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MATIÈRES AZOTÉES DE L^ORGANISME

parce que Mulder avait cru pouvoir les considérer comme formées par un radical unique, la protéine, à laquelle s'ajoutaient des proportions variables de soufre, de phosphore, etc.

Les principaux termes de ce groupe sont : Talbumine, dont on a admis diverses modifications, la parai bumine, la métalbuuiine, etc. ; la fibrine dont on connaît aussi différentes espèces, la fibrine du sang, la fibrine des muscles ou musculine; la caséine envisagée par quelques expérimentateurs comme une combinaison d'albumine avec la potasse; la globuline, matière albuminoïde qui constitue la matière soluble du cristallin de l'œil ; rhémato-cristalline ou hématosine, substance colorante du sang qui se distingue des autres corps albuminoïdes par la propriété de cristalliser; la vitelline, principe du jaune d'œuf; divers principes, l'ichtine, l'ichtline, l'ichtydine, l'émydine, retirés par HM. Valenciennes et Frémy des œufs de poissons.

La composition de tous ces corps est identique ou très-voi- «ine; on ne peut pas la préciser d'une façon certaine.

Les substances du second groupe ne sont pas sulfurées. Elles paraissent dériver des premières par addition d'azote et d'oxyfène. Elles contiennent en centièmes :

Carbone 50,0

Hydrogène 6,6

Azote 16,8

Oxygène 26,6

On y rencontre : l'osséine, matière des os qui se change en gélatine sous l'influence de l'eau bouillante ; une substance trcs- •ïUUogue, principe des cartilages que l'eau chaude transforme ^n chondrine; la matière de la corne, des ongles; celle des tis- ^^s; la substance qui forme la soie; divers principes qui '^ï'oduisent les phénomènes digestifs, la ptyaline de la salive, * pepsine du suc gastrique, la mucine du mucus, la pyine du ^^s, etc. ; enfin différents produits qui résultent de l'action du ^c gastrique sur les substances azotées, et appelés albuminoses '^ peptones.

Caractères généraux. — Les matières de ces deux groupes •^gagent lorsqu'on les chauffe l'odeur désagréable de plupae •^lée. A la distillation, elles fournissent de l'eau, des huiles in- -ctesetde l'ammoniaque à l'état de carbonate, de sulfhydrate ^ de cyanhydrate; du charbon reste dans la cornue.

Les matières du premier groupe, maintenues pendant quelque -ïiïpsà 50« ou 60° avec une dissolution de pola&s.^ , v^\:Afew\. ^>^

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soufre et se dissolvent. Si l'on ajoute à la liqueur un excès d'acide acétique , il se dépose des flocons grisâtres d'une substance, protéiîie de Mulder, supposée par ce chimiste être la base de toutes ces matières. Les substances du second groupe ne possèdent pas cette propriété. Bouillies longtemps avec un alcali caustique, elles fournissent

de la tyrosine C^^H** AzO»,

de la leucine C*^ h*^ Az 0\

et du glycocol C* H^ Az O*.

Leurs solutions dévient à gauche le plan de polarisation delà lumière.

L'acide chlorhydrique concentré et bouillant les dissout en prenant des teintes bleues violacées caractéristiques. Mises en digestion avec du nitrate acide de mercure, elles donnent une coloration rose ou violacée. L'acide nitrique les colore en jaune.

Les dissolutions des matières albuminoïdes dans la potasse ne précipitent pas les sels de cuivre. Chauffées avec 'des réactifs oxydants, un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique, par exemple, ces matières fournissent plusieurs termes de la série des acides gras et les aldéhydes correspondants à ces acides. On y a même trouvé de l'aldéhyde benzoïque, c'est-à-dire un terme de la série aromatique. Les substances albuminoïdes se décomposent pendant les phénomènes de la respiration comme sous l'influence des réactifs oxydants. On trouve des acides gras dans le sang; l'acide benzoïque et de l'acide hippurique se rencontrent quelquefois dans l'urine : or le premier se produit par l'oxydation de l'essence d'amandes anières,etle second dérive de l'acide benzoïque. Elles donnent les mêmes produits lorsqu'elles se putréfient à l'air.

Le réactif de Schweizer (21 1) dissout les matières albuminoïdes comme la cellulose, ce qui semble lier les substances albuminoïdes à la cellulose, et donner un certain poids à une théorie, (lue à M. Hunt, qui consiste à envisager les matières albuminoïdes comme de la cellulose qui aurait fixé les éléments de l'ammoniaque et perdu les éléments de l'eau. La formation des dérivés alcooliques avec ces substances vient à l'appui de cette hypothèse, car on retire les alcools de l'amidon et des sucres qu'on ne peut séparer de la cellulose.

ALBUMINE. 608

ALBUMINE

346. Ce corps présente les mêmes caractères, soit qu'on l'extraye de l'organisme végétal (infusion des céréales), soit qu'on le retire de l'organisme animal (sérum du sang, blanc d'œuf, lymphe, chyle).

M. Wurtz l'a obtenue pure en délayant le blanc d'œuf dans le double de son poids d'eau, passant le liquide et précipitant l'albumine par l'acétate de plomb dissous. Le précipité est lavé à l'eau froide et décomposé par un courant de gaz carbonique qui précipite le plomb et laisse l'albumine en dissolution. Si l'on évapore la liqueur au-dessous de 60° elle se dépose sous une modification soluble; si l'on chauffe à 63° ou au-dessus elle se précipite à l'état insoluble. La chaleur ne possède pas seule la propriété .d'opérer cette transformation; l'alcool, les acides à l'exception de quelques-uns, tels que l'acide phosphorique, PhO* 3H0, et l'acide acétique, les sels métalliques, la créosote, le tannin, etc., en jouissent aussi. Les alcalis entravent cette action.

L'albumine soluble est sans saveur, elle se dissout plus facilement dansl'eau salée que dans l'eau pure. L'albumine ne paraît pas se coaguler tout à fait à la même température suivant son (H*igine : de là diverses modifications de l'albumine admises par certains auteurs (métaïbumine, paralbmnine). Cette température s'éloigne peu de 70° à 75° dans les solutions concentrées. Si la liqueur est très-étendue, la coagulation n'a pas lieu. M. Claude Bernard considère comme de l'albumine modifiée une substance qu'il a rencontrée dans le pancréas et qu'il a désignée par le nom de pancréatine.

L'albumine insoluble, chauffée dans un tube scellé avec de l'eau à 150° ou 160°, se dissout, mais cette modification soluble n'est pas coagulable par la chaleur.

L'albumine contient 1,5 pour 100 de soude dans l'organisme animal. Elle peut jouer le rôle d un acide faible, car lorsqu'on la met en présence des solutions alcalines, elle se dissout. Quelcpies gouttes de potasse suffisent pour former avec l'albumine une combinaison gélatineuse, appelée Valbuminate de potasse, jui se dissout dans l'eau et cesse d'être coagulable par la chaeur. Cette liqueur étendue d'eau se trouble au contact de l'aîide acétique, mais un excès de cet acide redissout le précipite. L'albumine n'est pas précipitée par l'acide acétique dans l'état ordinaire, elle le devient si l'on a ajouté un se\ uewVt^ "^\^ ^ç\>aL-

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