‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 47 sur 508 · NÉCESSITÉ DE LA VENTILATION · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DE LA VENTILATION

l'expérience suivante de M. Boussingault. Ayant suspendu audessus d'un marais deux vases en verre semblables^ Tun plein tfeau chaude^ l'autre d'eau froide, puis ayant évaporé l'un et fantre liquide avec de l'acide sulfurique, il obtint un résidu charbonneux dans le second vase, tandis qu'il ne s'en produisit aucun dans le premier.

L'atmosphère renferme, outre des principes organiques volatiles, des poussières organiques et minérales qui y flottent en psnà nombre, comme le montre un rayon de soleil pénétrant dans une chambre obscure. Ces poussières renferment toutes ks matières ténues que les vents enlèvent à la surface du sol. Il «^y rencontre notamment du sel marin, et les germes des êtres Tégétaux et animaux qui produisent les diverses fermentations, et la putréfaction des organes des végétaux et des animaux après leur mort.

L'existence de ces germes soutenue contre de nombreux contradicteurs par Spallanzani, Schwann, Dumas, Milne Edwards, de Quatrefages, Claude Bernard a été surtout établie par les expériences aussi variées que rigoureuses de M. Pasteur.

Nécessité d'une ventilation. — Puisque la combustion et la respiration enlèvent à l'air le principe du feu et de la vie, et introduisent à sa place un gaz irrespirable, l'acide carboni- <!«e, il faut se préoccuper, dans la construction des habitations ettortout des localités où beaucoup de personnes séjournent, de renouveler l'air, d'assurer une ventilation active.

On aura une idée de la perte d'oxygène et du développement de l'acide carbonique par les nombres suivants :

Nous avons dit qu'un homme brûle 12 grammes de carbone par heure; il en résulte une absorption de 22 litres d'oxygène et une production de 22 litres d'acide carbonique. La combustion de 100 grammes de bougie absorbe 200 litres d'oxygène et jette dans l'air 140 litres d'acide carbonique et beaucoup de vapeur d'eau ; i bec de gaz, débitant 100 litres à l'heure, absorbe 1 60 litres d'oxygène et met à sa place 8o litres d'acide carbonique. En outre, la respiration pulmonaire, la transpiration, émettent te l'air des produits volatils analogues aux miasmes des marais. Ces substances dangereuses à respirer deviennent encore plus ^ndantes dans les hôpitaux par la suppuration des plaies ; aussi l^ce-t-on dans les salles d'hôpitaux bien construites 50 à 60 mètres cubes d'air par lit et par heure. Ces indications suffisent P<Jur montrer la nécessité d'une ventilation énergique. On trou- ^^ra une foule de renseignements sur ce sujet dans uwVy^n^W

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