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CHAPITRE IV

Feuilles.

Défiuition. — Les feuilles sont des organes verts, plus ou moins étendus en une lame mince, insérés sur les parties latérales des jeunes pousses.

Composition et strnctarc. — On y distingue le plus souvent une portion plane et élargie qu'on nomme le limhe^ et un prolongement grêle qui le supporte, vulgairement la queue de la feuille, et qui s'appelle pétiole; celui-ci peut manquer et la feuille est dite sessile. De chaque côté du pétiole on remarque souvent sur la jeune pousse, au point où il s'insère, des expansions de taille, de consistance et de forme variables qui portent le nom de stipules. Elles ont une durée très-variable; elles peuvent vivre autant que la feuille, ou à peu près, comme c'est le cas pour certains saules; elles peuvent au contraire avoir une durée trèslimitée et tomber même au moment du développement de la feuille hors du bourgeon, ce qui se passe habituellement chez les chênes, les hêtres.

Le pétiole est essentiellement formé par des vaisseaux et des fibres, mais qui n'ofifrent pas une disposition circulaire autour d'une moelle, comme cela s'observe sur la tige et les rameaux. Le faisceau unique formé par le pétiole se divise habituellemelit en pénétrant dans le limbe pour former les nervures^ qui en sont pour ainsi dire la charpente ; les premières divisions se partagent à leur tour en nervures de plus en plus fines, qui finissent par s'unir entre elles chez tous les bois feuillus pour constituer un réseau, entre les mailles duquel se trouve un tissu cellulaire rem-

pli de matière verte ; le tout est recouvert par une membrane qui porte le nom à^épiderme. Cet épiderme est percé, à la partie inférieure surtout, de petites ouvertures qui font communiquer Tintérieur de la feuille avec Tair extérieur, et qu'on appelle des stomates.

Les nervures sont disposées d'une manière spéciale pour chaque plante et qui constitue ce qu'on appelle la nervation. Celle-ci peut se ramener à quelques types, dont les principaux sont importants à connaître au point de vue de la détermination des espèces, végétales; ce sont les suivants :

La nervation parallèle^ dans laquelle les nervures sont parallèles entre elles, sans qu'aucune ait plus d'importance que les autres. Ce type, dont les végétaux forestiers indigènes n'offrent pas d'exemple, est celui de la feuille de nos céréales : blé, seigle, orge.

La nervation pennée^ dans laquelle on trouve une nervure principale en prolongement direct du pétiole, de laquelle se détache de chaque côté, de distance en distance, des nervures secondaires disposées comme les barbes d'une plume ; elle est très-commune chez les arbres forestiers : cerisiers, sorbiers, chênes, hêtres, châtaigniers, saules, etc.

La nervation palmée^ dans laquelle un certain nombre de nervures à peu près d'égale impor-

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