S0 RÉSULTATS OBTENUS
depuis 0,62 jusqu'à i ,04, suivant le régime auquel il est soumis. Il est donc bien loin d'être constant.
5<* Les quantités d'oxygène consommées par le même animal dans des temps égaux varient beaucoup suivant les diverses périodes de la digestion , l'état de mouvement et suivant une foule de circonstances qu'il est impossible de spécifier. Pour les animaux d'une même espèce, et à égalité de poids , la consommation d'oxygène est plus grande chez les jeunes individus que chez les adultes ; elle est plus grande chez les animaux maigres^ mais bien portants, que chez les animaux très gras.
6® Les animaux à sang chaud ne dégagent par la respiration que des quantités infîniment petites, et presque indéterminables, d'ammoniaque et de gaz sulfurés.
1^ La respiration des animaux des diverses classes dans une atmosphère renfermant deux ou trois fois plus d'oxygène qne l'abr normal ne présente aucune différence avec celle qui s'eiécute dans notre atmosphère terrestre. La consommation d'oxygène est la même; le rapport entre Toxygèue contenu dans l'acide carbonique et l'oxygène total consommé ne subit pas de changement possible; la proportion de gaz azote exhalé est la même ; enfin les animaux ne paraissent pas s'apercevoir qu'ils se trouvent dans une atmosphère différente de leur atmosphère ordinaire.
M. Bert a observé que si l'on expose un animal à l'influence de l'oxygène pur sous une pression de quatre atmosphères, cet animal donne des signes de malaise auxquels succèdent bientôt des convulsions violentes, puis la mort si la pression atteint cinq atmosphères.
C'est à l'action de l'oxygène qu'il faut attribuer ces effets et non à la pression élevée , car si on expose l'animal à trois atmosphères d'air et qu'on y ajoute ensuite vingt atmosphères d'azote il périt, lentement asphyxié, sans convulsions. En outre, les convulsions se déclarent si l'on remplace l'oxygène à quatre atmosphères par de l'air à vingt atmosphères : ces accidents, que calme le chloroforme, sont dus à une exagération du pouvoir excito-moteur de la moelle épinière, et l'oxygène est un poison du système nerveux. L'analyse des gaz du sang montre que quand la mort survient, le sang, au lieu de contenir 48 à 20^^ d'oxygène par 100^% comme dans les conditions ordinaires, en renferme So^^^ Il ne se produit pas dans cette intoxication une combustion exagérée; au contraire la température de l'animal paraît baisser seasiblen^ept, ou du moins nç s'élève pas.