‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 475 sur 527 · CHALEUR ANIMALE. 7S · texte numérisé non relu

CHALEUR ANIMALE. 7S

"^ vieal cette chaleur? Elle remplit deux offices, comme

<^ ^*une machine ordinaire. Une partie de cette cha-

^. '^ la machine animale, l'autre se change en mouve-

%> "^ ^ ^li* produit, soit un travail extérieur (marche,

'^ ^ . 'ie ia tète, etc.), soit un travail intérieur (dû

' c> ^ "^ etc.). De sorte que la chaleur observée est

f^ ^ .ence entre la chaleur produite et la chaleur

..jsformée en travail. Or^ comme on connaît l'équimécanique de la chaleur, c'est-à-dire la quantité de trahit que peut accomplir une dose de chaleur, la chaleur pro* duite est mesurable.

Si le muscle se contracte sans produire d'effet mécanique , la chaleur développée sera plus forte, puisqu'il n'y a que la chaleur, non utilisée sous forme de travail, qui ne disparaisse pas. Mais alors môme que le pouvoir musculaire produit un effet mécanique extérieur, il y a production de chaleur à Tintérieur du corps. L'expérience a montré que quand un muscle iravaille, se contracte, la quantité d'oxygène consommée est plus forte que s'il est en repos : ainsi 400 volumes de sang, sortant d'un muscle en travail, au lieu de donner 6 volumes d'oxygène, n'en ont fourni que 2 volumes.

La mesure de l'acide caiionique exhalé ne peut pas être considérée comme la mesure des oxydations produites dans l'organisme. Tout mouvement, toute action chimique, tout passage des aliments solides à l'état liquide dans le sang, tout frottement des liquides dans le corps sont des actions qui produisent une élévation ou un abaissement de température. Par conséquent, il y a des gains et des pertes incessantes de chaleur, et on n'observe, en résumé, que la résultante de ces différentes actions , dont la complexité est extrême.

En outre, l'acide carbonique n'est pas le seul produit d'oxydation; il se forme de l'eau et des matières diverses (urée, adde urique, etc.) qui s'échappent dans les diverses excrétions. Enfin, tout l'oxygène qui joue le rôle de comburant ne vient pas de l'air, une partie notable provient de l'oxygène des aliments eux-mêmes , et la chaleur dégagée alors est bien diffé* rente.

Les résultats suivants démontrent que ce n'est pas l'oxydation directe des muscles qui produit la chaleur et le mouvement, mais que c'est l'oxydation des aliments passés dans le sang. Un homme possède environ 7*^,5 de muscles, envisagés à l'état sec. D'après H. Meyer ils seraient complètement oxydés

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