VARIATIONS DANS LES GAZ DÉGAGÉS
pas proportionnels aux pressions. Outre le gaz qui se dissout, il y en a une certaine quantité qui se combine avec la soude ; or le sérum contient ces sels , et il a été constaté qu'une certaine quantité de gaz carbonique est retenue dans le sérum par une sorte de combinaison chimique.
L*azote forme tout au plus un dizième des gaz du sang. On admet qu'il s'y trouve en dissolution quoique ce liquide en contienne 2 à 3 pour iOO, c'est-à-dire dix fois plus que l'eau.
376. Variations dans lesgaas expiréà suivant les états pathologiques. — On n'a que peu de renseignements sur ce point. Suivant MM. Hervier et Saint-Lager, la proportion d'acide carbonique décroît dans toutes les maladies où la respiration est entravée, comme dans la phthisie pulmonaire^ la pneumonie, la pleurésie, la péricardie, les fièvres éruptives et les affections typhoïdes.
Dans le diabète, la chlorose, l'anémie et dans les maladies où il n'existe pas d'état fébrile, les variations dans la proportion de gaz carbonique sont peu sensibles. Dans les phlegmasies, l'acide carbonique augmente d'une façon notable.
Rayer, puis Doyère ont constaté que l'air expiré par les cholériques contient plus d'oxygène et moins de gaz carbonique que l'air expiré normalement.
Le malade a succombé toutes les fois que la proportion d'oxygène absorbé a été moindre que 1,75 et que l'acide carbonique exhalé n'a pas atteint 1,45 pour 100. La quantité d'oxygène absorbé est toujours plus forte que celle d'acide carbonique exhalé.