DANS LES CAS D^EMPOISONNEMENTS
rique renferme maintenant sous un petit volume à l'état de sulfate pur l'alcaloïde ; tandis que le sulfate de conicine étant soluble dans Téther, celui-ci peut contenir une petite quantité de cet alcaloïde; mais la majeure partie reste toujours en solution dans Teau acide. L'éther, de son côté, retient toutes les matières animales qu*il a enlevées à la solution alcaline. Son évaporation spontanée laisse donc une petite quantité d'un résida faiblement coloré en jaune, d'une odeur animale repoussante, mêlé d'une certaine quantité de sulfate de conicine, quand, par exemple, cet alcaloïde existe dans la matière suspecte soumise à l'analyse.
« Pour extraire l'alcaloïde de la solution de sulfate acide, on additionne celle-ci d'une solution aqueuse et concentrée de potasse ou de soude caustique; on agite et on épuise le mélange par Téther pur. L'éther dissout l'ammoniaque et l'alcaloïde devenus libres. On abandonne la solution éthérée à la plus basse température possible à Tévaporation spontanée. La presque totalité de l'ammoniaque se volatilise avec l'éther, tandis que l'alcaloïde reste pour résidu. Pour éliminer les dernières traces d'ammoniaque, on expose un instant le vase qui renferme l'alcaloïde dans le vide au-dessus de Tacide sulfurique, et on obtient Talcali organique avec les caractères physiques et chimiques qui lui appartiennent et qu'il s'agit alors de déterniîner rigoureusement. »
278. Recherche d'un alcaloïde solide et fixe. — «Je suppose maintenant que l'alcaloïde soit solide et fixe : dans ce cas, suivant la nature de l'alcali, il peut arriver que Tévaporation de l'éther, provenant du traitement de la matière acide à laquelle on a ajouté du bicarbonate de soude , laisse ou ne laisse pas un résidu renfermant un alcaloïde. Dans cette dernière alternative, on ajoute une solution dp potasse ou de soude caustique au liquide, et on agite vivement avec l'éther.
« Celui-ci dissout l'alcali végétal devenu libre et resté dans la solution de potasse où de soude. Dans Tun et l'autre cas, on épuise la matière à l'éther. Quel que soit l'agent qui ait mis l'alcaloïde en liberté, que ce soit le bicarbonate de soude ou de potasse, ou la soude ou la potasse caustique, il reste, par l'évaporalion de Télber, autour de la capsule , un corps solide, mais le plus souvent une liqueur incolore, laiteuse, tenant des corps solides en suspension. L'odeur de la matière est animale, désagréable, mais nullement piquante. Elle bleuit d'une manière permanente le papier de tournesol.