‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 298 sur 508 · On Fobtient en faisant réagir l'alcool sur l'iodure de · texte numérisé non relu

On Fobtient en faisant réagir l'alcool sur l'iodure de

Iksphore. L'action est violente avec le phosphore blanc ; elle

ttt beaucoup moins forte avec le phosphore rouge. On place

4iis une cornue 600 gr. d'alcool très-concentré^ 140 grammes

fc phosphore amorphe , et on ajoute à ce mélange, en cinq à

^ fois, 450 gr. d'iode. On distille presque à sec* Le produit

^densé dans le récipient est lavé avec de l'eau contenant un

toi de potasse, puis avec de l'eau pure ; il est desséché sur du

cfclorarede calcium, puis redistillé. L'iodure d*éthyle est hquide,

bicolore. Il se colore à la lumière en se décomposant légère-

^imt : on le décolorera en l'agitant avec une solution alcaline

lui absorbe l'acide mis en liberté. Il brûle avec une flamme verte

tt un dépôt d'iode.

Il réagit sur l'ammoniaque en solution alcoolique ou même gueuse, et il fournit l'éthylaralne. Cet alcaU eç>\. aNX^LO^^-'

456 RADICAUX ORGANOMÉTALLIQUES.

ble à son tour par Tiodure d'éthyle et donne ladiéthylamine> qui par Faction de ce corps produit la triéthylamine et l'oxyde de tétréthylammonium. La connaissance de ces faitset leur applica* tion aux autres iodures sont la base d'une méthode générale de préparation des alcalis organiques due à M. Hofmann.

Radicaux organométalliques composés. — L'iodure d'éthyle attaque le smétaux^ et fournit une classe nouvelle de corps appelés les radicaux organométalliques. On ne trouve aucun de ces corps dans la nature. Ils dérivent des éthers iodhydriques par la substitution d'un métal à Tiode. Cette substitution n'a pas toujours lieu à équivalents égaux :

2Zn+ C*H5l= C*H5Zn + Znl. 5Sn + 3 (C*H5 1) = (C*H5)3Sn2 + 3SnI.

Ces corps peuvent être considérés comme les éthers des composés hydrogénés. Considérons, par exemple, la triéthylphosphine : elle dérive de l'action du phosphure d'hydrogène PhH' sur l'alcool avec élimination d'eau, comme un éther :

Ph(C^H5) = PhH» + 3(C*H8 02) — SH^O^.

On obtient ces radicaux métalliques par diverses méthodes : i° Par l'action du métal sur l'iodure; ex. le zinc-éthyle

C*H5I + 2Zn = C^H^Zn + Znl.

Dans certains cas, avec l'étain par exemple, la réaction n'est pas aussi nette, et il se forme, outre l'iodure de stannéthyle, des iodures de stannéthyles différemment condensés.

2<^ On traite le métal par un autre radical ; ainsi on prépaie le sodium-éthyle par l'action du sodium sur le zinc-éthyle,

C^H^Zn + Na = Zn + C^H^Na.

3° On décompose un radical composé par un chlorure métallique,

3(C*H5Zn) + PhCP = 3ZnCl + (C*H5)3ph.

4° On obtient le stannéthyle en plongeant une lame de nnc dans un sel soluble de ce radical ; le radical se précipite sou» forme d'un liquide huileux.

Le premier radical connu a été le cacodyle As(C' H*)';il»^ obtenu en distillant l'acide arsénieux avec l'acétate de potase.

Les radicaux se combinent aux métalloïdes avec ph» * moins d'énergie : le zinc-éthyle, le cacodyle prennent feu dan» i'air, ils décomposeivl Yeaw. Le?» V^oduits d'oxydation

ÉTHERS CYANHYDRIQUES. 457

ïrec k nature du corps qui entre dans ces composés : le zincà^yle fournit le corps

C* h5 zno^, qui au contact de Teau produit de Talcool et de Toxyde de zinc, C*H5Zn02 + HO = C*H«02 + ZnO.

Les métaux moins oxydables, tels quel'étain, le plomb, le O^rcure, donnent des oxydes qui jouent le rôle de bases,|et qui, eoi un mot , se comportent comme les oxydes des métaux qu'ils renferment. Enfin, les radicaux formés par les métalloïdes , le phosphore, l'arsenic, Tantimoine , donnent avec Toxygène des composés qui ont généralement les caractères des acides.

Pour préparer le zinc-éthyle, on introduit dans des tubes en verre fort, ou dans un appareil en cuivre, du zinc en grenaille el un mélange d'iodure d'éthyle et d'éther ordinaire parfaitement secs. On clôt hermétiquement les tubes ou l'appareil ; on chauffe pendant quinze à vingt heures à i 20°, puis on distille dans un courant de gaz carbonique le produit obtenu.

Si le vase et les matières n'étaient pas absolument secs, l'appareil pourrait éclater parce que l'eau fournit de l'oxyde de ànc et du gaz hydrure d'éthyle C* H®.

Le ziric-éthyle est le premier radical organométallique connu ; c'est M. Frankland qui en a fait la découverte. Il se présente 80U8 forme d'un liquide bouillant à H8». Sa densité est représentée par le nombre 4,259. La formule C* H* Zn doit être doutée, car elle représente 2 volumes de vapeur. Ce corps fournit ftvec le sodium du sodium-éthyle, avec les chlorures de phosphore et d'arsenic, la triéthylphosphine Ph (C* H*)' et la triéthyl- «Kine As (C* H«)».

Le mercure-méthyle traité par l'iode fournit un hydrocar- Inire qui a la formule du méthyle, C* H*.

ÉTHER CYANHYDRIQUE oc CYANURE D'ÉTHYLE.

CUPC'Az.

249. Cet éther s'obtient en chauffant au bain-marie de l'éther Mlhydrique avec une solution alcoolique de cyanure de potashini (247). Au bout de quelques heures l'iode est précipité à état d'iodure de potassium.

Cest un liquide incolore, d'odeur alliacée, bouillant à 82<*. Il e se décompose pas comme les autres éthers sous l'influetice de. i j)dtasse;ila|ritdans ce cas à Ja faconde Vacide c^au\v5dYvQ^^\

Pour préparer ce corps on fait agir l'acide sulfurique sor N* cool dans une cornue chauffée au bain de sable. L'éther distille, sa vapeur se condense dans un tube de verre, entouré d*un manchon en métal dans lequel circule un courant d'eau froide; l'cther condensé est recueilli dans un matras entouré d'can froide, muni d'un long tube qui emmène les vapeurs non condensées dans une cheminée. Le bouchon qui ferme la tubulure de la cornue est percé de deux ouvertures; dans lune est fixé un thermomètre, dans l'autre passe un tube qui amène de f*^ cool d'un vase supérieur. ' Tous les bouchons doivent fennff hermétiquement.

L'appareil étant ainsi disposé , versez dans la cornue 700 gr»

d'alcool à 83° ou 90% et ajoutez-y, petit à petit, 1000 gr. d'acide

sulfurique à \ ,84, puis c\va.w\iei.\^ot^>a^\e le thermomètre atteW

458 ÉTHER dit SULFURIQUE.

il se produit de l'ammoniaque et l'acide correspondant àralcooi homologue supérieur,

C2Az,C*H» + 2(H202) = AzH' + C^H^O*.

addepropionique.

M. Meycr avait observé, il y a quelques années, que lorsqu'on traite le cyanure d'argent par Tiodure d'éthyle il se forme un composé, d'une odeur repoussante , qui n'est pas Téther cyanhydrique dont nous parlons en ce moment. M. Gautier i montré que c'était un corps isomère, et qu'il y avait deux séries isomériques d'éthers cyanhydriques. M. Hofmann a donné un caractère distinctif de ces corps : sous l'influence des alcalis ils donnent, oomme les précédents, une matière fixe, mais c'est facide formique et non plus l'ammoniaque, et une substance var riable qui est l'ammoniaque composée correspondante :

C2Az2,C»H5 + 2 (H2 02) = C^H^O* + C^H'Az.

Acide éthylamine.

formique.

ËTHER ORDlNAmE.

Synonymes : éther sulfurique, éther hydrique.

C»H''0* = Cet équivalent représente ft vol.

Densité de vapeur rapportée à Pair, 2,56.

Double densité de vapeur rapportée à l'hydrogène, 74.

Formule moléculairo, G* H* O.

Se solidifie à — 34°, bout à db'^^b.

ÉTHEU dUt SULFURIQUE. 459

îcoulerralcool du vase supérieur avec une lenteur telle ipérature se maintienne entre 130» et 140°. Le poids isceptible d'être éthérifié est de 13 à 15 fois le poids je placé dans la cornue.

Ile jusqu'à ce que ce poids d'alcool ait été introduit areil et que le volume restant occupe environ le volélange primitif.

de distillé est mélangé avec 12 pour 100 de son poids ition de soude pesant 1^32^ et agité de temps à autre^ uarante-huit heures^ dans un flacon fermé, inte l'éther avec un siphon en verre, on le redistille ians un alambic sec, et on recueille les quatre cin- 11 liquide. Le reste peut servir à une opération suivante, oie souvent cet éther dans les pharmacies. Il renferme i4 pour 100 d'alcool. H conviendrait de le laver avec le le décanter et de le mettre en macération pendant s avec des poids égaux de chaux vive et de chlorure 1 fondu. La densité de l'éther ainsi purifié est de 0,72

t admis que l'acide sulfurique agissait dans la prépal'éther en déshydratant l'alcool, parce que cet acide âde d'eau, et que la formule C* H* 0, admise autreether, dérive de celle de l'alcool, C* H« 0*, par l'élil'un équivalent d'eau. Cette explication est inadmisqu'un poids donné d'acide sulfurique éthérifié une •ès-considérable d'alcool, et que l'eau séparée ne s'unit le sulfurique, mais distille avec l'éther formé.

l'on compare la condensation de l'alcool et de l'éoit qu'un litre de vapeur d'éther renferme deux fois rbone qu'un litre de vapeur d'alcool; ce qui revient

le volume de vapeur d'éther représenté par C* H* 0 ié du volume de vapeur d'alcool exprimé par C* H* 0*. nt de l'éther, représenté par C^H'^O, pèse 37, tandis valent de l'alcool, C* H» 0«, pèse 46 ; or 37 gr. d'éther e même volume que 1 gramme d'hydrogène, c*est-àlent 2 volumes, tandis que 46 gr. d'alcool occupent le ime que 2 grammes d'hydrogène, c'est-à-dire 4 vo-

conséquence, il convient, pour comparer ces corps, : l'équivalent de l'éther ainsi que sa formule, qui de- *®0* et qui représente alors 4 volumes de vapeur, lie de l'alcool, des hydrocarbures et des autres comiés précédemment.

460 THÉORIE 1)E L'ÉTHÉRIFIGATION.

La formation de Téther avec Talcool est comparable à eeiie des éthers^ et ce corps est produit par Tunion de deux moléailes d'alcool avec élimination de deux équivalents d'eau. L'adde sulfurique produit d'abord de l'acide ctbylsulfurique^ qui est décomposé par le deuxième équivalent d'alcool (M. WilUamson) :

Page 1