SALIVE
pas dans le sang, la sueur, Turine, les larmes^ le liquide pancréatique ; il paraît être caractéristique pour la salive. Ce sel ne résulte pas d'une altération spontanée de la salive. 11 est toujours en proportion très petite. La coloration par le perchlorure de fer s'observe d'ordinaire direclement sur la salive; dans quelques cas la salive est trop diluée, et la coloration n'apparaît qu'après l'évaporation de la salive au bainmarie.
Lorsqu'on la fait bouillir, elle devient opalescente par suite de la précipitation de l'albumine. L'acide nitrique la colore en jaune en attaquant les substances albuminoïdes. L'alcool en précipite la ptyaline mêlée à des matières azotées.
La salive exposée à l'air se recouvré d'une pellicule de carbonate de chaux, et Ton trouve quelquefois des concrétions de ce sel dans les conduits excréteurs des glandes salivaires.
Un homme adulte sécrète environ 1,200^ à 4^500 grammes de salive par 24 heures. On excite cette sécrétion par des injections hypodermiques de 0,010 de chlorhydrate de pilocarpine; on peut en obtenir jusqu'à 160 grammes.
La salive possède des fonctions mécaniques évidentes dans la digestion : elle facilite la mastication en imprégnant les aliments, elle lubréfie le bol alimentaire et rend la déglutition possible ; enfin, en raison de sa consistance visqueuse et mousseuse, elle emprisonne de l'air qui est entraîné dans le canal cesophagien avec la substance alimentaire.
La déglutition est favorisée beaucoup plus par le mucus que par la salive proprement dite ; ce mucus est sécrété par des glandes situées à la base de la langue dans le voile du palais, aux amygdales et surtout dans le pharynx.
On a contesté que la salive ait pour fonction chimique de saccharifier l'amidon , parce que le bol alimentaire ne reste qu'un instant très court en contact avec la salive, et que la dose de salive sécrétée est indépendante de la fécule qui entre dans les aliments. La proportion de salive s'accroît lorsque l'aliment est sec ou dur; elle diminue quand l'aliment est mou, même lorsqu'il est formé de bouillie de fécule; en un mot, elle semble varier en sens inverse de l'humidité de la nourriture.
En outre, l'on remarque que les glandes salivaires existent à l'état rudimentaire dans les animaux qui ne mâchent pas leur nourriture. En conséquence, le rôle de cette sécrétion est surtout mécanique.
Cependant M. Mialhe indique l'expérience suivante : mâchez du pain azyme pendant quelque temps et passez le produit sur un