prétexte de arquer la page où ils en sont restés, et de dessiner ou d'écrire uoi que ce soit sur l'ouvrage qui leur est communiqué. Renontrent-ils une faute d'impression? qu'ils en prennent note sur ne feuille de papier, mais qu'ils se gardent bien de la corriger ux-mèêmes; ce n'esi pas leur affaire; une fois leur lecture acheée, ils n'auront qu'à signaler l'erratum au bibliothécaire qui ‘ur en sera toujours reconnaissant, et s'’empressera, s'il le ige nécessaire, de rectifier le passage défectueux.

$. III Du prêt des livres hors de la bibliothéque.

La question du prêt des livres à domicile est une de celles qui 1tété, de nos jours, les plus controversées. — Peut-on autoser les travailleurs à emporter chez eux certains ouvrages pour & étudier plus à loisir? Les uns soutiennent l'affirmative, autres la négative. Il est certains pays dans lesquels le prêt au ‘hors est absolument défendu, sous prétexte qu'il compromet n tégrité des collections. De fait, le prêt présente de réels danrs, il fait courir aux livres de nombreux risques de perte et de térioration, et il est, par conséquent, incontestable que sa probition constitue, au point de vue de leur sécurité, une rantie des plus puissantes. Mais la conservation des livres *st pas, nous l'avons déjà dit, le seul but que l'on ait à Visager, et, s'il est bon de se préoccuper de l'avenir, il ne faut S, cependant, perdre de vue qu'une bibliothèque doit, avant at, tenir compte des besoins du présent, et chercher, par tous

movens possibles, à leur donner satisfaction. Là où il n'ya $ de service de prêt il est donc indispensable que les séances

* de lecture soient très longues; si elles étaient trop courtes os pourrait, en cffet, en prendre texte pour soutenir, avec une apparence de raison, que tous les beaux discours sur l'utilité des bibliothèques et les services qu'elles rendent à la science ne sont que des paroles vides de sens ou mensongères. A vrai dire, les bibliothèques ne contribuent au progrès intellectuel qu'autant qu'elles communiquent libéralement au public les trésors qu'elles renferment. Qu'importe aux travailleurs que les collections ne cessent de s'accroître, s'ils ne peuvent les consulter? Une bibliothèque très riche, mais d'un accès difficile, rend certainement moins de services qu'une bibliothèque d'importance secondaire qui ouvre toutes grandes ses portes au public, et se met sans compter à sa disposition. C'est là une vérité que l’histoire des bibliothèques nous permettrait, hélas! d'appuyer de maint exemple! k

Dans la plupart des établissements qui n'autorisent pas l'emprunt des livres, la: salle de lecture reste ouverte du matin au soir. Les travailleurs peuvent ainsi venir y étudier quand bon | leur semble, et y séjourner un certain nombre d'heures consécutives. Mais pour ‘organiser le service dans ces conditions il faut disposer d'un persannel très nombreux, que la majeure partie de nos bibliothèques est loin de posséder. Nous estimons, du reste, que la suppression du prêt aurait dans certaines bibliothèques, dans les bibliothèques scientifiques par exemple, et surtout dans les bibliothèques universitaires, de fâcheex résullats, aussi bien pour les travaux des érudits et des professcurs que pour ceux des étudiants.

C'est tout autre chose de pouvoir compulser un ouvrage à. son aise, dans le silence du cabinet, ou d'être obligé d’allerle cossulter dans une salle de lecture très fréquentée, et toujours plss ou moins bruyante. Lorsqu'on emprunte un livre on l'a constas- . tamment sous la main, à sa disposition, on s'en sert commesi vous appartenait, et c'est beaucoup plus commode, on en cæviendra, que d'être contraint, chaque fois qu'on en a bescta, se rendre à la bibliothèque, pour en obtenir communicatios. prêt a, cependant, un mauvais côté, c'est que, tandis quel prunteur détient chez lui l'ouvrage qu'il a emporté, dix sonnes peuvent se donner la peine de se dé ger our vesr

ter à la bibliothèque !. A n'en pas douter cel inconvénient ve. Iln'y a qu'un moyen d'y remédier, c'est de décider que ée du prêt n'excèdera pas un délai de … afin que les xes empruntés ne restent pas trop longtemps absents. Une sans freins ne serait pas ici de mise; bien loin de se monop tolérant il faut, au contraire, exiger de sérieuses garan- : personnes qui sollicitent l'autorisation d'emporter chez des ouvrages appartenant à la bibliothèque, et ne pas re de restreindre le prêt, dans la mesure où on le juge aire pour assurer la conservation el la sécurité des collecn général, et celle des livres précieux en particulier, En it le prêt et en accordant aux travailleurs toutes les facibles pour la consultation des ouvrages dans la salle ure on arrive à diminuer le nombre des emprunteurs, ce tout profit pour la biblioïihèque et le public. ous sommes d'avis, et ce que nous avons dit plus haut en preuve, qu'il faut ouvrir toutes grandes au public les de la salle de lecture, nous estimons, au contraire, qu'en concerne le prêt, la prudence la plus élémentaire comde se montrer extrêmement circonspect. Théoriquement, raison même du but que les bibliothèques publiques ‘posent, lout le monde devrait pouvoir emprunter des pour les emporter chez soi; mais les précautions que le hécaire se voit obligé de prendre pour mettre les collections a la garde à l'abri de tout risque de perte, lui font un de n'accorder l'autorisation du prêt qu'aux personnes, ; sont généralement peu nombreuses, qui sont à même + des garanties suflisantes,

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€ point de vue, l'interdiction de laisser sortir aucun volume prérsqu'elle est appliquée d’une façon rigoureuse, cel avantage inconque tous les livres sont continuellement présents à la bibliothèque, wsition de ceux qui viennent les demander en lecture. 1} peut arriat vrai, que l'ouvrage dont on a besoin soit précisément ei malins ent où on désire le consulter, mais il suffit alors de prier le biblio de vous le mettre de côté quand il sera rendu, En admattant qu'on € en obtenir communication le jour même, on sera du maïs à peur tain de l'avoir le lendemain, ce qui ne serait pus le eus s'il était 1 dehors.

Quelles sont ces garanties? La meilleure et la plus sûr à n'en pas douter, la moralité du public. Tous les devraient se persuader que, s'ils ont le droit de se servir di ils n'ont pas le droit de les détériorer, que, s'ils peuvent la bibliothèque, il leur est interdit d'en abuser, et nous terions qu'on n'eût jamais à douter de leur probité. Ma il n'en est pas ainsi, et si le bibliothécaire peut, dans circonstances, assumer la responsabilité de prêter des ses risques el périls, à des personnes dans lesquelles il a c« le règlement n'a pas malheureusement à faire grand c délicatesse et de l'honnêteté du public *. 1l est donc n:

1. La légèreté, le manque de ménagements avec lesquels - emprunteurs traitent les livres qui leur sont confiés, sont des a que les adversaires du prêt n'ont pas manqué de faire valoir à 1 leur opinion. Au chapitre XVII du Philobiblon : « De debita hones librorum custodiam adhibenda », RicHarn ne Bury stigmatise le

des lecteurs en termes énergiques, et présente, à ce propos, certait vations qui n'ont, aujourd'hui encore, rien perdu de leur valeur : « autem prorsus scholiarum honestati ut, quotiens ad studium a 1 reditur, praccedat omnino lotio lectionem, nec digitus sagimine

aut folia prius volvat, aut signacula libri solvat. » C'est là une re dation dont bon nombre des personnes, qui fréquentent nos biblic pourraient, incontestablement, faire leur profit Et combien remarques utiles que le manque de place nous empèche de citer: un article paru en 1883, dans les Grensboten (t. II, p. 349-357. et « Zur Bibliotheksfrage », nous lisons le passage suivant qui nou: très juste : « Le mal vient de ce que le public ne veut faire aucune tion entre les cabinets de lecture et les grandes bibliothèques, tan différent, en réalité, du tout au tout. Les livres d'un cabinet de peuvent être détruits au bout d'un certain nombre d'années, sans q blissement en souffre préjudice; ces livres ont fait leurs temps, qu'ils ont coûté a déjà été couvert 10 ou 20 fois par les abonnemenl: lecteurs, toujours en quête de nouveautés, ne les demandent plus ! bibliothèques, il faut que le public le comprenne, ne sont pas des ‘ de lecture ; elles ont pour but de réunir, et de conserver pour l'a ouvrages les plus intéressant<, et il est bien clair qu'il leur serait inf d'atteindre ce but si les travailleurs ne traitaient pas les livres q' empruntent avec plus de soin qu'ils ne traitent ceux des bibliothèqué lantes.» — Dans un autre travail signé M et publié dans la mèmt IS, L LE, p. 37-40, sous le Litre : « Die Kônigliche Bibliothek in B nous trouvons des doléances analogues sur le peu de respect don teurs font preuve envers des ouvrages qui cependant ne leur appt

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xiger des garanties plus positives, basées sur la situation de lune ou la position des personnes qui sollicitent la permisà d'emprunter. C'est pour cette raison que, dans la plupart bibliothèques, le prèt n'est accordé qu'à ceux dont la solvaté ou la position sociale sont un sûr garant que, si l'ouvrage

Les auteurs des deux articles que nous venons de mentionner reconsent d'un commun accord que le manque de soins des emprunteurs rles volumes qui leur sont confiés, est la principale raison que nombre ibliothèéques mettent en avant, afin de justifier leur refus d'autoriser le hic à emporter des livres. Cf., également sur la question dont nous nous ipons ici, le remarquable article déjà cité : « Bibliothekserfahrungen », nzhoten, 1858, I, p. 251-265. En dépit des dangers que le prêt fait courir collections nous ne pensons pas, cependant, qu'il faille le supprimer, Si les bibliothèques ont pour but de conserver les livres, elles ont aussi i de les mettre, le plus libéralement possible, à la disposition des travail- <, comme nous l'avons déjà dit plusieurs fais. On ne saurait toutefois ner avec assez d'énergie le sans-gyène avec lequel certains emprunteurs scrupuleux détériorent les volumes qui leur sont remis, aussi faut-il sc rer impitoyable envers les coupables, et veiller à ce que toutes les scriptions du réglement relatives au service du prêt soient ponctuelleexécutées. Tlaroïld KzeTr, dans un article du Library Journal, XI, 6, p. 117-118, intitulé « Don't », a formulé un certain nombre de recomndations relatives aux précautions qu'il faut prendre pour consulter un re, ef que nous voudrions voir affichées dans tous les bureaux de prêt. En ci la traduction :« Ne pas lire au lit ou à table, ne pas faire de cornes éfeuillets des livres, ne pas s'humecter le doigt de salive pour en tourner “ facilement les pages, ne pas couper les livres avec le doigt ou une nxle à cheveux, ne pas laisser tomber sur les livres de la cendre de cigares, Das placer les livres sur leurs marges latérales, ne pas les tenir par la Verture, ne pas éternuer sur les livres, ne pas les mettre dans des HS, ils ont besoin d'air, ne pas se servir des livres comme de calles pour bles ou les chaises qui ne sont pas d'aplomb, ne pas se mettre “lire trop près du feu ou du poële. ne pas laisser les livres à l'humidité. » "fnoore :« How to treat books », The Bookuorm \London, E. Stock, Mbre 1800, p. 25-27, et les 15 règles de Francesco Vargas Macettcca, lüis de Vatolla, publiées par G. H. Power, dans l'Athenæum, 193, #54 The laws of book-borrowing », et reproduites par le Centfralblatt * NT. KO 6, p. 191-192, — Sur la rapidité avec laquelle se détériorent les S dans les « Free Public Libraries, » qui sont fréquentées journellement Un nombre considérable de lecteurs, voir The Library, 1894, p. 147-1848 : Ve average life of a popular book », y est-il dit, « is from four to five F#, so that, as libraries and readers multiply, the destruction will Féase fo an encrmous extent. »

qui leur a été confié vient à être perdu ou détérioré, ils pourrosl le remplacer à leurs frais.

Il va sans dire que lorsqu'un lecteur a été autorisé à empruwter des livres, il peut obtenir la même faveur pour une autre pe sonne, en s'en portant garant. C'est là une règle contre laquelkke on ne saurait, à notre avis, alléguer aucun argument sérieur. Il est d'usage, nous ne l'ignorons pas, que chaque empruntez soit personnellement responsable des livres qui lui sont confiés mais, dans le cas particulier dont nous nous occupons, la per sonne qui donne sa garantie pour une autre en endosse la re. ponsabilité, et la propriété de la bibliothèque se trouve, par k: fait, absolument sauvegardée. Inutile d'ajouter que le bibliothé caire a lui-même le droit d'emprunter des livres, à conditios bien entendu, de se conformer aux dispositions du règlemenl; mais peut-il également s'engager comme caution d'une tiert personne? La question est délicate. 11 nous semble difficile # le lui défendre ; mais on doit l'engager à se montrer très prudesi à ne pas donner sa garantie à la légère et, dans l'intérêt mes des collections qui lui sont confiées, à ne l'accorder qu'à ds personnes sûres et dignes de confiance. Nous conseillons donc s bibliothécaire de ne pas se montrer trop complaisant sur «@ point ; il ne tarderait pas, en effet, à se voir assailli de demand auxquelles il lui serait souvent impossible de répondre per # refus formel, sous peine de se montrer blessant. Il s'exposen ainsi à mille ennuis. Supposons, par exemple, qu'une des sonnes pour lesquelles il se serait porté garant, ne rapportät ps les livres qu'elle aurait empruntés; voit-on dans quelle situation il se trouverait? Comme garant il serait envers la bibliothèque des volumes perdus, et obligé, es que bibliothécaire, de veiller à ce que le garant satisfasse à engagements. Nous n'avons pas besoin d'insister sur le qu 1] y a à être tout à la fois juge et partie. C'est pour évier inconvénient que, dans certaines bibliothèques, on a ment interdit au bibliothécaire, et ce dans son propre i de servir de caution à autrui.

La garantie qu'on accorde à une tierce personne peut s quer soit à un ouvrage déterminé que cette personne désire sulter, soit à tous les volumes qu'elle em ora pendeni

s de temps limité ou, s'il n'y a pas de limites fixées, jusqu'au r où le garant jugera à propos de dégager sa responsabilité. ans le premier cas, il suflit que le répondant mette son « Cave » le bulletin de prêt rempli par l'emprunteur; dans le second au contraire, il faut qu’il rédige sur papier timbré un certfide garantie signé de sa main, et dont il fera légaliser la jature par un officier de l'état civil. Le bibliothécaire devra irellement conserver, avec grand soin, ces certificats de garanet les classer alphabétiquement d'après les noms des empruns; il fera bien, en outre, d'inscrire sur un registre spécial les 15 des répondants.

ous savons maintenant quelles sont les conditions requises r être autorisé à emprunter des livres; mais il nous reste à niner encore les trois questions suivantes qui se rattachent itement à celle que nous venons de traiter : 1° une personne a reçu de la bibliothèque un certain nombre de volumes en , peut-elle les prêter à son tour à d’autres? 2° un lecteur il le droit d'emprunter des livres à son nom pour une autre onne, à l'insu du bibliothécaire? 3° peut-on emporter avec n voyage les ouvrages obtenus en prêt, sans en avoir averti ibliothécaire. A ces trois questions il faut, pour de multiples ons, répondre énergiquement non. Tout d'abord il importe, ffet, que l’administration de la bibliothèque sache toujours tement en quelles mains se trouvent les ouvrages prêtés, de pouvoir, en cas de besoin, les faire rentrer sans retard; utre, c'est à elle seule qu'il appartient de décider, en s'en rant aux règlements, quels sont les livres qu'elle peut ier à chaque personne, et enfin elle doit rester seule juge savoir sil n'y a pas d'inconvénient, à ce que tel emprunemporte avec lui hors de la ville les ouvrages qui lui été remis. Lorsqu'on est persuadé, du reste, que l'on ortera aucun préjudice à la bibliothèque en communiquant e tierce personne les livres qui vous ont été prètés, ou qu'on ellement besoin de les prendre avec soi en voyage, pourne pas en demander, au préalable, l'autorisation au biblioaire? Ni celui-ci juge que la faveur sollicitée n'est pas cone aux intérêts de l'établissement qu'il dirige il ne fera ine difficulté de l'accorder. En général, lorsqu'on se cache, qu'on a conscience de mal agir.

nn. |

Tout ce que nous avons dit jusqu'ici ne se rapport prèt sur place, dans la localité où la bibliothèque a so mais il arrive encore, assez fréquemment, que des pe étrangères à la ville demandent à emprunter des livres. accéder à leurs désirs? Sans doute. Leur répondre par u constitucrait une mesure à beaucoup d'égards injuste, et « au but que la bibliothèque doit s’efforcer d'atteindre. Et concerne particulièrement les grandes bibliothèques, s'expliquerait pas pourquoi les habitants des villes où el placées, jouiraient d'un privilège auquel les autres citoye raient pas le droit de prétendre. Il n'est pas, en effet, toute personne éloignée d'un grand centre, de pouvoir se ger, chaque année, pour aller passer quelque temps a d'une bibliothèque publique, et y étudier, à loisir, les ot qu'elle désire consulter. Il en résulte que l’on doit prend: chaque bibliothèque, des dispositions spéciales pour le } livres hors de la ville où l'établissement se trouve situé. Le cipes que nous avons formulés plus haut, à propos du p place, peuvent trouver également ici leur application. Lors personnes qui désirent emprunter des ouvrages présenten garantie, soit en raison des fonctions qu'elles occupent, : le fait de leur situation de fortune, on peut, sans aul malité, leur accorder ce qu'elles demandent. En cas contr faut exiger de chacune d'elles qu'elle fournisse un garai ponsable. S'il s'agit d'étrangers ne connaissant person! puisse répondre pour eux. on leur conseillera de s'adres« ambassadeurs, ou aux consuls, de leurs pays respectifs. Et générale, on évitera d'envoyer des livres à de grande tances, de peur qu'ils ne restent trop longtemps absents. a judice des lecteurs qui fréquentent la salle de travail de l'é sement. Dans tous les cas, les envois doivent toujours ètr par la poste : des différents modes d'expédition c'est, incot blement, celui qui offre le plus de sécurité; aussi, tout bibl caire un peu soucieux de la conservation de ses livres, de exiger du destinataire qu'il lui retourne, par la mème 0 volumes prèlés, et ne les confie jamais à des particuliers envoi d'une certaine valeur doit être assuré. Les frais de} d'assurance incombent naturellement à l'emprunteur. Il

effet, exagéré de prétendre que, non contente de rendre de nne grâce les services qu'on lui demande, la bibliothèque fût core obligée de supporter les dépenses qui peuvent en résulter. ces derniers temps on s'est efforcé de supprimer les formalités nantes qui entravaient jusqu'ici l'usage du prêt à distance. En ance, l'institution du prèt entre les bibliothèques universitaires ‘endu, à ce point de vue, les plus grands services aux profesirs et aux étudiants de nos universités !. Espérons qu'un jour ndra où toutes les bibliothèques publiques, universitaires et tionales se prèteront mutuellement les ouvrages dont elles ront besoin.

Chaque bibliothèque doit avoir à sa disposition des armes Msantes pour faire respecter, par le public, les règlements ‘elle à édictés. Il faut qu'elle puisse au besoin, et sans se partir de la tenue qui sied à un établissement scientifique, ppeler sévèrement à l'ordre les délinquants, et, au cas où ux-ci resteraient sourds aux avertissements qui leur sont don-

- « La bibliothèque prête aux autres bibliothèques universitaires qui en € la demande et acceptent la responsabilité du prêt. Dans ce cas, la ce du prèt pourra être étendue jusqu'à trois mois. La bibliothèque peut prunter dansles mêmes conditions aux autres bibliothèques universi- “es. » Revue des bibliothèques, 1891, p. 417. — Pour la Prusse, cf. l'ar- = ministériel qui autorise le prêt centre les bibliothèques universitaires csôtlingue et de Marbourg, Centralblatt, f. B., ÎX, 1892, p. 356-358. — “cond arrêté règle le prèt entre les Bibliothèques universitaires de ssse ct la Bibliothèque Royale, 1hid., X, 1893, p. 130-132, et un troisième » lit quels sont les rapports qui peuvent exister entre les bibliothèques établissements universitaires et les bibliothèques universitaires du a une de Prusse, 1hid., VITE, 1891, p. 550-551. Voir aussi K. DzraTzxo : &einternationalen gegenseitigen Beziehungen der Bibliotheken », ibid., 2493, p. 133-463, el Library Journal, XVITL, 1893, p. 465-168. TR Amérique, Bunford Sautez à proposé, dansle Library Journal, XVII, - p.373, d'organiser le prèt entre bibliothèques, « mutual book lending een libraries ». A la suite de Farticle, la rédaction du Library Jour- &unprinma la note que voici : « The lending of books between Ameri- Libraries is not unexampled, Harvard College Library and the Boston © maeum have often been drawn up in that way. But we do not know Nycease in which à wrillen agreement has been made. »

Tout ce que nous avons dit jusqu'ici ne se rapport prêt sur place, dans la localité où la bibliothèque a soi mais 1l arrive encore, assez fréquemment, que des pe étrangères à la ville demandent à emprunter des livres. accéder à leurs désirs? Sans doute. Leur répondre par u constituerait une mesure à beaucoup d'égards injuste, et « au but que la biblinthèque doit s'efforcer d'atteindre. Et concerne particulièrement les grandes bibliothèques, s'expliquerait pas pourquoi les habitants des villes où el placées, jouiraient d'un privilège auquel les autres citoyei raient pas le droit de prétendre. Il n'est pas, en effet, « toute personne éloignée d'un grand centre, de pouvoir se ger, chaque année, pour aller passer quelque temps a d'une bibliothèque publique, et y étudier, à loisir, les «1 qu'elle désire consulter. Il en résulte que l'on doit prendr chaque bibliothèque, des dispositions spéciales pour le j livres hors de la ville où l'établissement se trouve situé. Le cipes que nous avons formulés plus haut, à propos du p place, peuvent trouver également ici leur application. Lors personnes qui désirent emprunter des ouvrages présenten garantie, soit en raison des fonctions qu'elles occupent, : le fait de leur situation de fortune, on peut, sans aut malité, leur accorder ce qu'elles demandent. En cas contr faut exiger de chacune d'elles qu'elle fournisse un garar ponsable. S'il s'agit d'étrangers ne connaissant person: puisse répondre pour eux, on leur conseillera de s’adress ambassadeurs, ou aux consuls, de leurs pays respectifs. Et générale, on évitera d'envoyer des livres à de grande tances, de peur qu'ils ne restent trop longtemps absents. a! judice des lecteurs qui fréquentent la salle de travail de l'é sement. Dans tous les cas, les envois doivent toujours ètn par la poste : des différents modes d'expédition c'est, inco blement, celui qui offre le plus de sécurité ; aussi, tout bibl caire un peu soucieux de la conservation de ses livres, der exiser du destinataire qu'il lui retourne, par la même vo volumes prélés, et ne les confie jamais à des particuliers. envoi d'une certaine valeur doit être assuré. Les frais de F d'assurance incombent naturellement à l'emprunteur. Îl'

DE L'USAGE DE LA BIBLIOTHÈQUE at exagéré de prétendre que, non contente de rendre de râce les services qu'on lui demande, la bibliothèque fût bligée de supporter les dépenses qui peuvent en résulter. erniers Lemps on s'est elforcé de supprimer les formalités :qui entravaient jusqu'ici l'usage du prêt à distance. En l'institution du prêt entre les bibliothèques universitaires à ce point de vue, les plus grands services aux profesaux étudiants de nos universilés !, Espérons qu'un jour où toutes les bibliothèques publiques, universitaires et s se préteront mutuellement les ouvrages dont elles

e bibliothèque doit avoir à sa disposition des armes pour faire respecter, par le public, les règlements : édictés. Il faut qu'elle puisse au besoin, et sans se

de la tenue qui sied à un établissement scientifique, sévèrement à l'ordre les délinquants, et, au cas où esteraient sourds aux avertissements qui leur sont don-

bibliothèque prête aux autres bibliothèques universitaires qui ên smande el acceptent ln responsabilité du prêt, Dans ce cas, Ja ét pourra être étendue jusqu'à trois mois. La bibliothèque peut ‘dans les mêmes conditions aux autres bibliothéques universtue des bibliothèques, 1801, p, 17, — Pour là Prusse, cf. l lériel qui autorise le prèt entre les bibliothèques universitaires ane et de Murbourg, Centralblatt, f. B., 1X, 1892, p, 356-358. — l'arrêté règle le prêt entre les Bibliothéques universitaires de la Bibliothèque Royale, {bid,, X, 1893, p. 180-132, et un troisième le sont les rapports qui peuvent exister entre les bibliothéques ssements universitaires et les bibliothèques universitaires du le Prusse, ibid., VII, 1891, p. 550-351, Voir aussi K° Drtataho : n gegenseitigen Berichungen der Bibliotheken », fhid, à Library Journal, XVIU, 1893, p. 405-168, rique, Buriford Sawuet. a proposé, dunxlé Library Journal XVIT, 3, d'or utuul book lénding ibraries #. A la suite de l a rédaction du Library Journe of bouks between Ami y sad he Boston But we do not know ment has bon made, »

aniser le prèt entre bibliothéques, nd

la note que voici : » The

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nés, prendre contre eux des mesures de rigueur ‘. Ces n de rigueur sont de deux sortes : les amendes, et l'exclu la bibliothèque ou la suppression du droit de prêt. Nous pas grand'chose à dire des amendes. Les différents c: lesquels elles peuvent être infligées sont, en général, s dans les règlements, et le bibliothécaire ne devra, sou: prétexte, outrepasser, sur ce point, les limites qui lui sont Aux amendes peuvent se rattacher les dommages-intér la bibliothèque est en droit d'exiger pour tout livre d: ou perdu ?, et le remboursement des frais de poste que nistration est obligée de faire pour écrire aux emprunt retard qu'ils aient à rapporter leurs livres. Les amendes so: nairement, destinées à punir des fautes légères. Elles ont

1. Cf. B. Pickman Maxx : « Library fines », Library Journal, | p. $41-142; VW. K. Srersox, « Delinquent borrowers », ibid., X] p. 403-404; « Collection and registration of fines », ëibid., XV p. 103-105, 137, 170-173. — S. H. Bernay, « How to prevent fines p. 207, propose de remettre à chaque emprunteur un bullelin men la date à laquelle l'ouvrage lui est délivré et portant, en outre, l'in du jour auquel il doit le rapporter.

Certains établissements ont pris des dispositions très sévères co cmprunteurs négligents. Le règlement promulgué en 1883 par ls thèque grand-ducale de Neustrelliz est particulièrement rigoureux qui, après avoir reçu une lettre de rappel, ne rend pas, dans les 2i l'ouvrage qui lui cst réclamé, est tenu de payer, à la caisse de l thèque, une amende d'un mark par jour de retard. Les person habitent hors de la ville payent une amende de 50 pfennig pour lai rappel et doivent, si elles ne rapportent pas les livres qui leur sont: dés dans les trois jours qui suivent, verser également à la biblioth mark par jour de retard. » Cf. aussi l'arrêté du Ministère des cull l'instruction publique d'Autriche en date du 24 juin 1893, Central B., X. 1893, p. 109. Pour les bibliothèques universitaires françaises Réglement pour les bibliothèques universitaires du 23 août 1879. art

2. Lorsqu'un livre est perdu ou détérioré l'emprunteur doit être! rembourser à la bibliothèque le prix qu'il a coûté. Il ne faut faire diminution, car, ainsi que le remarque Dewzrx, celui qui gardereit ua c appartenant à la bibliothèque + gagncrait alors de le payer moins € S'il l'avait acheté chez un libraire. Certains bibliothécaires ont cost faire payer à tout emprunteur qui ne peut rendre un livre, ou qui en mauvais état, d'abord le prix du livre et, en outre, un suppks 10. Ce supplément scrait destiné à dédommeger La bibliothec

at ne "où.

- de procurer à la bibliothèque quelques ressources pécuniaires. is ce serait une erreur de les envisager comme le moyen le 8 efficace pour maintenir l'ordre; on peut même dire qu'en éral elles ne préviennent, que d’une façon très incomplète, les nquements au règlement contre lesquels elles sont dirigées. rcontre, l'exclusion de la bibliothèque et la suppression du it de prêt sont des mesures des plus énergiques, et qui ne ivent être appliquées que dans des cas de haute gravité ur punir des fautes particulièrement répréhensibles, et qui noignent chez leurs auteurs d'une mauvaise volonté évidente d'intentions frauduleuses. L'expulsion peut être temporaire perpétuelle ; il en est de même de la suppression du prêt. On nprendra que nous ne puissions entrer ici dans des détails cis sur le mode d'application des peines. Il varie naturellent de bibliothèque à bibliothèque, suivant les circonstances les. Ce qu'on peut dire, cependant, c'est qu'en exerçant un trôle sévère sur les lecteurs qui fréquentent la salle de lec- », et en veillant à ce que les règles qui régissent le service du - soient rigoureusement appliquées on fera, en quelque sorte, ucation du public et on l'amènera peu à peu à traiter avec 5 de soin les ouvrages qui lui sont confiés, et à se conforplus strictement aux règlements de la bibliothèque. ous les érudits, tous ceux qui se livrent aux travaux scientiæs n'ont pas, malheureusement, la chance d'habiter à proxid'une bibliothèque, et l'impossibilité où ils se trouvent de ulter les collections les plus utiles nuit beaucoup à leurs es. On pourrait, il est vrai, leur envoyer les ouvrages dont nt besoin; mais cela ne va pas tout seul, loin de là. En dépit æ facilité et de la rapidité des moyens de communication

roches qu'elle est obligée de faire pour se procurer de nouveau l'ou- - A vrai dire, nous n'approuvons pas cette mesure qui nous semble “ave el nous parait, jusqu'à un certain point, manquer de dignité. Res bibliothèques universitaires françaises, les emprunteurs qui ont

ou abiüné un livre « sont tenus de le remplacer à leur frais. Quand le l&cement n'est pas possible, ils doivent réparer le tort cau$ à la ’&héque. suivant estimation faite par experts. » Réglement... ctc., du à € 1479. art. 27. Cf. aussi, sur cette question, A. W. Roserrsux, « Notc nes » for the damage of books », The Library, IV. 1892, p. 115-116.

actuels. l'éloignement n'en constitue pas moins ui obstacle à la circulation des livres; c'est ce qui fait c voit fréquemment oblisé de répondre par un refus à des de qui mériteraient d'autant plus d'être prises en consid qu'elles émanent la plupart du temps d'érudits connu: savants d'une autorité considérable Qu'arrive-t-il alors que ne pouvant venir consulter sur place les volumes de voi leur a été refusé, ces savants font appel à Ia comp des bibliothécaires, et les prient de bien vouloir leur faire nir les renseignements dont ils ont besoin. En général. tou thécaire sérieux, et aimant sa profession, s'efforce de donn: faction aux demandes qui lui sont ainsi adressées et q sentent souvent un réel intérêt; mais les recherches qu'il e ce cas, forcé d'entreprendre sont, ordinairement, très | et très pénibles ; aussi serait-il tout à fait exagéré de pr: qu il doit répondre à toutes les questions qui lui parviens dont quelques-unes sont, parfois, si étendues qu'elles frise discrétion. Le voudrait-il, du reste, que les multiples t dont il est chargé ne lui en laisseraient pas le loisir.

H nous reste à examiner, maintenant, quels sont les ou qui peuvent être concédés en prêt. En règle générale, une. thèque autorisera le prêt de tous les livres scientifiques ot raires qu'elle possède, à l'exception de ceux qui ont une : valeur, ou qui sont indispensables pour le service de la « lecture. Les ouvrages précieux, qu'il serait impossible, ( moins très diflicile, de remplacer, tels que les manuscri incunables, les chartes, ne doivent pas être prêtés; l'on pe dire autant des estampes, des dessins originaux et des « pour lesquels une détérioration, même légère, constitueral irréparable perte. Il faut exclure également du prêt tou livres qui sont d'un usage courant, les recueils encyclopédi par exemple, les lexiques, glossaires, manuels, ouvrages de rence, les répertoires bibliographiques dont se serven employés de la bibliothèque, enfin les collections, les revt les publications académiques. Inutile d'ajouter que les lvre reliés, et ceux qui ne sont pas encore catalogués, ne doiven! lir sous aucun prétexte. Ces restrictions sont, nous le savon nature à mécontenter une certaine classe de lecteurs, con

t d'égoistes qui s'imaginent que la bibliothèque n'est faite ur eux, et qui semblent ne pas vouloir admettre qu'elle s devoirs envers elle-même et envers la généralité du . Qu'importe! Il n'en reste pas moins que les mesures ption dont nous venons de parler sont d'une nécessité e. Un établissement qui se refuserait à les appliquer com- Ltrait inutilement ses propres intérêts, et risquerait de léser, tit de quelques-uns, les droits du plus grand nombre. En pe. il est donc prudent de s'en tenir aux règles que nous énoncées, et si le bibliothécaire juge parfois utile d'ÿ faire ion, en faveur de l'un ou de l'autre, que ce ne soit qu'à bon L, et après avoir spécifié que le prêt ne dépassera pas une limitée et très courte. Dans certaines bibliothèques, on à Utre gracieux, les manuels et ouvrages usuels de la salle Lure: mais, dans ce cas, les emprunteurs ne peuvent les ter avant la fermeture de la bibliothèque et doivent les ter le lendemain, sans faute, au début de la séance. t pour les manuscrits qu'il faut prendre, cela va sans dire, éeautions les plus minutieuses. car s'ils venaient à être son ne pourrait, à aucun prix. les remplacer. On fera “en d'établir comme règle qu'ils ne seront communiqués ins la salle de lecture, ou dans une salle spéciale. Mais cette ie souffre-t-elle aucune exception? C'est là une question rave, et sur la solution de laquelle on n'a pas encore pu ndre. Lorsqu'un savant, habitant une localité éloignée de ù se trouve la bibliothèque. demande qu'on lui envoie anuscrit dont 1] a un besoin urgent pour ses travaux, le lui refuser d'une façon absolue? Les dangers que fait aux livres une expédition à distance sont si considérables lans quelques bibliothèques, on a prohibé complètement le les manuscrits, sous quelque prétexte que ce soit. Dans es, au contraire, on à estimé que cette mesure était excest pensé que l'on pourrail prèter, sinon tous les manuscrits, ns « CeUX qui ne sont pas particulièrement précieux par rareté, leur antiquité, leurs autographes ou leurs minia- », toutefois, dans presque {ous les pays, à l'exception Allemagne, Fautorisation du prètl n'est alors accordée e bibliothécaire que sur avis conforme du Ministère de

l'Instruction publique. Le ministre étant juge en dernier le bibliothécaire se trouve, par le fait, déchargé de ls responsabilité qui lui incomberait s'il était obligé de re directement aux demandes d'emprunt qui lui sont adre: y gagne, aussi, de ne pas se voir assailli de requêtes, moins importunes, en vue d'obtenir le prêt de tel ou te scrit. Les érudits se montrent, en effet, et l'expérience l'a beaucoup plus discrets dans leurs demandes, lorsqu'ils qu'ils ont toute une série de formalités à remplir pour satisfaction, que s'il leur suffisait, pour arriver au mè d'adresser au bibliothécaire quelques lignes aimables lui part de leurs désirs. Faut-il donc approuver l'arrêté qu au ministre le pouvoir d'accorder, ou non, l'autorisation sollicitée ? Nous ne le croyons pas. Cet arrêté constitue, avis, un empiètement très grave sur l'autorité du biblioth il le dépouille, en partie, d'une de ses plus importantes p tives, celle d'organiser comme il l’entend les différents sers son établissement, et l’on comprend, qu'en présence de cet vénient, les avantages signalés plus haut ne pèsent pas lo vrai dire, il est même parfaitement inutile d'exiger que des manuscrits ne soit consenti que sur autorisation du mi Lorsque celui-ci accorde, ou refuse, cette autorisation fait, en effet, que formuler la décision prise par le biblioth qui est toujours « juge en premier ressort ». Alors pourq pas Île laisser également juge en dernier ressort ? Croit-or hasard, qu'il n'aurait pas assez d'énergie pour répondre p non possumus absolu aux demandes qui lui seraient adre: lorsqu'il estimerait qu'elles ne sont pas motivées d'une { suffisante ou que. dans tous les cas, elles risquent de con mettre la sécurité des manuscrits confiés à sa garde {?

1. 11 a paru en ces dernières années un certain nombre d'articles d dant qu'on supprime d'une façon absolue le prêt des manuscrits À‘ autres : N. Axztant, « Sul prestito dei codici », Rivista delle Bibliethr p. 1-4; — E. Martini, « Prestilo di manoscritti », ibid., p. 79-0.-" aussi Centralblatt f. B., IV, 1889, p. 40, 84, 122, 172, 911, 4e. — de ne sont là que des manifestations isolées et qui n'ont pas, heurt*® grande chance d'aboutir à un résultat pratique. Il semble, en eft l'on soit maintenant arrivé, à peu près partout, à cette conviction ®

‘ésulte de tout ce que nous venons de dire, que l'on peut r les manuscrits dans certaines circonstances, lorsqu'on a la

es manuscrits est légitime ct nécessaire. Un décret du ministre de uction publique de Prusse, en date du 8 janvier 1890 (Centralblatt f. B. 890. p. 101-103), autorise la Bibliothèque royale de Berlin et les biblio- ‘s universitaires prussiennes à prêter leurs livres et leurs manuscrits ception pour quelques-uns d'une valeur particulitre) à toutes les -héques gouvernementales allemandes et étrangères. Un autre décret, lgué le 3 décembre 1893, permet aux bibliothèques des écoles supés à condition bien entendu que les directeurs de ces établissements æntent: de prêter leurs manuscrits aux bibliothèques universitaires ndes. à la Bibliothèque royale de Berlin et à différentes biblios soumises au contrôle de l'État {Centralblatt f. B., XI, 189$, p. 126- - À linstization du gouvernement prussien un certain nombre s européens se sont entendus pour se prêter mutuellement leurs crits en faisant les expéditions de bibliothèque à bibliothèque (Centt f. B.. NAIL, 1891, p. 278-281, 349-350, 419; IX, 1892, p. 94, 283, . 1893. p. 358. — En Autriche, un service de prêt analogue avait été sé par décret du 12 mars 1883 (ibid., VIIE, 1891, p. 319-350). — Tanen Allemagne le prèt des manuscrits est autorisé par le directeur de livthéque seul, dans la plupart des autres pays le consentement du re de l'Instruction publique est nécessaire et les envois à l'étranger lors faits par voie diplomatique.

lépit de toutes les précautions qu'on peut prendre, il n'en reste pas que les expéditions, dans des localités plus ou moins éloignées, font aux manuscrits de grands dangers, aussi a-t-on proposé, afin de les inir contre les chances de destruction auxquelles ils sont exposés en e, d'en tirer un certain nombre de reproductions photographiques on pourrait alors communiquer, sans difficulté aucune, à tous les ts qui en feraient la demande. Cf. R. Ganxerr, « Photography in ‘libraries », Transactions and proceedings of the 7. annual meeting L. A. U. K. London, 1890, p. 66-73. — Dans un article de la Revue bliothèques, 1, 1891, p. 225-252, E. CHaTeLAiN propose de fonder cicté pour la reproduction photographique des manuscrits. — Voir ). FlanTrwii, « Die Ilandschriftenversendung zwischen den Biblio- ». Centralblalt f. B., X, 1893, p. 411-417, et Library Journal, XVIII, . 503-305. — Dr uêue, « In Sachen der Gesellschaft zur phototyposchen Vervielfältigung von Handschriften », Centralblatt f. B., XI, 2. 319-320. — VW. N. Du Rirt, « Phototypographische Ilerausgabe andschriften », tbid., p. 225-228. — Du xÈèxe, « La Société pour la uction autotypique des manuscrits non-touristes », Revue des Biblioæ, IV, 1894, p. 20-24. — Ju mMÈèxE, « La Associazione internazionale roduzionce fotografica dei mss. », Bollettino delle pubblicasioni ila- 1x9, n° 209.

iursec. — Manuel de Bibliothéconomie. 2

preuve que l'érudit qui les demande en a réellement be: térét de la science commande alors qu'on fasse taire ses et ses craintes, en se rappelant que, si une bibliothèque forcer de conserver les livres, elle a aussi un autre bu: suivre, qui est de faciliter aux travailleurs l'usage des qu'elle contient. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que. envoie un manuscrit, il faut prendre toutes les précaut sibles, et assurer le volume pour une somme élev conseillons même, par mesure de prudence, de ne jam dier directement le manuscrit demandé au domicile € qui désire le consulter, mais plutôt à la bibliothèque lou à son défaut à la mairie: de la ville dans laquelle

En terminant, nous dirons encore quelques mots sui dont s'effectuent les opérations du prêt !.

Avant tout. il s'agit de fixer les jourset les heures aux public peut emprunter les ouvrages dont il a besoin. | pour faciliter le service, que la bibliothèque prète « tous les jours où elle est ouverte. Cela ne veut pas dir emplovés chargés du service du prêt doivent se tenir à sition du public pendant tout le temps que dure la : lecture. Non, car s'ils étaient constamment dérangés

1. Cf. Benjamin R. Wueareer, « Hints on library managemen it relates to the circulation of bouks », Conférence faite au con: uational des bibliothécaires, à Londres, et reproduite dans le Libr nal, 11, 1838. p. 210-216: — Sir Redmond Barry, « On lendior ibid. p. 216-218: — James MATTHEWS, « Means of obtainin: !| required in a lending library ». tbid., p. 218-219 ; — Melvil Devr! ciples underlving charxinx svstems », Library Journal, III, 15° 220: — Du uèuE, « Charging svstems based on accounts with bor ibid. p. 252-255: « Charging systems based on accounts with buob* p. 2K9-2NN : « Charging svstems : a new combined plan and variou:‘ ibid. p. 359-365: — J. ScuwanTz, « À « combined » charging ** bit... IV, 1N59, p. 279-277: — K. A. LixDerRrELT, « Charging ibid... VUS 182, p. 17N-1N2: — A. W°. RoBerTsox, « The Rubis"! indicator », 1bid.. NIV, 1849. p. 12; — Du MÈèxE, « On library with special reference to the Duplex Indicator », The Library. | p. 21-27: — ET. J. Cana. « Report on charging systems », Library / XIV. ISO, p. 204211: — J. Scuwanrz, « The apprentices' libran ‘ s\stemr, hid.. p. 168-169: — « How we reserve books. Symposius p. 401-503: — « Kegistration of borruwers », ibid., XV, 1890, p. 3-*

des de livres il leur serait absolument impossible de à bonne fin leurs autres travaux. On fera done bien, même s petites bibliothèques, de ne procéder à la distribution res qu'à heure fixe, et pendant un laps de temps déter- Ye cette façon, les employés peuvent se consacrer pendant ure où deux au service du prêt, et donner immédiatement lion aux demandes qui leur sont adressées. Dans les s bibliothèques, où le nombre des emprunteurs est-en

lrès considérable, et où, par conséquent, la distribution “sexige beaucoup de temps, on a (en Allemagne) organisé ce d'une manière très pratique et très simple, et qui sup- ‘encombrement. Voici, en peu de mots, en quoi consisle “ganisation. Toute personne qui désire emporter un livre rit le titre sur une carte qu'elle dépose ensuile duns une séciale plusieurs heures (et dans certains établissements in jour) avant l'ouverture de la salle de prêt. Les bibliors on ainsi tout le temps voulu pour chereher, ou faire :r par les garçons, les ouvrages demandés, et lorsque les ileurs se présentent pour les prendre on n'a qu'à les leur e, sans les obliger à attendre pendant un temps plus où

ong.

certain que ce système, surtout lorsque la demande doit e un jour d'avance, est incommode el ennuyeux pour les es qui sont un peu pressées; mais duns ce cas, et s'il l'une recherche absolument urgente, elles ont toujours urce d'aller consulter l'ouvrage qu'elles désirent dans Ja lecture. Les travailleurs, du reste, n'ont qu'à prendre

L Purwen, « Loan system », ébid., XVII, 1803, p, M2 Môy— ser, « The new chargiog system of the Los Angeles Public Libruryn, NX, IROÏ, p. 105-106, — A. Coronnave, « An indicator-hook », ions and proceedings of the 2, Annual meeting of the Librartr on UK. London, 1880, p. 71-72; — Goorges Pann, « The calà charging <ystem without writing », bid,, p. 73-75, — «eport sappliances », The Library, VL, 1891, p. 381-307; — 4, Ho Cuve, charging systeur for lending libraries », ibid, V, AK, p.304 — vis n À note on au {ndicator difeulty {a small Hibruriesn, bide, : mravr, « Indicators versus card-charging os dbide, ;— AS. Sreexneno, « À danish charging systemos,-ébid. ME, 18-70.

leurs précautions et à demander les livres qui leur sont nécessaires en temps voulu.

Si l'organisation que nous venons d'indiquer est avantageus dans les grandes bibliothèques, elle serait, par contre, superflue dans les établissements de moindre importance, où le nombre des emprunteurs est toujours très restreint.

Il faut exiger du public qu'il apporte le plus grand soin auss bien à la rédaction des bulletins de prêt qu'à ceux des bulletins de demande. Les indications insuffisantes « amènent de fausses | directions, nécessitent d'inutiles allées et venues, et occasionnent des recherches longues et souvent infructueuses » ‘. Lorsqu'une personne ne connaît pas exactement l'auteur ou le titre de l'ouvrage quelle désire ?, qu'elle l'indique d'une façon quelconque sur son bulletin, par un point d'interrogation par exemple. Ce simple signe frappera l'attention du bibliothécaire, et lui permettra de compléter les désignations, plus ou moins approximatives, fournies par le lecteur $.

‘1. Léop. Duusre. Noles sur le département des imprimés de la Bibl Nat. p. 8.

2, Cf. l'article des Grenzhoten 1878, 1, p. 251-265) déjà cité : « Bibliotkekr crfahrungen ». Voir en outre: II. KernanrT, « Being a librerian +, Library Journal, XV, 1890, p. 330-332; — F. M. Cruxnex, « The humor of boci- Litles », tbid., XVL, 1891, p. 35: — L. Deuisis, Notes…., ete., p. 47, 48, &.

3. L'iruperfection des demandes el les crreurs de tout genre qu'ele contiennent proviennent uniquement de ce que les lecteurs ignoresi is notions les plus élémentaires de la bibliographie, et ne savent pas bre : parti des instruments de travail qu'ils ont à leur disposition. Il est déplerable de constater que, même dans nos bibliothèques universitaires, les be diants et parfois, faut-il le dire, les professeurs ne connaissent pe seulement de nom les répertoires les plus indispensables. Ei cepesdant il est impossible, à qui n'a pas une instruction bibliographique saffsante. de tirer parti des ressources que lui offre une grande j et d'entreprendre, sur quelque sujet que ce soit, un travail sérieux. *« Co faute de savoir les éléments de la Bibliographie, écrit Ch.-V. Lans Manuel de bibliographie historique. I. Instraments bibl ù Paris, 1K96, Avertissement, p. vu, que tant de gens se mélent d'écras des sujets déjà traités, et micux traités déjà par d'autres que par c'est faute de connaissances bibliographiques que tant de professeurs, & ne sont pas, comme on dit, au courant, ressassent de vicilles enfin, c'est faute de ces connaissances que les étudiants, ême & la lle icur scolarité, commettent quelquefois des méprises et fons quelquefois à

Chaque emprunteur est tenu de laisser à la bibliothèque un reçu de l'ouvrage qu'il emporte, autrement dit un bulletin de prèt'. Le bibliothécaire lui-même ne peut se dispenser de se soumettre à cette formalité, et à plus forte raison les employés soumis à ses ordres. Îl faut que les indications portées sur le bulletin de prèt soient écrites à l'encre (non au crayon), et d'une façon parfaitement claire. Dans la plupart des bibliothèques on tient à la disposition des lecteurs des bulletins imprimés qu’on leur remet gratuitement, ou pour une somme très minime, et dont ils n'ont qu'à remplirles blancs. (Tabl. XI et XII.) Les principales indications que doit contenir un bulletin de prêt sont : le nom de l'auteur, le titre abrégé de l'ouvrage, le nombre des volumes et

questions qui scandalisent jusqu'aux garçons de nos bibliothèques universitaires ».* C'est donc avec raison qu'on a demandé qu'un cours de bibliographie, destiné au public studieux, et en particulier, aux étudiants, fût institué dans chaque université. Cf., à ce propos : H. R. Tenner, « A few words on the study of bibliography », Transaclions and proceedings of the ï. annual meeting of the L. A. U. K., London 1890, p. 128-131; — G. Fuua- GALL, Utilitä, storia ed oggetto dell’ insegnamento bibliografico, Bologna, 1891. (Ce travail avait d'abord paru dans L'Università, nov., déc., 1890); — W. F. Poor, The universily library and lhe university curriculum, Chicago, 1894; — C. E. Lownrey, « The university library, its larger recognition in higher education », Library Journal, XIX, 1894, p. 264-267. — « I wished to show, dit Pooze dans son ouvrage The university, etc., que nous venons de citer, that the study of bibliography and of the scientific methods of using books should have an assured place in the university curriculum ; that a wise and professional bibliographer should be a member of the faculty and have a part in training all the students; that the Library should be his class room, and that all who go forth into the world as graduates should have such an intelligent and practical knowledge of books as will aid them in their studies through life. 1 do not mean that the university students should learn the contents of the most useful books; but I do mean that he should know of their existence, what they treat of, and what they will do for him. He sould know what are the most impor- ‘ tant general refcrence books. If a question avises as to the existence, authorship or subject of a book, an educated man should know the catalogues or bibliographies by which he can readily clear up the doubt. The words Watt, Larousse, Grüässe, Quérard, Haœfer, Kayser, Hinrichs, Meyer, ‘ Hain and Vapereau should not be unmeaning sounds to him. » 1. Cf. J. Perzuornr, « Aus der Bibliothekpraxis. Ausführungen zum L Katechismus der Bibliothekenlehre I. » Anzeiger de Perznornr, 1866, 'm° 705: 1867, no 250.

s précautions et à demander les livres es en temps voulu.

à l'organisation que nous venons d'indic ns les grandes bibliothèques, elle serait. ] us les établissements de moindre impor

es emprunteurs est Loujours {rès restreint.

I faut exiger du publie qu'il apporte le p

bien à la rédaction des bulletins de prèt qu’ de demande. Les indications insuflisantes « directions, nécessitent d'inutiles allées et ve des recherches longues et souvent infructu personne ne connait pas exactement l'auter vrage qu'elle désire ?, qu'elle l'indique d'u sur son bulletin, par un point d'interrogat simple signe frappera l'attention du biblioth tra de compléter les désignations, plus ou m fournies par le lecteur $.

‘1 Léop. Dzusre. Notes sur le département :

Nal.. p. 1x.

2, Cf. l'article des Grenzholen 1938,1, p.251crfahrungen ». Voir en outre: IT. Kevnanr, cl Journal, XV, 1K90, p. 330-332; — F. M. Crus:

titles », 1hid., XVT, 1891, p. 55: — L. Dausri

3. L'imperfection des demandes et les cr contiennent proviennent uniquement de ce notions les plus élémentaires de la biblio:

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Paris, 196. Avertissement, p. vu, q | des sujets déjà traités, et mieux west faute de connaissances hibli ne sont pas, comme on dit, au enfin. c'est faute de ces connai icur scolarité, commettent quel

PPT services. Cf., à ce propos, Miss S.R. Jaus, « American women as librarians », The Library, V, 1893, p. 270-274. — Sur les cours du « Columbia College », voir: Miss M.W. PLuuwen, « The Columbin College school of library economy from a student'« standpoint », Library Journal, XII, 1887, p. 363-364. — Dewer, dans The Library, 1, p. 374 et sq. — Depuis que Dewey es devenu directeur de la « New York State Library », les cours du Librarian's College se font à Albany. Cf. Du uêws, « Civil service examinations for New-York State Library », Library Journal, XIV,1889,p. 118-121. Zhid., XIV, 1889, p. 4, 133, 446, 479; XV, 1890, p. 23-25; « New-York State Library school. Course and expenses », rhid., XVIII, 1893, p. 477-479; « Bulletin of the State Library of New-York », n° 1. A côté de l’école fondée par Dewey et qui reste the pioneer and leader, il s'en est créé certain nombre d'autres en ces dernières années; ce sont : The librars school of Pratt Institute, Brooklyn (oct. 1800, of the Los Angeles Public Library (oc. 1891), of Drexel Insti: tute, Philadelphie (oct. 1892), of the Armour Institute, Chicago {sept. 1803), of Denver Public Library (sept. 1893) et enfin à Amhers par Fuercuer. Cf. « The library schools and training classes of the United States », Library Journal, XIX, 1894, p. 296-308.

(Page 172.)

l. BIBLIOGRAPHIES DES BIBLIOGRAPHIES-

ier rang des « bibliographies des bibliographies » citons se Bibliotheca bibliographca, de J. Perzuozor, parue à Leipzig en 1866, puis la Bibliographie des bibliographies, de Léon Vaisér, Paris, 1883, avec un supplément en 1887. M. H. S a, en ce moment. sous presse un Manuel de bibliographie qui se rapprochera beaucoup de celui de Perou.

Nous mentionnerons, en outre, le remarquable Afanuel de bibliographie historique. 1. Instruments bibliographiques, publié récemment à Paris (1896), par Ch. V. Laxazois, et les divers

la « Summer school of library economy » (1891), dirigée .

la cote du catalogue, puis le nom de l'emprunteur, sa profession, son domicile et la date de l'emprunt. On imprime parfois, au so des bulletins, les principaux articles du règlement de la bibliothèque relatifs au service du prêt. À vrai dire, tous les emprunteurs sont censés connaître les dispositions spéciales qui régissent le prêt ; toutefois, et afin d'éviter que l'un ou l'autre n'allègue, à un moment donné, comme excuse qu'il les ignorait, il sera bon de les leur rappeler brièvement, en leur remettant les ouvrages qu'ils désirent.

Je soussigné déclare avoir emprunté l'ouvrage suivant à la Bibliothèque de. Titre : Anunveun, G. /listoire militaire de Charles XII, Hoi de Suède, Tome 1. Amsterdam, 1740, im12.

set.

Nombre de volumes: /.

Je m'engage à ne prêter cel ouvrage à aucune autre personne, el à le rendre en parfait état aussitôt que j'en aurai terminé la lecture, ou immédiatement si la bibliothèque me le réclame; dans tous les cas, je le rapporterai dans un délai maximum d'un moi

Nom de la localité où Nom el prénom demeure l'emprunteur: Magdebourg.del'emprunteur: M. Gustave

Cole du catalogue

Date d'emprunt : ? février 1897 Profession : Hommes de lettres. Domicile : Wilhelmstrasse, #4.

H, Le présent bulletin sera rendu à l'emprunteur lorsqu'il tra l'ouvrag

Taat. XI, Modèle de bulletin de prèt.

Les bulletins de prèt doivent être rangés »s les noms des emprunteurs, et conservés avec grand dans des armoires où des cartons. Dans certaines on exige que loule personne qui demande à emporter un rédige deux bulletins de prèt : le premier exemplaire en est alphabétiquement, au nom du lecteur, et le second, dans même ordre, d'après le titre, Nous ne voyons pas très bien sont les avantages de ce système. Les bulletins de prêt, dans l'ordre alphabétique des titres, permettent, nous Lon, de retrouver rapidement à qui, et quand, tel ou tel | ü élé prété, Sans doute; mais le « registre de nrêt » 1 ‘ignements, d'une façon encore p

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conserver les bulletins doivent ètre, en effet, transcrits sur un registre spécial. Dans les petites bibliothèques. du moins dans celles où le nombre des emprunteurs est peu élevé, la transcenp- Lion se fait, en général, chronologiquement, c'est-à-dire au fur el à mesure des prêts. Dans les grandes bibliothèques, au contraire, on enregistre les bulletins dans l'ordre alphabétique des noms d'auteurs, ou des mots d'ordre s’il s'agit d'ouvrages anonymes. Le classement n'a pas besoin, cela va sans dire, d'être rigourew sement alphabétique; il suffit de tenir compte de la lettre initiale de chaque nom. A côté du titre sommaire des ouvrages, il faul indiquer la cote qu'ils portent au catalogue, la date de leur sortie, celle de leur rentrée et le nom des emprunteurs.

Depuis quelque temps, certains établissements ont adopté us nouveau système pour l'inscription des livres au registre de pré. ls les classent non plus d'après les titres, mais dans l'ordre des sections auxquelles ils appartiennent (Tabl. XIII.) Cette manière de faire présente ce grand avantage que pour rechercher si # ouvrage a été prêté il suffit d'en connaître la cote. En outre, lors qu'on veut établir, à la fin de l'année, la statistique du prèt, la trouve pour ainsi dire toute faite‘. Au lieu d’être obligé d dépouiller patiemment tout le registre on n'a qu’à le consulté quelques instants pour savoir exactement, et sans qu'il y d'erreur possible, dans quelles proportions les différents com timents de la bibliothèque ont été utilisés par les emprunteurs.

Chaque prêt reçoit, à son inscription sur le registre, unn

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1. On pourra trouver des exemples de statistiques d'emprunteurs « lecteurs dans le Centralblatt f. B. Pour les dix premières années dt revue, voir Ja table générale, p. 159. Consulter aussi le tome XI, p. 332. et les rapports annuels de nombre de bibliothèques. Cf. F. M. « Library reports », Library Journal, XV, 1890, p. 198-200; — « Report publie library reports », The Library, 111, 1891, p. 398-399; — E. « Amerikanische Bibliotheken », Centralblatt f. B., LIL, 1886, p. 121-1#: Du MèuE, « Wachsthum und Leistung der Bibliotheken », ibis., IX, p. 31-356, et « Zur Bibliotheksstatistik », ibid., X, 1893, p. 1354-18; Ch. Benciucærrer, « Zur Benulzungs-Statistik », ibid. X1, 1894, p. ! — « Provocative Lo a disscussion on library statistics », The Librery, IN90, p. 228-263: — €. K. Borrox, « Charging systems and siatistis Library Journal, NIXS IS, p. 225-226.

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France : J. M. Quénanv, La France litiératre, t. I-X. Paris. 1827-39. Suppl., 2 vol... 18546 £. — Du MÈME avec BounqQuELoT : La littérature française contemporaine. Continuation de la France litlératre, L I-VE, Paris, 1840-57, — 0, Lorexz, Catalogue généralde la librairie française, 1840 à 1885, €. Là XT: 0 XII ct NII, 1886 à 1890, rédigé par D. Jorbezz, qui continue depuis 189$ pour l'année 1893: le Cataloque de la Librairie par un Catalogue annuel de la Librairie française, Paris, Nilson. —

Ch. Rerxwazb à publié pour les années 1858 à 1869 un catalogue général de tous les livres parus en langue française, sait en France, soit à l'étranger. Lorexz a fait paraître un catalogue du même genre pour l'année 1876. — Jirbliographie de la France. Journal yénéral de l'imprimerie et de la Librairie, fondé en 1811: hebdomadaire, — Le Bulletin mensuel de la Librairie française, publié par C. Reinwald, est sauf le titre, ideutiquement la même chose que le Cataloque mensuel de la Librairie française, fondé par O. Lorexz, et continué par la hbrairie Nilson, Paris.

Italie : Catalogo collettiro della libreria italiana. Nuova ed. e

suppl. Milano. 1881-84. — Jrbliografia italiana. — Bollettino delle pabblicasiont italiane ricerute per diritto di stampa dalla Biblioteca Naztonale centrale di Firenze.

Pays-Bas : Jinixkuax, Calaloqus der bocken, plaat-en kaartwerhken, allant de 1850 à 1891. — Dr vèue, Uphabetische lipst van boeken, landhkaarten, \msterdam., C. L. Brinkman, périodique 189%: 49° an. . — Nederlandsche Bibliographie. Lijst can new rerschenen boeken. kaarlen, ete, "sGravenhage, M. Nijhoff. Périodique, mensuelle, fondée en 1856.

Roumanie : (afaloqgu mensual al librarier romane, Bucuresci. Socecu et 0°.

Russie el Pologne : /lusxische Bibliographie, rédigée par N. Lissowsay, Saint-Pétersbourg, — K. Esrreicuer, Bibliografia Polska, Krakau, 1870 et <q. — Wisrockt, Prsewodnik bibliografiezny. Krakau, Bulletin mensuel,

Suisse : /bliographie und literarische Chronik der Schveiz, Basel, Geors. Parait mensuellement depuis 1871.

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