G APPAREIL DE MM. REGNAULT ET REISET
la quantité d'oxygène absorbé et celle que Ton retrouve dans l'acide carbonique exhalé. Or il observa constamment que l'oxygène de cet acide ne représente pas intégralement l'oxygène consommé.
Le rapport entre le volume de l'acide carbonique exhalé et celui de l'oxygène consommé^ ou, ce qui revient au même, le rapport entre l'oxygène changé en acide carbonique et l'oxygène total serait chez l'homme, comme 0,70, 0,85 et 0,90 sont àl. En un mot, il y a des variations considérables dans le rapport, mais il y a incontestablement combinaison d'une certaine quantité de l'oxygène avec un corps autre que le charbon.
D'après Lavoisier et Seguin, la vapeur d'eau expirée par l'homme serait environ de 752 gr. par vingt-quatre heures, et es trois quarts environ de cette quantité auraient été formés par l'union de l'oxygène et de l'hydrogène dans le corps.
Suivant Valentin le poids d'eau exhalé en vingt-quatre heures par les poumons serait de 540^' en moyenne, et, d'après M. Bar rai, il atteindrait près de ôoO^^.
L'azote joue-t-il un rôle dans la respiration ? Lavoisier et d'autres expérimentateurs n'ont pas observé d'exhalation ni d'absorption d'azote dans le phénomène respiratoire. Dulonget Despretz , dans leurs expériences sur la chaleur animale , constatèrent un dégagement d'azote. M. Boussingault, MM. Regnault et Reiset ont vérifié cette assertion, et il paraît certain que l'air expiré chasse de l'organisme plus d'azote que l'air inspiré n'en a introduit. D'après W. Edwards, l'animal absorberait de l'azote à l'air, et dégagerait une certaine quantité de l'azote de sa propre substance, et on n'observerait jamais que la résultante de ces deux effets. Le travail dont nous allons parler démontre que l'azote de l'air n'est pas absorbé d'ordinaire pendant la respiration, et, par conséquent, qu'il ne sert pas à la nutrition dans les conditions normales.
Les recherches les plus importantes sur la respiration sont sans contredit celles de MM. Regnault et Reiset.
Dans leur méthode l'animal est placé au mileu d'un espwe fermé où l'oxygène consommé est sans cesse remplacé, et où l 'acide carbonique est sans cesse absorbé par la potasse.
Leur appareil se compose {fig, i02) :
1° D'une cloche de verre tubulée. A, de 45 litres environ, dont l'ouverture inférieure est mastiquée sur un disque en fonte recouvert d'un plancher sur lequel est placé l'animal ;
2° De ballons N, N', N'', renfermant de l'oxygène ;