POUVOIR MUSCULAIRE
I®Le muscle est une machine destinée à convertir Tcnergie ftotentielle en force mécanique.
2® La force mécanique des muscles provient principalement, inon entièrement, de l'oxydation des substances contenues dans B sang et non pas de l'oxydation des muscles eux-mêmes.
3® Dans l'homme, les principales substances employées à la «réduction du pouvoir musculaire sont non azotées; mais les ubstances azotées peuvent aussi être employées au même objet t de là la grande augmentation de l'évolution de l'azote sous 'influence d'une nourriture animale , même sans aucune aug- Dentation de travail musculaire.
4® Gomme toutes les autres parties du corps , les muscles se 'enouvellent constamment ; mais ce renouvellement n'est pas lerceptiblement plus rapide pendant une grande activité musmlaire que pendant un repos comparatif.
5*» Après une quantité suffisante dans les aliments de substances albuminées afin de pourvoir au renouvellement des tisiQ8, les meilleurs aliments pour la production du travail interne et externe sont les substances non azotées, telles que : huile, graisse, sucre, amidon, gomme, etc.
6« Les parties non azotées des aliments qui pénètrent dans le sang transforment toute leur .énergie potentielle en énergie «ïfective; les substances azotées, au contraire, quittent le corps •vec une partie (un septième) de leur énergie potentielle.
?• La transformation de l'énergie potentielle en pouvoir musmolaire est nécessairement accompagnée de production de chafcurà l'intérieur du corps, même quand le pouvoir musculaire s'exerce au dehors. C'est là sans doute la principale et proba- Wement la seule source de la chaleur animale.
379. Variations dans la chaleur animale. — La chaleur '^male éprouve des variations notables dans les états pathologiques. Les fièvres ont été caractérisées , depuis les temps les plus K^ulés, comme produisant une élévation de température trèstuible. Dans les fièvres intermittentes la température s'élève 4o®,42® même. La sensation de froid est produite d'ordinaire * une action nerveuse. Dans la fièvre typhoïde la température îlève aussi à 40°, ou. 42°, et même elle outrepasse ce point. La température dépasse rarement 40° dans les érésipèles, la Ute vérole, la rougeole, la scarlatine, même à l'époque où ruption est à son maximum. Dans les phlegmasies, et notamint dans le rhumatisme articulaire aigu et la pneumonie , la ileur dépasse quelquefois 40®.