VINAIGRE
tique en dirigeant un courant d'acide carbonique sur le sodiummcthyle :
C'^H'Na + C-0* = NaO.C*H»0».
On le fabrique par deux méthodes tout à fait difTérenies.
i° Oxydation de ValcooL L'opération s'exécute à Orléans dans des tonneaux qui servent indéfiniment à cette fabrication, et qui sont placés dans un cellier maintenu à une température voisine de 30<». Tous les six à huit jours on soutire quelques litres de vinaigre^ et on les remplace par du vin.
M. Pasteur a établi que l'oxydation de l'alcool est produite par un petit végétal^ le mycoderma aceti. En effet l'acétificationiie commence que lorsque ce mycoderme s'est formé à la surface du liquide (mère du vinaigre); si son développement s'arrête, l'oxydation cesse. 11 puise l'oxygène dans l'air et le cède à l'alcool.
Ce procédé*èst lent. On l'active en prenant de l'alcool dilué, et en le faisant couler sur des copeaux de hêtre empilés dans des tonneaux; l'air pénètre dans l'appareil par des ouvertures placées à la partie inférieure. Quatre passages sur les copeaux suffisent pour opérer l'acétification de l'alcool si la température est maintenue à 25° environ, si l'air se renouvelle bien, et si on verse régulicrementle liquide sur les copeaux. Le mycoderœe se forme sur les copeaux et s'y développe ; ces copeaux peuvent servir pendant un temps extrêmement long.
Distillation du bais, adde pyroligneux. On distille le bois dans des cornues en tôle. Il passe des vapeurs et des gaz: on condense les premières en forçant tous ces produits à traverser un serpentin refroidi, et on fait arriver les gaz sous les cornues; ils s'enflamment, et la chaleur qu'ils développent économise le combustible nécessaire pour carboniser le bois.
Les liquides condensés sont de l'eau, de l'acide acétique, de l'esprit de bois et du goudron. On sépare mécaniquement la majeure partie du goudron, et on distille le liquide restant an bainmarie. L'esprit de bois, qui bout à Q'S^, passe dans le récipient
L'eau et l'acide acétique restant dans la cornue sont saturés par du carbonate de soude, et le produit est évaporé à see et torréfié vers 250° à 350° : cette température, incapable d'opérer la décomposition de l'acétate de soude, est suffisante pour ca^ boniser les matières goudronneuses restées en dissolution. On dissout la masse dans l'eau, on filtre et on fait cristalliser l'acétate. Si on veut obtenir l'acide acétique , on distille la solution du sel avec un léger excès d'ad^e «wNSxvt^ue.
ACIDE ACËTIQUE. 483
L'acide acétique qui distille est très-aqueux. On en retirera de cide monohydraté en saturant la moitié du liquide par du rbonate de potasse et en y ajoutant le reste : il se produit du Lcétate de potasse^ qu'on évapore à sec et qu'on distille. La lieur qui passe placée dans de la glace donne des cristaux icide acétique monohydraté ^ qu'on séparera par la décanta- •n du liquide.
Autrefois^ en pharmacie , on préparait de l'acide acétique ncentré mais impur, sous le nom de vinaigre radical, en disy lant de l'acétate de cuivre.
L'acide acétique est liquide au-dessus de 17% au-dessous il istallise en belles lames. Il est trcs-acide, d'une odeur vive, et jne grande causticité, car il produit des ampoules sur la peau. Il est soluble dans l'eau et dans l'alcool en toutes propor- ^ns et dans Téther. II dissout les résines, le camphre, les es- Qces. L'acide et l'eau se contractent en se mélangeant , et la ntrartion est assez considérable.
La chaleur rouge le détruit. Il se forme beaucoup de produits : icétone, la benzine la naphtaline, l'alcool phénique, des gaz ▼ers et du charbon, qui reste dans le tube où l'on a fait l'opéition.
La vapeur d'acide acétique est susceptible de s'enflammer ; le brûle avec une flamme faible.
Si l'on expose au soleil un flacon renfermant du gaz chloré t une petite quantité d'acide acétique , il se forme de l'acide ichloracétique,
Cette expérience de M. Dumas a servi de base à la théorie des ■bstitutions. M. Leblanc a obtenu l'acide monochloré.
Ces acides chlorés sont ramenés à l'état d'acide acétique par n agents réducteurs, comme l'amalgame de sodium, en pré- MBce de l'eau :
H« + C*C1*0»H0 = âHCl + C»H»0»,HO.
De même que l'acide acétique chauffé en présence d'un excès de base fournit du gaz des marais, l'acide acétique trichloré pro- Aot le gaz des marais trichloré, qui est le chloroforme,
C*H*0» + 2BaO = 2(BaO,CO*^) + C^H*.
C*HCI*0* + 2BaO = 2(BaO,C02} + C=*HC1'.
le perchlorure de phosphore est devenu entre les mains de "^hardt la source d*une découverte imporlauXe , ceWe ^^ \^-