G2 THÉORIE DE LA RESPIRATION
21^ La respiration des animaux des diverses classes dans une atmosphère renfermant deux ou trois fois plus d'oxygène que l'air normal ne présente aucune différence avec celle qui s'exécute dans notre atmosphère terrestre. La consommation d'oxygène est la même; le rapport entre l'oxygène contenu dans l'acide carbonique et l'oxygène total consommé ne subit pas de changement possible; la proportion de gaz azote exhalé est la même; enfin les animaux ne paraissent pas s'apercevoir qu'ils se trouvent dans une atmosphère différente de leur atmosphère ordinaire.
2*2° La respiration des animaux dans une atmosphère m l'hydrogène remplace en grande partie l'azote de notre atmosphère terrestre diffère aussi très-peu de celle qui a lieu dans l'air normal. On remarque seulement une plus grande consommation d'oxygène, ce que nous avons attribué à une plus grande activité que prend la respiration afin de compenser le plus grand refroidissement que l'animal éprouve au contact du gaz hydrogène.
375. Résumé de la théorie de la respiration. — Priestlej avait entrevu ce double fait que l'air et l'oxygène dont il venait d'opérer la découverte avaient la propriété de rougir le sang veineux, et que le gaz carbonique possède la faculté de brunir le sang artériel. Mais, aveuglé par la théorie du phlogislique, il n'eut pas l'honneur de découvrir la théorie de la respiration et de la combustion, honneur qui revient en entier à Lavoisier.
Cette théorie lui permet d'expliquer la chaleur animale, et en i 789 il écrivait ceci :
(( La respiration n'est qu'une combustion lente de carbone et d'hydrogène qui est semblable en tout à ce qui s'opère dans une lampe ou dans une bougie allumée , et sous ce point de vue les animaux qui respirent sont de véritables corps combustibles qui brûlent et se consomment.
(( Dans la respiration comme dans la combustion , c'est l'air de l'atmosphère qui fournit l'oxygène et le calorique; mais, comme dans la respiration, c'est la substance même de l'animal, c'est le sang qui fournit le combustible. Si les animaux ne réparaient pas habituellement par les aliments ce qu'ils perdent par la respiration , l'huile manquerait bientôt à la lampe et l'animal périrait comme une lampe s'éteint lorsqu'elle manque de nourriture.
« Les preuves de ceUe \^ew\\V^ ^^l\s^ «w\xe la respiration et