partie désoiygéné par le grand excès d'acide suKurique qui est
dans l'appareil à ce moment.
On est averti de la lin de l'opératioD par la réapparition des vapeurs rutilantes, dues à ce que l'on est obligé de chauITer plus fort pour décomposer les dernières portions du nitrate.
Voici la réaction :
KOAiO' + ÏSO'HO = KOHOlSO^ + AzO'HO.
A7KO» + S»H»0» = S»(KH)0" + AiHO".
AzKO*, pesant 101 et S'H'O* pesant 98, on prend poids égaiiï environ des deux corps.
11 vaut mieux substituer l'azotate de soude à l'azotate de poiasse parce qu'il ne faudra employer, pour obtenir le même poids Si d'acide azotique, que S'a de ce sel. L'action est tout d tait semblable.
Dans les arts on remplace la cornue en verre par des cylindres en fonte dont le fond postérieur, mobile {flg. 60), permet lie chaîner et de décharger à volonté les matières, ou bien par <l(^s cbaudiëres en fonte se chargeant par un couvercle supérieur. Ces appareils se ferment avec du lut. On recueille les vapeurs dans des bonbonnes en grès remplies à moitié d'eau. La vapeur acide s'échapperait par les joints lûtes si elle avait à vaincre la pression d'une colonne d'eau pour se dégager; et alors on fait arriver le tube, qui amène la vapeur dans les tionbonnes, auprès de la surface de l'eau, sans qu'il y ait im-
On recueille dans une série spéciale de bonbonnes l'acide c
1!4 PnOPRIËTËS BE L'ACIDE NITRIQUE,
loré qui se dégage iLbondamment au commencement et à U fin de l'opération parce qu'on n'emploie guère que 1 équivalent d'acide sulfurique.
On bit usage dans les arts de l'azotate de soude du Chili, qui, outre qu'il dégage plue d'acide que l'azotate de pelasse, estd'un priK moins élevé.
L'acide nitrique du commerce renferme souvent de l'acide Buirurique et de l'acide chlorhjdrique.
Flg. flO.
Pour reconnaître la présence du premier on étend d'eau la liqueur, et on y verse de l'azotate de barjte : il se fait un précipité blanc. L'acide chlorbjdrique se reconnaîtra au précipité blanc de chlorure que le nitrate d'argent donnera dans la liqueur.
Pour enlever ces acides on verse du nitrate de bai^te et du ni'rate d'ai^ent dans l'acide impur, on laisse déposer, on décante, puis on distille. Le sulfate de baryte et le chlorure d'argent restent dans la connue.
On remplace dans les arts l'azotate d'argenl par l'azotate de plomb.
|>U. ProprléUB. — L'acide azotique obtenu arec l'azotate anliydre et l'acide sulfurique monohydraté a pour formule A/llO*.
l'/est un liquide incolore qui, chauffé ou même exposé à la lumière, se décompose déjà en oxygène, en eau et en vapeurs nitreuses qui le teintent en jaune. Au rouge, cette destruction est complète.
Il répand des fumées à l'air parce qu'il est volatil, et qu'il rencontre dans l'air de la vapeur d'eau avec laquelle il forme