AUTRES ALCOOLS
ALCOOL MÉTIIYUQUE.
CMI«02=ftvoL
Synonyme : esprit de bois.
255. Ce corps est contenu dans le liquide qu*on obtient en distillant le bois.
Ce liquide contient de l'eau, de l'acide acétique, du goudron, et des huiles; pour en retirer l'alcool méthylique, on redistille ce liquide, et on recueille la portion bouillant au-dessous de 90"j on rétend d'eau, on sépare l'huile qui se précipite, et on agite le liquide avec de l'huile d'olives pendant un temps assez long. On sépare cette Kuile et on distille à plusieurs repiises ennerecueillant que la partie qui bout au-dessous de 70®. Ce liquide re^ distillé plusieurs fois sur du chlorure de calcium anhydre foo^ lût de l'alcool méthylique à peu près pur, bouillant à 66*,5. .
Ce corps jouit de toutes les propriétés générales de l'alcoel éthyliquc. Sous l'influence des oxydants il fournit,
un aldéhyde C- H^ O-^
un acide {formique). C^ H^ O*
Avec les acides il donne des éthers, soit :
le chlorure de méthyle . C^ H' Cl .
rélher méthylacétique. ^.^^ 3 2 j O^.
256. Chloroforme, C»H CP= 4 vol. — Le chlorure de méthyle j donne, comme le chlorure d'éthyle, avec le chlore, une série réj^'ulière de produits de substitution. Un de ces termes, C*HCI*, est très-im portant : c'est le chloroforme, découvert en 1831 par Soubeiran et par M. Liebig.
Pour préparer ce composé, on introduit dans la chaadièrt d'un alambic 40 litres d'eau, on y ajoute 5 kilogr. de chaux tiie délitée au moment, et 10 kilogr. de chlorure de chaux àTétlt de bouillie. On chauffe à 40°, on ajoute 1500 gr. d'alcool à 90*^ puis on lute l'alambic.
On chauffe alors Jusqu'à ce que le liquide distille, et à ce
CHLOROFORME. ALCOOL AMYLIQUE. 467
nent on diminue le feu. Lorsque la distillation a cessé on lye deux couches dans le récipient. La couche supérieure est ïiée d'eau et d'alcool, la couche inférieure est du chlorone presque pur. On lave celle-ci avec de l'eau, on l'agite avec arbonate de potasse en dissolution étendue, on la met en maition pendant vingt-quatre heures avec du chlorure de cal- D fondu, et on distille aux quatre cinquièmes. B chloroforme est un liquide incolore, d'une saveur sucrée lord, puis piquante et d'une odeur suave. Sa densité est i ,48; 3ut à 60»,5 ; il est soluble dans l'alcool et dans l'éther ; il est iine soluble dans l'eau.
brûle avec peine, sa flamme est bordée de vert. Il dissout le, le soufre, le phosphore, et les corps organiques très-caris, tels que les corps gras et les résines, a potasse en solution alcoolique le décompose en chlorure n formiate sous l'influence de l'ébullition :
C*HC13 ^ 4K0H0 = 3KCI + C»H03,K0 + 2H-02.
kCtion sur réconomie. — Le chloroforme est l'an esthète le plus usité maintenant.
a manière dont il agit est encore controversée. Dans i|pne surtout, on pensait que T insensibilité produite i le résultat d'un commencement d'asphyxie. Depuis, on a Biatc que le cœur des animaux empoisonnés par le chlorone avait perdu immédiatement la puissance de se contracet alors on admet généralement aujourd'hui qu'il déterle une paralysie des muscles et des nerfs du cœur.
ALCOOL AMYLIQUE.
a^\V^O^z=zit volumes.
Synonyme : huile de pomme de t rre.
l57. Ce corps se prépare en soumettant à des distillations fraciniéeè l'huile qui reste lorsqu'on distille l'alcoq! préparé avec ipommes de terre, les mélasses,- etc. ; on recueille le produit friUant à 132®. M. Cahours et M. Balard ont fait sur ce sujet Remarquables travaux, qui ont établi l'analogie de constitut et de propriétés de ce composé avec l'alcool et l'esprit de !• C'est un alcool monoatomique homologue de ceux-là, lïiant avec les réactifs oxydants :
un aldéhyde C"* H'« O-,
un acide (va 1er /an iqne) . . C ' ** H ' " O '