S88 RESPIRATION VÉGÉTALE
développent produisent une exhalaison d'acide carbonique^ et que pendant la germination , le développement des bourgeons et surtout la floraison^ il y a un dégagement de chaleur sensible.
En conséquence^ il se produit dans les végétaux des combustions nombreuses^ incontestées^ et comme nous allons montrer que la respiration animale est une combustion^ nous devons en conclure que les végétaux et les animaux se comportent dans beaucoup de circonstances au moins ^ d'une façon analogue. Divers expérimentateurs, et surtout Dutrochet et Garreau, vont plus loin, et ils disent que le végétal et l'animal respirent d'une façon identique, et, d'après eux, tous les êtres vivants absorbeni de Voxygéne dans l'acte respiratoire et exhalent de l'acide carbonique.
Les expériences de Garreau surtout méritent d'être connues. Il plaçait des rameaux détachés ou fixés à la plante dans des vases fermés remplis d'air et exposés à la lumière diffuse. Le volume de l'air était connu; on déterminait à l'aide d'une disposition spéciale l'oxygène absorbé, et on enlevait Tacide carbonique produit en plaçant une liqueur alcaline de poids connu dans l'appareil, de sorte qu'on pouvait apprécier les variations de ces gaz.
Dans toutes ses expériences, Garreau annonce avoir constaté à l'ombre et au soleil une absorption d'oxygène, et une production d'acide carbonique, mais la quantité de gaz carbonique recueillie ne représente pas à beaucoup près l'acide carbonique réellement exhalé du végétal, parce que la plus grande partie est réduite au moment de l'exhalation. Il résulterait de ces faits que dans tous les êtres vivants il se produit un même phénomène, l'acte respiratoire, qui consiste en une consommation d'oxygène et une expiration d'acide carbonique. Ce phénomène est suivi d'un autre chez les végétaux et les animaux, qui est l'assimilation ou la nutrition , et c'est ici que s'établit une différence, une opposition complète dans les deux règnes ; le végétal se développe, s'accroît en réduisant, sous l'influence de la chaleur et de la lumière solaire, l'acide carbonique, l'eau, l'acide azotique, en accumulant le carbone, l'hydrogène et l'azote, et en exhalant de l'oxygène. L'animal, au contraire, forme sa substance avec celle des végétaux ; il brûle cette substance avec l'oxygène exhalé dans l'air par eux, il ramène les produits complexes, élaborés dans le règne végétal, à l'état d'acide capbonique, d'<îau, et d'amu\o\\\îic\\xt', Attelle sorte qu'il rend aux
1rs alimenta, et qu'il restitue la chaleur qui a été :c Uans l'acte de la nutrilîun des végétaux.