‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 358 sur 508 · C*HY O · texte numérisé non relu

C*HY O

alcool dléthylénique.

L'oxyde d'éthylène se combine directement avec les acides, uvent même avec dégagement de chaleur, pour former les hers du glycol et des alcools polyéthyléniques. Ce corps est me une Téritable base non azotée.

Ftrnttle moléculaire, ^' H* O'.

Ceit on alcool triatomique.

304. Ce corps, découvert par Scheele en 1 779 et nommé par lui, I raison de sa saveur douce, le principe doux des huiles, a été udié par M. Chevreul et par Pelouze. M. Berthelot a établi sa htable nature, et démontré que c'est un alcool triatomique. Laglycérine se prépare en décomposant les corps gras ncvitr^s

en présence de l'eau. Il s'obtient dans les pharmacies lorsqu'on prépare l'emplâtre simple ; il reste dans l'eau qui baigne la matière emplastiquc^ et un des meilleurs moyens de l'obtenir est de le retirer de ces eaux. Aujourd'hui ce corps est très-employé en pharmacie et en parfumerie , et on l'extrait des eaux qui s'écoulent dans les fabriques de bougies après la saponification des corps gras par la chaux.

On évapore ces eaux jusqu'à ce qu'elles aient été amenées à consistance de sirop , mais il ne faut pas porter la température au-dessus de 12^°. Le liquide sirupeux ainsi obtenu est brun; il contient de la chaux et des matières grasses. Quelquefois on emploie la glycérine à cet état; souvent on se contente d'une purification imparfaite^ qui consiste à faire bouillir le liquide avec du noir, et à le filtrer avant qu'il ait été amené à la concentration convenable. Le meilleur moyen consiste à distiller dans un courant de vapeur d'eau la glycérine brute concentrée. Si on force les vapeurs à passer dans des tubes métalliques verticaux communiquants, la majeure partie de là glycérine s'y condense, tandis que la vapeur d'eau passe au delà sans se liquéfier. La glycérine recueillie au bas du premier tube marque 28° à l'aréomètre, c'est-à-dire qu'elle a la concentration delà ] glycérine qu'on livre dans les pharmacies.

M. Pasteur a établi que là glycérine ^ produit en petite quantité dans la fermentation alcoolique. On doit à M. Wurtz une reproduction synthétique remarquable de la glycérine. Le propylène C® H* fournit un iodure C H* I, nommé l'iodure d'allyle. Celui-ci produit avec le brome le composé C'H'Br^ qui traite par la potasse ou par l'oxyde d'argent donne la glycérine:

C^H^Br» + 3(K0H0) = 3KBr + C«H»0\

glycérine*

La glycérine peut être représentée par la formule :

^^* o3^" I O® correspondant à ^3 [ 0«.

La glycérine est un liquide sirupeux incolore^ de sâveursu* crée, et dépourvu d'odeur. Sa densité est de ^,28 à ^5*»

Elle est soluble en toute porportion dans l'eau et dans l'alcool, elle ne se dissout pas dans l'éther.

Ce corps dissout les alcalis, les sulfates, les chlorures, l«^ azotates alcalins, le sulfate de cuivre, l'azotate d'argent et d'autres sels.

LA GLYCÉWNE EST UN ALCOOL TRIATOMIQUE. S43

La glycérine distille vers 275® à 280", mais elle se décdmpose ïD partie. Elle distille pure dans le vide. Elle se décompose aulessus de 300® en donnant des huiles, des gaz inflammables, le l'acide carbonique et un produit piquant fortement les yeux, lommé racro/étne, qu'on obtient plus pur en distillant la giymne avec l'acide sulfurique ou l'acide phosphorique. L'acroéinea pour formule C*H*0* : c'est l'aldéhyde de l'alcool allyique C'H'O*. L'acroléine se produit dans la distillation sèche e tous les corps gras renfermant de la glycérine. Si l'on fait tomber goutte à goutte de la ^cérine sur du air de platine en présence de Fair, il y a, comme pour l'alcool ; le glycol, fixation de 0* et production d'un acide nommé idde glycériqve :

Ce corps se produit aussi lorsqu'on abandonne de la glycéne étendue d'eau avec de l'acide azotique à 4,45. L'oxydation 5 la glycérine ne s'arrôte pas là. Il peut y avoir fixation d'une uantité d* oxygène triple et production d*un composé qui se 580ut en acide oxalique et en acide carbonique.

L'action des acides sur la glycérine donne la démonstration vidente de cette double proposition : la glycérine est un alcool , 'est un alcool triatomique.

Lorsqu'on traite la glycérine par de l'acide chlorhydrique, on btient une première attaque semblable à celle de l'alcool par et acide H* 0*,

HCl + C«H«06 = C«H'C10» + H2 02.

monochloirhy-*

drinc, ou éthel*

tnoUochlorhydriquc»

L'action continuée de l'acide chlorhydrique produit une nouelle élimination de H« 0*,

2HCI + G^H^OO ^ C» H» 01^02 + 2(H2o2).

dichlorhydrinei

Éhfm l'action du pet'chlof ute de phosphore ( qtii produit de ftcide chlorhydrjque naissant) sur la glycérine ou sur la diilofhydrine amène une nouvelle élimination de H* 0*,

3HCI + ceH»0« = C^hSCI» + SCH^O^).

trichlorbydrine.

Lorsqu'on chauffe Ja glycérine dans des tubes sceWês wï^ç.^'^

l'acide acétique cristallisable, ou arec les autres acides, dans des conditions convenables, elle réagit et produit trois séries d'éthers arec élimination de (H^O^, 2 (H'O*), ou 3 (H>0>). On a en effet :

Dr )

moooacitiiif.

C'est un liquide soluble dans l'eau , dont la densité est i,20.

H 1 diacétine.

C'est un liquide neutre, soluble dans l'eau, dont la densité est 1,^8, qui bout vers 280".

3, 3((c'«'f 'jo^)+(«*;:r|o«=3(H^o^)+;«:;:g 0.

(C*H»02y' triacétine.

C'est un liquide peu soluble dans l'eau , dont la densité est 1,17, qui bout à 268».

M. Berthelot a fait l'étude des acétines, des butyrines (la tributyrine existe dans le beurre), des valérines, et de beaucoup d'autres éthers de la glycérine. Lorsqu'on verse dans un mélange d'acide nitrique et d'acide sulfurique refroidi de la glycérine, goutte à goutte, et en agitant, et qu'ensuite on traite le mélange par de l'eau, il se sépare une substance huileuse, qui est la trinitroglycérine,

(AzO»)3 1" •

Ce corps a la propriété de détoner avec violence par le choc ou par la chaleur. 11 est doué d'une action énergique sur l'éfi»nomie : quelques gouttes placées sur la langue produisent une violente migraine.

305. Corps gras neutres. — Les résultats les plus intéressant obtenus par M. Berthelot sont ceux que lui a fournis l'action d»; la glycérine sur les acides stéarique, margarique, oléique, c'est- '^-dire sur les acides ï\v\e Voxvt^Mvc^ ^^^ ^w^î^^^weutres.

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