‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 442 sur 508 · THÉORIE DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA RESPIRATION

les combustions se déduisent immédiatement de rexpérience. En Bffet, Tair qui a servi à la respiration ne contient plus à la sortie les poumons la môme quantité d*oxygène ; il contient non-seubnentdu gaz carbonique, mais encore beaucoup plus d'eau qu'il d'en contenait avant l'inspiration. Or, comme l'air vital ne peut le convertir en gaz carbonique que par une addition de carbone, ïu'il ne peut se convertir en eau que par une addition d'hyh'ogène ; que cette double combinaison ne peut s'opérer sans lue Tair vital perde une partie de son calorique spécifique, il !D résulte que l'effet de la respiration est d'extraire du sang une •ortion de carbone et d'hydrogène , et d'y déposer à la place me portion de son calorique spécifique qui, pendant la circuition, se distribue avec le sang dans toutes les parties de l'éonomie animale, et y entretient cette température à peu près onstante que l'on observe dans tous les animaux. »

Quant au point du corps où avait lieu la combustion , il n'a las assuré , comme on le répète sans cesse dans les cours et lans les livres, en faisant observer qu'il s'est trompé, il n'a >as assuré que cette combustion avait lieu dans le poumon, car 1 a écrit :

« On peut conclure qu'il arrive de deux choses l'une, par l'effet de la respiration : ou la portion d'air éminemment respirable (oxygène) contenue dans l'air de l'atmosphère est convertie en acide carbonique en passant par le poumon; ou bien il se fait «n échange dans ce viscère : d'une part, l'air éminemment Pespirable (oxygène) est absorbé, et de l'autre le poumon res- ''tue à la place une portion d'acide carbonique presque égale 'H volume. »

C'est Lagrange qui le premier émit l'idée que la combustion opère dans les capillaires généraux, et depuis une foule d'exérimentateurs ont établi par l'expérience la vérité de cette opi-

ion.

Pour démontrer que le changement de couleur du sang a ien lieu dans le poumon , on n'a qu'à observer cet organe chez i grenouille après l'avoir découvert. La transparence des memranes permet d'apercevoir parfaitement la différence de îinte du sang avant l'entrée et après la sortie.

C'est l'air qui produit Ici changement, car si, comme l'a fait ichat, on adapte à la carotide d'un chien un robinet, le sang ui est vermeil devient noir dès que l'on arrête l'arrivée de lir par un robinet placé sur la trachée-artère , et la teinte Tmeille reparaît si l'on permet de nouveau la rentrée de l'air.

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