‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 35 sur 508 · CO PURIFICATION DES EAUX · texte numérisé non relu

CO PURIFICATION DES EAUX

l*» On verse de l'eau à essayer dans le flacon, jusqu'au trait 40, oay ajoute peu à peu la solution de savon qui est dans la burette, on agite après chaque addition, et on s'arrête au moment précis où la mousse ne disparaît pas.

On lit alors le chiffre marqué sur la burette au point où la solution affleure à ce moment. Supposons que ce soit 1^ trait 18 : cela signifie que l'eau consomme en pure perte par litre 18 décigrammes de savon ordinaire, ou qu'elle contient environ par litre 18 centigrammes de sels calcaires, magnésies^ ou terreux.

On peut même avoir, par les opérations suivantes, une idée de la nature des sels terreux contenus dans cette eau.

2° On fait bouillir 100" de cette eau pendant 20', on laissa refroidir, on ramène au volume de 100" avec de l'eau distillée, on filtre et on fait un second essai : la quantité d'eau de savon consommée prouve qu'il y a de la chaux ou d'autres bases terreuses, à un autre état que le carbonate et donne un aperçu de la quantité de ces matières.

3° On précipite l'eau naturelle par l'oxalate d'ammoniaque, et on filtre pour séparer la chaux. L'essai de ce liquide, donne une idée de l'existence et de la quantité des sels des bases autres que la chaux.

Il doit être bien entendu que cette méthode ne constitue pas un procédé d'analyse quantitative exact. Néanmoins elle rend des services, car elle permet de constater si une eau de source ou de rivière est potable ou dure, surtout si l'on a soin de faire comparativemeiit l'analyse d'une eau reconnue de bonne qualité.

Autres matières contenues dans les eaux. — On avait attribué la maladie du goitre à la présence de la magnésie dans l'eau parce que les eaux des vallées des Alpes, où le goitre est endémique, sont toutes magnésiennes. Mais telle n'est pas la cause de cette triste maladie; en effet, les eaux de Rhodez sont beaucoup plus magnésiennes que celles de la vallée de l'Isère. D'ailleurs Teau de l'Ourcq renferme, par litre, plus d'un décigramme de sels de magnésie, et l'eau de Seine en contient des proportions notables.

L'eau des puits de Paris renferme du chlorure de sodium en quantité notable. On s'assurera de la présence des chlorures dans l'eau en y versant du nitrate d'argent; il se forme un précipité blanc soluble dans l'ammoniaque et insoluble dans l'adde nitrique.

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