SALIVE
Les glandes sous-maxillaires sont sous la dépendance du nerf acial et des rameaux du grand sympathique; la sécrétion rarie suivant qu'on a excité par des décharges d'induction l'un )u l'autre nerf.
Le liquide sécrété à la suite de l'excitation du grand sympahique est épais ^ alcalin et riche en matériaux solides. Le li- |uide obtenu par l'excitation du nerf facial est moins concenré. Il est alcalin^ il contient des cellules épithéliales , de petites quantités d'albumine^ de globuline et d'une matière (mucine) i laquelle il doit son apparence mucilagineuse et qui ne se trouve pas dans la sécrétion parotidienne.
On n'a pas pu recueillir le liquide des glandes sublinguales à l'état de pureté. On sait seulement qu'il est visqueux^ gluant même.
Le mucus buccal a une réaction légèrement acide.
La salive mixte est un liquide trouble^ filant^ inodore et sans saveur. Elle dépose des débris d'cpithclium. Sa densité varie chez l'homme de 4^004 à 4^008.
Sa réaction est alcaline, elle contient 0,40 à i pour 100 de matières solides, dont le tiers environ est formé de principes minéraux constitués surtout par des carbonates, des phosphates, et des chlorures alcalins.
Suivant Jacubowitsch la salive renferme, sur 1000 parties,
995,00... eau, 1,34... ptyaline, 1,62... épithelium.
D'après M. Longet, le sulfocyanure de potassium est un produit normal de la salive. On le reconnaît eii versant un persel de fer dans la salive : elle se colore en rouge. Ce sel n'existe pas dans le sang, la sueur, l'urine, les larmes, le liquide pancréatique, il parait être caractéristique pour la salive. Ce sel ne résulte pas d'une altération spontanée de la salive. Il est toujours en proportion très-petite. La coloration par le perchlorure de Ter s'observe d'ordinaire directement sur la salive ; dans quellues cas la salive est trop diluée , et la coloration n'apparaît qu'après l'évaporation de la salive au bain-marie.
Lorsqu'on la fait bouillir, elle devient opalescente par suite ie la précipitation de l'albumine. L'acide nitrique la colore en jaune en attaquant les substances albuminoïdes. L'alcool en précipite la ptyaline mêlée à des matières azotées.
La ptyaline n'a pas été isolée d'une façon bien certaine, et, par Kuite, son analyse n'a pas été faite.