‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 383 sur 508 · FORMATION DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

FORMATION DES VÉGÉTAUX

tant toujours dans Tatmosphère a été enlevé par la plante. Le végétal puise également de l'acide carbonique dans l'eau qui passe du sol dans ses racines.

L'expérience remarquable que nous venons de citer prouve aussi que les plantes absorbent de l'hydrogène. Les végétaux peuvent décomposer l'eau; en effet. Col lin et W. Edwards ont prouvé que les tiges du polygonwm tinctorium immergées , que certains champignons exhalent de l'hydrogène. D'autre part, M. Payen a établi que l'hydrogène prédomine dans les parties ligneuses des végétaux sur l'oxygène, et enfin beaucoup de substances élaborées par les végétaux, les huiles, les essences sont très-riches en hydrogène. En un mot, Toiygène contenu dans le végétal serait insufiisant à brûler, à transformer en eau la totalité de l'hydrogène qu'il renferme, et par conséquent il faut admettre que l'eau est décomposable par les végétaux. Les conditions où cette décomposition a lieu ne sont pas encore parfaitement déterminées.

L'expérience de M. Boussingault prouve aussi, comme l'avait annoncé Ingenhousz, que Tair cède de l'azote à la plante; mais d'où vient cet azote ? est-il pris par le végétal dans l'azote libre de l'atmosphère , ou provient-il de l'acide azotique, de l'ammoniaque, en un mot des composés azotés qui existent dans l'air?

M. Boussingault a établi que si certaines familles de plantes, les légumineuses notamment, prennent à l'air une grande quantité d'azote , lui empruntent même de l'azote libre, d'autres, les céréales par exemple, puisent l'azote surtout dans le sol; car, en faisant végéter du trèfle et du froment dans du sable calciné en présence de l'air privé de composés azotés, et de l'eau distillée, il a vu que le trèfle fixe du carbone , de Thydrogène de l'eau et de l'azote , tandis que le blé ne paraît puiser dans l'air que du carbone et de l'eau.

L'azote qui est dans l'air à l'état d'azotate d'ammoniaque est absorbé par tous les végétaux, car l'expérience directe a montre que les sels ammoniacaux, que le nitrate d'ammoniaque notamment, constituent un engrais excellent, et par conséquent ce nitrate a perdu son oxygène, s'est réduit dans le végétal. Or on sait que l'urée et les matières animales, c'est-à-dire les engrais naturels se transforment en composés ammoniacaux dès quils sont abandonnés à l'air; par suite, pour obtenir une bonne récolte, môme avec les plantes qui fixent l'azote de l'air, il est indispensable d'employer des engrais qui, d'ailleurs, fournissent nonseulement de VaioleUcWfemewX ^ç>^vcû\la.hle, mais qui, deplusi

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