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CHAPITRE II

Racines.

Définition. — La racine est cette partie du végétal qui s'enfonce dans la terre pour Ty fixer et y puiser une partie de sa nourriture. Elle n'est en réalité que le prolongement inférieur de la tige^ et rien n'indique où commence l'une, où cesse l'autre. Cependant, dans la pratique, on appelle collet la région de partage entre ces deux organes, et c'est au niveau du sol qu'on la place.

Composition. — Les racines se composent d'un axe principal qu'on nomme pivot^ duquel partent des ramifications latérales qui deviennent de plus en plus grêles. On donne le nom de racines principales à celles qui se détachent les premières du tronc commun de la racine et qui, par leur grosseur, se distinguent plus ou moins nettement des autres. On donne le nom de secondaires aux racines qui viennent ensuite ; elles sont de divers

ordres, et on arrive ainsi à des ramifications trèsgrêles auxquelles on donne le nom de radicelles, qui se terminent par des filaments déliés qu'on appelle le chevelu.

Radicelles et chevelu ne sont d'ailleurs autre chose que de jeunes racines destinées à s'accroître et à passer par cela même à un ordre supérieur. Ils ont été Fétat premier de toutes les racines principales et secondaires. Le chevelu n'est donc en rien un organe comparable aux feuilles, destiné à se détacher et à se renouveler comme elles, ainsi qu'on l'a prétendu. La souche est l'empâtement que produisent les racines principales qui se réunissent entre elles et avec le pivot.

Rôle. — Les racines, avons-nous dit, sont destinées à fixer le végétal et à lui fournir une partie de sa nourriture. C'est à l'état d'eau contenant diverses matières en dissolution qu'elles l'absorbent, et c'est exclusivement par le chevelu que se fait cette absorption.

Il est donc important de le développer autant que possible quand on élève des plants en pépinière; on y parvient par une culture soignée du terrain. Mais il ne suffit pas d'avoir obtenu des plants pourvus d'un chevelu abondant; il faut encore qu'au moment de la plantation ils le conservent intact et frais; car lorsqu'il est desséché, il

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ne fonctionne plus. On devra donc, lors de Fextraction des plants, chercher à Tobtenir entier, puis les emballer avec soin pour éviter la dessication s'ils ont une certaine distance à parcourir. Lorsqu'ils sont arrivés au lieu où ils doivent être utilisés, on met tous ceux qui ne sont pas immédiatement employés en jauge, c'est-à-dire qu'on recouvre leurs racines d'une couche de terre suffisante pour empêcher le chevelu de se flétrir au contact de l'air.

Il peut arriver que, malgré tous les soins, le chevelu ait plus ou moins souffert, qu'il soit en partie arraché ou flétri. On pourra, dans une certaine mesure, remédier au mal en rafraîchissant les racines avec un instrument tranchant, afin d'obtenir des sections nettes. Les surfaces ainsi mises à nu jouissent de la faculté d'absorption.

Souvent, pour conserver le chevelu frais pendant le transport des plants, on immerge les racines dans de l'eau tenant en suspension de l'argile, le tout formant une boue semi-liquide. On parvient au but que l'on se propose, mais il en résulte un grave inconvénient; les racines s'agglutinent en forme de pinceau; si on ne prend pas soin de leur rendre leur position naturelle au moment de la plantation, ce qui, en pareil cas, est long et difficile, elles se trouvent dans un état peu favorable à l'absorption et qui les expose à

être détruites par réchauffement. La conséquence est que cette pratique est à rejeter, d'autant mieux quWec un emballage soigné on parvient à conserver les plants parfaitement frais pendant plusieurs jours.

Lorsqu'on a* recours, pour les repeuplements artificiels, au semis en place, on doit chercher à obtenir le plus vite possible des plants à enracinement abondant et suffisamment profond pour que le jeune végétal puisse prendre sa nourriture dans une couche du sol qui soit à Tabri de la sécheresse amenée à la surface par les variations climatériques. On obtient ce double résultat par une culture suffisamment étendue en surface et profonde. La réussite, surtout dans les régions à climat sec, est à ce prix. L'économie sur ce qui est nécessaire sous ce rapport, en frais de culture, est mal entendue. Quanf aux semis faits en sol naturel découvert, ils ne peuvent en général donner que les plus médiocres résultats. Même si les graines germent, les jeunes plants qui en proviennent sont voués à une perte presque certaine.

Mode d'allongement et direction. — Les racines s'accroissent en longueur exclusivement par leur extrémité; aussi, dès que celle-ci est brisée, l'allongement devient impossible et des racines latérales prennent la place de celle qui est ainsi ar-

rêtée. Cela nous explique pourquoi les plants provenant de graines germant facilement semblent souvent avoir plusieurs pivots. Le jeune pivot qui était sorti de la graine ou du fruit avant la mise en terre a été brisé par accident, et des racines latérales, qui normalement n'auraient pas eu un grand développement, le remplacent. C'est ce qu'on observe fréquemment chez le chêne, par exemple.

Toute racine principale ou pivot s'enfonce, sauf obstacle, verticalement dans la terre; les racines qui en naissent sont plus ou moins obliques; celles des dernières générations peuvent devenir horizontales ou traçantes.

L'enracinement d'un arbre se compose de l'ensemble du pivot et de ses ramifications. Suivant que la vitalité s'est maintenue active et prolongée sur le pivot, ou s'est au "contraire reportée de bonne heure sur ses divisions, l'enracinement est profond ou superficiel. Le chêne oflFre un type d'enracinement profond ; l'épicéa celui d'un enracinement superficiel. On se sert souvent, au lieu de ces expressions, de celles d'enracinement pivotant

OU traçant^ ou bien même de celles-ci : arbres à racines pivotantes ou traçantes. Il vaut mieux les abandonner, parce qu'elles tendent à donner une idée fausse des choses. Aucun arbre n'est exclusivement pivotant ou traçant : tous possèdent un

pivot et des racines latérales ; chez tous le pivot est plus ou moins longtemps prédominant *, chez tous enfin, les racines latérales finissent par prendre une importance plus ou moins grande. Seulement il en est chez lesquels le pivot n'est jamais masqué complètement par ses ramifications, d'autres chez lesquels il devient à peu près impossible de le distinguer. Les premiers seront les arbres à enracinement profond; les seconds, ceux à enracinement superficiel. On trouve d'ailleurs tous les degrés intermédiaires entre ces deux extrêmes. En outre, les racines latérales ellesmêmes peuvent avoir une tendance prononcée à s'enfoncer dans le sol en suivant une direction qui se rapproche de la verticale, à pivoter par conséquent. La tendance à pivoter se manifeste surtout pendant la jeunesse des arbres; parvenus à un certain âge, ils cessent. d'allonger leurs racines au delà d'une certaine profondeur, alors même que la terre végétale ne ferait pas défaut. C'est que les racines ont besoin d'air, et qu'au delà d'une certaine limite, elles n'en trouvent plus suffisamment dans le sol. Plusieurs faits d'observation journalière démontrent cette nécessité de l'air pour les racines. Les arbres plantés dans les promenades ou sur les grandes voies qui traversent les villes, dans un sol tassé, offrant à la surface une espèce de croûte que traverse difiî-

cilement Tair, sont dans un état de végétation fort médiocre. Cela tient à plusieurs causes habituellement, mais toujours Tune d'elles est le manque d*aîr. Celle-ci peut seule expliquer le dépérissement que Ton observe parfois chez les arbres au pied desquels les bestiaux, lorsqu'on les admet en forêt, séjournent longtemps; en piétinant le sol, ils finissent par former une croûte peu perméable à Tair. L'exemple le plus frappant que l'on puisse citer des effets funestes de la soustraction de l'air aux racines est celui des arbres qui, par suite de travaux, ont une portion notable de leur tige, au-dessus du collet de la racine, enveloppée par des terres de remblai. Ils meurent presque toujours, et s'il arrive qu'après avoir souffert, ils résistent et finissent même par reprendre vigueur, c'est que, par suite de la production de racines sur la tige, ainsi que nous le verrons plus loin, l'enracinement s'est rapproché de la surface nouvelle du sol. Enfin, nous trouvons aussi en partie, dans ce fait, l'explication de l'influence funeste exercée par les eaux stagnantes, tandis que celles qui sont en mouvement en ont le plus souvent une utile; l'air contenu en dissolution dans l'eau présentant, par suite de son renouvellement, une composition plus constante chez les secondes que chez les premières.

Une profondeur de deux mètres suffit aux

arbres les plus âgés et qui pivotent le plus, quoique, à la faveur des fissures du sol, certaines racines puissent aller au delà.

Il est très-important de connaître si un arbre a Tenracinement profond ou superficiel, afin d'être à même de cultiver chaque essence dans un sol qui lui soit approprié à cet égard; ou au moins, lorsque, par des raisons de culture, on sera amené à mélanger des essences à enracinement fort dissemblable, on devra faire prédominer, suivant les cas. Tune ou Tautre. C'est ainsi que, pour deux de nos essences les plus importantes, le chêne ne pourra être prédominant que dans les sols profonds, surtout les argileux, et que dans les forêts à sous-sol rocheux, impénétrable aux racines, il devra céder la place en grande partie au hêtre.

L'enracinement est très-variable d'une espèce à une autre, de même que la hauteur de la tige et la ramification, mais sans qu'il varie dans le même rapport. Ainsi des arbres de grande taille, à cime élancée, peuvent avoir un enracinement très-peu développé et fort superficiel, ce que Ton observe de la façon la plus manifeste chez l'épicéa, par exemple, tandis que des végétaux de petite taille, à tige ou rameaux herbacés, peuvent avoir un enracinement puissant : la luzerne en ofire un exemple bien connu.

Pour les végétaux de même espèce l'enracine-

ment est constant, mais non d'une manière absolue. Sur un sol superficiel le végétal le plus pivotant deviendra traçant : c'est ce que Ton observe chez le chêne lorsque, par hasard, il se trouve dans de semblables conditions. L'enracinement sera plus profond dans les sols meubles, moins dans ceux qui sont compactes. Aussi a-ton grand soin, dans les plantations, d'ameublir davantage et dans un rayon suffisamment étendu la terre où devront s'asseoir et se développer les racines du plant.

Pour les végétaux de même espèce, la relation entre les racines et les branches est constante. Aussi, lorsqu'on plante des hautes tiges, est-il sage de tailler la cime en raison des pertes que subit nécessairement l'enracinement lors de l'extraction, malgré tous les soins qu'on a pu apporter.

En général, aux grosses branches correspondent les grosses racines.

Drageons. — Les racines peuvent parfois produire des bourgeons qui, en se développant, donnent naissance à des rejets qui percent le sol et concourent à assurer la reproduction. Ces rejets s'appellent drageons.

Les essences drageonnantes sont surtout celles dont les racines sont traçantes. Elles le deviennent plus particulièrement après les exploitations

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qui, en écorchant le sol et les racines elles-mêmes, y facilitent Farrivée de l'air et provoquent des arrêts de sève.

Plusieurs arbres de nos forêts sont fortement drageonnants. Un chêne indigène, dans Touest de la France, le chêne tauzin, se distingue des espèces qui ont de la ressemblance avec lui (chênes pédoncule, rouvre), en ce que ses racines donnent naissance à de nombreux drageons, tandis que les autres en sont absolument dépourvus. On peut encore citer Forme champêtre, Taune blanc, les peupliers blanc et tremble. C'est même en grande partie, grâce à ce mode de reproduction, que cette dernière essence se trouve en si grande abondance dans les jeunes coupes.

Racines adyentiYes. — Il arrive fréquemment, lorsqu'une tige ou un rameau se trouve accidentellement ou intentionnellement placé dans de la terre humide, qu'il se développe à la surface des racines susceptibles de remplir les fonctions dont cet organe est chargé, on leur donne le nom de racines adventives.

On applique également cette dénomination aux racines qui ne résultent pas du développement régulier du pivot et de ses ramifications, c'est-àdire qui se constituent en un point quelconque de la surface de racines âgées déjà de plusieurs

années. Dans ce cas , on les reconnaît à ce qu'elles n'ont pas Tâge de celles qui les portent, et de plus à ce que leur centre ne communique pas avec celui de cette dernière. Les racines adventives de cette nature jouent un rôle important, en ce qu'elles rajeunissent près du sol Tenracinement devenu trop profond des vieux arbres. Quant à celles qui se produisent sur les parties aériennes, tige et rameaux, lorsqu'elles viennent à être enterrées, c'est à leur naissance que l'on doit de sauver quelquefois, ainsi que cela a été dit plus haut, des arbres dont la base a été, par suite de travaux, recouverte de terre sur une assez grande hauteur; enfin, c'est sur leur production que reposent deux modes importants de reproduction des végétaux dont il sera question plus loin, le bouturage et le marcottage. Les racines adventives se produisent partout où, au contact de l'humidité, il y a arrêt de sève descendante. Cet arrêt est souvent dû à des causes naturelles sans que l'homme intervienne, et rien n'est plus facile que de le provoquer par des moyens artificiels : tels sont une incision, surtout lorsqu'elle fait [le tour de l'organe, une ligature ou même une simple torsion.

Bouturage. — On donne le nom de houture à tout fragment végétal qui, détaché et mis en terre.

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est susceptible de s'emaemer aa moyen de racines adrendres, et de repiodnire la plante dont il provient. Dans la pratique finestière on se sert exelnsiTement de fragments de tiges on de rameaux.

On donne le nom de plançons à des boutures formées de branches de deux à cinq ans et longues de deux à trois mètres.

En principe, tous les régétaux ligneux sont susceptibles d'être reproduits par boutures. Mais pour quelques-uns cette opération présente beaucoup de difficultés et la reprise ne peut être assurée que par des soins tout spéciaux. Aussi, dans la culture en grand et particulièrement dans la pratique forestière, ne recourt-on à ce procédé que pour les espèces qui s'y prêtent avec une grande facilité. Ce sont, en général, les essences à bois tendre, telles que les saules et les peupliers. Cependant cette règle n'est pas sans exceptions. Quelques arbres à bois tendre, le saule marceau, par exemple, sont relativement difficiles à bouturer, tandis que des espèces à bois dur, comme le platane, réussissent parfaitement.

Pour faire une bouture, on prend un fragment de rameau que Ton rogne à sa partie supérieure un peu au-dessus, à sa partie inférieure un peu au-dessous d'un bourgeon, de manière qu'il ait environ vingt centimètres de longueur. L'ab-

sorption de Teau contenue dans le sol devant se faire, jusqu'au moment où des racines adventives seront constituées, par la section inférieure, on a soin qu'elle soit très-nette et légèrement oblique pour augmenter la surface absorbante.

On enfonce la bouture dans le sol, soit directement, soit au moyen d'un plantoir; l'emploi de cet instrument, indispensable lorsque le sol n'est pas parfaitement meuble, est préférable dans tous les cas pour que la section inférieure et l'écorce soient respectées. On ne doit laisser au-dessus du sol que deux bourgeons. De cette façon la bouture a son extrémité inférieure suffisamment enfoncée dans la terre pour se trouver dans un sol constamment frais, et n'ayant à nourrir que deux rameaux, elle pourra les produire vigoureux, tandis que ceux-ci en plus grand nombre seraient chétifs.

Quant au plançon, on taille son extrémité inférieure en pointe triangulaire, on l'enfonce dans le sol de cinquante centimètres ou même un peu plus, de sorte qu'il reste au-dessus de terre une tige complètement analogue à un jeune arbre, mais qui se forme une nouvelle ramification, car on a soin d'enlever tous les rameaux préexistants.

La seule époque pour faire des boutures ou plançons en pratique forestière est le laps de

temps qui s'écoule de la fin de Tautomne au commencement du printemps, et on doit choisir de préférence cette dernière période.

Le bouturage offre un moyen rapide et peu coûteux de couvrir une surface de végétation arborescente. Aussi est-il précieux dans tous les cas où Ton a des terrains meubles à fixer, tels que des talus de déblai ou de remblai à la suite de travaux, des pentes aflfouillées par les eaux ou des amas de débris déposés par elles, comme cela se présente fréquemment dans les travaux de défense contre les torrents des régions montagneuses.

Marcottage. — La Marcotte diflfère de la bouture en ce qu'elle reste adhérente au pied qui Ta produite jusqu'au moment où, ayant développé des racines adventivés, elle peut se sufiire à ellemême. Il en résulte que souvent la reprise est plus facile.

Comme le bouturage, le marcottage peut être pratiqué sur toute espèce d'arbres, mais les espèces qui se prêtent facilement au bouturage sont également celles dont les marcottes oflFrent le plus de chances de réussite.

Les méthodes pour opérer la multiplication des végétaux au moyen de marcottes sont assez nombreuses, mais la plupart sont usitées seulement

en horticulture et exigent des soins qui sont incompatibles avec la grande culture comme celle que Ton pratique dans les forêts. Nous allons décrire la plus simple, la seule qui y soit employée.

On choisit dans une cépée un rejet de deux ou trois ans que Ton couche dans une fosse de 0™15 de profondeur environ, creusée devant lui; on Ty fixe au moyen d'un crochet en bois et on en recouvre de terre bien meuble toute la partie moyenne préalablement privée des ramules et des feuilles qu'elle pouvait porter. Quant à l'extrémité qui sort de terre, on la redresse au moyen d'un tuteur. Une excellente précaution, lorsqu'on opère sur une petite échelle, dans un jardin ou un parc, est de maintenir la terre constamment humide par des arrosements. Mais on conçoit facilement que cela est impossible en culture forestière. Des racines adventives se développent sur la portion du rejet qui est en terre et, au bout d'une ou deux années, suivant les essences, la marcotte, s'étant constitué un enracinement propre à elle, peut être sevrée, c'est-à-dire isolée du pied qui lui a donné naissance, au moyen d'une section opérée immédiatement au-dessous du point où les racines adventives commencent à se montrer.

On fait les marcottes à la même époque que les

boutures, et on les sèvre à Tautomne de la première ou de la seconde année, suivant le temps que les racines mettent à se développer.

Le marcottage peut être utilement employé dans les taillis, surtout ceux en sol frais, pour regarnir des places claires où les souches sont trop éloignées les unes des autres.

Straetare de la racine et qualité de son bois. — Les

racines, comme la tige et les rameaux, se composent de deux parties essentielles, Técorce et le bois.

L'écorce oflfre la même structure que celle de la tige décrite plus loin, seulement, Tenveloppe cellulaire y est incolore, et Tenveloppe subéreuse ou liège, jamais très-développée.

Le bois est semblable à celui de la tige quant aux éléments qui le composent, mais les organes élémentaires y présentent de plus grandes cavités; les vaisseaux chez les feuillus sont plus abondants. Il en résulte que le bois de souches et de racines est habituellement plus poreux et plus léger que celui de la tige et des branches; utilisé comme combustible, il donne plus de flamme et moins de charbon ; il ressemble donc, même chez les essences à bois dur, aux bois blancs; comme eux, il convient aux foyers où Ton désire obtenir une chaleur de courte durée, mais vive.

Cependant, chez les conifères il est riche en térébenthine, et on le distille avec avantage pour en extraire du goudron, chez le pin sylvestre notamment.

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