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CALCULS BILIAIRES

L'azote fixé dans ces acides» dans la taurine, dans le glycocolie, provient des matières aibuminoides, puisque le sasg en traversant le foie y laisse une quantité notable de ces substances.

Le soufre de ces produits a la même origine.

Enfin la bilirubine parait avoir la plus grande analogie avec rhématoîdine qui résulte de Taltération de la matière colorante du sang; de sorte qu'il par^t rationnel d'admettre que la matière colorante de la bile se forme aux dépens de la matière colorante du sang, et que l'bémoglobine est détruite dans le foie : ce qui expliquerait pourquoi on ne rencontre pas de sang dans la bile.

La sécrétion biliaire augmente deux ou trois heures après le repas, et va croissant jusqu'à la treizième ou quatorzième heure. La nourriture végétale produit moins de bile et de la bile moins concentrée que Talimentation animale.

Les corps gras mêlés à des substances azotées augmentent à la fois cette sécrétion et sa richesse en principes solides. L'ingestion de Teau en grande quantité paraît produire le même effet. Le carbonate de soude diminue cette sécrétion.

L'ingestion du caiomel augmente la sécrétion de la bile.

Les matériaux de la bile diminuent dans le diabète, dans les affection^ tuberculeuses, dans l'hydropisie et dans le typhus.

Ils augmentent chez les cholériques et dans les maladies qui paralysent la circulation du sang» dans les maladies du cœur et de l'abdomen. La sécrétion biliaire diminue dans les fièvres.

La bile de bœuf {fiel) est employée pour le dégraissage. On évite sa putréfaction en la faisant bouillir et en Tévaporant à consistance d^extrait.

357. Calculs biliaires. — On les distingue en calculs bi* liaires ou cystiques, calculs hepathiqu.es, et calculs hépato-cystiques, suivant qu'ils se forment dans la vésicule biliaire, dans le foie ou dans le canal cholédoque.

Ils sont composés de cholestérine«. mêlée aux matière colorantes de la bile et à du mucus ; la cholestérine y entre souvent pour 80 pour 100. On détermine l'eau en séchant à il0° un poids connu de la matière réduite en poudre.

S'il restait de la bile on en obtiendrait la quantité par un traitement à l'eau bouillante suivi de la dessiccatiou.

La matière^ épuisée par un mélange à yolume égal d'alcool fort et d'éther^ donnera une liqueur contenant la cholestérine dont en aura le poids par évaporation.

suc PAMGRfiATIQIIE. 691

On obtiendra les jnatières colorantes en traitant le résidu par Facide cblorhydrique étendu qui dissoudra la chaux, la magné* sie, les phosphates et qui précipitera les figmetUs qu'on pourra séparer (356 bis).

Nous parlerons de la glycogénie lorsque nous traiterons de la nutrition.

soc PANCRtATIQUE.

358. On donne le nom de paneréeuà une glande en grappe constituée par des lobules dont les plus petits sont formés de Tésieales arrondies. Cette glande sécrète un liquide appelé le suc pancréatique, qui Yient se réunir dans un canal unique, nommé le canal de Wïrsting. Elle offre la plus grande ressem* blance avec les glandes sallTaires, et le suc pancréatique a de l'analogie avec la salive : aussi iadésigne-t-on quelquefois sous le nom de glande salivaire abdominale.

Le suc pancréatique est un liquide presque limpide et inco« lore, un peu visqueux ; il est de saveur salée. Sa densité est très variable, parce qu'il peut contenir des proportions très inégales de matières solides ; on en a trouvé jusqu'à 44 pour iOO. Ces corps sont en grande partie de nature organique. •

sia réaction est alcaline et due à la soude. Le principe le plus important de ce sue est une matière albuminoîde, qu'on a nommée la pancréatine. On y rencontre aussi une substance grasse, de la leucine, de la tyrosine, de la xanthine, et divers sels, parmi lesquels sont des sulfates et des chlorures.

Ce suc doit à la pancréatine la propriété de se coaguler par la chaleur, par l'alcool et par les acides. Ces réactions ont fait supposer autrefois que le principe albuminoîde de ce suc est de l'albumine; mais il n'en est rien, carie coagulum formé par l'alcool est susceptible de se redissoudre dans l'eau, et reprend l'aspect visqueux et les caractères du suc pancréatique.

On prépare la pancréatine en versant de Taicool à 85* dans du suc pancréatique. Il se forme des flocons blancs, solubles dans l'eau qui possèdent notamment à un haut degré la faculté de changer l'amidon en sucre.

Le sucre pancréatique est abondamment sécrété pendant la digestion, il s'en écoule à peine le reste du temps. Le maximum de production a lieu trois à quatre heures après le repas.

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