NATURE ET QUANTITÉ MS GAZ
peut jouer ce rôle pendant un certain temps. Le protoxyde d'azote détermine i'anesthésie , mais l'emploi prolongé de ce gaz^ comme aliment de la respiration^ fait naître des désordres graves. L'azote, l'hydrogène amènent Tasphyxie en supprimant l'accès de l'oxygène, et non par une action vénéneuse (27) (44). L'acide carbonique, étant le produit rejeté par les poumons, est impropre à la respiration (108). Les autres gaz sont nuisibles à la respiration, et il en est, l'oxyde de carbone, l'acide sulfhydrique , l'hydrogène arsénié, etc. (108) (66) (92), qui agissent d'une façon redoutable.
THÉORIE DE LA RESPmATlON.
372. Diverses méthodes ont été employées pour déterminer ce qui se passe dans la respiration. Lavoisier a le premier cherché à résoudre cette question; sa méthode, perfectionnée de nos jours par MM. Regnault et Reiset, consiste à placer le sujet en expérience dans un volume déterminé d'oxygène , à absorber l'acide carbonique exhalé, et à renouveler l'oxygène d'une façon continue.
Une seconde méthode consiste à placer le sujet dans l'air, à analyser cet air, à doser le volume de gaz exhalé dans chaqoe expiration , à compter le nombre d'expirations produites en un temps déterminé et à analyser l'air expiré pendant ce temps. Cette méthode ne] peut pas donner de résultats absolus, parce qu'il y a une exhalation d'azote pendant la respiration et qu'il existe alors deux inconnues, le poids d'azote enlevé au corps et celui de l'oxygène consommé pour former de Teau. On a reconnu par ce moyen que l'air expiré contient 4 à 5 centièmes d'oxygène de moins que l'air inspiré , que chaque expiration fournit au plus un demi-litre de gaz et qu'il y a 16 à 18 expirations par minute.
M. Boussingault a fait usage d'une méthode indirecte qui consiste à nourrir un animal de façon que son poids reste invariable , à peser et à analyser sa nourriture, ainsi que ses déjections, et à retrancher le second poids du premier.
Il est clair que la différence entre ces deux poids représente ce qui a été perdu par la respiration pulmonaire et cutanée. M. Boussingault a opéré sur des chevaux, des vaches et des tourterelles.
La quantité d'o\>fg'eTVG ç,owç>otamée est proportionnelle à l'énergie ave c laqueWe \es Iox\c\\q\vs» '^ ^^vi^>\V^\vV.