COMBINAISON DE L'HYDROGÈNE AVEC L'AZOTE
On n'tii connaît qu'une, appelée l'ammoniaque.
AMMONUQDE.
Sykokyhes : Alcali, alcali volatil.
Découvert par Priestley, analysé par Bertliollet. A%lï*^rs 17. Cet équivalent représente k volumes. Dt'MNilé rtipportéo à Pair, 0,596. Poid sdu litre, 0K^76a. Dotibb* di'imité rapportée à ThydrogOnc ou poids de la molécule, 17 ; ï'tirttmlf itiuléculuirc, AzIP.
Ht* \U\uHh h - AO», se solidiûc à - 80». l^roprMl^N caractéristiques. - Corps volatil, odorant, trCs-basique.
^ Étmt HAturel. Préparation. — Vlainmomacvie seren-
AHHOMIAQUE.
^filtre dans l'air, dons l'eau et dans une foule de substances.
I* L'azote et l'hydrogène ne se combinent pas dans les cir- Nnstances ordiniûres, mais leur union a lieu lorsqu'ils se rentontrent àl'étatnaissant. Ainsi quand du ter se rouille dans l'air kmide, l'hydrogène del'eau^etl'azote de l'air dissous dans l'eau K combinent, car on trouve de l'ammoniaque dans la rouille.
f L'azote et l'hydrogène, soumis à de nombreuses étincelles
âectriques, s'unissent partiellement aussi. 3* Lorsque les matières organiques azotées, qui entrent dans la
traiposition des végétaux et des animaux, sont soustraites à
TisSuence de la vie, elles se putréfient; leur azote se change
(B ammoniaque. Cette ammoniaque est le principe le plus im-
fMant des fumiers.
iFCesmêmesmatières, soumises à l'action de la chaleur dans ] èinses fermés, produisent également de l'ammoniaque. Ainsi, i II distillation de la houille fournit la majeure partie de l'am-
miaque consommée dans l'industrie. On recueille le gaz dans
I hfean contenant de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfu-
^ tifu,etl'on obtient une solution de chlorhydrate d'ammoniaque
AiH'O ou de sulfate d'ammoniaque AzH*0,SO*; les liqueurs
i inportes fournissent ces sels, à l'état cristallisé. Ils peuvent
nritrun et l'autre à préparer l'ammoniaque {fig. 50). A cet
'^ on mélange dans un ballon des poids égaux de chaux vive '^tluEcI ammoniacal, puis on finit de remplir ce ballon â.\et^
se AMMONIAQUE.
de petits fragments de chaui pour retenir l'eau qui, sans ck\ précaution, se diigagoraît avec l'ammoniaque :
Aï H», HC! + Ca O = Ca Cl + HO + A/ H'.
L'action a lieu déjà à la température ordinaire ; on le reco naît en plaçant un papier de tournesol rouge au-dessus d'i verre contenant le mélange : il bleuit aussitôt. En chaufCantié gèrcment tout le gaz se dégage. On le recueille sur le mercure
On fait plus souvent usage de la solution d'ammoniaque qu du gaz lui-mCmc.
Propriétés. — C'est un gaz incolore, doué d'une odeur tri! vive qui provoque le larmoiement, et d'une saveur brûlante." double densité rapportée à 1 d'hydrogène est 17, ce qui agnif que 17 de ce gai occupent un volume double de 1 d'hydrogètt
Il est très-soluble dans l'eau et dans l'alcool ; l'eau en prei plus de 1000 fois son volume à 0°. Si on soulève dans l'eau V cloche pleine de gaz d'ammoniac recueilli sur le mercure, l'e s'élance avec une rapidité telle dans la cloche que souvent el est brisée. C'est cependant une dissolution plutôt qu'une- coi binalson, car ce liquide, placé dans le vide ou chauffé, dég» tout le gaz qu'il renferme. Il se liquéfie à — 40° sou ordinaire ou à -~ lO" sous une pression de 6 atmosphères. CeU liquéfaction s'eiécutc facilement au moyen d'un procédé, di Faraday, et qui s'applique à tous les gaz liquéfiables, L'appawi se nomme le tube de Faraday.
Les chlorures et notamment le chlorure d'argent ont la propriété d'absorber de grandes quantités de gaz ammoniac. OB place du chlorure d'argent bien sec dans le fond d'un luh*
r bouché, et on le sature de gaz ammoniac en tenant le tube iK'» froid; on recourbe ce tube à la lampe, puis on le ferrae tfig- '')•' Pour obtenir l'ammoniaque liquide on chauffe légèrement 1»!
J^HONIAQUE.
lie on est le chlorure, et on refroidit l'autre. llaecoDdense xlle-ciun Itqnideincolore, limpide, se solidifiant à — 75°. Ztiré a basé sur cette méthode un procédé économique ■liquéfaction de l'ammoniaque, où le chlorure d'argent est acé par la solution d'ammoniaque dans l'eau (Voir Pby- . L'ammofiiaque liquéfiée par ce procédé sert à préparer {lace & bon marché.
ibaleur, des étincelles électriques nombreusesj ramènent oniaque à ses éléments. Le volume gazeux double dans ircoiutance.
O^n^no Biir ajumoiUaqne. — Due bougie allumée t dans Ifi gaz ammoniac; mais si l'on met le feu à un méde 4 Tolumes de ce gaz et de 3 volumes d'oxygène, il y a ye détonation avec production d'azote et d'eau. D'ailleurs, approche un corps enflammé d'un jet de gaz ammoniac, )n fasse pénétrer aussitôt après, dans un flacon d'oxygène, e par lequel s'échappe l'ammoniaque, on voit ce gaz con- ■ à brûler dans l' oxygène,
ction de l'oxygène est comme toujours singulièrement fa- ! par la présence des corps poreux. Dirige-t-on un méd'oxygène ou d'air dans une solution d'ammoniaque, puism passer le mélange d'air et de gaz ammoniac sur de la
se de platine légèrement chauffée, il se dég^e des fumées squisoDt Tormces d'acide azotique l/ig. 92).
Le mÈmc effet est produit par un JL-t d'oxygène aaturé d'ara moniaque arrivant sur une spirale en plaline légèrement chaoE fée au début.
Chlore, Iode sur ammoniaque. — Le chlore, traité pard l'ammoniaque en excès, dégï^e de l'azote ;
4AZHÏ + 3 Cl = 3 (AïU'.IiCl) + Az.
On peut ainsi préparer instantanément quelques centimètre cubes d'azote.
C'est néanmoinsuneexpérience dangereuse, car,si l'on emploi un excès de chlore, il se fait du chlorure d'azote, Az CI', liquM très-détonant, dans lequel les trois équivalents d'Iiydrogène j l'ammoniaque sont remplacés par trois équivalents de chlore
L'action de l'iode sur l'ammoniaque est analogue; seulement la substitution n'est qu'à moitié opérée, car le corjts ohtenu i
pour formule
C'est une poudre noire très-détonanlc ; elle fait explosion par le frottement d'une barbe de plume.
^„„^ Potassium et métaïuE sur amm*- Û"^^ nlaquo. — Le potassium, chauffé dan»
^ M une cloche courbe avec du gaz ammo-
«^— « iiiac, se change en un liquide verdàtra
^^^9 qui se solidifie ensuite en une masse oll'
iHV vc ; ce corps est encore un produit do,
flV substituliou de l'ammoniaque, ap[ielé
^^g^^^^^^m i'cemidure de potassium {fig. s3) : |
^^^^■■v Az H [
Fig. as. ( K "
Il se dégage de l'hydrogène. L'action de la chaleur prolongi^e , sur ce corps fouiTiit de l'azoture de potassium Az K.'. L'eau di- i truit ces corps et régénère l'amiaoniaquc.
' Lefer^ le cuivre^ placés dans un tube de porcelaine^ et chauffés M rouge dans un courant d'ammoniaque^ en facilitent singufilment la décomposition t>ar la chaleur. Ces métaux devien- KDt cassants; on suppose qu'il s'est formé des azotures que la ebâleur a détruits. Despretz a vu en effet du fer peu chauffé Rfgmenter de poids dans cette expérience par la fixation d'une ertaine quantité d'azote ; suivant d'autres expérimentateurs il e 88 formerait pas d'azoture dans cette circonstance. L'ammoniaque est une base forte qui donne des sels, isomorles avec ceux de potasse, précipitables par les mêmes réac- Ga^ cl qui, comme elle, précipite les oxydes métalliques ; seuleteit ce n'est pas le corps, Az H', qui intervient dans les réactions Émques, c'est le composé Az H' HO. Ainsi, quand on verse de Unmoniaque dans un sel de plomb, la réaction est la suiante :
AzH3H0+ PbO,Az05 = AzH'HOjAzO^ + PbO,
le même qu'avec la potasse on a :
KO + PbO,Az05 = KO,Azb^ + PbO.
Nous avons vu que les corps doués des mêmes propriétés, que les corps isomorphes, surtout, possédaient la même constitution, or nous voyons ici une exception à eette règle, car
le chlorure de potassium KGl,
et le chlorhydrate d'ammoniaque AzH',HCl
ont des formules sans analogies, n en est de même du sulfate, et des autres sels ammoniacaux i acides oxygénés, car le sulfate de potasse est un sel anhydre ^ a pour formule
K0,S03, ^dis que le sulfate d'ammoniaque est un sel hydraté,
AzH'HOjSO'.
On connaît, il est vrai, un composé dont la formule est Az H* ^jinais ce corps n'a ni les propriétés des sulfates, ni celles des sels ammoniacaux.
On ferait disparaître ces anomalies en admettant avec Am- P^,dans ces sels, l'existence du corps composé AzH*, jouant le 'Ole du métal dans les sels de potasse et de soude. Cette sorte de métal composé a reçu le nom d'ammonium.
190 AMMOMAQUE.
Le chlorhydrate d'ammoniaque deyient alors le chlpronE d*ammonium^
(ÂzH4)Cl, composé correspondant au chlorure de potassium,
(K) Ci.
Le sulfate d'ammoniaque est le sulfate de l'oxyde d'anmionii
(AiH*)0,SO',
correspondant au sulfate d'oxyde de potassium,