DOSAGE DES ALCALIS
d'ammoniaque à l'étart libre ou salin donnent une coloration rouge brun, qui devient un précipité abondant de couleur rousse s'il y a davantage d'ammoniaque : c'est de Tiodure de tétramercurammonium {Nessler).
160 bis. Dosage des alcalis. — Soit une matière contenant de l'alumine, de Toxyde de fer, de la magnésie^ de la chaux, de l'acide phosphorique, de la silice et les trois alcalis. On en traite Qo poids connu %^^ à 5^% dans une capsule de porcelaine ou de platine, par un excès d'acide chlorhydrique étendu de son vo« lume d'eau, et on évapore lentement à sec. On reprend par de l'eau acidulée, puis on recueille la silice sur un filtre qu'on lave et incinère.
On ajoute de l'eau de baryte à la liqueur jusqu'à ce qu'elle soit alcaline, et on filtre pour séparer les oxydes insolubles et l'acide phosphorique (i). On porte le liquide à l'ébullition; on y fait passer un courant d'acide carbonique prolongé, pour précipiter la baryte. On porte à l'ébullition pour chasser l'excès d'acide carbonique qui maintiendrait en dissolution une certaine quantité de baryte, et on filtre.
Les liqueurs, saturées par l'acide chlorhydrique, sont évaporées à sec dans une capsule de porcelaine à bec de faibles dimensions, et le résidu est chauffé jusqu'à fusion puis pesé. Il consiste en chlorure de potassium et de sodium.
On les dissout dans un peu d'eau, on y ajoute du chlorure de platine jusqu'à ce que la liqueur reste colorée, et on évapore à sec au bain-marie. On mouille les cristaux avec quelques gouttes d'eau, puis on ajoute un mélange d'alcool et d'éther contenant environ 4 vol. du premier pour 1 vol. du second. Quand au bout de 4 ou 5 heures, le liquide est bien éclairci, on le décante dans un verre à expérience et on lave les cristaux 3 ou 4 fois avec l'alcool éthéré tant que la liqueur est colorée. S'il s'était déposé quelques cristaux dans le fond du ▼erre on les reverserait dans la capsule après décantation. La capsule est pesée de nouveau après dessiccation à iOO® : on aura le poids du chlorure de potassium en multipliant celui du chlorure double par 0,305.
S'il y avait de l'ammoniaque, ce corps aurait été chassé lors de la fusion des chlorures, et il faut porter le vase à la température de cette fusion parce que, s'il restait de l'ammoniaque,
(1) VoirtcurdosAge (166, 171, 104 bis).
340 MÉTAUX ALCALINO-TERREUX.
ce corps se précipiterait à l'état de PtCPAzH^Cl avec le PtQ* KGL
On doserait Tammoniaque à part en chauffant la matière dans un ballon avec un peu de lessive de soude. On met d'abord dans le ballon le sel ammoniacal^ puis on y fait tomber Falcali par un tube latéral qu'on peut boucher avec une pince. On chauffe; l'ammoniaque se dégage par un autre tube qui plonge dans un volume connu d'acide titré. Quand le dégagement a cessé on insuffle par le premier tube de Tair qui chasse l'ammoniaque restant dans le vase, et le force à passer dans la liqueur titrée.
Un essai acidimétrique (144) fera connaître la quantité d*am< moniaque.
Pour doser la soude on évapore les liqueurs alcooliques^ on calcine le résidu^ on le reprend par Teau et on jette sur un filtre pour séparer le platine du chlorure, PtCP, mis en excès. On lave le filtre et on évapore la liqueur à sec avec un léger excès d'acide sulfurique, dans la capsule de platine, puis on fond le sulfate de soude pour le peser.
A côté de ces métaux s'en placent deux autres qui ont été découverts par la méthode d'analyse spectrale due à MM. Kirchoff et Bunsen : le rubidium retiré du lépidolithe de Saxe; le cœsium découvert dans les eaux mères des salines de Durckheim.
MÉTAUX ALCALÏNO-TERREUX.
Barium Ba = 68,5. Strontium Sr = AS,?. Calcium Ca = 20.