‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 8 sur 508 · COHÉSION · texte numérisé non relu

COHÉSION

Nous renvoyons aux traités de physique pour la détermination du point de fusion et du point d'ébullition. Nous allons seulement donner une idée de la cristallisation; mais il est nécessaire de faire connaître auparavant ce que Ton entend par cohésion.

6. Cohésion. — Les divers corps se rencontrent à trois états bien différents; ils sont solides^ liquides^ ou gazeux. Les solides, — chacun le sait, — offrent une résistance variable, mais toujours assez forte, à la séparation; les liquides se coupent, se partagent sans effort; les particules des gaz sont dans un état de répulsion continuel. La forme et le volume des corps solides sont constants, ils ne se modifient pas sans une action mécanique ou une variation de température. Le volume d'un liquide est constant, mais sa ferme varie avec celle du vase dans lequel il est renfermé. Le volume et la forme des gaz sont extrêmement variables ; ils occupent toute la capacité des vases où ils sont contenus. On exprime ces différences en disant que la cohésion des corps est très-variable, qu'elle est forte dans les solides, faible dans les liquides et nulle dans les gaz.

La chaleur produit des modifications profondes dans la co- Mâon des corps, c'est-à-dire dans leur état physique.

En règle générale , quand on chauffe un corps solide il se dihte, puis il se fond. Élève-t-on davantage la température, il prend rétat gazeux. Mais il arrive, par exception, que certains corps solides sont décomposés par la chaleur avant d'être devmus gaieux ou liquides.

brersement, un gaz se liquéfie, puis se solidifie quand on k aoumet à un abaissement de température gradué et suffitant

La transformation si fréquente autour de nous de la glace en ttn fiquide et en vapeur d'eau sous l'influence de la chaleur, cl le changement inverse opéré par le froid, sont des preuves ^liTérité de l'énoncé précédent.

•■ Gertams gaz exigent une réfrigération considérable pour être

^IMnés à l'état liquide et à l'état solide ; il en est même quelques-

que l'on n'a pas encore réussi à liquéfier et à solidifier : mais

exceptions disparaîtront quand on aura des moyens de pro-

ihction de froid suffisamment énergiques.

7. Cristallisation. — Quand un corps solide est amené à l'é- ^1 liquide ou à l'état gazeux, et qu'on supprime la cause de ce "^npcment d'état, la substance reprend l'état solide. Si ce re- «Wse fait avec rapidité, le corps paraît être pulvérulent et on 'Hqull est amorphe. Quand, au contraire, la soMv^eaMYOW^*^^-

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