AZOTE
disparait ea donnant naissance à une substance verte^ qui est le sesquioxyde de chrome Cr'O*, et à du gaz oxygène.
L'oxyde d'argent se détruit avec explosion en présence de ]'eaa. oxygénée, «t celle-ci perd également la moitié de son oxygène qui se dégage avec celui de l'oxyde d'argent.
Le permanganate de potasse se décolore en donnant du sulfate de protoxyde de manganèse et de l'oxygène ordinaire, lorsqu'on y ajoute un peu d'acide sulfurique et d'eau oxygénée.
Agité ayec de l'ozone, il le décompose en se détruisant luimême, et le produit est de l'oxygène ordinaire,
Ozone + HO^ == HO + O^.
On peut reconnaître des traces de bioxyde d'hydrogène au moyen de la réaction de l'acide chromique donnée plus haut.
AZOTE (i).
Synonyme : Niirogfcne.
Âz ou N = 14 = 2 vol.
Densité rapportée à Tatr, 0,971. Poids du litre, 1,257. Densité rapportée à Phydrogène ou poids atomique, lU. n s*unit à Toxygène sec sous Finfluence des étinceUes électriques pour donner des vapeurs orangées dues au corps Az O^*
44. État naturel. Préparation. — L'azote se dégage du sol de certaines localités; dans les eaux sulfureuses d'Olette, par exemple, il s'échappe avec une telle abondance que l'eau paraît en ébullition quoique la température ne soit que de 75 à 78 degrés (M. Boni»). Toutes les fois que de l'air se trouve confiné avec des matières oxydables, des sulfures, des matières organiques, l'oxygètie est absorbé et l'azote' est mis en liberté. Ce fait explique comment l'atmosphère de certaines mines ou des fosses d'aisance peut être asphyxiante, alors même qu'y ne s'y trouve aucun gaz délétère.
Lavoisier et Scheele ont extrait l'azote de l'air en 1 777 ; c'est en général de l'atmosphère qu'on le retire {fig, 40).
On place un fragment de phosphore dans une coupelle en terre reposant sur un liège, et après avoir enflammé le phosphore on recouvre le flotteur d'une cloche. L'air se dilate d'abord, mais bientôt le volume diminue par suite de l'absorption de l'oxygène. La combustion ne tarde pas à s'arrêter §t ppu
(1) I.a nécessité de connaître Talr nous oblige à étudier ici l*azote qui fait partie de la trotsiènie classe.
i pou lei fumées épaisses d'adde phosptwnque, qui obseorcissûeol b cloche, se difiscdrenl dans l'eut.
Lue partie de l'oivgèoe reste ■aattaquée ; pour l'enlefer on abandmine des bàlons de phosphore dans le gaz tant qu'il se produit des fumées.
Tous les corps avides d'oijgène remplaceraient au *'''• "■ besoia le pbos-
(*i*(Y, »*« (kit souvent usage du cuivre (fig. il). La réaction
Cu-t-0 + Ai=CuO + Ai.
V, lt«>>Mt )tlcin d'air où Ton tail tomber lentement de l'eau <\\\\ itmM> au fond |tar un long tube à entonnoir, II, llniHtn il iWssi'i-lwr,
C, tube droit conteDaQt du cuivre chanRe au rouge sombre,
D, lobe à gaz.
Propriétés- L'azote est un gaz incolore, inodore, sans saveur, très difficilemeut liquéfiable, dont la densité est 0,971. Sa densité rapportée à 1 d'hydrogène est 14; son {Kiids atomique se confond avec son équivalent. Il n'entretient pas la vie, de là sou nom; mais il u'esi nullement dangereux, car l'air en renrenne les ijâ de son volume. Il éteint les corps en combusUon; il ne trouble pas l'eau de chaux, ce qui le distingue de l'acide carbonique.
Il possède des affinités extrêmement faibles; cependant il se combine directement au carbone, au silicium et an bore, et même son union avec le bore s'accompagne d'une vive incandescence.
Il se combine également à l'oxygène : si l'on fait passer des étincelles électriques dans un mélange de ces deux gaz, il se produit des vapeurs orangées d'acide hypoazotique AzO* (f^. 42).
Quand on brûle du magnésium dans un flacon plein d'air on observe l'odeur et ta coloration des vapeurs nitreuses. L'azote entre dans la composition de l'air, de l'acide nitrique, de l'ammoniaque. Il pénètre directement dans certaines espèces végétales, mais il n'est absorbé par d'autres qu'à l'état de nitrate ou de sels ammoniacaux.
L'azote pur et l'azote de l'air sont absorbés directement et à la température ordinaire sous l'influence des effluves électriques. Cette absorption, a lieu : avec les composés peu corn-