ESSAIS DES BRONZES ET DES LAITONS
ïau de fer doux dans la liqueur claire. Le cuivre se dépose e fer; si Taction ne se produisait pas, on Tactiverait en mcte yase dans un bain-marie. Au bout de douze heures, la pré- Ition du cuivre est terminée. Pour s'en assurer on plonge, tant un quart d'heure, dans le liquide, Textrémité d'une aie ou d'une petite tige de fer; elle ne doit pas se recouvrir livre.
H détache alors le cuivre, déposé sur lebarreau, à l'aide d'un CIO, on recueille ce métal sur un filtre, on le lave deux ou libis avec de l'eau aiguisée d'acide sulfurique, puis avec de l^ure; on le sèche à une température peu élevée de façon à fà l'oxyder, et enfin on le pèse. Il est mieux, au lieu de le f à l'état pulvérulent, de le fondre dans un petit creuset irre avec du cyanure de potassium, précipitation ne doit jamais être faite en présence de l'acide
)ue.
«ai d^un bronze ou d^un laiton. — On en prend 5 gr., s traite par l'acide nitrique, on étend de beaucoup d'eau, filtre pour séparer l'étain qui s'est précipité à l'état d'acide lique. On recueille le précipité, on le lave plusieurs fois de l'eau distillée, et on le grille avant de le peser. La meil-
I manière de faire cette opération est de détacher la matière Itre^ de la faire tomber dans une petite capsule de porce- !, de porter cette capsule dans un moufle ou sur une lampe à )le courant d'air, et de faire brûler le filtre au-dessus de la nie. Ceci (ait, on retire la capsule, on mouille la matière re- Ke avec quelques gouttes d'acide nitrique, on calcine, puis
II verse dans la liqueur de l'ammoniaque, puis du carbonate ■moniaque, qui dissolvent le cuivre et qui fournissent un dpîté de carbonate de plomb qu'on peut recueillir, laver, AÂnger en sulfate de plomb que l'on pèse après calcination. dquefois ce carbonate de plomb est souillé de peroxyde de : fpi'on reconnaît aux flocons gélatineux rougeâtres qu'il pie au milieu de la poudre blanche de carbonate de plomb, ^ur doser le cuivre dans cette liqueur on pourrait saturer iQioniaque par de l'acide chlorhydrique, et précipiter le méfMu* une lame de fer, comme nous l'avons indiqué dans l'esde cuivre.
î meilleur moyen de doser le zinc, est de prendre 1*%0 'alliage et 0'%5 d'étain pur, de placer le tout dans un set en charbon, d'enfermer ce creuset dans une ca\%^
en terre lutée et remplie de poussier de charbon^ et^ chauffer le tout pendant huit à dix heures au rouge. Le vaporise y et le poids du culot obtenu^ comparé aux réunis de l'alliage et de l'étain , fournit la proportion de Ce mode d'essai est exact quand l'alliage ne contient plomb.
215. Empoisonnements par les composés du ciii^ Le cuivre est, après le phosphore et Tarsenic, l'agent qui commettre le plus d'empoisonnements. L'emploi si coi des ustensiles en cuivre amène un grand nombre d'intoxi( par accident. La préparation du vitriol bleu et celle des composés du cuivre; l'emploi du sulfate de cuivre dansli.| vanoplastie, dans l'impression sur étoffes, le travail du constituent autant d'industries dangereuses. Enfin on a coupables industriels ajouter du vert-de-gris à des fruits àfi de-vie ou à des conserves alimentaires pour leur doi teinte qu'ils ont à l'état frais. ^
Heureusement, les verts de Scheele, de Schweinfurt, vénéa||^ et par le cuivre et par l'arsenic, ne sont plus guère usités, jourd'hui, le sulfate et les acétates de cuivre sont les coi de ce métal le plus ordinairement employés comme agentsd*! poisonnement ; 2 à 3 grammes de vert-de-gris [souscuivre) peuvent amener la mort.
Le cuivre agit par altération générale, c'est un hyposthénd comme l'arsenic et le phosphore.
Il faut distinguer l'empoisonnement aigu et l'empoisonne lent.
L'empoisonnement aigu est annoncé par des vomissemei matières verdâtres, des déjections alvines nombreuses pagnées d'affreuses coliques, et une saveur métallique sagréable que rien ne peut faire disparaître. A ces pi effets succède le ballonnement du ventre qui devient sible à la compression. Des défaillances, du délire , des vulsions amènent la mort, qui n'arrive généralement qu'i plusieurs jours, mais on connaît des exemples d'empoisonnei par le cuivre terminés fatalement en quelques heures.
Lorsque le malade est soigné aussitôt après l'ingestion i poison, il est rare que l'empoisonnement soit mortel. On a coi seillé l'emploi de la limaille de fer et de zinc; ces poudres fli l'inconvénient de ne pas pouvoir passer dans les petits vaisseau mais elles décomposent le sel de cuivre qui n'a pas encore él absorbé. Du prussiale ^auive dft votasse ira précipiter le potaoi