‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 494 sur 527 · AUTRES MATIÈRES DAKS L'URINE · texte numérisé non relu

AUTRES MATIÈRES DAKS L'URINE

rer aussi de la façon soWante : ajouter à rurinedansunTerreà expérience quelques gouttes d'une solution de sucrepuis^y foire tomber, en agitant, l'acide suifarique : la liqueur devient Tio*lette pais pourpre.

Si on ne réussissait pas, on évaporerait au bain-morie 300 à 50C d'urine. On épuiserait le résidu sec par l'alcool à 85*, on filtrerait, on évaporerait à sec, on reprendrait le résidu par Talcool absolu, on filtrerait la solution alcoolique et, après avoir évaporé à sec, on reprendrait par l'eau, puis on ajouterait à la liqueur aqueuse la quantité strictement nécessaire de sous*acétate de plomb. On recueille le précipité sur un filtre, on le dessèche sur le papier par compression à froid, et onreprend par l'alcool bouillant. Il se forme une dissolution des choléate et choiate plombique qu'on décompose par le carbonate de soude juste : on sépare le carbonate de plomb parle filtre, et on évapore au bain-marie la solution de choléate et de choiate de soude. Enfin ce résidu est dissous dans peu d'eau et soum» à la réaction de Pettenkofer.

Dans le cas où l'urine contient de l'albumine, il convient d'abord de l'en débarrasser par la chaleur.

3* D'après M. Constantin Paul, une solution à 1 p. 100 de violet de métbylaniline dans l'eau passe du violet au rouge lorsqu'on la verse dans l'urine ictérique.

Dans le cas où l'urine ne donne pas directement les caractères de l'urine ictérique on peut opérer comme il suit :

4« On précipite l'urine par l'acétate de plomb neutre. Le dépôt lavé est dissousdans l'eau ammoniacale, et la liqueur agitée à plusieurs reprises avec le chloroforme, puis avec l'éther qui dissolvent, l'un la bilirubine^ l'autre la bUiverdine.

5* On peut aussi saturer l'urine par le sulfate d'ammoniaque; le précipité contient les pigments qu'on recueille sur un filtre et qu'on redissout, après dessiccation, à froid par le chloroforme et l'éther (M. Méku,)

396. Antres matières dans l'nrine. Urines hémaphéiques ou hépatiques, — Dans certaines maladies du foie l'urine est colorée en rouge et dépose un sédiment rouge. Si elle ne contient pas d'hématies ce n'est pas une urine sanguinolente. Ce n'est pas non plus une urine ictérique, car elle ne présente pas laréactionde Gmelin : l'acide azotiquecolore ces urines durouge à l'acajou; elles se teintent en bleu ou en violet par l'addition de 2 ou 3 volumes d'acide sulfurique ou chlorhydrique. Ces sédiments rouges diffèrent encore de la bilirubine en ce qu'ils

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