PRÉPARATION DU PHOSPHORE
La réactioD s'eiprime ainai :
CÈOOOi -(- IGaOPhO* + ÎS03HO = CD* + ï(C!iOS03) + CaOIllOPbOi.
Oa Gltrc,et l'on évapore la solution à siccîté, ce qui donne pour résidu une masse pâteuse de phosphate acide que l'on m£le à 30 pour 100 de son poids de poussier de charbon. On cbaufrc ce mélange dans une bassine , puis on le distille dans une cornue en grès dont le col s'emmanche dans un récipient en cuivre coBteDant de l'eau ifig. 77).
FIg. 77.
Il se dégage d'abord de l'eau , puis du phosphore qui décompose une petite quantité d'eau et fournit un peu d'hjdrogène phosphore spontanément inflammable , qui met le l'eu à l'oxyde de carbone produit dans la réaction :
IK + S[CaOïllOPliO") = S[C«0)PbOS 4 «K» + WO + IPh. Le phosphore est Gltré dans une caisse contenant de l'eau chiDdê et du noir animal , puis passé avec pression à travers une peau de chamois, qui retient les impuretés.
Pour préparer les bâtons de phosphore, on le Tond sous l'eau, el on l'aspire avec la bouche ou avec une poche en caoutchouc dans des tubes en verre, en ayant soin de tenir toujours une coDche d'eau tiëde au-dessus du phosphore, afin que ce corps ne prenne pas feu.
On avait remarqué depuis fort longtemps que le phosphore iibandonné à la lumière, ou soumis à diverses réactions, d^- ^ient rou^àire sur les parois, et l'on avait admis à la légère que ce corps rouge est un oxyde de phosphore. H. Schrôtter, de Vienne, reprenant l'examen de cette matière, constata qu'elle K forme sans variation de poids, dans le vide , dans les gaz inertes
3« FAMILLE. - ^^^ c*®»^ ""® ^*-
AZOTE, PHOSPHORE, ABSENT ^ ^g phosphorC SUr UDC
Des considérations particuUère^ ^^ ^ ^^''^^ ^^» allumettes, conminer l'azote antérieurement,- , phosphore rouge ou au phostres corps; mais il faut se ra' ^^'^ ^^°^^^ .^*"^?s chaudières leur tête jspnore ordinaire, puis on recouvre
,d l'on ferme hermétiquement. Ce cou-
^,/i métal dont l'autre extrémité plonge dans
Betiré de Turir ^g ii faut, pour obtenir le phosphore rouge,
Ph = 51. Cet éqr * f r^riété dans des limites de température très
Densité de var 4?/a chaudière repose dans un bain de sable placé
Densité de - J^"^gan bain d'alliage de plomb et d'étain, où plongent
û-istaiu*^ V*^'^/ïiétres. On chauffe très lentement pour chasser
£«af r ./^/i^.^^g le phosphore ordinaire, et quand il ne s'en dé-
8^ /r*»" f,5 dans le mercure, on élève la température vers 240", et
tî /«^^a/ntient pendant huit à dix jours. Au bout de ce temps
'^'^j^sse refroidir la masse, on la concasse, on la pulvérise et
^^.^j^veavec une solution de soude faible, puis avec du sulfure
j'^câ^bone pour enlever le phosphore ordinaire non transformé.
Qcs deux variétés sont entièrement différentes, comme le
contre le tableau suivant :
Phosphore ordinaire. Phosphore modifié.
Incolore Rouge.
Très vénéneux Toat à fait sans danger.
Cristallisé en dodécaèdres da système régulier Amorphe.
Soluble dans le sulfure de carbone,
dans l'élher, les essences. Insoluble dans ces liquides.
Mou et flexible s'il est pur Dur, cassant, pulvérisable.
Odorant et phosphorescent Sans odeur, non phosphorescent.
Translucide « Opaque.
Densité 1,83 Densité 1,96.
Fond à 44<>,2 Infusible.
Bout à 290<' Ne bout pas ; se transforme vers
400« en phosphore ordinaire.
Il s'oxyde avec rapidité dans l'air II se mouille à la longue dans l'air
humide et prend feu à 60«. humide, il n'est pas inflammable
au-dessous de 260*".
Il se combine avec explosion au II n'est attaqué par le soufre que
soufre vers son point de fusion; vers 230», et il l'est à peine par
il est vivement attaqué par l'a- l'acide azotique et par les scia-
cide azotique et par les solutions lions aïcalines faibles, alcalines faibles.