‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 440 sur 508 · PAR MM. REGNÂULT ET REISET · texte numérisé non relu

PAR MM. REGNÂULT ET REISET

«tances qui ont lieu dans les organes^ i^ y ^ dégagement ou orption de chaleur; mais les phénomènes sont évidemment fiment complexes^ qu'il est peu probable que Ton parvienne lais à les soumettre au calcul.

?est donc par une coïncidence fortuite que les quantités de ileur dégagée par un animal se sont trouvées^ dans les expé*nces de Lavoisier, de Dulong et de Despretz, à peu près aies à celles que donneraient en brûlant le carbone contenu 08 l'acide carbonique produit , et Thydrogène dont on déterne la quantité par une hypothèse bien gratuite , en admettant e la portion de l'oxygène consommée qui ne se retrouve pas is l'acide carbonique a servi à transformer cet hydrogèiîe eau. On ne peut pas s'appuyer sur les données numériques i expériences que nous venons de citer, car il n'est pas dou- IX que les quantités d'acide carbonique ont été trouvées uicoup trop petites. Dans nos expériences, nous trouvons ivent, notamment pour les poules soumises à leur régime bitueldu grain, plus d'oxygène dans l'acide carbonique déjé que nous n'en avons fourni à la respiration. Ce fait seul montre l'inexactitude de ces hypothèses, et nous dispense de i discuter plus longuement.

10« Les quantités d'oxygène consommées par le même aniil dans des temps égaux varient beaucoup suivant les diverses riodes de la digestion , l'état de mouvement et suivant une lie de circonstances qu'il est impossible de spécifier. Pour les îmaux d'une même espèce, et à égalité de poids, la consom- Uon d'oxygène est plus grande chez les jeunes individus que 2 les adultes; elle est plus grande chez les animaux maigres, Isbien portants, que chez les animaux très-gras. i° La consommation d'oxygène faite dans des temps égaux, des poids égaux d'animaux appartenant à la même classe, ie beaucoup avec leur grosseur absolue. Ainsi elle est dix plus grande chez les petits oiseaux, tels que les moineaux es verdiers , que chez les poules. Comme ces diverses espèces ;èdent la même température, et que les plus petites, prc- ;ant comparativement une surface beaucoup plus grande à ' ambiant, éprouvent un refroidissement plus considérable, ut que les sources de chaleur agissent plus énergiquement ue la respiration soit plus abondante.

i^ Les animaux à sang chaud ne dégagent par la respiraque des quantités infiniment petites , et presque indéteribles , d'ammoniaque et de gaz sulfurés.

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