AFFINITÉ
Le chimiste ne procède pas exclusivement par synthèse comme lorsqu'il combine le magnésium àl'oïygène; il agit souvent par analyse, il existe nn composé d'oxygène et de mercure tout à tait analogue à la rouille du magnésium et du fer dont nous venons de voir le mode de formation. Si l'on chautTe cette combinaîsoudans une cornue de verre, elle se détruit par une légtre élévation de température : il reste dans la cornue une matière qui, au lieu d'être ronge et solide comme la rouille de mercure, est Uancbeet liquide: c'est du mercure, du vif-argent (^. 1). Il se
pnduiten outre un corps aériforme que l'on recueille en lefor- ^1 à passer dans une cloche remplie d'eau plongeant dans un *a3e contenant aussi de l'eau. Ce gaz n'est pas de l'air, car, si l'on I plonge une bougie ne présentant plus que quelques points 'en ^tion, elle se rallume avec éclat; nous verrons prochainenenl que cette propriété caractérise un gaz nomme l'oxygène.
3. AfBnité. — Lorsque deux corps se combinent facilement, «1 que leur combinaison est stable, on dit qu'ils ont de l'affinité l'un pour l'autre. S'ils s'unissent avec peine, et que le composé « détruise avec facilité, c'est, ajoute-t-on, parce qu'ils ont peu d'alGnité mutuelle.
On a alors imaginé l'existence d'une force qui préside aux combinaisons, et on l'a désignée par le nom d'acuité chimique- Ce* une hypothèse inutile, sauf en ce point qu'elle facilite le lan- Sm en permettant de mettre un mot unique à la place d'une P^phrase ; mais il y a un grave inconvénient à le faire. A force ^cacher quelque chose d'inconnu sous un mot simple, on ^mX. pw onblier son /JsTîcrawcejefpar croire qu'ily aune îoTcesçfecwiXe