POUR L'ÉTUDE DES PHÉMOHÈNES RESPIRATOIRES
3° Et d'un contUnieur dacxk c-uhnnique qiii consiste en Jmvases C, C, de 3 lilrts de r tpa lU Ce deux ^ases coin
aiiniquent entre eux par leur tubulure inférieure, au moyen .'un long tube de caoutchouc. Les tubulures supérieures por-
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«58 RÉSULTATS \)BTENUS
lent des montures métalliques qui communiquent avec la tubulure de la cloche.
Ces vases (ptpeWes) contiennent trois litres environ de solution de potasse dont le poids et le titre sont rigoureusement déterminés. Ces pipettes sont placées dans des cadres en fer qui peuvent être mis en mouvement vertical par le balancier K.
Supposons que ces deux pipettes soient placées à la même hauteur, le niveau de la solution s'élèvera au même point dans ces vases. Élevons l'une: le liquide s'écoulera dans l'autre, et déplacera un certain volume d'air qui passera dans la cloche; cet air est débarrassé d'acide carbonique, car il était au contact de la solution alcaline. Cet air, en pénétrant dans la cloche, en a chassé un pareil volume d*air chargé d'acide carbonique qui a pénétré dans la pipette supérieure et qui s'y débarrasse du gaz carbonique qu'il contient. Si cette pipette ,est alors abaissée le même phénomène se produit en sens inverse, de sorte que, en faisant mouvoir la manivelle, tout l'air de la cloche passe successivement sur la dissolution alcaline qui lui enlève l'acide carbonique et le restitue privé de ce gaz à la cloche.
Le gaz, absorbé par l'alcali, est remplacé sans cesse par un volume d'oxygène égal au sien, parce que l'on entretient à l'aido d'un réservoir, contenant une solution de chlorure de calcium, une pression égale à celle d'un centimètre de hauteur de mercure dans les ballons où est l'oxygène. Ce gaz n'arrive dans la tubulure de la cloche qu'après avoir subi un lavage dans une solution de potasse M.
Un manomètre, fixe à la cloche, indique les variations dans le volume.
La cloche est entourée d'un manchon en verre, rempli d'eau, par le moyen de laquelle la température reste constante.
A côté de la cloche se trouve un manomètre qui permet do puiser dans cette cloche un volume déterminé d'air pour lo soumettre à l'analyse.
Chaque animal restait en expérience pendant le temps nécessaire à la consommation de 70 à i 50 litres d'oxygène. Ce temps a été de trois à quatre jours pour les poules, les canards, les lapins; il n'était que de quinze à vingtheurespour les chiens. Ou plaçait à coté d'eux leur nourriture habituelle. En général, l'animal au bout de (|ueltiue temps paraissait se trouver comme dans les conditions normales.
374. Voici les principales conclusions de cet important travail:
*" '/u'sque'ces animaux (animaux à sang chaud) sont sou-
PAR MM. REGNÂULT ET REISËT. 659
mis à leur régime alimentaire habituel^ ils dégagent toujours de l'azote; mais la quantité de ce gaz exhalé est très-petite; elle ne s'élève jamais à j^ïj du poids de l'oxygène total consommé, et le plus souvent elle est moindre que -j^.
2» Lorsque les animaux sont à l'inanition, ils absorbent souvent de l'azote, et la proportion de l'azote absorbé varie entre les mêmes limites que celle de l'azote exhalé dans le cas où les animaux sont soumis à leur régime habituel. L'absorption de l'azote s'est montrée presque constamment chez les oiseaux à l'inanition , mais très-rarement chez les mammifères.
3<> Lorsque après avoir été pendant plusieurs jours à l'inanition l'animal est soumis à un régime alimentaire très-différent de son régime habituel, il absorbe souvent encore de l'azote pendant quelque temps, probablement jusqu'à ce qu'il se soit fait à son nouveau régime; il rentre alors dans le cas général, et dégage de l'azote. Ce fait n'a été constaté que sur des poules, qui après avoir été plusieurs jours à l'inanition échangeaient leur régime de grains pour un régime de viande seule.
4° Lorsque l'animal est souffrant par suite du régime alimentaire auquel il est soumis, ou peut-être par d'autres causes, il absorbe encore de l'azote. Cette absorption d'azote a été constamment observée dans les expériences que nous avons feites sur un canard malade, qui mourut peu de temps après.
Ces alternatives de dégagement et d'absorption d'azote, que Présente le même animal lorsqu'il est soumis à divers régimes, Gst favorable à l'opinion d'Edwards, qui admet que le dégagefïient et l'absorption d'azote ont toujours lieu simultanément pendant la respiration, et que l'on n'observe jamais que la résultante de ces deux effets contraires.
5° Le rapport entre la quantité d'oxygène contenue dans l'acide carbonique et la quantité totale d'oxygène consommée paraît dépendre beaucoup plus de la nature des aliments que de la classe à laquelle appartient l'animal. Ce rapport est le plus grand lorsque les animaux se nourrissent de grains, et il dépasse alors souvent l'unité. Quand ils se nourrissent exclusivement de viande, ce rapport est plus faible et varie de 0,02 à 0,80. Avec le régime des légumes, le rapport est en général intermédiaire entre celui que l'on observe avec le régime de la viande et celui que donne le régime du pain.
6° Ce rapport est à peu près constant pour les animaux de même espèce qui sont soumis à une alimentation parfaitement iniforme, comme cela est facile à réaliser pour les chiens.