EAUX POTABLES
Enfin certaines eaux doivent leur action thérapeutique plotAt à leur température plus ou moins élevée, qu'aux principes qui j sont contenus; on les désigne plus spécialement par le nom
d'eaux thermales.
Les gaz, contenus dans les eaux potables, sont beaucoup phv riches en acide carbonique que les gaz de Teau de pluie. M. Pe^ Jigot a trouvé dans un litre d'eau de Seine,
Oxygène 10", 1
Azote 21, 4
Acide carbonique. 22, 6
Le gaz carbonique provient de l'intérieur de la terre et résulte de la décomposition des matières végétales et animala qui s'opère incessamment dans les premières couches du soL Ce gaz joue un rôle important, car le carbonate de chaux est le principe calcaire le plus utile dans les eaux et ce sel n'est 80lubie dans l'eau qu'à la condition qu'elle renferme un exoèi d'acide carbonique. Prenez de l'eau de chaux, versez-y de Tew de Seltz : aussitôt du carbonate de chaux se précipite insoluble; ajoutez un excès d'eau de Seltz, ce sel se dissout.
L'eau renferme aussi de la chaux à l'état de sulfate quand elle coule sur du gypse, CaO SO* 3H0, comme dans le bassin de Paris. Les eaux gypseuses sont beaucoup moins bonnes que les eaux carbonatécs.
Pour reconnaître la présence de la chaux dans une eau on y verse de l'eau de savon ou mieux de l'oxalate d'ammoniaque. Plus il y a de chaux, et plus le précipité blanc qui se forme est abondant.
Si la chaux est à l'état de carbonate, elle fournira un dépfit parTébullition, et elle fera virer au rose ou au violet la couleur jaune de la teinture de campêche.
On reconnaît la présence des sulfates dans une eau en y versant une dissolution d'un sel de baryte (chlorure, nitrate). H 86 forme un précipité blanc insoluble dans les acides.
Une eau sera dure ou crue quand elle contiendra plus d'un demi-gramme de carbonate de chaux par litre. Nous venons de voir que le carbonate de chaux est insoluble dans l'eau, mais qu'il se dissout dans ce liquide à la faveur de l'acide carbonique, qui se rencontre toujours en plus grande quantité dans les eaux de source et de rivière que dans Veau de^\\s\^ , ^^^^ a^<^ le sol
ESSAIS HYDROTIMÉTRIQUES. Oh
Roferme constamment de Tacide carbonique^ provenant^ soit des eoadies inférieures du sol^ soit des végétaux qui se décomposent. Lorsqu'une eau renferme plus d'un demi-millième de carbonate de chaux elle se trouble par suite de l'expulsion de Tacide carbonique. Aussi ces eaux carbonatées, placées dans une chauéère à vapeur, Vincrustent-elles rapidement. Leur séjour prolongé à l'air suffit pourchasser l'acide carbonique; c'est pourfjnoi les tuyaux des eaux d'Arcueil s'incrustent et se bouchent fcuàpeu; c'est aussi pour cette raison que les eaux de St-Allyre en Auvergne déposent sur les divers objets qu'on y plonge une couche compacte de calcaire qui les minéralisé extérieurement. Si la proportion de sulfate de chaux dépasse 20 centigrammes elle sera dure, et appelée séléniteuse.
L'eau des puits de Paris est dans ce cas, aussi forme-t-elle dans Tean de savon un caillot blanc qui consomme du savon sans |roduh*e d'action détersive, et forme-t-elle sur les légumes un ' ttpôt dur que la cuisson n'amollit pas.
40. Essais hydrotimétriques ({jStop, eau; TifxTi, valeur; (xstpov^ mure), — MM. Boutron etBoudetont donné une méthode, dite hfèrotimétriquey au moyen de laquelle on apprécie rapidement ; ime façon approximative la quantité de sels calcaires, majnésiens et terreux qui existe dans une eau. Le principe de cet essai est le suivant : Agitez quelques fwttes d'une solution alcoolique de savon avec de l'eau distillée, me mousse persistante se produira à la surface de cette eau. ftdles le même essai avec une eau contenant des sels, la mousse tombera aussitôt; elle ne persistera que lorsque le savon aura Fïécipité tous les oxydes métalliques. Il est clair qu'alors, on •ora non-seulement précipité les bases, mais encore on aura pD mettre un excès d'eau de savon; néanmoins, en opérant ^ec précaution, on pourra n'en pas mettre un excès sensible, ^ n suffit de i décigramme de savon pour produire une mousse persistante dans 1 litre d'eau.
Les appareils nécessaires à cet essai se composent : 1 ° d'un flacon, bouché à l'émeri, portant un trait circulaire, et le chiffre 40 à une hauteur telle qu'il y ait 40*^ d'eau dans le flacon à ce point, ^d'une burette graduée d'une façon particulière dans laquelle on introduit jusqu'au trait supérieur une solution alcoolique de WTon titrée. Cette liqueur, que l'on achète toute prête dans le wmmerce, contient une quantité de savon telle que chaque iiegré de la burette indique environ i décigramme de sscvoxv , on i centjframme de sels par litre d'eau,