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FAMILLE IV

Oléaoée*.

Fleurs régulières, polygames, dépourvues d'enveloppe florale; deux étamines. Ovaire à deux

loges, surmonté d'un style court. Arbres à feuilles composées et opposées.

Les caractères que nous donnons ici pour la famille des oléacées s'appliquent à la seule espèce de ce groupe que nous étudierons, le frêne commun. Il faudrait y ajouter, si nous faisions l'histoire complète de la famille, qui, pour la France même, renferme, outre le genre frêne, les lilas, les troënes, les oliviers, les philarîas. Nous les négligerons, à cause de leurs faibles dimensions ou de leur peu d'abondance dans les forêts de la mère patrie.

GENRE UNIQUE. — Frêne.

Hémes caractères qae ceai de la lamille. — Le genre frêne, en France, renferme quatre espèces. Nous ferons l'histoire du seul frêne commun, les trois autres étant confinés dans les régions méridionales, où ils sont peu abondants.

Frêne commun, — Feuilles de 9 à 13 folioles disposées par paires avec une impaire à l'extrémité de la feuille. Chacune d'elles ovale, allongée, pointue, glabre et verte en dessus, plus pâle et légèrement velue en dessous. Fleurs groupées paraissant avant les feuilles. Les fruits sont des samares pendantes, allongées, arrondies à la base,

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échancrées à rextrémité, — Grands arbres à gros bourgeons opposés, d'un noir velouté. Commun en France.

Taille, port, couTert. — Le frêne est un grand arbre qui peut atteindre, quoique rarement, 35 mètres de hauteur et 3 mètres de circonférence. En forêt sa tige, droite, cylindrique, longuement dénudée, porte une cime formée d'un petit nombre de branches, d'abord pyramidale, puis arrondie. Les ramules, robustes, dressés, portent une petite quantité de feuilles, ce qui, joint à la ramification peu fournie de l'espèce, lui donne un faible couvert,

Ecoree, — L'écorce, d'abord lisse et d'un gris verdâtre ou jaunâtre, finit par se gercer et par présenter, à la suite de modifications analogues à celles décrites ci-dessus pour le chêne pédoncule, un aspect semblable à celui de l'écorce de cette essence, mais elle est plus régulièrement cannelée.

Enracinement. — L'enracinement est puissant, constitué par une racine principale et quelques racines latérales très-développées en longueur et en grosseur. Il forme 14 ou 15 p. 7o ^^ volume total.

Floraison et fraetifieation. — Le frêne donne des fruits d'une façon intermittente; ceux-ci manquent souvent totalement après une année trèsproductive. La floraison a lieu au mois d'avril ou de mai. On trouve des pieds mâles, des pieds femelles et des pieds hermaphrodites. La maturité a lieu au mois de septembre ; la dissémination, habituellement au printemps suivant. Le kilogramme renferme 13,000 à 15,000 graines.

Germination. — Elles ne lèvent habituellement que le second printemps après leur maturité.

Le jeune plant sort de terre avec deux feuilles cotylédonaires, entières, allongées; il pivote fortement pendant les premières années. Sa croissance ne tarde pas à devenir active et elle reste fort longtemps soutenue.

Station; sol. — Le frêne croît à peu près partout, sauf sur les sols tenaces, compactes et sur les montagnes très-élevées ; mais il ne constitue pas de forêts à Tétat pur ; il est rarement abondant sur une surface, même de faible étendue. On le rencontre surtout dans les plaines et vallées fertiles où se plaît le chêne pédoncule.

Bois. — Le bois du frêne est blanc, parfois rosé, nacré, onctueux, très-tenace et très-élasti-

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que ; sa pesanteur est assez forte : entre 0,630 et 0,930. Il n'est guère employé dans les constructions, où il dure peu; mais, ses qualités en font un bois de premier ordre pour le travail, surtout pour le charronnage et la fabrication des avirons. C'est un bon combustible, médiocre cependant pour le chauffage domestique, à cause de la façon dont il brûle. Son charbon est de bonne qualité.

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