RÉSULTATS OBTENUS
mais il varie notablement pour les animaux d'une même espèce, et pour le même animal soumis au même régime^ mais dont on ne peut pas régler Talimentation comme pour les poules.
70 Lorsque les animaux sont à l'inanition^ le rapport entre l'oxygène contenu dans l'acide carbonique et l'oxygène total consommé est à peu près le même que celui que Ton observe pour le même animal soumis au régime de la viande; il est cependant, en général, un peu plus faible. L'animal à l'inanition ne fournit à la respiration que sa propre substance, qui est de la même nature que la chair qu'il mange lorsqu'il est soumis au régime de la viande. Tous les animaux à sang chaud présentent donc lorsqu'ils sont à l'inanition la respiration des animaux carnivores.
8° Le rapport entre l'oxygène contenu dans l'acide carbonique et l'oxygène total consommé varie pour le même animal depuis 0,62 jusqu'à i,04, suivant le régime auquel il est soumis. Il est donc bien loin d'être constant.
0" Lavoisier avait cherché à prouver que la chaleur dégagée par un animal dans un temps donné est précisément égale à celle que produirait, par une combustion vive dans l'oxygène, le ca^ bonc contenu dans l'acide carbonique produit, et l'hydrogène (|ui formerait de l'eau avec la portion de l'oxygène consommée ne se retrouvant pas dans l'acide carbonique. Cette théorie de la chaleur animale fut généralement adoptée, et aujourd'hui encore elle est professée par un grand nombre de savants. '
Nous ne doutons pas que la chaleur animale ne soit produite entièrement \)3iT les réactions chimiques qui se passent dans l'économie ; mais nous pensons que le phénomène est beaucoup trop complexe pour qu'il soit possible de le calculer d'après la quantité d'oxygène consommée. Les substances qui se brûlent par la respiration sont formées en général de carbone , d'hydrogène, d'azote et d'oxygène, souvent en proportion considérable; lorsqu'elles se détruisent complètement par la respiration, l'oxygène qu'elles renferment contribue à la formation de l'eau et de l'acide carbonique , et la chaleur qui se dégage alors est nécessairement bien différente de celle que produiraient en brûlant le carbone et l'hydrogène, supposés hbres. Ces substances ne se détruisent d'ailleurs pas complètement, une portion se transforme en d'autres substances, qui jouent des rôles spéciaux dans l'économie animale, ou qui s'échappent, dans les excrétions, à l'état de matières très-oxydées (urée, acide urique). Or, dans toutes ces transformations et dans les assimilations de