‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 365 sur 508 · ACTION DE L'ACIDE OXALIQUE SUR L'ÉCONOMIE · texte numérisé non relu

ACTION DE L'ACIDE OXALIQUE SUR L'ÉCONOMIE

potasse y du sulfate de magnésie. On reconnaît cette fraude avec de Talcool c[ui ne dissout pas ces sels.

3i5. Action de Tacide oxalique sur l'économie. — L'emploi de Facide oxalique dans l'industrie , sa ressemblance physicpie avec certains sels et notamment avec le sulfate de magnésie, ont amené souvent des empoisonnements commis à dessein oa par imprudence.

n a une action énergique sur l'économie ; M. Tardieu cite un jeune homme de seize ans empoisonné par 2 grammes de ce corps. On observe les symptômes et les lésions produites par les agents corrosifs^ de plus il se déclare une prostration telle que le malade n'a plus le sentiment de ce qui se passe autour de lui. Il se produit un engourdissement qui persiste dans les membres inférieurs longtemps même après que tout danger a cessé, enfin le sang prend une coloration vermeille très-manifeste.

Les soins à donner au malade sont les mêmes que ceux que nous avons indiqués pour les acides minéraux : il faut chercher d'abord à expulser l'acide par toutes les voies, puis administrer une base, de la magnésie, de l'hydrate ferrique, etc. On préférera la chaux, qui forme un sel tout à fait insoluble dans les acides végétaux.

Pour rechercher la présence de cet acide, on découpe les matières suspectes et on les met en macération pendant quelques heures avec de l'eau, puis on soumet le mélange à l'évaporation dans une capsule chauffée au bain-marie, et on épuise le résidu sec par de l'alcool à 90*^. La solution alcoolique est évaporée et le résidu repris par l'eau.

Ce liquide doit être acide, donner avec un sel de chaux un précipité blanc, soluble dans les acides minéraux, insoluble dans l'acide acétique. Il doit réduire les sels d or.

Évaporé à sec, il fournit des cristaux, qui chauffés avec de l'acide sulfurique dégagent de l'acide carbonique et de l'oxyde de carbone à volumes égaux, et qui traités par l'acide hypochlo-

reux fournissent à froid un vif dégagement gazeux. Dans le cas où l'on aurait administré un antidote comme la

magnésie ou la chaux, on traiterait les organes par de l'eau acidulée d'acide chlorhydrique , puis on filtrerait cette solution. On sature alors la liqueur acide par l'ammoniaque, puis on la traite par un sel de chaux : l'acide oxalique se précipite sous forme d'oxalate de chaux. Comme le dépôt pourrait être produit par du phosphate de chaux, on lave le précipité avec de l'acide acétique qui dissout le phosphate saus aAX,ac\v3Let\ qi1^"îj\^^.

&54 ACIDE MAUQUE. ASPARAGTNE.

Il ne faudrait pas conclure à un empoisonnement d'une manière nécessaire si Ton trouvait des traceis d'acide oxalique, car r oseille et divers aliments contenant cet acide pourraient introduire ce corps dans l'organisme.

Le sel d'oseille est un poison byposthénisant plutôt qu'irritant. Il agit comme le nitre^ mais il est plus vénéneux; i5à^ grammes pourraient amener la mort. Le sang prend Une teinte vermeille comme avec de l'acide oxalique.

ACIDE MAUQUE.

31 6. Cet acide^ trouvé par Scheele dans les pommes acides, se rencontre dans une foule de végétaux, les baies de sorbier, l'épine-vinette, les cerises, les framboises, les groseilles à maquereau, la rhubarbe , le tabac, etc.

On l'extrait ordinairement des baies du sorbier. On exprime le jus, on le filtre et on le traite par l'acétate de plomb. On recueille le malate de plomb sur un filtre, on le lave et on le décompose par une quantité convenable d'acide sulfurique.

Cet acide est lévogyre. Il est déliquescent^ cristallisable, solubie dans l'alcool et fusible vers 100°. Il est décomposable audessus de \ 30° en divers acides pyrogénés et notamment en acide paramalique, C^H*0®, qui est identique avec l'acide delà fumeterre et du champignon bolet.

Chauffé avec de la potasse vers 150° il se scinde en acide acétique , oxalique et hydrogène.

Il est bibasique comme l'acide oxalique ; il se distingue de ce corps en ce qu'il ne trouble pas l'eau de chaux.

Asparagine, C®H®Az' 0^. — Ce corps, retiré en 4805 du suc d'asperges par Yauquelin et Robiquet, a été trouvé dans les tiges de légumineuses développées à l'abri de la lumière, dans les feuilles de houblon, dans les racines de guimauve et de réglisse, etc.

On l'extrait facilement de la racine de guimauve. A cet effet on l'épuisé par l'eau froide, et on évapore les liqueurs à consistance sirupeuse. Il suffît de faire bouillir ce sirop avec de l'alcool et de concentrer le liquide alcoolique après filtration pour obtenir des cristaux d'asparagine.

Ces cristaux ont une saveur fraîche ; ils sont assez solubles dans l'eau bouillante, fort peu solubles dans l'alcool , moins encore dans l'éther. Leur solution est lévogyre, faiblement acide. Dissoute dans l'adde w\\T\ivvve,^>\<& ^sV ^\^<\uée par un courant

ACIDE TÂRTRIQUE. 555

lioxyde d'azote et changée en acide malique^ qui est lévop« comme l'acide naturel.

La fonnule de l'asparagine permet de la considérer comme oaide de Tacide maiique , mais on n'a pas réussi à la prépa-

* par la distillation du malate d'ammoniaque. L'asparagine , traitée par une solution bouillante de potasse, change en un acide nommé l'acide aspartique, CWAzO®. sdtê par l'acide azoteux, il fournit de l'acide maiique inactif r la lumière polarisée.

L'acide maiique [chauffé dans des tubes scellés avec de l'aie iodhydrique fournit de l'acide succinique (M. Schmidt) :

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