FORMATION DES VÉGÉTAUX
succinique^ prend naissance dans les mêmes circonstances Quoi qu'il en soit^ nous sommes très loin de savoir produire les milliers de substances que la nature forme à la température ordinaire avec quatre éléments. Et quelle simplicité on remarque dans la production de ces corps ! En combinant i 2 équi-> valents de carbone à 10 équivalents d'eau elle forme ^ soit le principe des bois, la cellulose^ soit le principe de la pomme de terre ^ la fécule. En unissant 5 équivalents de carbone à 4 équl^ valents d'hydrogène elle produit dans Torange et dans le pin deux essences bien différentes par leurs caractères. En associant les quatre éléments elle donne naissance aux matières les plus diverses 5 aux aliments le blé , comme aux poisons la strychnine, et souvent ces produits si opposés se trouvent, côte à côte, dans le même organe.
Ainsi, le végétal est un être qui décompose de Tacide carbonique, de Teau et des composés azotés , qui forme sa subs« tance avec le carbone, l'hydrogène, Tazote et une partie de l'oxygène de ces matières, et qui exhale de l'oxygène : par conséquent on ne peut rien dire de plus juste que d'appeler les Tégétaux des appareils de réduction. On va généralement plus loin que cela, et on va trop loin alors, car on considère ce phénomène de décomposition comme l'acte respiratoire des Tégétaux. S'il en est ainsi, cet acte n'est pas général, car nous avons établi que l'embryon se développe dans le sol d'une façon inverse en absorbant de l'oxygène et en dégagéant de VaMe carbonique; que les parties vertes seules produisent de l'acide carbonique , et que cette respiration n'a lieu qu'à la lumière ; de Saussure a prouvé que dans Tobscurité les plantes absorbent de V oxygène et exhalent de V acide carbonique. Ajoutons que les fleurs et les parties végétales non colorées en Tert, que les bourgeons qui se développent produisent une exhalaison d'acide carbonique, et que pendant la germi-* nation , le développement des bourgeons et surtout la floraison , il y a un dégagement de chaleur sensible.
En conséquence , il se produit dans les végétaux des combustions nombreuses, incontestées, et comme nous allons montrer que la respiration animale est une combustion, nous devons en conclure que les végétaux et les animaux se compor-' tent, dans beaucoup declrconstances.au moins, d'une façon analogue. Divers expérimentateurs, et surtout Dutrochet et Garreau, vont plus loin , et ils disent que le végétal et l'animal respirent d'une façon identique, et, d'après eux, t^s les étreê