STRYCHNINE
(»n distille ce chloroforme à sec au bain-marie. S'il y a surtout de la quinine le résidu est mou; si la cinchonine domine il est sec, cristallin.
Si on ne craint pas de perdre le chloroforme on évapore dans une capsule.
On malaxe le résidu trois fois avec de Tacide sulfurique au dixième : 12^ peuvent suffire. On jette ces liquides sur un tout petit filtre mouillé, en recueillant dans une capsule.
On lave deux fois le filtre à l'eau tiède. Ces 20 à 25«<^ sont portés à l'ébullition et additionnés d'ammoniaque, de façon que la liqueur soit à peine acide.
Pour cela on emploie de l'ammoniaque au 10«, et on termine dès que le papier bleu commence à virer. Le sulfate de quinine, qui est insoluble dans le sulfate d'ammoniaque se précipite, ordinairement sous forme d'un gâteau. Après refroidissement on jette sar un tout petit filtre qu'on égoutte bien. On déplace Veau mère par quelques centimètres cubes (2 à 5^) ; on comprime avec le doigt, on sépare aussitôt du filtre le dépôt : ce qui se fait très bien en repliant le filtre, on le sèche à 100*^ dans une petite capsule, on le pèse et on ajoute les 12 p. 100 d'eau que la dessiccation a enlevés au sulfate de quinine.
Les autres alcaloïdes restent dans l'eau mère.
alcaloïdes des STRYCHNOS.
Les deux principaux sont la strychnine et la brucine. M. Des- Doix a retiré de la noix vomique un autre alcaloïde, qu'il a nommé l'igasurine ; mais, suivant M. Schutzenberger, ce corps serait un mélange de plusieurs bases. On extrait ces alcaloïdes de la noix vomique, graine du strychnos nux vomica ; de la fève de saint Ignace, graine du strychnos Ignatii, qui contient surtout de la strychnine; du bois de Couleuvre, racine du strychnos CO' lubrifia; del't^a^ tieuté, matière toxique des flèches indiennes, retiré du strychnos tieuté; de la fausse angusture, écorce du itrychms nux vomica, qui renferme surtout de la brucine.